Centre d'écologie appliquée du Hainaut

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lundi 31 juillet 2017

Stage pour jeunes

Le CEAH, organise

un stage nature à l'Abbaye de Saint-Denis

Rue de la Filature, 4
7034 Saint-Denis (MONS)

Pour les enfants de 8 à 12 ans

du 9 au 13 juillet 2018

de 9h à 16h avec une garderie gratuite dès 8h et jusque 16h45, si nécessaire sur demande cet horaire peut être étendu
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Guide nature brevetée CNB : Bernadette Lamblin

Sur les traces du Petit Prince de Saint Exupéry, venez découvrir tout en vous amusant le monde fascinant de la forêt et de la mare, les nombreuses relations existant entre les plantes, les animaux, et bien d'autres...
Lors des promenades, découvrez la vie des escargots, des araignées, des fourmis, des abeilles, des champignons…
Au moyen d’une loupe binoculaire et d’un microscope allez à la découverte de tout un monde mystérieux...

En cas de mauvais temps les animations se déroulent en salle

Renseignements et inscription : par téléphone : 0479 78 26 62 après 17h
et sur l'adresse : c-e-a-h@hotmail.com

Le prix du stage de 5 jours : 80 euros (75 par enfant d'une même fratrie).

Nombre de places: maximum 12 enfants, stage ouvert dès 8 participants


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La garderie est gratuite, possible le matin et en fin de journée, selon les horaires communiqués dans la publicité du stage.
Selon vos revenus, vous bénéficiez d’une déductibilité fiscale pour: «frais de garde» jusqu'à 11 ans, et une possibilité d'intervention de votre mutuelle.

L’inscription est effective au paiement du stage
En cas d’annulation de votre part, le stage n’est pas remboursé. Toutefois, si l’annulation est liée à une maladie de l’enfant, nous remboursons 50% du montant du stage, moyennant un certificat médical. Si l’enfant a démarré le stage, le remboursement se fait au prorata du nombre de journées de stage non suivies. Nos remboursements sont effectués exclusivement par virement bancaire.

Ce que nous vous demandons avant le stage:
Vous recevrez un courrier récapitulatif (lieu, conseils vestimentaires, ...). Nous vous demanderons de remplir une fiche de renseignements. Cette fiche reste confidentielle. Elle nous permet de nous adapter à votre enfant: allergies, particularités.
Il est important que nous connaissions un souci de santé avant le stage afin d’évaluer notre capacité à encadrer votre enfant, et afin de préparer nos journées de stage en fonction des contraintes éventuelles que cela implique..

Les contacts avec l’animateur en cours de stage:
Lors du premier jour, nous vous proposons d’arriver un peu à l’avance pour avoir le temps de faire connaissance.
Nous sommes chaque jour à votre écoute pour vous raconter la journée de votre enfant.
Vous pouvez nous joindre en cours de journée si nécessaire.

Le retour à la maison:
Il est essentiel que vous nous indiquiez qui vient chercher l’enfant si ce n’est pas vous, et ce dès le matin.

Assurance des enfants:
Les enfants sont assurés par nos soins. Cette assurance couvre les dommages corporels qu’un enfant peut s’occasionner à lui-même.
Il est loisible pour les parents de contracter une assurance supplémentaire pour étendre la couverture.
Les assureurs recommandent aussi que les parents possèdent une assurance en responsabilité civile (si votre enfant occasionne un dommage à un tiers).
En cas d’accident, notre priorité sera le soin immédiat de l’enfant. Si nous l’estimons nécessaire, nous appelons une ambulance, ou emmenons l’enfant à l’hôpital. Dans les deux cas, l’animateur se rend à l’hôpital pour s’occuper de l’enfant, et rejoint son groupe une fois que l’enfant est avec son parent ou responsable légal. Pendant l’absence de l’animateur, le groupe reste avec l’autre encadrant.
Si un enfant ne se sent pas bien en cours d’une journée, nous vous appelons pour vous le signaler et en discuter avec vous.

En fin de stage:
Nous vous remettons une attestation pour obtenir la déductibilité fiscale (valable uniquement pour vos enfants en-dessous de 12 ans: pour plus d’informations: https://finances.belgium.be/fr/particuliers/famille/garde_enfants/declaration) ou 0257/257 57. A titre d’exemple, le maximum déductible pour les revenus 2016 est de 11, 20 euro par jour, mais tout dépend de la tranche dans laquelle se situe votre revenu.
Nous vous proposons aussi d’apporter le document de votre mutualité si celle-ci a prévu une intervention dans les stages (variable selon les Mutualités).
Pour estimer au plus juste le coût des stages, nous n’assurons pas d’envoi par courrier après le stage. Merci donc d’apporter les documents à remplir le dernier jour.

Nous vous remercions pour votre attention et espérons vous rencontrer lors de ce stages.

Annonce d'une conférence

Le 26 septembre prochain (Journée internationale pour l’abolition des armes nucléaires), le Grappe a invité le Général français Francis Lenne qui vient de publier en ligne un document très important contre la dissuasion nucléaire : Le deuil d’Hiroshima.

  La soirée-débat est destinée à marquer le coup juste avant la décision qui devrait être prise par l’AG de l’ONU d’interdire les armes nucléaires.

  Soirée au cours de laquelle il sera fait état de tous les soutiens & actions du Professeur Piérart et de l’existence du parc Hibakusha.

Grande Soirée-débat 

Vers la fin des armes nucléaires.
L’ONU va les interdire.
La Belgique hors-la-loi ?

  Avec la participation exceptionnelle de Francis Lenne, Général en retraite de l’Armée de l’air française, ancien directeur de l’école de guerre.

  Introduction de Luc Mampaey, directeur du Grip.

  Faculté de Droit de l’Université de Namur
Le mardi 26 septembre 2017  à 20h
PAF : 5€


  Organisé par le Grappe asbl (Groupe de Réflexion et d’Action Pour une Politique Ecologique)

Rue Raymond Noël, 100  
5170 Bois de Villers  
081 23 09 69 
info@grappe.be    
www.grappebelgique.be       et

le GRIP (Groupe de Recherche et d’Information sur la Paix), 

467, ch.de Louvain
1030 Bruxelles,
tél 02 241 84 20  www.grip.org    

Bulletin N° 87 - juin 2017

EDITORIAL

Stage « Découverte de la nature » à Saint-Denis
Commémoration au Parc Hibakusha - samedi 5 août
Soirée-débat du Grappe « Vers la fin des armes nucléaires… » – mardi 26 septembre

ARTICLES

Plantes et champignons, un couple bien enraciné
Bérénice Robert

Abeilles et bourdons: les sentinelles menacées de notre environnement
Paul Devuyst

Pergélisol et climat – Les chiffres de la menace
Edward Schuur

Biens communs, tout à vendre ?
Julien Collinet

COMPTE RENDU

Activités « Nature » du premier semestre

REVUE DE LA PRESSE

 NUCLEAIRE

Sortie du nucléaire : la Suisse montre la voie
Sciences et Avenir – 22/05/17

Dans les catacombes des rebuts atomiques
Le Soir – 11/05/17

 ENERGIE

Elon Musk annonce la commercialisation de ses toits photovoltaïques
Consoglobe.com – 16/05/17

 ENVIRONNEMENT

Les députés européens exigent une production durable de l’huile de palme
La Libre Belgique – 05/04/17

Voici les nouveaux nuages créés par l’homme
La Libre Belgique – 28/03/17

La découverte – La larve de papillon qui dévore le plastique
La Libre Belgique – 26/04/17

Pour briller dans le noir, les champignons …comme les lucioles
Science et vie – 17/05/17

 BIODIVERSITE

Dix mille espèces d’arbres risquent l’extinction
Le Soir – 14/04/17

Les abeilles sauvages, des insectes fragiles à protéger
Le Soir – 26/05/17

Reconquérir les zones humides
Imagine – Mai/Juin 2017

Cathy côtoie les guépards au plus près!
La Meuse – 15/5/17

 SCIENCES

Les énigmatiques « Géoglyphes » d’Amazonie
Sciences et Avenir – 09/02/17

 NOUVELLES BREVES

jeudi 6 juillet 2017

Bulletin N° 87 - juin 2017

COMPTE-RENDU DES ACTIVITÉS « NATURE » DU PREMIER SEMESTRE

Cette année, nos activités ont débuté le 23 avril par une balade sur le terril Saint-Antoine (Dour) à la recherche d’insectes et autres arthropodes en milieu minier.  

  Le Terril Saint-Antoine, situé dans le Hainaut occidental,  s’étend sur environ cinquante hectares.

  Comme nous le découvrons sur la photo satellite,  il comprend de vastes zones dénudées ou boisées, des plans d’eau avec roselières nous permettant  d’observer de nombreuses espèces d’amphibiens et d’oiseaux dont, la locustelle tachetée (Locustella naevia) à ne pas confondre avec la plupart des fauvettes aquatiques.  C’est un oiseau migrateur difficile à repérer tant il est discret, on l’observe rarement en vol, comme les autres locustelles, il a la particularité de relever souvent la queue.   Il est fréquent dans les milieux humides à végétation basse et fournie, près d’étangs et au bord de cours d’eau.  La locustelle tachetée émet un cri bref et un trille aigu, ce chant monotone ressemble à une stridulation continue d’insectes orthoptères (criquets).  Elle se nourrit essentiellement d’insectes (coléoptères, lépidoptères, diptères) mais également d’arthropodes (arachnides).  Le nid est dissimulé dans la végétation basse.

  Autre oiseau sur le site très discret, la fauvette grisette (Sylvia communis), elle se cache dans les roseaux proches de nous mais nous ne l’apercevons jamais.  Elle émet son chant en effectuant un vol ascendant vertical avant de retomber dans les roseaux.  Elle se nourrit d’insectes, de larves d’araignées et de fruits rouges en automne.  Le nid est posé près du sol bien caché.

  Nous avons également pu reconnaitre le chant du phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) qui, comme son nom l’indique fréquente la végétation touffue des zones humides: les phragmites, les roseaux, les grands joncs… ainsi que celui du pouillot véloce (Phylloscopus collybita) qui inlassablement répète son « tchif-tchaf », le chant typique du bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) qui permet de le localiser facilement dans les marais et de bien d’autres espèces.

Parfois nous n’avons observé que des traces laissées dans la boue, notamment celles du sanglier, du héron, du canard, du renard…

   Ce milieu très particulier est riche en espèces végétales et animales, cette journée d’observation a permis de photographier et d’identifier de nombreuses espèces pour la grande joie des participants.

  Ce site présente un grand intérêt biologique, malheureusement il est fréquenté par de nombreux engins motorisés et bruyants (motos, quads, 4 x 4…).

  Merci à notre guide Mario Lemaire (au centre sur la photo) pour cette passionnante journée.

      En ce début de mai, comme chaque année, le camping d’Epinois a ouvert ses portes aux élèves des écoles des environs pour l’animation sur le thème de la mare.  

  Toujours aussi enthousiastes, les élèves sont venus nombreux à la découverte de cet écosystème.  Que le milieu soit naturel ou semi-naturel, qu’il soit, comme c’est le cas dans le camping, une mare de finalisation du traitement des eaux grises, c’est toujours un biotope plein de charme, de poésie, de richesses animale et végétale hélas, très menacé.

  L’animation sur la mare est une activité qui contribue à une prise (ou reprise) de contact entre les élèves et la nature afin de créer des liens entre l’individu et son environnement immédiat.   Les participants pourront ainsi mieux connaitre et, peut-être un jour s’investir personnellement dans la protection des petites zones humides. Ils apprennent à observer un monde souvent inconnu, y découvrent la variété des animaux aquatiques, leurs caractéristiques, leur mode de vie, que pour beaucoup d’espèces, l’eau est un élément vital pour leur reproduction (stade larvaire).  La disparition des mares entrainerait la disparition des demoiselles, des libellules, des éphémères, des grenouilles, des crapauds, des tritons, des salamandres et bien d’autres.

Merci à Andrée et Michel Alsteen d’accueillir ces élèves désireux d’avoir une approche didactique de ce riche biotope à protéger à tout prix.

Bulletin N° 87 - juin 2017

  Les banques financent des mines controversées et des armes nucléaires   D'après les ONG Fairfin, Broerlijk et 11.11.11, les banques présentes en Belgique ont investi 34 milliards d'euros dans des mines controversées. Ces exploitations sont notamment pointées du doigt pour leur impact très négatif sur l'environnement et leur faible prise en considération des Droits de l'homme. Les ONG dénoncent également la communication de ces établissements, qui tentent de persuader leurs clients qu'elles sont attentives à ce sujet. Fin décembre, déjà, l'ONG néerlandaise PAX révélait que, depuis 2013, les banques présentes dans le monde avaient investi près de 500 milliards de dollars dans l'armement nucléaire. Les acteurs belges ne sont pas en reste : BNP a investi 9 milliards de dollars dans ce secteur; Deutsche Bank, 3,7 milliards; ING, 457 millions; et KBC, 117 millions.  
                                                                                       Financité magazine – Mars 2017

  Pesticides Les abeilles ont mesuré la pollution à Bruxelles  Comme chaque année, l'entreprise sociétale BeeOdiversity a présenté lundi, les résultats de son étude sur la pollution à Bruxelles. Suite à l'analyse des échantillons de pollen et de nectar collectés par les abeilles de onze sites bruxellois, elle a détecté six métaux lourds (dont 3 à des doses jusqu'à 30 fois supérieures à ce qu'on peut mesurer en zones naturelle et agricole) et 10 pesticides (deux fois moins présents qu'en zones agricole ou viticole mais nettement plus qu'en zone naturelle). BeeOdiversity conseille aux particuliers de renoncer aux traitements phytosanitaires dans leurs jardins et potagers. 
 La Libre Belgique – 28 mars 2017

  3000 litres de mélasse contre Total   A Paris tôt lundi, quelque 3000 litres de mélasse ont été déversés par des militants de Greenpeace, sur environ 400 m2, devant le siège de l'entreprise Total. Cette action symbolique visait à simuler une marée noire pour protester contre un projet d'exploration pétrolière à l'embouchure de l'Amazone. D'après Greenpeace, ce projet doit commencer en 2017 quand le groupe pétrolier "aura obtenu les licences environnementales" nécessaires du gouvernement brésilien. Pour l'ONG, ce dossier menace un récif corallien découvert en 2016 au large des côtes nord du Brésil.
  La Libre Belgique – 28 mars 2017

FLORE Flore  L'étrange boom des algues antarctiques     Le comportement de la banquise n'est pas la seule chose qui intrigue les scientifiques du monde entier. Les plus récentes photos satellites ont en effet montré de curieux phénomènes de floraison massive d'algues dans plusieurs zones le long des côtes de l'Antarctique. « Ces efflorescences algaires sont associées à la glace de frasil, ces cristaux de glaces qui se forment dans l'eau libre sous l'effet de vents très froids », détaille Jean-Louis Tison (ULB). Retenues en surface par les cristaux, les algues continuent à vivre et à se reproduire. Le phénomène est particulièrement visible en mer de Ross là où se trouve un glacier appelé langue de glace Drygaski et où vont travailler les chercheurs belges.  « Cette grosse activité biologique est probablement liée à la lenteur de reconstitution de la banquise. Les algues continuent à rencontrer de bonnes conditions de croissance même si la lumière baisse. »  Quelles sont les conséquences de ce boom de la population d'algues? Il pourrait y avoir des aspects positifs, comme l'enrichissement de la chaîne alimentaire ou comme un accroissement du piégeage du carbone par le phytoplancton. Plus étonnant encore, des événements de ce type se produisent également au large de l'Arctique alors que là, c'est l'été qui va progressivement s'installer. Là, l'efflorescence des algues est due au réchauffement de l'eau et au fait qu'elle est de plus en plus libre de glaces. Une autre partie de la biodiversité algaire vient de petits lacs qui se forment sur la banquise et qui finissent par se déverser avec leur contenu - nutriments, bactéries, algues... - dans la mer, indique Heidi Louise Sorensen, de l'université Syddansk. Dans la partie supérieure de la colonne d'eau, cet apport de nourriture profite au krill et à d'autres crustacés. Eux-mêmes serviront de proie à des animaux plus gros.  « Le bilan net est en discussion, continue Tison. Car en fondant, la banquise produit de l'eau douce qui stabilise la colonne d'eau. Elle garde les algues près de la surface où elles profitent de la lumière. Mais elle rend plus difficile la remontée de nutriments qui alimentent ces mêmes algues. Ce sont des effets antinomiques. »
  Le Soir – 3 avril 2017

  Le tétras-lyre a pris ses aises    Dix Suédois relâchés sur les Hautes-Fagnes    Les dix tétras suédois relâchés le 28 avril dernier sur le plateau des Hautes-Fagnes se portent bien. C'est ce qu'ont confirmé les initiateurs du projet de translocation sur lequel Le Soir (3 mai) s'est déjà étendu. Soutenu par Spadel et le WWF, ce projet représente l'ultime espoir de sauver le tétras-lyre chez nous, a confirmé Pascal Poncin, responsable de l'unité de biologie du comportement à l'Université de Liège. Les populations sont tombées à un niveau tel (deux mâles et une femelle au printemps 2017) que le moindre accident pourrait leur être fatal. L'incendie du printemps 2011 qui a ravagé 1.300 hectares du plateau fagnard, en pleine période de couvaison, pourrait avoir donné le coup de grâce. « La situation ne permettait plus d'attendre », confirme Pierre Devillers (Institut des sciences naturelles).  Le renforcement de ce qui reste de la population wallonne avec des cousins suédois quasi-identiques apportera un répit.  Des expériences similaires montrent la grande capacité d'adaptation du gallinacé à de nouvelles latitudes.  L'amélioration   du   milieu   au cours de ces dernières années, avec la restauration de 1.200 ha de landes et de tourbières, permet d'assurer à l'animal un habitat de qualité. Restera à garantir la tranquillité des beaux oiseaux - ceux-ci   risquent   d'attirer   du monde. « Les naturalistes ne sont pas      toujours      disciplinés », souffle-t-on à l'administration de la Nature et des Forêts. Il faudra aussi les préserver des prédateurs, sangliers et corneilles, autours et ratons laveurs qui, à leur manière,   apprécient  les  nouveaux venus. Le projet de translocation n'en est qu'à sa première phase,   rappellent   les   scientifiques. Il devrait durer cinq ans, bien que l'engagement financier des   différents   partenaires   ne porte encore que sur un an. Renouvelable... « On ne s'attendait pas à pouvoir capturer autant d'oiseaux, mais il faudra répéter l'expérience », dit Poncin. « L'objectif est de remonter la population à une centaine d'individus », précise Didier Vangeluwe, ornithologue à l'Institut. Le projet sera complété par une expérience de reproduction en milieu semi-naturel, avec le soutien de la fondation Pairi Daïza. 
Le Soir – 11 mai  2017

  Interdit à Bruxelles et en Wallonie    L'utilisation du glyphosate est interdite pour les particuliers à Bruxelles depuis le 12 décembre 2016.  En Wallonie, une semblable interdiction est entrée en vigueur ce jeudi 1er juin.  Paradoxe : la vente d'herbicides contenant du glyphosate reste autorisée, puisqu'elle dépend du fédéral. Une situation à laquelle le ministre Willy Borsus (MR), en charge notamment de l'Agriculture, a annoncé son intention de mettre en fin en préparant un arrêté royal qui interdira purement et simplement la vente de produits au glyphosate aux particuliers.
Des alternatives écologiques existent pour combattre les mauvaises herbes sans avoir recours aux herbicides chimiques. Outre le désherbage thermique (avec un chalumeau) ou manuel (avec une binette), l'association de défense des consommateurs Test-Achats recommande l'utilisation de vinaigre blanc (ou un produit à base d'acide acétique), de produits à base d'acide pélargonique (géraniums), de produits à base d'huiles essentielles de basilic et de citrus, de l'amidon de l'eau de cuisson des pommes de terre, des pâtes ou du riz, de produits écologiques à base d'huile de colza et d'huile de coton ou de purin d'orties. 
Le Soir – 2 juin 2017

  La sécheresse des derniers mois jugée «préoccupante» par l’IRM    Les mois de mars, avril et mai 2017 ont été particulièrement secs en Belgique, avec des précipitations totales bien en-deçà des valeurs normales. Cette sécheresse, qui vient s’ajouter aux faibles cumuls observés depuis juillet dernier, est «préoccupante», juge l’Institut royal météorologique. «Si le manque d’eau se poursuit dans les semaines qui viennent, la situation pourrait devenir inquiétante pour plusieurs secteurs d’activités, comme ce fut le cas en 1976», prévient-il.   Or, une zone de haute pression devrait entraîner pour la prochaine quinzaine un temps relativement stable et plutôt sec. Les précipitations, limitées, ne devraient donc pas permettre de combler les déficits accumulés, estime l’IRM.   En mars, avril et mai, un total de 108,0 mm de précipitations a été relevé au pluviomètre de la station météorologique d’Uccle, en Région bruxelloise. La valeur jugée normale pour cette période de trois mois est de 187,8 mm. Sur une période de 11 mois, de début juillet à fin mai, le total s’élève à 506,7 mm, ce qui n’est que 65% de la normale (781,0 mm). En fait, tous les mois, depuis juillet, se sont révélés plus secs que la normale, à l’exception de novembre. Les écarts les plus anormaux ayant été observés en septembre, décembre et avril. 
L’Avenir.net – 8 juin 2017

  Les éoliennes ne massacrent pas les oiseaux, confirme la LPO    Antienne des militants anti-éoliennes : les éoliennes tueraient – massivement – les oiseaux. Question importante que se posent aussi nos lecteurs. Qu’en est-il ? Une étude de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, que l’on ne peut suspecter de ne pas vouloir le bien des oiseaux, vient confirmer ce que révélaient de précédents travaux : les éoliennes sont bien la cause de morts additionnelles d’oiseaux, mais on est bien loin du massacre. […] Durant un an, la LPO a fait le nécessaire pour répondre à la question : elle a compilé et analysé 197 rapports de suivi, réalisés sur un total de 1.065 éoliennes réparties sur 142 parcs français. […] Heureusement, d’amas d’oiseaux au pied de chaque mât d’éolienne, vous ne verrez point. Verdict de la LPO : “Le nombre de cas de collisions constatées est extrêmement variable d’un parc à l’autre et apparaît relativement faible au regard de l’effort de prospection mis en œuvre : 37.839 prospections documentées ont permis de retrouver 1.102 cadavres d’oiseaux. L’estimation de la mortalité réelle (prenant notamment en compte la durée de persistance des cadavres et le taux de détection) varie selon les parcs de 0,3 à 18,3 oiseaux tués par éolienne et par an, des résultats comparables à ceux obtenus aux États-Unis (5,2 selon Loss et al, 2013) ou au Canada (8,2 selon Zimmerling et al., 2013).  Une mortalité à mettre en perspective  Soit bien moins que l’hécatombe causée par les lignes électriques ou les immeubles […].  Mais la menace représentée par les éoliennes serait bien plus faible que celle générée par l’utilisation massive des carburants fossiles, avec leur lot de conséquences directes et indirectes sur la mortalité des oiseaux (pollution atmosphérique et changements climatiques), ainsi que d’autres perturbations humaines à l’habitat de l’avifaune.  Point noir au tableau : la mortalité près des zones Natura 2000  La LPO relève toutefois dans son étude un souci particulier : “l’implantation des éoliennes dans ou à proximité des ZPS (Natura 2000) génère la plus grande mortalité“.   La Ligue précise en effet que “la mortalité directe due aux éoliennes est au moins deux fois plus importante dans les parcs situés à moins de 1.000 m des Zones de Protection Spéciale (zones Natura 2000 au titre de la Directive Oiseaux) et elle y affecte bien plus qu’ailleurs les espèces patrimoniales“.  Elle recommande donc, “les parcs les plus anciens – ceux mis en service avant 2004 – étant plus souvent que les autres situés dans des espaces naturels et à proximité des ZPS“, de prendre en compte de manière très sérieuse les enjeux de biodiversité au moment du renouvellement de ces parcs éoliens.
  Consoglobe.com - 21 juin 2017

Bulletin N° 87 - juin 2017

Chers membres,

    Dans ce bulletin,  vous trouverez des articles précisant le bien connu risque de dégel du pergélisol (permafrost) lié aux dérèglements climatiques et le problème des abeilles quant à leur sort et aux conséquences sur la vie des hommes via le butinage des fleurs sauvages et celles des cultures vivrières.

  Quant aux mycologues, ils apprécieront l'excellent article décrivant et présentant les mycorhizes si utiles dans la forestation.

  Dans la revue de presse et les brèves du bulletin, différentes rubriques sur les nombreuses facettes sensibles positives ou négatives de l'environnement. Je me permets  d'y ajouter une découverte récente révélée par des photos satellitaires  visant des zones défrichées actuellement de la forêt amazonienne qui font apparaitre des structures  anthropiques sous celle-ci et impliquent une déforestation il y a 2.000 ans avant la reconstitution naturelle inconsciemment détruite maintenant  par des techniques  très agressives.

  Bonne lecture et bonnes vacances d'été à tous et toutes.

  Le Président

jeudi 29 juin 2017

Affiche de la Commémoration de la Tragédie d'Hiroshima et de Nagasaki

SAMEDI 5 AOÛT 2017

Commémoration du 72ème Anniversaire de la Tragédie de Hiroshima et de Nagasaki

« LE DESARMEMENT NUCLEAIRE CE N’EST PAS POUR DEMAIN ! »

Au PARC HIBAKUSHA – UNIVERSITE DE MONS
Plaine de Nimy - Chaussée de Bruxelles - Mons

11 h 00 : Accueil des participants

11 h 15 : Allocution des différentes associations

11 h 45 : Dépôt de fleurs

1 minute de silence à la mémoire des victimes du nucléaire

12 h 00 : Collation au forum

13 h 15 : un film : « Le Docteur Folamour » de Stanley Kubrick, suivi d’un débat entre les participants sur les perspectives de notre combat pour le désarmement nucléaire et contre la guerre.


Les signataires de la Convention pour la Préservation du Parc Hibakusha :

Avec le soutien de Agir Pour la Paix, AMPGN, CEAH, Coalition Stop Armes Uranium Appauvri, CNAPD, COLUPA, CSO, GRAPPE, INTAL, MCP, Parti Humaniste, UMONS, Vrede, Vredesactie.

Renseignements : 02 / 376 10 93
Editeur responsable : M. Piérart-Re

jeudi 11 mai 2017

Bulletin N° 86 - Mars 2017

Nicolas Hulot, Marion Cotillard, Pierre Rabhi... signent l’appel du monde de demain

Militants, artistes et membres des mouvements associatifs lancent un appel aux citoyens comme aux candidats à se mobiliser et à imaginer qu’un autre monde est possible

Par Collectif

Par Collectif Nous, signataires de cet appel, ne croyons pas que les responsables politiques seuls ont le pouvoir de transformer la société. Il n’existe pas d’homme ou de femme providentiels.

Pour que les responsables politiques et économiques engagent des changements, ils ont besoin d’être portés, accompagnés, contraints parfois, par un mouvement puissant, par des millions de personnes qui s’unissent et s’engagent dans leur quotidien.

Nous sommes face à un choix historique.

Choisir le monde dans lequel nous vivrons dans les décennies qui viennent ou ne pas choisir et laisser les événements suivre leur cours.

Ce qui, au regard de l’écrasante majorité des données scientifiques que nous connaissons, ressemblera à peu près à cela: disparition d’une grande part des animaux sauvages, des forêts, de milliers d’espèces sur terre et dans les mers, augmentation des sécheresses, des inondations, des tornades, des typhons, territoires submergés, millions de réfugiés lancés sur les routes à la recherche d’un endroit où vivre, de moins en moins d’eau, des émeutes de la faim, des conflits pour s’approprier les ressources naturelles, une aggravation des inégalités, des tensions sociales et géopolitiques, des violences de toutes sortes parmi lesquelles le terrorisme, une explosion de la dette, des chocs économiques à répétition, du chômage… Inutile de continuer, et de dire où pourrait nous conduire cette litanie. Nous le savons. Ou nous devrions le savoir.

Alors qu’attendons-nous ?

Nous connaissons la plupart des solutions à nos problèmes, mais nous ne les mettons pas en place parce que les responsables politiques ne sont pas d’accord, parce que les grands industriels, les syndicats ou les administrations ne sont pas d’accord, parce que nous n’avons pas le temps, parce que c’est trop cher, parce que c’est compliqué, parce que, tout de même, nous ne sommes pas vraiment certains que tout cela soit si catastrophique…

En réalité, nous attendons souvent que quelqu’un s’y mette pour nous.

Nous en avons assez d’attendre que la catastrophe arrive.

Nous avons tant de choses à faire et tellement de potentialités pour y parvenir. Nettoyer les océans, replanter les forêts, produire une nourriture saine pour tous, en régénérant les sols et la biodiversité, faire en sorte que chaque être humain soit abrité, soigné, éduqué, produire de l’énergie renouvelable en abondance sans détruire les écosystèmes, réduire drastiquement notre consommation, trouver les moyens de fabriquer les objets de demain avec les déchets d’aujourd’hui, inventer les moyens les plus simples et les plus sains de vivre sur cette petite planète sans en épuiser les ressources ou en perturber les équilibres.

Nous savons faire tout cela. Peut-être pas encore aussi bien qu’il le faudrait, mais ce n’est qu’une question de temps et d’investissement. Nous réussissons ce que nous choisissons d’entreprendre, l’Histoire nous l’a montré, maintes fois. Nous avons calculé que toutes ces activités peuvent créer des centaines de millions d’emplois passionnants à travers le monde, redonner du sens à nos existences, à nos sociétés, y apporter la sécurité et la paix…

La question est de savoir ce que nous voulons vraiment.

Oui, mais comment démarrer ?

Nous sommes nombreux à être traversés par le découragement, la résignation, le cynisme parfois. Nous serions trop petits, trop faibles face aux gigantesques mécanismes à l’œuvre. Mais personne n’a traversé les océans, aboli l’esclavage, trouvé des traitements à des maladies en se répétant que rien ne changera jamais. Aujourd’hui, nous avons besoin de nous mobiliser comme jamais aucune communauté humaine avant nous. Nous avons besoin de déployer des trésors de créativité, de solidarité, d’intelligence. De sortir de nos intérêts personnels pour embrasser l’intérêt de tous. D’une certaine façon, rien n’est plus exaltant. Il y a là de quoi satisfaire nos besoins d’héroïsme bien plus intelligemment que toutes les guerres de ces derniers millénaires.

Le chemin ne sera ni court ni facile.

Nous aurons besoin de remporter des luttes démocratiques, de traverser des ruptures, d’avoir des idées radicalement nouvelles, d’apprendre à travailler ensemble malgré nos différences…

Nous aurons besoin de tous : élus, entrepreneurs, salariés, fonctionnaires, penseurs, artistes, mères ou pères au foyer, retraités, enfants, riches, pauvres, Français et étrangers…

Nous aurons besoin de projets pionniers et de lois accélérant la transition, d’investissements financiers et de changements personnels.

La bonne nouvelle est que nous sommes des millions en France, des milliards dans le monde et qu’en quelques décennies nous pourrions réorienter l’Histoire.

Aujourd’hui, nous vous appelons à rejoindre les millions de personnes qui se sont déjà mises au travail.

Nous vous appelons à vous informer, à lire, à écouter, à rencontrer, pour vous faire votre propre idée sur toutes ces questions.

Nous vous appelons à faire tout ce qui est possible dans votre quotidien, pour limiter notre impact sur la planète et les êtres humains.

Nous vous appelons à repenser votre métier : à faire ce qui vous passionne, ce pour quoi vous êtes vraiment doué et de vous servir de ce talent pour construire un monde plus juste et plus durable.

Nous vous appelons à vous regrouper, là où vous vivez, là où vous travaillez, pour porter des projets d’avenir, pour réunir ceux qui sont séparés, pour aider ceux qui sont les plus fragiles.

Nous vous appelons à vous mobiliser pour vous opposer aux lois qui exploitent la nature ou les êtres humains, pour porter de nouvelles idées jusque dans les sphères politiques.

Nous vous appelons à soutenir ceux qui portent déjà ces idées dans le champ politique, économique ou associatif.

Nous appelons les candidats partageant ces idées à se rassembler et à porter ensemble un projet pour transformer la France et l’Europe.

Nous vous appelons à rêver qu’un autre monde est possible.

Et à vous unir pour concrétiser ce rêve.

Signataires : Cyril Dion (auteur, réalisateur, cofondateur du mouvement Colibris), Pierre Rabhi (écrivain, agroécologiste, fondateur du mouvement Colibris), Nicolas Hulot (président de la Fondation Nicolas Hulot), Thierry Kuhn (président d’Emmaüs), Jean-François Julliard (directeur général de Greenpeace France), Cyril Lage (fondateur de Parlement & citoyens), Maxime de Rostolan (directeur de Fermes d’avenir), Martin Rieussec (Les Jours heureux), Thierry Salomon (viceprésident de l’Association négaWatt), Patrick Viveret (philosophe), Matthieu Chedid (chanteur, auteur compositeur), Marion Cotillard (actrice), Gaël Faure (chanteur), Arthur H (chanteur, auteur compositeur), Nancy Huston (écrivain), Mélanie Laurent (actrice, réalisatrice), Emily Loizeau (chanteuse, auteurcompositrice), Pierre Niney (acteur), Jérôme Pitorin (animateur et réalisateur), Marie-Monique Robin (auteur et réalisatrice), Olivier De Schutter (ancien rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation), Joël Labbé (sénateur), Eric Piolle (maire de Grenoble), Françoise Nyssen (présidente d’Actes Sud), Emmanuel Druon (président de Pocheco), Eric de Kermel (directeur de Bayard Nature et territoires), François Lemarchand (fondateur de Nature et découvertes), Christophe André (auteur et psychiatre).

Le Monde – 1er février 2017

Bulletin N° 86 - Mars 2017

« POUR UNE ÉCONOMIE NON-VIOLENTE »

- Cécile Lamarque - Les Amis de la Terre -

« Penser globalement, agir localement » est un slogan qui caractérise les Amis de la Terre depuis leur création. Cette revue, intitulée « Pour une économie non-violente », est une nouvelle illustration de ce besoin de disposer d’une analyse globale du monde dans lequel nous vivons afin d’en comprendre les grands enjeux et de définir des pistes douces ou radicales de changements à tous les niveaux d’engagement : individuel, collectif, sociétal. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas pris à bras le corps cet énorme morceau qu’est devenu notre système économique capitaliste qui a envahi presque tous les coins de la planète et presque toutes les dimensions de notre vie : tout s’achète et tout se vend. La redéfinition, l’année passée, de nos trois grands axes de travail pour les années 2016-2020 (1) a ramené sur le devant de la scène notre besoin de redéfinir notre rapport au système économique à travers l’axe « Pour une économie non-violente ». Et comment mieux entamer nos réflexions et nos actions qu’à partir d’une revue qui brosse la situation actuelle de notre économie en n’oubliant pas de mettre en évidence les alternatives enthousiasmantes à cette Méga-machine.

Pour une économie non-violente, c’est d’abord prendre conscience que nous vivons dans une économie violente et les exemples ne manquent pas :
En 2015, 62 personnes possédaient autant de richesses que 3,6 milliards de personnes (soit la moitié la plus pauvre de l'humanité).

- En 2014, la part, toujours croissante, du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus fortunés a atteint 48 %. La quasi-totalité des 52 % de patrimoine restant est aux mains des 20 % les plus riches. 80 % de la population mondiale doit donc se contenter de 5,5 % des richesses. Les politiques des gouvernements et institutions internationales (FMI, Banque mondiale, etc.), qui se gargarisent de lutter contre la pauvreté, engendrent des inégalités jamais atteintes dans l’histoire.

- La spéculation financière, qui provoqua, entre autres tributs, la crise alimentaire de 2007-2008, a fait basculer plus de 100 millions de personnes dans la misère et la faim.

- Des centaines de millions d’hectares sont consacrés à la production massive d’agrocarburants en dépossédant des dizaines de millions de paysans de leurs terres, en détruisant la biodiversité, en polluant les sols et contaminant les eaux.

- L’émission de gaz à effet de serre ne cesse de croître tout en dévastant les puits de leur absorption (les forêts, les océans).

- La fragilisation des écosystèmes est telle qu’une vague d'extinction des espèces vivantes sans précédent depuis la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d'années, est en cours.

Et tout cela s’appuie sur des lobbys auprès des parlementaires, des gouvernements, des instances régionales et internationales, qui visent à ce que les droits du marché prévalent sur ceux de la vie. Mais aussi sur l’érection de murs, sur la mobilisation des forces de l’ordre pour exclure des populations qui fuient les conditions de misère provoquées en grande partie par ceux-là même qui les excluent. Ou encore sur des bases militaires présentent partout sur la planète qui assurent le contrôle des ressources naturelles. Et enfin, sur le déclenchement de guerres pour garantir ce contrôle quand cela s’impose !

Promouvoir une économie qui crée d’immenses richesses en ignorant les externalités, c’est-à-dire les dommages écologiques et sociaux qui n’entrent pas dans le calcul économique, est intolérable.

La liste des méfaits et autres crimes contre l'humanité et la nature menés par une minorité égoïste et avide est longue. Elle recouvre les cinq siècles écoulés, marqués par l’imposition au monde du mode de production capitaliste. En effet, si la violence est omniprésente dans l’histoire de l’humanité, la découverte du « nouveau monde » en 1492 est souvent présentée comme la date symbolique qui a vu basculer le monde dans un processus de spoliation des peuples et des ressources sans précédent, et qui perdure encore aujourd’hui.

La vie prospère sur notre planète depuis près de 4 milliards d'année. Contrairement à ce qu’affirment certains idéologues, le capitalisme n’est pas la destinée « naturelle » de toute société humaine ; il est plutôt une erreur historique relativement récente. Rien d’incongru, donc, à imaginer son abandon et à tordre le cou à la célèbre expression de Margaret Thatcher « There Is No Alternative ».

L’absurdité et la violence intrinsèque de notre système économique, qui fait proliférer des biens inutiles, ignore les vrais besoins humains, exploite impunément la nature et amplifie les inégalités entre les individus, est inacceptable. En outre, sur une planète dont les limites ont déjà été dépassées, sortir d'un système qui compromet dangereusement le fragile équilibre écologique et la vie sur terre n'est pas une option mais une nécessité.

Face à cette économie de prédation et de dépossession, nous proposons et soutenons une « économie non-violente ». Encourager l'émergence d'une « économie non-violente », c'est inviter à un changement radical de direction. Le point de départ est l'inévitable réduction de la pression sur la biosphère. Si notre espèce veut perdurer, il est nécessaire de replacer l'économie au service de la vie : ce qui est produit doit satisfaire les besoins humains selon des critères d'équité et dans le respect des limites écologiques locales et globales.

Il est nécessaire, aussi, de reconsidérer le rapport entre l’humain et la nature : passer de son exploitation à son respect comme source de la vie. Replacer l'humain au sein de la nature, c'est-à-dire comme appartenant à la nature au même titre que les autres espèces. Il peut dès lors y laisser son empreinte pourvu qu'elle ne soit pas néfaste pour l’environnement, et donc pour lui-même.

Cela implique, enfin, de reconsidérer nos relations les uns à l'égard des autres. Cette économie se veut centrée sur la satisfaction des besoins, pas des désirs : la préoccupation collective de premier ordre est non plus la croissance mais l'amélioration de la qualité de vie et du bien-être de toutes et tous.

La non-violence, comme dimension constitutive des rapports humains, exige que l’on mette un terme aux causes de la violence, c’est-à-dire aux structures économiques, sociales et politiques qui oppriment les personnes et les peuples. À cette fin, précisons que la non-violence, ce n'est pas éviter ou ignorer les conflits, tout du contraire. C’est rejeter la passivité et la soumission, c'est mener des actions efficaces quand il s'agit de s'opposer à des injustices et défendre les droits humains, c'est agir positivement pour résister à l’oppression et faire naître le changement.

Concevoir de nouvelles formes d'organisations sociales et économiques, compatibles avec l'épanouissement de toutes et tous, est nécessaire mais non suffisant. La violence de la société est le reflet d'une violence qui existe aussi à l'intérieur de nous. Dès lors, cette volonté de transformation sociétale doit aller de pair avec une transformation intérieure, avec une autre manière d'être au monde, de la part de chacune et chacun d'entre nous.

Utopie tout cela ? Utopie nécessaire pour assurer la survie de l’humanité et de la planète. Et cette utopie est déjà là en germe. Partout sur la planète, des femmes et des hommes refusent et combattent l'injustice. Partout, des alternatives sociales, économiques, démocratiques et écologiques se mettent en place. Bien que partielles et insuffisantes, ces alternatives nous aident à rompre avec le fatalisme et constituent des sources d'inspiration pour nos actions individuelles et collectives. Beaucoup sont simples, cohérentes et pourraient être mises en œuvre dès aujourd’hui avec un peu de volonté politique.

Cette revue se veut une contribution à cette utopie souhaitable et nécessaire. Elle invite à découvrir et apprécier ce « déjà-là », les germes de ce que pourrait être une « économie non-violente ». Nous l'avons articulée autour du « REV » (Résistance, Expérimentation, Vision) proposé par Patrick Viveret. Le REV pose le caractère inséparable et interdépendant de ces trois éléments pour atteindre un trépied émancipateur : « Une résistance sans perspective et sans expérimentation devient une simple révolte souvent désespérée et désespérante. Une vision transformatrice sans résistance et sans expérimentation devient un simple horizon idéal sans traduction incarnée. Une expérimentation coupée de la résistance créative et de la vision transformatrice devient une soupape de sûreté ou une caution du système dominant sans capacité à le transformer ».

Cette revue se veut inclusive et rassembleuse. Du fait des contraintes éditoriales, il y a pourtant de nombreux absents. Du Buen Vivir des peuples autochtones andins aux principes gandhiens de Sarvodaya et Satyagraha portés par les mouvements populaires en Inde, nombre de visions et mouvements, porteurs de cette nouvelle humanité, n'ont pu y être présentés. Ils nourrissent néanmoins notre engagement.

Les questions des normes véhiculées par nos sociétés, celles de la reconnaissance, de l'inclusion et de l'épanouissement de toutes et tous - indépendamment des cultures, des religions, des différences, des handicaps, etc. - sont au cœur des défis à relever pour une nouvelle humanité. La société à laquelle nous aspirons est une société avec, par et pour les « sans » (terre, « papier », toit, etc.), les exclus, les opprimés, les marginalisés, les mis à l'écart, les niés, les passés sous silence, etc. À défaut de pouvoir mettre suffisamment de mots sur ces questions, ces vécus, ces combats, nous proposons une courte mais vivifiante traversée en images au côté du Créahm et de ses artistes. Le Créahm est une association dont l’objectif est de révéler et de déployer des formes d’art produites par des personnes handicapées mentales. L'objectif artistique est aussi sociétal et politique : l’espoir et la volonté de tendre vers une société où la différence - ici celle du handicap mental - est véritablement accueillie. Vous pourrez apprécier au fil des pages les créations de certains de ces artistes : des univers artistiques d’une extrême richesse.

Enfin, si cette transition peut parfois nous sembler lente et laborieuse, les Amis de la Terre souhaitent, par cette revue, en faire partager l’urgence et l’heureuse nécessité !

Le générique masculin est utilisé dans cette revue sans aucune discrimination et uniquement dans le but d’alléger le texte.

(1) « Pour une Terre vivante », « Pour une vie plus simple », « Pour une économie non-violente ».

Les Amis de la Terre - Belgique
ASBL, Rue Nanon, 98 à 5000 Namur

081 39 06 39 - contact chez amisdelaterre.be

Banque Triodos - IBAN BE65.5230.8002.7196 - BIC TRIOBEBB - « TVA » BE 0416.061.803

Bulletin N° 86 - Mars 2017

Du nectar et des données Si les abeilles, avec leur miel, nous nourrissent depuis des siècles, elles nous fourniront également désormais des informations capitales quant à la qualité de notre environnement. Pouvant butiner annuellement jusqu'à 4 milliards de fleurs sur une surface moyenne de 1,5 km, les abeilles ramènent, au sein de la ruche, du nectar et de l'eau prélevés sur ces fleurs. D'où l'idée de relever des échantillons, de les analyser et de récolter ainsi de précieuses données relatives aux pesticides et métaux lourds ainsi qu'à la diversité végétale et à sa qualité nutritionnelle pour les pollinisateurs. Une fois traitées, ces informations ser-viront à dresser un état des lieux afin de prendre éventuellement des mesures en cas d'atteintes à l'environnement. C'est ce que conduit actuellement Beeodiversity, au niveau de la Région de Bruxelles-Capitale, en coopération avec des entreprises comme Ella, Tractebel, Sodexo, etc. Ce monitoring permettra de cartographier les zones à risques; d'aménager les espaces verts; d'informer les autorités et les for vives ou encore, d'identifier l'origine des pesticides et métaux lourds. Si actuellement, Beeodiversity a installé 10 places de monitoring, l'ambition du projet est d'avoir une quinzaine de sites de veille en région bruxelloise et de couvrir 80% de la région. www.beeodiversity.com Athena – Décembre 2016

Les feux d'artifice provoquent un pic de pollution Les feux d'artifice du réveillon ont provoqué un dangereux pic de pollution dans plusieurs villes allemandes. Les activistes environnementaux veulent en restreindre l'utilisation future par la loi. A Munich, la pollution de l'air mesurée était 26 fois supérieure à la limite européenne recommandée. Les feux d'artifice ont émis 4.000 tonnes de particules fines (PM10) dans l'air, soit l'équivalent de 15% des émissions annuelles des véhicules. Les particules fines sont particulièrement nuisibles aux personnes atteintes d'asthme ou de problèmes cardiaques. Le problème ne s'est par contre pas posé en Belgique, selon Frans Fierens de la Cellule interrégionale de l'environnement (CELINE). Le Soir – 5 janvier 2017

Le mystère des nuages est en voie de résolution La compréhension fine de la formation des nuages est à ce jour le principal verrou pour la prédiction du climat de demain. Les chercheurs peinent en effet à comprendre comment les multiples molécules chimiques peuplant l'atmosphère commencent à agréger des molécules d'eau, un processus baptisé nucléation, qui conduit à la formation des nuages. Une expérience baptisée Cloud, menée au Cern de Genève, et qui reproduit en laboratoire aussi fidèlement que possible les conditions de la haute atmosphère (froid extrême, rayonnement ultraviolet intense, flux de particules énergétiques, gaz multiples à une densité très faible), vient de livrer des résultats fascinants sur la question. "Nous avons constaté que le soufre, que nous pensions indispensable à la nucléation, ne l'est pas, et que des composés organiques, naturels ou d'origine humaine, jouent un rôle important. Cela suggère qu'il y avait plus de nuages avant la révolution industrielle que ce que nous croyions", indique Urs Baltensperger, l'un des auteurs de ce travail, qui est en train de confirmer ces résultats avec des mesures dans des sites d'altitude. "Cela pourrait rendre moins probables les réchauffements les plus extrêmes prévus par les modèles climatiques. " Science & Vie – Janvier 2017

C'est prouvé: la santé d'une forêt est liée à la diversité de ses arbres Plus une parcelle forestière contient d'espèces, plus elle est productive - autrement dit, plus elle fabrique de matière végétale au mètre carré. Voilà ce que vient d'établir une étude d'une ampleur inédite conduite par le projet international GFBI (Global Forest Biodiversity Initiative), à partir des données de 780 000 parcelles réparties dans 44 pays. En dépit de la grande diversité de forêts impliquées, qui vont de l'Amazonie à l'Arctique, en passant par la Méditerranée, la règle s'est confirmée partout, avec plus ou moins de force. « C'est quelque chose que l'on soupçonnait, car plus d'espèces signifie une meilleure exploitation des ressources et une meilleure résistance aux chocs écologiques, comme les sécheresses ou les maladies », précise Bruno Hérault, chercheur au Cirad en Guyane et coauteur de l'étude. Mais de l'avoir démontré à pareille échelle devrait définitivement tordre le cou à l'idée, répandue selon lui parmi les forestiers, que la parcelle la plus productive est celle où tous les arbres appartiennent à la même espèce. « De plus, rappelle-t-il, la biodiversité est une assurance contre le changement climatique : si l'on a plus d'espèces, on a plus de chances que la forêt résiste bien au réchauffement. » Science & Vie – Janvier 2017

Le plus grand sanctuaire marin en Antarctique La mer de Ross, une immense baie de l'Antarctique, accueillera le plus grand sanctuaire marin, vaste de plus de 1,55 million de kilomètres carrés (soit presque 50 fois la taille de la Belgique), dont 1,12 million de kilomètres carrés interdits à la pêche. L'océan Antarctique couvre 15 % de la surface des océans. Il abrite des écosystèmes exceptionnels et accueille plus de 10 000 espèces uniques. La mer de Ross, particulièrement éloignée des routes maritimes, est restée jusqu'à présent remarquablement préservée, mais commençait à être menacée par les pêcheurs industriels qui venaient s'approvisionner en légine, poisson à haute valeur commerciale en raison de sa chair blanche, en krill (minuscules crevettes dévorées par les baleines) et en petits rorquals australs particulièrement prisés au Japon. Ce projet, défendu par les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande et approuvé par la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique, prendra effet en octobre prochain pour une durée de 35 ans. La France et l'Australie proposent maintenant de créer une seconde zone marine, dans l'est de l'Antarctique, couvrant un million de kilomètres carrés. Le projet pourrait être accepté à la fin de l'année. Imagine – Janvier/Février 2017

Il sera difficile de faire rentrer le génie génétique dans sa lampe… Elles sont 150 ONG, toutes signataires d'une pétition appelant à un moratoire sur le "forçage génétique" (gène drives, en anglais). One toute récente technique, qui permet d'imposer un caractère nouveau à la totalité d'une espèce sauvage. Au point, potentiellement, de la détruire - comme le proposent certains projets de lutte contre les moustiques ou les souris. Pour ces ONG, les conséquences d'une modification du patrimoine génétique d'une espèce entière sont imprévisibles. Ne risque-t-elle pas d'être transmise à d'autres espèces au gré d'hybridations incontrôlables? Par quoi seraient remplacées les espèces éliminées? Comment gérer une espèce nuisible ici, mais bénéfique ailleurs? Qui serait responsable juridiquement en cas de dégâts? Autant de questions auxquelles il est urgent de répondre. Pourtant, le moratoire demandé a peu de chances de voir le jour. Le génie génétique sera bien difficile à faire rentrer dans sa lampe! D'abord parce que la mise en œuvre du forçage génétique n'a plus rien d'un secret bien gardé: elle a déjà été dévoilée en détail dans la littérature scientifique publique. De plus, elle est largement facilitée par la technologie de "réécriture" du génome CRISPR-Cas9, dont beaucoup d'équipes profitent déjà. Enfin, certaines recherches travaillent désormais à la fabrication d'antidotes génétiques au for-çage... ce qui suppose justement de manipuler ces technologies. Une nouvelle illustration que la biologie devient de plus en plus difficile à réguler, alors même que ses pouvoirs inédits nécessiteraient davantage de contrôle. Science & Vie – Février 2017

3,8% C’est le plafond que veut fixer Bruxelles pour la part des biocarburants de première génération dans les transports d’ici à 2030 (7% en 2020). Prenant ainsi acte de leurs mauvais chiffres en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Science & Vie – Février 2017

En Europe, l'éolien dépasse le charbon Les capacités installées en Europe d'énergie éolienne ont dépassé en 2016 celles des centrales à charbon, selon des données publiées jeudi 9 février par les industriels du secteur. Avec une capacité installée totale de 153,7 gigawatts (GW), l'énergie éolienne dépasse désormais le charbon pour devenir le deuxième plus grand parc de capacité de production d'électricité en Europe. En 2016, 12,5 GW de nouvelles capacités éoliennes ont été installées, en baisse de 3% sur un an, mais elles ont représenté plus de la moitié (51 %) de l'ensemble des nouvelles capacités de production de courant mises en service, toutes énergies confondues. Cependant, l'énergie du vent n'a représenté que 10,4% de la consommation européenne d'électricité, du fait d'un rendement inférieur aux énergies conventionnelles. Le Monde – 10 février 2017

Fukushima: chiffres clés pour le sixième anniversaire Le 11 mars 2011 débutait l’accident nucléaire de Fukushima, un accident industriel majeur qui a débuté le 11 mars 2011 au Japon, à la suite du séisme et du tsunami de 2011. Depuis, on ne fait que ce rendre compte que les conséquences sont terribles. Un accident nucléaire est possible et est une véritable catastrophe. Le nier comme le font le secteur et les pro-nucléaires est quasi criminel. Le nucléaire est une erreur du passé. L’avenir c’est la sobriété et les énergies renouvelables. Un site internet fait un suivi scrupuleux de l’évolution des choses : l’ACROnique de Fukushima, la catastrophe au jour le jour. Inter Environnement Wallonie – 11 mars 2017

Le Parlement européen balise le chemin vers une économie circulaire Ce mardi 14 mars, les membres du Parlement européen ont procédé à un vote important visant une utilisation des ressources plus efficace. Quatre rapports sur des piliers essentiels du Paquet Economie Circulaire ont été adoptés en plénière. Les ambitions soutenues par le Parlement constituent un signal fort pour mettre fin au gaspillage de ressources en Europe. Après un faux départ et plus de deux ans de discussions, le Parlement européen a adopté hier en plénière différents rapports, pièces maîtresses concrétisant la transition vers une économie plus circulaire. Les réformes touchent la Directive Cadre sur les déchets, la directive sur les emballages, les véhicules hors d’usage et les déchets électriques et électroniques (DEEE). Les eurodéputés ont appuyé une série d’objectifs ambitieux notamment en matière de recyclage et de gaspillage alimentaire. A l’horizon 2030, sont visés : Un objectif de 70% de recyclage des déchets municipaux (contre 65% visés au cours des discussions précédentes); Un objectif de 80% de recyclage des emballages; Un plafond de 5% des déchets qui pourront être mis en décharge; Une collecte sélective obligatoire pour les déchets organiques, les textiles et les huiles usagées; Un renforcement d’instruments économiques décourageant la mise en CET et l’incinération ou incitant au mécanisme de consignes; Des restrictions quant à la présence de substances dangereuses dans les déchets. En matière de gaspillage alimentaire, les députés ont également fait preuve d’ambition avec un objectif de réduire de 50% le gaspillage de nourriture pour 2030… mais celui-ci n’est actuellement pas contraignant. Une clause propose néanmoins un réexamen en 2020 pour rendre cet objectif contraignant. Autre regret, les députés n’ont pas soutenu un objectif de réduction des déchets marins alors que ceux-ci constituent un problème environnemental majeur. Ce vote lance toutefois un signal important vers les décideurs européens et il reste à espérer que les discussions en trilogue (Conseil européen, Commission, Parlement) ces prochains mois n’affaibliront pas ces objectifs. Inter Environnemnt Wallonie – 16 mars 2017

Bulletin N° 86 - Mars 2017

EDITORIAL

Animations sur l’écosystème « mare »
au Camping d’Epinois du 2 au 5 mai

Stage Découverte de la nature
à l’Abbaye de Saint-Denis du 10 au 14 juillet

ARTICLES

Nicolas Hulot, Marion Cotillard, Pierre Rabhi…
signent l’appel du monde de demain

Pour une économie non violente
Cécile Lamarque

COP 22 : il est urgent d’agir
Paul Devuyst

Faire revenir à la vie des sols presque morts
Entretien avec Claude Grison

Une planète à la mer
Camille Delannois

Pollution – Elle s’attaque aux cerveaux
L’événement S&V - Janvier 2017

REVUE DE LA PRESSE

 ENERGIE

Se chauffer avec les entrailles de la Terre
Imagine – Mars/Avril 2017

Fukushima, 100% renouvelable en 2040
Imagine – Mars/Avril 2017

 CLIMAT

Quinze mois au pôle Nord pour capter son climat
Le Soir – 02/03/17

« Les concentrations de méthane sont reparties à la hausse depuis 2007 »
La Recherche - Février 2017

 ENVIRONNEMENT

Allô la Terre, ici les plantes…
La Libre Belgique – 02/01/17

Trop de smartphones nuit à la planète
Le Soir – 28/02/17

 AGROECOLOGIE

Permaculture : un autre regard sur la vie
L’Avenir – 13/02/17

L’agriculture s’invite en ville
Le Vif – 17/02/17

L’agroécologie peut réconcilier tous les acteurs
Le Monde – 04/03/17

Les pesticides ne sont pas indispensables
Le Soir – 08/03/17

 BIODIVERSITÉ

Un retour probable du canis lupus en Wallonie
Imagine – Janvier/Février 2017

Où trouver les richesses naturelles aclotes
Le Soir – 02/03/17

 POLLUTION

Initiative citoyenne contre le glyphosate
Le Monde – 10/02/17

Les abysses souillés par la pollution humaine
Le Soir – 15/02/17

 NOUVELLES BREVES

Manifeste pour une finance responsable et solidaire, respectueuse de l’homme et de l’environnement Lisez et, si vous êtes d’accord, signez-le et renvoyez-le à Financité

Bulletin N° 86 - Mars 2017

Chers membres, Voici un bulletin qui plaira certainement à tous les écologues soucieux de l'environnement global puisqu'il y est totalement consacré, en espérant que les lecteurs envisagent ces articles avec réflexion.

Je me permets de souligner la lecture de l'interview de Madame Claude Grison concernant la mise en recherche d'expériences sur les plantes susceptibles de dépolluer les sols gorgés d'éléments lourds d'autant plus que feu Monsieur Duvigneaud, botaniste éminent et moi-même avions déjà proposé ce genre d'expérience pour les haldes calaminaires de l'extrême est de la Wallonie il y a une vingtaine d'années mais qu'à notre connaissance aucun jeune botaniste n'a encore envisagé chez nous. Espérons que cet article soit un appel à ce genre d'étude.

Bonne saison de printemps-été à tous.

Le Président

lundi 20 février 2017

Repair Café

À propos du Repair Café
https://repaircafe.org/fr/a-propos-du-repair-cafe/

C’est quoi un Repair Café ?
Réparer ensemble gratuitement, c’est l’idée des Repair Cafés dont l’entrée est ouverte à tous. Outils et matériel sont disponibles à l’endroit où est organisé le Repair Café, pour faire toutes les réparations possibles et imaginables. Vêtements, meubles, appareils électriques, bicyclettes, vaisselle, objets utiles, jouets, et autres. D’autre part sont présents dans le Repair Café des experts bénévoles, qui ont une connaissance et une compétence de la réparation dans toutes sortes de domaines.

On y apporte des objets en mauvais état qu’on a chez soi. Et on se met à l’ouvrage avec les gens du métier. Il y a toujours quelque chose à apprendre au Repair Café. Ceux qui n’ont rien à réparer prennent un café ou un thé, ou aident à réparer un objet appartenant à un autre. On peut aussi toujours y trouver des idées à la table de lecture qui propose des ouvrages sur la réparation et le bricolage.

Il y a des centaines de Repair Cafés partout en Belgique, en France et en Suiss : https://repaircafe.org/fr/visiter/
Vous pouvez visiter un Repair Café près de chez vous, ou pourquoi pas, en organiser un vous-même!

Pourquoi un Repair Café ?
Nous autres, Européens, jetons énormément, également ce qui est à peine abîmé et serait parfaitement utilisable après une simple réparation. Mais pour nombre d’entre-nous, réparer n’est plus chose normale. Nous ne savons plus comment faire. Le savoir-faire en la matière est en voie de disparaître. Ceux et celles qui possèdent encore ces connaissances pratiques ne sont pas toujours appréciés à leur juste valeur dans nos sociétés, et en sont même souvent exclus malgré eux. Leur expérience n’est pas ou presque pas mise à profit.

Le Repair Café change la donne! Ceux qui peut-être seraient autrement laissés pour compte retrouvent leur place. Un précieux savoir-faire se transmet. Les objets remis en état sont plus longtemps utilisables et ne sont plus jetés, réduisant la consommation de matières premières et de l’énergie nécessaires à la fabrication de nouveaux produits. Ce qui réduit aussi les émissions de CO2. Car fabriquer de nouveaux produits – et leur recyclage – produit du CO2.

Le Repair Café apprend aux gens à voir autrement ce qu’ils possèdent, et à en redécouvrir la valeur. Le Repair Café favorise un changement de mentalité, condition première à une société durable construite par tous.

Le Repair Café veut surtout être une expérience ludique, et gratifiante, pour des réparations qui s’avèrent souvent très simples. Venez et essayez !

Qui en a eu l’idée ?
Le Repair Café est une initiative de Martine Postma. Depuis 2007, elle s’investit dans la durabilité au niveau local de toutes les façons possibles. Le 18 octobre 2009, Martine a organisé le tout premier Repair Café à Amsterdam. C’était une réussite éclatante. Pour Martine, ce succès a été la raison pour créer la Fondation Repair Café. Depuis 2011, cette Fondation soutient des groupes locaux tant à l’intérieur qu’à l’extérieur qui veulent commencer leur propre Repair Café. En savoir plus sur la naissance du Repair Café? Lisez le livre (en néerlandais, pour l’instant) que Martine en a écrit. Ou invitez Martine pour donner une conférence dans votre entreprise ou organisation.

Un mouvement mondial
Tous les Repair Cafés se sont désormais réunis dans un mouvement mondial qui s’investit pour préserver dans notre société la connaissance et le savoir-faire de la réparation. En même temps, il lutte pour la fabrication des produits qui sont mieux réparables. Outre des Repair Cafés aux Pays-Bas, il y en a en Belgique, en Allemagne, en France, en Royaume-Uni, aux États-Unis et dans plusieurs pays partout dans le monde. Le Repair Café est même arrivé en Inde et au Japon !

La Fondation Repair Café Internationale a deux partenaires en Belgique : Netwerk Bewust Verbruiken soutient la propagation du Repair Café en Flandre, Repair Together s’en occupe en Wallonie. Ces deux partenaires coopèrent à Bruxelles.

Les réparateurs professionnels n’ont-ils pas à craindre une concurrence ?
On pose parfois à la Fondation Repair Café la question de savoir si ces rencontres de réparation gratuite ne font pas concurrence aux réparateurs professionnels. La réponse est la suivante : bien au contraire! Les Repair Cafés organisés dans tout le pays visent à porter l’attention du public sur le fait que les choses sont réparables. Les visiteurs sont régulièrement réorientés vers les (rares) réparateurs (encore) en exercice.

La plupart des clients du Repair Café ne sont pas ceux qui généralement vont chez les professionnels de réparation. Ils disent jeter généralement les choses cassées immédiatement, car les faire réparer coûte trop cher. Au Repair Café, ils découvrent qu’il y a des alternatives au tout-jetable.

lundi 16 janvier 2017

Bulletin N° 85 - Décembre 2016

COMPTE-RENDU DES ACTIVITES DU DERNIER SEMESTRE
  -Bernadette Lamblin     -

  La période estivale de nos activités a commencé par la 7ème édition de notre stage à l’Abbaye de Saint-Denis pour les enfants de 9 à 12 ans, suivie par deux animations demandées par la Ville de Mons pour les plaines de jeux d’Havré.  Ces deux demi-jours pour les enfants de 6 à 9 ans et 9 à 12 ans se sont déroulés dans le bois d’Havré.  La Ville de Mons nous a, à nouveau, conviés à participer le 25 juin aux Feux de la Saint-Jean pour y animer un stand.

  Deux autres stages demandés par le Parc Naturel des Plaines de l’Escaut ont suivi.  Le premier pour les enfants de 9 à 12 ans, le deuxième pour les enfants de 6 à 9 ans.  Ces trois stages se sont déroulés sous une météo clémente, avec l’aide précieuse de Cindy, une stagiaire en vue de l’obtention de son brevet d’animatrice en centre de vacances (BACV).

           Une journée guidée par Monsieur Fourneau avait été programmée le 18 juin.  La matinée était consacrée à la visite du géo-sentier de Vierves et l’après-midi à l’exploration du site Le Fondry des Chiens à Nismes.  La matinée s’est  bien déroulée, mais à cause de la pluie nous avons dû renoncer à l’activité de l’après-midi pour des raisons de sécurité.

 Ce n’était que partie remise, le 17 septembre une deuxième journée a été programmée.  Au menu, le matin une excursion en Ardenne et l’après-midi en Calestienne sur les sites : le Fondry des Chiens et la Roche trouée (demander le compte-rendu de Christiane Devleminckx, élève guide-nature de la section de Bonsecours).  Les participants ont été très enthousiasmés et intéressés par ces deux journées et ont remercié chaleureusement Monsieur Founeau.

  Que la nature est belle et généreuse en cette fin d’automne, elle nous offre un tableau magnifique avec sa palette de couleurs et de formes très variées.  Il n’en a pas été de même en début de saison, nos champignons des bois se sont faits attendre nous obligeant pour la première fois à annuler des animations dans les écoles. A cause du manque de précipitations, le mycélium s’est bien gardé de nous offrir ses fructifications.  Tout est ensuite rentré dans l’ordre et la saison champignons s’est prolongée jusqu’en début novembre.

  Voici les écoles participantes : l’école communale de Flénu - vu l’absence de champignons, la directrice a demandé de remplacer les animations champignons par une découverte botanique du terril avec des explications sur le passé minier de la région.  L’école montoise l’Espérance, l’Institut Saint-Ferdinand de Jemappes où nous allons chaque automne ainsi que l’école communale de Baudour. Traditionnellement une exposition tout public était organisée à la Maison du Parc Naturel des Plaines de l’Escaut à Bonsecours mais cette année,  nous avons décidé de privilégier l’exposition et les animations uniquement auprès des écoles pendant une semaine  Cette formule ayant récolté un vif succès sera réitérée l’an prochain.  

Comme chaque année, Andrée et Michel Alsteen nous ont accueillis avec toujours la même disponibilité et de façon chaleureuse dans leur camping à Epinois pour des animations champignons à l’intention des écoles de l’entité de Binche 

    Nous avons également participé au week end au Bois qui se déroulait les 15 et 16 octobre, la Province du Hainaut et plus particulièrement la Ronde Maison de Jurbise nous avaient sollicités pour guider un public nombreux sur les chemins du bois d’Erbisoeul, les participants ont été enchantés par ces balades.  Il est également plus que probable que nous renouvellerons cette collaboration l’an prochain. 

    Durant ce semestre, plusieurs journées ont également été consacrées aux animations sur la pédofaune, l’escale forestière, les sens… au Parc Naturel des Plaines de l’Escaut à Bonsecours.

Photos dans notre bulletin N° 85

Bulletin N° 85 - Décembre 2016

ARMES NUCLÉAIRES : L’AUTRE GRAND DÉFI CLIMATIQUE     
  - Michel Wautelet, Université de Mons -

  Lorsque, en 1983, Crutzen et ses collaborateurs publient leur article sur l’hiver nucléaire, c’est au début d’une nouvelle vision des armes nucléaires que l’on assiste. Jusque là, si on connaissait les effets dévastateurs d’explosions nucléaires isolées, personne n’avait considéré les effets indirects, comme ceux liés au relâchement de poussières, suies et produits chimiques suite aux incendies résultant d’un conflit majeur. Ceux-ci pourraient obscurcir le ciel de la planète pendant plusieurs semaines, empêchant toute photosynthèse et refroidissant l’atmosphère, résultant en un hiver en plein été: l’hiver nucléaire. Les conséquences sur l’environnement, la biosphère et, partant l’humanité, seraient terribles, à savoir l’extinction de nombreuses espèces dont, peut-être, l’espèce humaine. Depuis lors, les modèles se sont affinés, mais le refroidissement généralisé suite à un conflit nucléaire impliquant moins de 1 % des arsenaux nucléaires actuels n’est plus mis en doute. Après leurs études sur l’hiver nucléaire, dès le début des années 1990, les scientifiques ont examiné d’autres phénomènes, dont les effets d’une augmentation de la concentration des gaz à effet de serre. Les résultats sont connus: les changements climatiques.

  Depuis cette époque, avec l’effondrement de l’Union soviétique et la fin de la Guerre froide, les arsenaux nucléaires des grandes puissances ont diminué. Conséquence: la forte baisse d’intérêt des responsables politiques, des médias et des citoyens pour les armes nucléaires. Pourtant, chaque année, c’est plusieurs fois que les armes nucléaires font l’actualité: explosions en Corée du Nord, nucléaire iranien, remplacement de nos F-16 par des avions porteurs d’armes nucléaires, etc. Et il y a encore plusieurs milliers d’armes nucléaires opérationnelles dans les arsenaux des puissances nucléaires. Et leur coûteuse modernisation est en cours. Le ferait-on si certains n’envisageaient pas de les employer, malgré les discours opposés. La dissuasion  nucléaire devrait se satisfaire d’une petite part des arsenaux actuels. 

  L’emploi, même limité, d’armes nucléaires ne manquerait pas d’avoir des conséquences désastreuses sur les hommes et sur l’environnement. Pour s’en convaincre, il suffit déjà de se rendre compte que l’énergie libérée par une bombe nucléaire se compte en centaines de kilotonnes. Une kilotonne correspond à l’explosion de mille tonnes d’explosif classique, comme le TNT. Militairement, la destruction de cibles enterrées est la justification officielle de telles armes. Grâce à l’amélioration de la précision des missiles nucléaires, une bombe de la puissance de celle d’Hiroshima ou Nagasaki serait suffisante. Les effets seraient pourtant désastreux : brûlures au 3ème degré pour les personnes exposées jusqu’à 2 km du lieu de l’explosion, vitres brisées (et donc personnes blessées) jusque 6 km, exposition à des doses mortelles de radiation nucléaire jusque plus d’une dizaine de km, effets sismiques comparables à un séisme de magnitude 6. Sans oublier les effets du nuage radioactif. Tout le monde se souvient de celui de Tchernobyl qui, bien qu’étant à 2000 km de chez nous, a conduit à rentrer le bétail dans les étables et à détruire nombre de légumes verts contaminés. Si une explosion nucléaire avait lieu à la même distance, selon la direction des vents, ce sont des quantités équivalentes de radioactivité (quoique de nature différente) qui nous atteindraient. Par exemple, plusieurs fois plus d’iode-131 sont émis par une explosion nucléaire qu’il n’en a été émis à Tchernobyl. Rappelons que c’est pour contrer les effets de l’iode-131 sur l’organisme que des pilules seront bientôt distribuées partout en Belgique, en cas d’accident nucléaire civil. C’est à tous les habitants des zones en conflit potentiel et éloignés qu’il faudrait distribuer de telles pilules. Dire qu’une arme nucléaire n’aurait que des effets locaux est un mensonge largement répandu, mais qui ne résiste pas à une analyse scientifique. 

  Et que dire d’un emploi massif d’armes nucléaires. La doctrine proclamée par l’OTAN et les autres grandes puissances nucléaires est le non-emploi en premier. Mais dans une étape de tension extrême requérant l’emploi possible de l’arme nucléaire, que signifie vraiment le concept? Et quid des conséquences d’un lâcher accidentel en cas de tension internationale? La riposte serait alors justifiée. Dans ce cas, les conséquences seraient mondiales. Obscurcissement et refroidissement général, pollution chimique mondiale, modification du climat. Ce serait à un scénario bien plus grave que tous ceux prédits par les modèles actuels du réchauffement climatique que l’on observerait. Avec, en prime, l’extinction  possible de l’humanité.

  Dans son récent discours à Hiroshima, Barack Obama a, très hypocritement, plaidé pour un monde dénucléarisé. Plus de septante ans après les bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki, alors que tout le monde connaît les effets désastreux pour l’homme et l’environnement de l’emploi, même local, des armes nucléaires, il est temps que l’on se mobilise pour éradiquer cette menace majeure sur le futur de la vie sur Terre que sont les arsenaux nucléaires. 

Carte blanche - 7 juin 2016