Centre d'écologie appliquée du Hainaut

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lundi 4 juin 2018

Bulletin N°88 - Décembre 2017

EDITORIAL

Animations thématiques sur l’eau au Camping d’Epinois
Stage Découverte de la nature à l’Abbaye de Saint-Denis

ARTICLES

Les nuages, amplificateurs du réchauffement
Kate Marvel
La fonte des glaciers menace la biodiversité aquatique
Sophie Cauvy-Fraunié
Glyphosate Mais comment s’en passer ?
Jean-Baptiste Veyrieras
Demain, tous végétariens ?
François Brabant

REVUE DE LA PRESSE

* CLIMAT

La santé malmenée par le climat
En Marche – 15/02/18
Limiter le réchauffement à 1,5°C, une mission quasi-impossible
Le Soir – 15/02/18

* ENVIRONNEMENT

Bruxelles, une capitale champignon
La Libre Belgique – 11/12/17
Opération « Air Propre » à l’UNamur
La Libre Belgique – 19/02/18 p.28

* ENERGIE

Une cellule solaire à pérovskite plus stable
Pour la Science – 18/12/17
La géothermie pour chauffer tout un zoning
Le Soir – 10/02/18
Aucune décision sur les déchets nucléaires avant des décennies
Le Soir – 11/02/18

* DEVELOPPEMENT DURABLE

Cette bactérie transforme des déchets toxiques en or pur
Science & Vie – 05/02/18
La mode n’est toujours pas au vert
Imagine – Janvier/Février 2018

* BIODIVERSITE

L’invasion des écrevisses américaines inquiète
Le Soir – 19/02/18
Un modèle universel inédit de survie des espèces
La Recherche – 20/02/18

* POLLUTION

L’Union européenne veut faire la nique au plastique
Le Soir – 17/01/18

* NOUVELLES BREVES

Bulletin N°89 - Mars 2018

Record d’espèces en danger Le nombre d’espèces animales et végétales menacées a atteint un nouveau record en 2017, indique le WWF dans son bilan annuel. Les pangolins (petit mammifère insectivore présent en Afrique et Asie), les koalas et les hippocampes sont parmi les plus en danger. La liste rouge mondiale des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) inventorie 25800 espèces animales et végétales menacées. Le nouveau record négatif enregistré en 2017 concerne près de 30% de toutes les espèces examinées, note le WWF. A titre de comparaison, 24 000 espèces étaient considérées comme menacées fin 2016. La Libre Belgique – 28 décembre 2017

Emeutes climatiques Un lien statistique a pu être établi entre sécheresse et troubles sociaux : un mois de sécheresse suffit à augmenter de 10% la probabilité d’émeutes en Afrique subsaharienne. Science & Vie - Décembre 2017

Où sont passés les insectes ? La biomasse des insectes volants aurait diminué de 76% ces trois dernières décennies dans les zones protégées allemandes. Un chiffre alarmant, sachant que ces animaux assurent 80% de la pollinisation des fleurs sauvages et constituent 60% de la nourriture des oiseaux. Science & Vie - Décembre 2017

Montée des eaux Les premières ont été englouties C’est un fait bien connu : le niveau de la mer monte en moyenne de 3 mm tous les ans. Et certaines régions du monde subissent une montée encore plus inquiétante, à l’image du Pacifique où les alizés provoquent une accumulation d’eau, entraînant une élévation de 12 mm par an. A tel point que des chercheurs de l’université de la Sunshine Coast (Australie) ont constaté la disparition de 8 îles dans l’archipel de Pohnpei, en Micronésie! Le substrat friable de ces terres s’est probablement érodé sous l’effet des vagues et de l’élévation du niveau de la mer. Etonnamment, l’île principale de cet archipel ne présente que très peu de signes d’érosion. Il semble que les mangroves et les lagons qui l’entourent agissent comme des tampons qui absorbent l’énergie des vagues et ainsi protègent les côtes de l’érosion. Les mangroves permettent aussi de fixer les sédiments grâce à leur système racinaire. Ces archipels, qui sont les premiers lieux sur Terre à subir une forte montée des eaux, fournissent un bon aperçu des différents effets du phénomène : certaines îles vont disparaître alors que d’autres ne s’éroderont quasiment pas. Science & Vie - Décembre 2017

En zone de braconnage, les éléphants vivent la nuit C’est en suivant avec des balises GPS les déplacements d’une centaine d’éléphants que des chercheurs néerlandais sont arrivés à la conclusion inattendue : lorsque des braconniers les menacent, les pachydermes s’adaptent en se déplaçant de préférence la nuit. Plus précisément, les zones où la proportion d’éléphants tués illégalement était la plus forte correspondent à celles où le plus grand nombre de ces animaux devenaient « nocturnes ». Les « braconniers, dans les zones du Kenya que nous avons étudiées, ne chassent pas la nuit parce qu’ils sont mal équipés et aussi parce qu’ils craignent les lions et les buffles, précise Festus Ihwagi, biologiste à l’université de Twente, au Pays-Bas. Du coup, les éléphants qui, naturellement, ne sont actifs que le jour, peuvent leur échapper en se déplaçant la nuit. » Les chercheurs ont constatés qu’en présence de populations de pasteurs ou de touristes, les éléphants ne modifient leur comportement qu’à la marge. Au final, cette proportion de déplacements nocturnes pourrait devenir un indicateur en temps réel précieux pour les autorités, soucieuses d’arrêter cette chasse illégale. Science & Vie - Décembre 2017

Consomme-t-on des OGM sans le savoir ? Oui, nous consommons des OGM à la fois de façon directe et indirecte. L'étiquetage n'est pas toujours transparent à cet égard. Voici comment s'y retrouver. En Europe, 70 OGM — tous importés d'Asie ou des Etats-Unis— sont autorisés pour la consommation des animaux d'élevage ou plus rarement pour la consommation humaine. Ces produits doivent porter la mention "OGM" dès que leur teneur dépasse 0,9 %. En revanche, l'étiquetage n'est pas obligatoire pour les produits issus d'animaux qui ont consommé des OGM, et qui se retrouvent donc dans la viande, le lait et les œufs. L'UE a ainsi importé 34,6 millions de tonnes de soja transgénique pour nourrir le bétail en 2013. Autre faille : rien n'oblige les établissements de restauration collective (cantines, restaurants) à indiquer si des OGM figurent au menu. Une mention "sans OGM" existe Et le bio ? Tous les produis étiquetés "agriculture biologique" doivent contenir moins de 0,9 % d'OGM pour bénéficier du label. Une teneur qui peut être réduite à moins de 0,1 % voire à 0 % (portant alors la mention "sans OGM") si le producteur prend des dispositions particulières sur les méthodes de production et de contrôle. Science & Vie - Février 2018

Où les requins passent, les algues repoussent Dans certains récifs coralliens, la présence des requins peut être bénéfique au développement des algues. Pourquoi ? Parce qu’ils effraient les poissons herbivores! A marée haute, c’est-à-dire quand les requins sont entrés, les herbivores évitent de se nourrir dans ces lieux pourtant 20 fois plus riches en algues, que les scientifiques ont baptisés « hot spots de peur ». Sciences et Avenir - Février 2018

Le réchauffement féminise la population de tortues vertes La température plus élevée du sable influe sur le sexe dans l’œuf avant l’éclosion. La grande majorité des tortues vertes qui évoluent au nord de la Grande Barrière de corail australienne sont désormais des femelles, avertit Michael Jensen, biologiste à l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA). Une conséquence directe du réchauffement climatique que l’on pourrait résumer ainsi: plus le sable est chaud, plus il y a de naissances femelles. « La détermination du sexe a lieu au bout d’environ 15 jours après l’enfouissement des œufs dans le sable et dépend effectivement de la température », explique Marc Girondot du Laboratoire écologie, systématique, évolution à l’université de Paris-Saclay. En dessus de 29°C les mâles sont majoritaires, au-dessus de 31°C ce sont les femelles. L’espèce n’est pas forcément menacées pour autant, car les tortues vont s’adapter et iront pondre à des latitudes plus élevées. « Quelques tortues marines viennent maintenant pondre dans le sud de la France », témoigne Marc Girondot. Sciences et Avenir - Février 2018

La couche d’ozone peine à se rétablir A certains endroits, au-dessus des tropiques et des zones densément peuplées, la couche d’ozone continue à s’amincir, selon une étude internationale dirigée par l’EPFZ et l’Observatoire physico-météorologique de Davos (Suisse). Jusqu’ici, les spécialistes partaient du principe que la couche d’ozone, qui protège la vie sur terre du rayonnement ultraviolet, se rétablirait, ou du moins se stabiliserait, d’ici à 2050. Les principales substances nuisibles – en premier lieu les CFC (chlorofluorocarbones) et leurs préparations – sont en effet interdites par le Protocole de Montréal entré en vigueur en 1989. Or, selon cette étude, la concentration d’ozone continue de diminuer entre le 60e degré de latitude sud et le 60e degré de latitude nord dans la partie inférieure de la stratosphère. C’est là que la couche est la plus dense. Le Soir – 7 février 2018

Les phénomènes météo extrêmes vont augmenter Selon une étude publiée mercredi 14 février dans la revue Science Advances, la probabilité d’alternance de périodes chaudes et sèches et de pluviosité extrême va augmenter, sous l’effet de la hausse de températures et du niveau des océans, même si les objectifs de l’accord de Paris sur le climat sont atteints. « Nous avons déterminé que les humains ont déjà accru la probabilité d’événements extrêmes historiquement inédits (…) de plus de 50% à 90% en Amérique du nord, en Europe et dans l’est de l’Asie », indiquent les chercheurs des universités américaines de Stanford, Columbia et Dartmouth College. Selon les tendances actuelles, les vagues de chaleur sont cinq fois plus susceptibles de se produire dans la moitié de l’Europe et plus d’un quart de l’Asie. Le Monde – 16 février 2018

Un parking de dissuasion qui aime les vélos Informer sur la qualité de l’air, c’est bien. Œuvrer pour qu’elle rest bonne à long terme, c’est mieux. A cet égard, les mesures visant à réduire le trafic automobile dans les rues de la capitale sont essentielles. L’administration régionale a innové, il y a peu, en octroyant un permis d’environnement d’un genre nouveau à un promoteur immobilier désireux de réaliser un projet d’envergure dans une rue située sur la commune d’Auderghem, à la frontière avec la Flandre (Overijse). Outre des immeubles et des villas, le projet comprend un parking de 186 places privées et de 59 publiques. Eloigné et situé à proximité d’axes routiers très embouteillés, le quartier est très mal desservi par les transports en commun. Mais il est proche de deux itinéraires cyclables permettant de rejoindre aisément et en sécurité le cœur de la ville. Le permis prévoit ainsi que le promoteur devra consacrer une partie des places publiques pour créer un parking sécurisé pour 172 vélos. L’idée est d’inciter les navetteurs à laisser sans crainte sur place en fin de journée, lorsqu’ils auront repris leur voiture pour rentrer chez eux. Les tarifs du parking public seront préférentiels pour les navetteurs-cyclistes. En cas de succès, Bruxelles Environnement entend bien « en faire une habitude » Le Soir – 22 février 2018

Bulletin N°89 - Mars 2018

Chers membres,

Dans ce bulletin, vous trouverez des articles sur des sujets d’écologie variés : notamment sur l’importance de consommer moins de viande, sur la biodiversité aquatique menacée par la fonte des glaciers, sur les solutions prometteuses pour se passer de glyphosate ainsi que sur les nuages, amplificateurs du réchauffement - pour prédire avec précision à quel point le changement climatique réchauffera la Terre, il faut déterminer l’influence des nuages.

Le CEAH réalise aussi des activités formidables grâce à des membres bénévoles et à nos dynamiques animatrices tels les stages au Camping d’Epinois ou à Saint-Denis et la balade autour du Mont Panisel à la découverte des plantes sauvages comestibles.

Bonne lecture.
Le Président

Bulletin N°88 - Décembre 2017

In Memoriam Jean Lhoëst

C’est avec une immense tristesse que nous vous annonçons que Jean Lhoëst nous a quittés le 24 octobre à l’âge de 87 ans.

Administrateur du CEAH pendant de nombreuses années, ami intime du professeur Piérart, il était toujours fidèle, accompagné de son épouse Francine, aux diverses activités du Centre.

Passionné de mycologie, il parcourait en automne des kilomètres dans la région de Couvin pour récolter des champignons qu’il identifiait avec méticulosité, étiquetait et nous apportait pour enrichir nos expositions et animations. Il a participé à de nombreux congrès et des journées mycologiques organisées en Belgique et à l’étranger.

Toujours prêt à aider, à rendre service, il a été un maillon indéfectible pour assister le Centre pendant la longue maladie du professeur Piérart.

Nous lui devons une énorme reconnaissance pour toute l’aide qu’il nous a apporté toujours avec son enthousiasme et son sourire, et n’oublierons pas ses conseils intéressants, ses connaissances, ses encouragements qui nous manqueront.

Nous souhaitons à son épouse beaucoup de courage pour traverser cette pénible épreuve.

Bulletin N°88 - Décembre 2017

ÊTES-VOUS TERRIENS OU MARTIENS ?
PLAIDOYER POUR UNE ÉCONOMIE PERMACIRCULAIRE

Dominique Bourg, University of Lausanne & Christian Arnsperger, University of Lausanne

L’ouvrage Ecologie intégrale - Pour une société permacirculaire a ceci d’édifiant qu’il propose en moins de 200 pages accessibles un cadre de réflexions et d’actions (très) exigeant ET très ouvert, le tout sur base de constats choisis avec parcimonie et pertinence. Au programme : deux principes régulateurs - la permacircularité, soit recycler mais surtout réduire, et la sobriété volontaire - et une réflexion sur la création d’une culture où les libertés individuelles peuvent se coproduire et co-évoluer à travers une pluralités de trajectoires encadrées par ces deux principes régulateurs. Une lecture incontournable pour tous ceux qui veulent sérieusement que les choses changent. Vraiment stimulant. Vous trouverez ici une présentation originale de l’ouvrage par les auteurs eux-même.

Terriens ou Martiens? La question peut paraître oiseuse. Elle semble pourtant avoir déjà été tranchée dans l’esprit des propagandistes de la fuite en avant technologique et des décideurs qu’ils hypnotisent.

Et nous ne cessons d’y répondre nous-mêmes par nos modes de vie, par leur effet global cumulé. En dépassant les capacités de charge de la planète (que l’on mesure avec l’« empreinte écologique ») ou en franchissant (pour considérer une autre batterie d’indicateurs globaux) les « limites planétaires », nous agissons quasiment tous comme si nous disposions d’une autre planète – comme si Mars s’apprêtait à nous accueillir ! Ce « nous » masque certes des inégalités dans la responsabilité, mais il s’agit ici d’aborder un autre aspect du problème.

Le niveau global où se situent les indicateurs pertinents pour évaluer l’impact de nos activités sur la planète est, pour nous autres humains, d’ordre purement scientifique. Il renvoie à une dimension de la réalité à laquelle nos sens ne nous donnent aucun accès et il n’est actuellement pris en charge par aucune instance politique.

Le Conseil de sécurité des Nations unies veille à la paix mondiale mais pas au non-franchissement des limites planétaires, même si les questions environnementales peuvent désormais y avoir droit de cité. L’Accord de Paris de 2015 a représenté à cet égard un réel progrès. Dans un ouvrage qui vient de paraître (Écologie intégrale : pour une société permacirculaire, Éditions Puf), nous proposons de faire entrer cet horizon global dans l’arène démocratique. Nous proposons de transformer en objet de décision politique (en prenant l’échelle d’une nation particulière) la question du non-franchissement des limites planétaires. Et nous prétendons que la réponse à cette question conditionne la faisabilité d’une économie authentiquement circulaire. La seule qui nous permette de continuer à vivre sur Terre.

Suite de l'article dans le Bulletin du CEAH

Bulletin N°88 - Décembre 2017

VOLCANS - CEUX QUE L'ON AURAIT PU AVOIR ET CEUX QUI POURRAIENT ÊTRE À L' ORIGINE DE LA VIE
- Robert Fourneau -

Au milieu de l'ère primaire, des appareils volcaniques énormes ont percé les terrains des plis calédoniens, mais l'érosion les a depuis complètement arasés. On ne retrouve que leurs cheminées complètement solidifiées en roches de type granitique ou de coulées basaltiques interstratifiées dans les terrains sédimentaires proches, essentiellement en Brabant wallon occidental et Hainaut septentrional. Les cheminées solidifiées et arasées ont été exploitées verticalement pour en faire les pavés belges foncés (« porphyre » de Lessines et Quenast ; roche microdiorite quartzifère et les clairs: rhyolite à Gembloux, Ecaussines, Malonne et ce en petites cheminées ou à front de carrière à roches sédimentaires.

Mais à peine à 1 ou 2 kilomètres de la frontière belgo-allemande (localité d'Ormont), en Eifel prolongeant les terrains du Devonien inférieur de l'Ardenne, apparaissent dans le paysage de facettes horizontales de pénéplanation, toute une série d'appareils volcaniques de deux types: des buttes de différentes formes en relief positif, élevé de quelques dizaines de mètres et des creux subcirculaires perçant les surfaces planes et parfois ceinturées d'un rempart de quelques mètres de hauteur, appelés maar(e) en allemand, maar(s) en français, et dont le fond actuel est occupé par une masse lacustre ou palustre.

Certains sont apparus dès le Miocène au Tertiaire, mais la plupart des 200 volcans de l'Eifel ont fonctionné entre 30 Ka BP et l0 Ka BP, et en fonction de leur périodicité de phases actives, rien n'indique qu'ils soient définitivement éteints. Leur localisation dans cette partie des massifs dus au plissement hercynien semble d'une part liée à une plus faible épaisseur de l'écorce terrestre en cet endroit (50 kilomètres par rapport aux 70 de l'Ardenne) et d'autre part à l'existence de nombreuses failles proches du graben rhénan. Toutefois dans le Massif central français et dans la partie méridionale du Massif de Bohême, sont apparus également des appareils volcaniques à travers une écorce épaisse de 70 à 90 kilomètres, mais il est vrai que ces massifs sont plus proches des parties sud-occidentale et orientale des Alpes que l'Ardenne. Les Alpes en effet se sont formées en phases successives étalées sur des millions d'années sous l'effet des poussées des plaques méridionales méditerranéennes et africaines et les contrecoups se sont manifestés eux-aussi vers le nord en autant de phases soulevant les vieux massifs caledono-hercyniens septentrionaux ou les fracturant en laissant se développer différentes phases d'activité volcanique au fil du temps.

Suite de l'article dans le Bulletin du CEAH

Bulletin N°88 - Décembre 2017

GÎTES ET FILONS DE WALLONIE
- Robert Fourneau -

C'est en fonction de l'histoire géologique complexe de la Wallonie que les minéraux retrouvés sont tels qu'ils sont quant à leur nature et quant à leur localisation. D'autre part, la Wallonie est célèbre par la découverte d'une douzaine d'espèces minérales, des « Locus typicus » servant de références internationales, telle la très rare « ardennite » découverte en 1872 à Salm-le-Château, d'un beau jaune d'or incrustée dans du quartz blanc mais dont les « occurrences », lieux d'apparition, sont maintenant remblayés.

1. Les minéraux en gîtes associés à la sédimentation des terrains de l'ère primaire

a) Dans l'Ordovicien Salmien se disposent des couches à manganèse caractéristiques d'une époque à géochimisme très actif avec cristallisation en minéraux typiques: ardennite et ottrélite.
b) Dans toutes les formations du Dévonien s'est déposé du fer oligiste et de la baryte avec de ci de là un peu de pyrite (sulfure de fer) du zinc et du plomb, très peu de cuivre et de nickel.
c) Dans toutes les formations gréseuses du Dévonien inférieur (Gedinnien et Siegenien) on trouve de l'or et de la tourmaline noire.

2. Les minéraux liés au métamorphisme accompagnant les phases de plissement de l'ère primaire
Ils dépendent des températures et des pressions élevées dans les différentes parties d'un plissement et de la nature chimique des roches affectées par ce plissement.
a) La magnétite se forme dans les séries riches en fer oligiste.
b) Des silicates ferromagnésiens dans les schistes micacés du Dévonien inférieur (Bastogne) ou du Cambrien (Devillien).
c) Des silicates manganésifères dans les phyllades du Salmien (ottrélite, spessartine).
d) De la spessartine grenatifère et manganésifère dans les grès et les schistes du Salmien (coticule ou novaculite).

Suite de l'article dans le bulletin N° 88 du CEAH

Bulletin N°88 - Décembre 2017

EDITORIAL

Invitation à la prochaine Assemblée Générale le samedi 3 février 2018
Hommage à Jean Lhoëst

ARTICLES

Volcans – Ceux que l’on aurait pu avoir et …l’origine de la vie
Robert Fourneau
Gîtes et filons de Wallonie
Robert Fourneau
Pourquoi l’une fond et l’autre pas
Henri Dupuis
Plaidoyer pour une économie permacirculaire
D. Bourg & C. Arnsperger
Quelle forêt demain ?
Enquête de Hugues Dorzée

COMPTES RENDUS

Commémoration du 72ème anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki
Hommage à Marcel Poznanski
Hiroshima : En finir avec l’armement nucléaire !
Compte rendu des activités du deuxième semestre

REVUE DE LA PRESSE

* ENERGIE

Le gaz naturel est-il un allié ou un ennemi du climat ?
Inter-Environnement-Wallonie – 07/11/17
Les biocarburants, la grande désillusion
La Libre Belgique – 26/11/17
Pacte énergétique : de grands objectifs, pas de mesures concrètes
Le Soir – 28/11/17

* CLIMAT

La couche d’ozone se rétablit lentement
Le Soir – 16/10/17
Le changement climatique menace 2 fois plus de sites naturels…
LInternaute.com – 13/11/17
Bonn : une lente accélération de l’action climatique mondiale
Le Soir – 19/11/17

* DEVELOPPEMENT DURABLE

Pour Terra Nova, le règne de la viande est révolu
Le Monde – 24/11/17
La société civile, moteur de la transition écologique
IEW – 15/06/17

* ENVIRONNEMENT

Du bois, en v’là !
Athena – Octobre 2017
La forêt décryptée dans un grand livre
Le Soir – 15/08/17
Nids à microbes
Imagine – Juillet/Août 2017

* POLLUTION

Dépolluer l’air des villes – Le rôle de l’arbre urbain
Plantes & Santé – Novembre 2017
Une carte interactive sur la qualité de l’air en Europe
Le Vif – 16/11/17
Pesticides et productivité agricole
Athena – Octobre 2017

* NOUVELLES BREVES

Bulletin N°88 - Décembre 2017

Comme chaque année les activités estivales ont commencé par les stages, en juillet celui de l’Abbaye de Saint-Denis qui en est à sa 8ème édition et qui remporte toujours un vif succès.

La saison se clôture avec les expositions et animations dans les écoles de Dour, Flénu, Jemappes, Bonsecours, Sirault et Saint-Ghislain, suivies par le week-end au Bois organisé par la Ronde Maison de Jurbise et les animations dans le camping d’Epinois qui cette année se sont avérées difficiles à gérer. Les dates d’animations s’effectuaient au même moment que le tournage d’un film. L’équipe de production n’a malheureusement pas respecté ses engagements écrits, nous avons dû œuvrer dans un total irrespect de notre travail, vitesse excessive dans le camping pourtant limitée à 10 km/h alors que de nombreux enfants étaient présents, non-respect des chemins et des parcelles là où les champignons poussaient, ils se servaient de ces lieux comme parking ou de terrain de manœuvre, stationnements des voitures à quelques mètres de la porte du local communautaire alors que le terrain était très boueux suite aux pluies persistantes et que 50 à 60 enfants devaient y accéder en même temps. Andrée et plusieurs enseignants sont intervenus pour qu’une sécurité minimale soit obtenue. Le CEAH remercie Andrée et Michel qui ont fait leur possible pour éviter les incidents dans ces conditions difficiles et pour avoir accueilli les écoles malgré tout ravies de l’abondance des champignons.

Bulletin N°88 - Décembre 2017

Les coraux au Japon touchés par le réchauffement climatique Les coraux les plus septentrionaux du monde avaient jusqu'ici échappé au blanchissement, phénomène lié au réchauffement climatique. Mais selon les conclusions d'un chercheur japonais, environ 30% des récifs dans l'archipel méridional d'Okinawa sont endommagés. Globalement dans les zones tropicales, depuis 2015, les récifs coralliens ont connu une température au-dessus de la normale. Plus de 70% d'entre eux ont connu ce réchauffement pendant assez longtemps pour subir un blanchissement, suivi de la mort si l'eau ne refroidit pas. Une situation grave: les récifs coralliens abritent 30% des espèces animales et végétales marines. La Libre Belgique – 19 juillet 2017

La Californie prolonge son marché des droits à polluer jusqu'en 2030 La législature de l'Etat de Californie a voté lundi deux lois destinées à combattre le changement climatique, d'une part en prolongeant le marché des droits à polluer jusqu'en 2030, et d'autre part en fixant de nouvelles directives pour mesurer la pollution de l'air. "Cet accord montre une fois de plus que la Californie est plus que prête à faire un pas pour prendre la main là où Washington ne le fera pas", a déclaré Kevin de Léon, président du Sénat de Californie, en allusion à l'annonce du retrait des Etats-Unis à l'accord de Paris. Cela "garantit que la Californie va remplir ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre de 40 % en 2030 par rapport à 1990", explique Jerry Brown, gouverneur de l'Etat. La Libre Belgique – 19 juillet 2017

Une larve dévoreuse de plastique Chaque année, quelque 80 millions de tonnes de polyéthylène sont produites dans le monde. Un plastique particulièrement résistant, essentiellement utilisé dans les emballages. Représentant 40 % des plastiques consommés en Europe, ils terminent la plupart du temps leur vie dans les océans, où ils s'accumulent en formant de gigantesques soupes de microparticules toxiques pour la vie marine. La découverte récente d'une larve capable de dévorer cette résine thermoplastique permet d'espérer accélérer la dégradation de ce polluant qui met plus d'un siècle à disparaître. Les étonnantes facultés de cette larve ont été découvertes par hasard par Federica Bertocchini, une chercheuse espagnole. Cette apicultrice amateure s'est étonnée que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire de ses ruches étaient rapidement criblés de trous. Elle a été surprise de constater qu'ils étaient tout simplement mangés par les larves de la fausse teigne de la cire (Calleria mellonelta), un papillon très répandu. Des études menées ensuite au Royaume-Uni ont confirmé que ces larves dégradaient le plastique très rapidement, probablement en brisant chimiquement ses molécules avec une substance produite par leurs glandes salivaires. Les chercheurs vont maintenant s'assurer qu'une enzyme est bien à l'origine de la dégradation du polyéthylène pour ensuite fabriquer celle-ci à une échelle industrielle, grâce à la biotechnologie. Il sera alors plus facile de liquider les montagnes de déchets plastiques qui se sont accumulés en décharge et dans les océans. Imagine – Juillet 2017

La planète vit désormais "à crédit" L'humanité aura consommé la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an ce mercredi 2 août. Elle vivra donc "à crédit" jusqu'au 31 décembre, selon l'ONG Global Footprint Network, qui souligne que ce moment, le "jour du dépassement", survient de plus en plus tôt chaque année. Dans ses calculs, l'ONG tient compte de l'empreinte carbone, des ressources consommées pour la pêche, l'élevage, les cultures, la construction et l'utilisation d'eau. L'an dernier, le "jour du dépassement" était survenu le 8 août; en 1980, c'était le 3 novembre. La Libre Belgique – 2 août 2017

-6% de rendement du blé à chaque degré en plus Le changement climatique va faire baisser les rendements de cultures comme le riz, le blé ou encore le maïs, selon une étude publiée mardi soir. "Chaque hausse d'un degré Celsius de la température moyenne dans le monde réduit d'environ 6% le rendement du blé", selon l'étude. Pour le riz, la baisse serait de 3,2% et pour le maïs de 7,4%. Même si, dans certaines régions, une hausse des températures ferait augmenter les rendements, la tendance globale serait à la baisse. La Libre Belgique – 17 août 2017

Les particules au pied du mur À Paris, des panneaux recouverts de végétaux intriguent beaucoup les passants. La ville teste en effet le « City Tree », un mur végétal composé de mousse naturelle qui absorbe gaz carbonique, dioxyde d'azote et particules fines. Il capterait autant de CO2 que 275 arbres! Équipé de panneaux solaires et d'un système de récupération de l'eau de pluie, le dispositif ne nécessiterait que quelques heures de maintenance par an. C'est la PME allemande Green City Solutions, qui teste le City Tree à Paris, notamment place de la Nation. Toujours sur une base annuelle, une seule installation peut filtrer la pollution produite par 417 voitures. Outre Paris, la start-up a installé ses arbres connectés dans les villes de Dresde et de Klingenthal, en Allemagne, à Oslo, en Norvège, ainsi qu'à Hong Kong. Plantes & santé - Novembre 2017

Contourner Monsanto Former un maximum de citoyens à la reproduction et à la conservation des semences traditionnelles: c'est le défi lancé par la ferme de Sainte-Marthe avec le mouvement Graines de vie. Les personnes ayant bénéficié, le temps d'un week-end, de cette formation gratuite, s'engagent ensuite à former d'autres personnes à ce savoir-faire. On devient alors «ambassadeur de la biodiversité», et protecteur des variétés potagères et fruitières menacées de disparition par Monsanto et d'autres géants de l'agro-business. www.groinesdevie.net Plantes & santé - Novembre 2017

Une truffe au Royaume-Uni! La truffe noire du Périgord a pu être pour la première fois cultivée au Royaume-Uni, conséquence du réchauffement climatique, ont annoncé des chercheurs de l'université de Cambridge et de la société Mycorrhizal Systems Ltd. La Tuber melanosporum, de son nom scientifique, se trouve majoritairement en France, dans le Lot et le sud-est du pays. On la trouve également en Espagne et en Italie. Mais elle a pu être récoltée pour la première fois au mois de mars à Monmouthshire (sud du pays de Galles), à l'issue d'un programme mené par MSL et des fermiers locaux. La truffe récoltée en mars s'est développée dans les racines d'un chêne méditerranéen qui avait été planté en 2008 et spécialement traité pour encourager la production de ce champignon rare. D'un poids de 16 grammes, cette première récolte a été conservée pour la postérité. Le Soir – 7 novembre 2017

Tribune alarmiste pour la planète Anniversaire peu glorieux : il y a vingt-cinq ans, en 1992, 1.700 scientifiques appelaient à changer la relation de consommateur que nous avons avec la planète. Un quart de siècle plus tard pourtant, pas plus d'avancées. Les craintes sont toujours les mêmes, encore aggravées, du côté de la communauté scientifique qui réitère aujourd'hui le cri d'alarme. 15.364 scientifiques de 184 pays appellent, dans cette tribune publiée lundi 13 novembre dans la revue Bioscience, à «se remémorer leur mise en garde » de 1992. Car «non seulement l'humanité a échoué à accomplir des progrès suffisants pour résoudre ces défis environnementaux annoncés, mais il est de surcroît très inquiétant de constater que la plupart d'entre eux se sont considérablement aggravés ». Treize « nouvelles » recommandations En réaction, la communauté scientifique établit une liste en treize points de recommandations plus qu'urgentes. Parmi elles, la réduction du taux de fécondité, celle du gaspillage alimentaire, ou le désinvestissement dans des secteurs pour encourager nos changements de consommation et ses conséquences environnementales. Ces changements passent notamment par la promotion de nouvelles technologies vertes et la réduction progressive des aides aux productions d'énergie utilisant des combustibles fossiles. Le manifeste a été signé par des scientifiques de nombreux secteurs : biologistes, physiciens, astronomes, chimistes ou encore agronomes, spécialiste du climat ou des océans, de zoologie ou d'halieutique. Parmi eux, 250 Belges dont le climatologue de l'UCL Jean-Pascal van Ypersele. Tous prônent la diminution de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) et de notre utilisation des combustibles fossiles. Ce n'est pourtant pas gagné : alors que les émissions de GES s'étaient stabilisées ces trois dernières années, elles devraient repartir à la hausse (+2 %) cette année. « Un grand pas en arrière pour l'humanité» selon certains experts. Pour d'autres, la perspective à plus long terme pourrait être moins sombre. En effet, des fluctuations dans les émissions sont attendues et si la reprise économique mondiale est pour beaucoup dans cette hausse, les gros pollueurs comme la Chine agissent enfin pour réduire leurs émissions. Ces émissions doivent atteindre leurs sommets en 2020 selon les experts. A partir de cette date, la réduction devra être drastique pour avoir encore une chance d'échapper au seuil critique du réchauffement climatique. «.Nous avons beaucoup appris depuis 1992», affirment ces 15.364 scientifiques, «mais les avancées sur le plan des modifications qu'il faudrait réaliser de manière urgente en matière de politiques environnementales, de comportement humain et d'inégalités mondiales sont encore loin d'être suffisantes.» La mise en application de l'accord de Paris sur le climat de 2015 ainsi que les décisions qui seront prises aux termes de la COP23 d'ici le 15 novembre devront être efficaces sinon, comme le conclut le manifeste, « il sera bientôt trop tard ». Le Soir –14 novembre 2017

La Terre davantage polluée par la lumière artificielle La Terre est de plus en plus inondée de lumière artificielle. Un phénomène aggravé par la nouvelle technologie des lampes à diode électroluminescentes (LED), montre une analyse des observations d'un satellite. Cette pollution lumineuse grandissante affecte la santé humaine, les animaux et les plantes. Ces chercheurs ont déterminé que l'éclairage planétaire s'est accru (en quantité et intensité) d'environ 2 % par an de 2012 à 2016. La Libre Belgique – 24 novembre 2017

Non à la soupe de plastique Mer du Nord La Belgique lance un plan d'action contre les déchets marins. Un jour, y aura-t-il davantage de déchets de plastique que de poissons dans nos océans? Certains le pensent. Quoi qu'il en soit, la pollution des mers par les déchets plastiques est désormais considérée comme une menace considérable pour l'environnement. Face à ce constat, le gouvernement fédéral vient d'adopter un plan pour lutter contre les déchets marins, dont, en mer du Nord, 90 % sont constitués de plastique. On peut trouver jusqu'à 20 000 éléments de déchets par km2 de fonds marins belges. Et sur les plages, une ville comme Ostende en évacue 80 tonnes chaque mois d'été. "Blue deals" Les conséquences des déchets marins ? La faune marine s'y fait piéger ou les avale. Les microplastiques aboutissent dans la faune marine et le corps humain via la chaîne alimentaire. Les déchets endommagent infrastructures portuaires, centrales électriques, matériel de pêche... Parmi les 55 mesures inscrites dans le plan, réalisé avec des scientifiques belges, figure la réduction des microbilles de plastique, parmi les déchets les plus fréquents. Un engagement a été ainsi conclu avec le secteur belge des cosmétiques pour stopper cet usage répandu dans cette industrie. D'autres "blue deals" seront conclus avec les parcs éoliens, le secteur du dragage, de l'extraction de sable, de l'aquaculture ou de la pêche, afin de lutter, de manière spécifique, contre les déchets marins. Au port d'Anvers, des transporteurs, des logisticiens et des producteurs se sont déjà engagés à éviter la dispersion des granulés plastique dans l'environnement. Autre initiative : l'épave du bateau West Hinder, patrimoine culturel qui gît au fond de nos eaux, sera débarrassée de son plastique en 2018. "Un tel récif artificiel peut profiter à une certaine vie marine, mais les filets de pêche y restent accrochés, ce qui menace cette vie marine", note le rapport du SPF Environnement. Mais qu'on ne s'y trompe pas : "les façons d'éliminer les déchets du milieu marin sont quasi inexistantes, la meilleure façon de les éviter est donc la prévention à la source." La Libre Belgique – 26 novembre 2017

lundi 22 janvier 2018

Bulletin N°88 - Décembre 2017

Cher(e)s membres,

Comme chaque dernier bulletin de l'année, celui-ci rapporte les allocutions de la journée commémorative au Parc Hibakusha, des frappes catastrophiques sur Hiroshima et Nagasaki mais de plus il rend hommage à notre collaborateur efficace qui s'y impliquait chaque année avec beaucoup de spontanéité et d'extrême bonne volonté, Marcel Poznanski. Hommage aussi est formulé à un de nos anciens collaborateurs en mycologie, Jean Lhoëst décédé il y a quelques mois.

Mais si les catastrophes humanitaires civiles dues au nucléaire sont monstrueuses, elles ne sont dues qu'à la bêtise de caractériels de la notion humaine, il ne faut pas oublier que des catastrophes naturelles peuvent faire aussi beaucoup de dégâts. C'est pourquoi à la demande de quelques membres du CEAH et des CNB, je me permets de rappeler ici quelques renseignements non exhaustifs sur le volcanisme de chez nous mais aussi des grands appareils connus ou peu connus qui ont changé ou qui peuvent encore modifier brusquement l'humanité et ses divers environnements par des émissions à l'échelle locale ou à celle de la planète toute entière telle le Samalas d'Indonésie qui en 1257 plongea la terre entière dans un hiver glacé de quelques années par son nuage obscurcissant et mortel et engloutissant des villes comme Pompéi ou le volcan de Bali, le Abui qui actuellement terrorise une énorme population périphérique.

Enfin pour ne pas oublier la partie écologique stricte de notre Centre, lisez le très bon article sur la Forêt et son avenir et celui sur les fontes des calottes glaciaires polaires actuelles mais n'oubliez pas aussi de tirer un coup de chapeau à nos animatrices pour leur implication à ouvrir à la jeunesse notre nature locale, ce qui nous porte à un avenir optimiste pour les prochaines générations.

A toutes et à tous bonnes fêtes de fin d'année et une année 2018 fertile en bonnes informations.

Le Président

lundi 31 juillet 2017

Stage pour jeunes

Le CEAH, organise

un stage nature à l'Abbaye de Saint-Denis

Rue de la Filature, 4
7034 Saint-Denis (MONS)

Pour les enfants de 8 à 12 ans

du 16 au 20 juillet 2018

de 9h à 16h avec une garderie gratuite dès 8h et jusque 16h45, si nécessaire sur demande cet horaire peut être étendu
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Guide nature brevetée CNB : Bernadette Lamblin

Sur les traces du Petit Prince de Saint Exupéry, venez découvrir tout en vous amusant le monde fascinant de la forêt et de la mare, les nombreuses relations existant entre les plantes, les animaux, et bien d'autres...
Lors des promenades, découvrez la vie des escargots, des araignées, des fourmis, des abeilles, des champignons…
Au moyen d’une loupe binoculaire et d’un microscope allez à la découverte de tout un monde mystérieux...

En cas de mauvais temps les animations se déroulent en salle

Renseignements et inscription : par téléphone : 0479 78 26 62 après 17h
et sur l'adresse : c-e-a-h@hotmail.com

Le prix du stage de 5 jours : 80 euros (75 par enfant d'une même fratrie).

Nombre de places: maximum 12 enfants, stage ouvert dès 8 participants


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La garderie est gratuite, possible le matin et en fin de journée, selon les horaires communiqués dans la publicité du stage.
Selon vos revenus, vous bénéficiez d’une déductibilité fiscale pour: «frais de garde» jusqu'à 11 ans, et une possibilité d'intervention de votre mutuelle.

L’inscription est effective au paiement du stage
En cas d’annulation de votre part, le stage n’est pas remboursé. Toutefois, si l’annulation est liée à une maladie de l’enfant, nous remboursons 50% du montant du stage, moyennant un certificat médical. Si l’enfant a démarré le stage, le remboursement se fait au prorata du nombre de journées de stage non suivies. Nos remboursements sont effectués exclusivement par virement bancaire.

Ce que nous vous demandons avant le stage:
Vous recevrez un courrier récapitulatif (lieu, conseils vestimentaires, ...). Nous vous demanderons de remplir une fiche de renseignements. Cette fiche reste confidentielle. Elle nous permet de nous adapter à votre enfant: allergies, particularités.
Il est important que nous connaissions un souci de santé avant le stage afin d’évaluer notre capacité à encadrer votre enfant, et afin de préparer nos journées de stage en fonction des contraintes éventuelles que cela implique..

Les contacts avec l’animateur en cours de stage:
Lors du premier jour, nous vous proposons d’arriver un peu à l’avance pour avoir le temps de faire connaissance.
Nous sommes chaque jour à votre écoute pour vous raconter la journée de votre enfant.
Vous pouvez nous joindre en cours de journée si nécessaire.

Le retour à la maison:
Il est essentiel que vous nous indiquiez qui vient chercher l’enfant si ce n’est pas vous, et ce dès le matin.

Assurance des enfants:
Les enfants sont assurés par nos soins. Cette assurance couvre les dommages corporels qu’un enfant peut s’occasionner à lui-même.
Il est loisible pour les parents de contracter une assurance supplémentaire pour étendre la couverture.
Les assureurs recommandent aussi que les parents possèdent une assurance en responsabilité civile (si votre enfant occasionne un dommage à un tiers).
En cas d’accident, notre priorité sera le soin immédiat de l’enfant. Si nous l’estimons nécessaire, nous appelons une ambulance, ou emmenons l’enfant à l’hôpital. Dans les deux cas, l’animateur se rend à l’hôpital pour s’occuper de l’enfant, et rejoint son groupe une fois que l’enfant est avec son parent ou responsable légal. Pendant l’absence de l’animateur, le groupe reste avec l’autre encadrant.
Si un enfant ne se sent pas bien en cours d’une journée, nous vous appelons pour vous le signaler et en discuter avec vous.

En fin de stage:
Nous vous remettons une attestation pour obtenir la déductibilité fiscale (valable uniquement pour vos enfants en-dessous de 12 ans: pour plus d’informations: https://finances.belgium.be/fr/particuliers/famille/garde_enfants/declaration) ou 0257/257 57. A titre d’exemple, le maximum déductible pour les revenus 2016 est de 11, 20 euro par jour, mais tout dépend de la tranche dans laquelle se situe votre revenu.
Nous vous proposons aussi d’apporter le document de votre mutualité si celle-ci a prévu une intervention dans les stages (variable selon les Mutualités).
Pour estimer au plus juste le coût des stages, nous n’assurons pas d’envoi par courrier après le stage. Merci donc d’apporter les documents à remplir le dernier jour.

Nous vous remercions pour votre attention et espérons vous rencontrer lors de ce stages.

Bulletin N° 87 - juin 2017

EDITORIAL

Stage « Découverte de la nature » à Saint-Denis
Commémoration au Parc Hibakusha - samedi 5 août
Soirée-débat du Grappe « Vers la fin des armes nucléaires… » – mardi 26 septembre

ARTICLES

Plantes et champignons, un couple bien enraciné
Bérénice Robert

Abeilles et bourdons: les sentinelles menacées de notre environnement
Paul Devuyst

Pergélisol et climat – Les chiffres de la menace
Edward Schuur

Biens communs, tout à vendre ?
Julien Collinet

COMPTE RENDU

Activités « Nature » du premier semestre

REVUE DE LA PRESSE

 NUCLEAIRE

Sortie du nucléaire : la Suisse montre la voie
Sciences et Avenir – 22/05/17

Dans les catacombes des rebuts atomiques
Le Soir – 11/05/17

 ENERGIE

Elon Musk annonce la commercialisation de ses toits photovoltaïques
Consoglobe.com – 16/05/17

 ENVIRONNEMENT

Les députés européens exigent une production durable de l’huile de palme
La Libre Belgique – 05/04/17

Voici les nouveaux nuages créés par l’homme
La Libre Belgique – 28/03/17

La découverte – La larve de papillon qui dévore le plastique
La Libre Belgique – 26/04/17

Pour briller dans le noir, les champignons …comme les lucioles
Science et vie – 17/05/17

 BIODIVERSITE

Dix mille espèces d’arbres risquent l’extinction
Le Soir – 14/04/17

Les abeilles sauvages, des insectes fragiles à protéger
Le Soir – 26/05/17

Reconquérir les zones humides
Imagine – Mai/Juin 2017

Cathy côtoie les guépards au plus près!
La Meuse – 15/5/17

 SCIENCES

Les énigmatiques « Géoglyphes » d’Amazonie
Sciences et Avenir – 09/02/17

 NOUVELLES BREVES

jeudi 6 juillet 2017

Bulletin N° 87 - juin 2017

COMPTE-RENDU DES ACTIVITÉS « NATURE » DU PREMIER SEMESTRE

Cette année, nos activités ont débuté le 23 avril par une balade sur le terril Saint-Antoine (Dour) à la recherche d’insectes et autres arthropodes en milieu minier.  

  Le Terril Saint-Antoine, situé dans le Hainaut occidental,  s’étend sur environ cinquante hectares.

  Comme nous le découvrons sur la photo satellite,  il comprend de vastes zones dénudées ou boisées, des plans d’eau avec roselières nous permettant  d’observer de nombreuses espèces d’amphibiens et d’oiseaux dont, la locustelle tachetée (Locustella naevia) à ne pas confondre avec la plupart des fauvettes aquatiques.  C’est un oiseau migrateur difficile à repérer tant il est discret, on l’observe rarement en vol, comme les autres locustelles, il a la particularité de relever souvent la queue.   Il est fréquent dans les milieux humides à végétation basse et fournie, près d’étangs et au bord de cours d’eau.  La locustelle tachetée émet un cri bref et un trille aigu, ce chant monotone ressemble à une stridulation continue d’insectes orthoptères (criquets).  Elle se nourrit essentiellement d’insectes (coléoptères, lépidoptères, diptères) mais également d’arthropodes (arachnides).  Le nid est dissimulé dans la végétation basse.

  Autre oiseau sur le site très discret, la fauvette grisette (Sylvia communis), elle se cache dans les roseaux proches de nous mais nous ne l’apercevons jamais.  Elle émet son chant en effectuant un vol ascendant vertical avant de retomber dans les roseaux.  Elle se nourrit d’insectes, de larves d’araignées et de fruits rouges en automne.  Le nid est posé près du sol bien caché.

  Nous avons également pu reconnaitre le chant du phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) qui, comme son nom l’indique fréquente la végétation touffue des zones humides: les phragmites, les roseaux, les grands joncs… ainsi que celui du pouillot véloce (Phylloscopus collybita) qui inlassablement répète son « tchif-tchaf », le chant typique du bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) qui permet de le localiser facilement dans les marais et de bien d’autres espèces.

Parfois nous n’avons observé que des traces laissées dans la boue, notamment celles du sanglier, du héron, du canard, du renard…

   Ce milieu très particulier est riche en espèces végétales et animales, cette journée d’observation a permis de photographier et d’identifier de nombreuses espèces pour la grande joie des participants.

  Ce site présente un grand intérêt biologique, malheureusement il est fréquenté par de nombreux engins motorisés et bruyants (motos, quads, 4 x 4…).

  Merci à notre guide Mario Lemaire (au centre sur la photo) pour cette passionnante journée.

      En ce début de mai, comme chaque année, le camping d’Epinois a ouvert ses portes aux élèves des écoles des environs pour l’animation sur le thème de la mare.  

  Toujours aussi enthousiastes, les élèves sont venus nombreux à la découverte de cet écosystème.  Que le milieu soit naturel ou semi-naturel, qu’il soit, comme c’est le cas dans le camping, une mare de finalisation du traitement des eaux grises, c’est toujours un biotope plein de charme, de poésie, de richesses animale et végétale hélas, très menacé.

  L’animation sur la mare est une activité qui contribue à une prise (ou reprise) de contact entre les élèves et la nature afin de créer des liens entre l’individu et son environnement immédiat.   Les participants pourront ainsi mieux connaitre et, peut-être un jour s’investir personnellement dans la protection des petites zones humides. Ils apprennent à observer un monde souvent inconnu, y découvrent la variété des animaux aquatiques, leurs caractéristiques, leur mode de vie, que pour beaucoup d’espèces, l’eau est un élément vital pour leur reproduction (stade larvaire).  La disparition des mares entrainerait la disparition des demoiselles, des libellules, des éphémères, des grenouilles, des crapauds, des tritons, des salamandres et bien d’autres.

Merci à Andrée et Michel Alsteen d’accueillir ces élèves désireux d’avoir une approche didactique de ce riche biotope à protéger à tout prix.

Bulletin N° 87 - juin 2017

  Les banques financent des mines controversées et des armes nucléaires   D'après les ONG Fairfin, Broerlijk et 11.11.11, les banques présentes en Belgique ont investi 34 milliards d'euros dans des mines controversées. Ces exploitations sont notamment pointées du doigt pour leur impact très négatif sur l'environnement et leur faible prise en considération des Droits de l'homme. Les ONG dénoncent également la communication de ces établissements, qui tentent de persuader leurs clients qu'elles sont attentives à ce sujet. Fin décembre, déjà, l'ONG néerlandaise PAX révélait que, depuis 2013, les banques présentes dans le monde avaient investi près de 500 milliards de dollars dans l'armement nucléaire. Les acteurs belges ne sont pas en reste : BNP a investi 9 milliards de dollars dans ce secteur; Deutsche Bank, 3,7 milliards; ING, 457 millions; et KBC, 117 millions.  
                                                                                       Financité magazine – Mars 2017

  Pesticides Les abeilles ont mesuré la pollution à Bruxelles  Comme chaque année, l'entreprise sociétale BeeOdiversity a présenté lundi, les résultats de son étude sur la pollution à Bruxelles. Suite à l'analyse des échantillons de pollen et de nectar collectés par les abeilles de onze sites bruxellois, elle a détecté six métaux lourds (dont 3 à des doses jusqu'à 30 fois supérieures à ce qu'on peut mesurer en zones naturelle et agricole) et 10 pesticides (deux fois moins présents qu'en zones agricole ou viticole mais nettement plus qu'en zone naturelle). BeeOdiversity conseille aux particuliers de renoncer aux traitements phytosanitaires dans leurs jardins et potagers. 
 La Libre Belgique – 28 mars 2017

  3000 litres de mélasse contre Total   A Paris tôt lundi, quelque 3000 litres de mélasse ont été déversés par des militants de Greenpeace, sur environ 400 m2, devant le siège de l'entreprise Total. Cette action symbolique visait à simuler une marée noire pour protester contre un projet d'exploration pétrolière à l'embouchure de l'Amazone. D'après Greenpeace, ce projet doit commencer en 2017 quand le groupe pétrolier "aura obtenu les licences environnementales" nécessaires du gouvernement brésilien. Pour l'ONG, ce dossier menace un récif corallien découvert en 2016 au large des côtes nord du Brésil.
  La Libre Belgique – 28 mars 2017

FLORE Flore  L'étrange boom des algues antarctiques     Le comportement de la banquise n'est pas la seule chose qui intrigue les scientifiques du monde entier. Les plus récentes photos satellites ont en effet montré de curieux phénomènes de floraison massive d'algues dans plusieurs zones le long des côtes de l'Antarctique. « Ces efflorescences algaires sont associées à la glace de frasil, ces cristaux de glaces qui se forment dans l'eau libre sous l'effet de vents très froids », détaille Jean-Louis Tison (ULB). Retenues en surface par les cristaux, les algues continuent à vivre et à se reproduire. Le phénomène est particulièrement visible en mer de Ross là où se trouve un glacier appelé langue de glace Drygaski et où vont travailler les chercheurs belges.  « Cette grosse activité biologique est probablement liée à la lenteur de reconstitution de la banquise. Les algues continuent à rencontrer de bonnes conditions de croissance même si la lumière baisse. »  Quelles sont les conséquences de ce boom de la population d'algues? Il pourrait y avoir des aspects positifs, comme l'enrichissement de la chaîne alimentaire ou comme un accroissement du piégeage du carbone par le phytoplancton. Plus étonnant encore, des événements de ce type se produisent également au large de l'Arctique alors que là, c'est l'été qui va progressivement s'installer. Là, l'efflorescence des algues est due au réchauffement de l'eau et au fait qu'elle est de plus en plus libre de glaces. Une autre partie de la biodiversité algaire vient de petits lacs qui se forment sur la banquise et qui finissent par se déverser avec leur contenu - nutriments, bactéries, algues... - dans la mer, indique Heidi Louise Sorensen, de l'université Syddansk. Dans la partie supérieure de la colonne d'eau, cet apport de nourriture profite au krill et à d'autres crustacés. Eux-mêmes serviront de proie à des animaux plus gros.  « Le bilan net est en discussion, continue Tison. Car en fondant, la banquise produit de l'eau douce qui stabilise la colonne d'eau. Elle garde les algues près de la surface où elles profitent de la lumière. Mais elle rend plus difficile la remontée de nutriments qui alimentent ces mêmes algues. Ce sont des effets antinomiques. »
  Le Soir – 3 avril 2017

  Le tétras-lyre a pris ses aises    Dix Suédois relâchés sur les Hautes-Fagnes    Les dix tétras suédois relâchés le 28 avril dernier sur le plateau des Hautes-Fagnes se portent bien. C'est ce qu'ont confirmé les initiateurs du projet de translocation sur lequel Le Soir (3 mai) s'est déjà étendu. Soutenu par Spadel et le WWF, ce projet représente l'ultime espoir de sauver le tétras-lyre chez nous, a confirmé Pascal Poncin, responsable de l'unité de biologie du comportement à l'Université de Liège. Les populations sont tombées à un niveau tel (deux mâles et une femelle au printemps 2017) que le moindre accident pourrait leur être fatal. L'incendie du printemps 2011 qui a ravagé 1.300 hectares du plateau fagnard, en pleine période de couvaison, pourrait avoir donné le coup de grâce. « La situation ne permettait plus d'attendre », confirme Pierre Devillers (Institut des sciences naturelles).  Le renforcement de ce qui reste de la population wallonne avec des cousins suédois quasi-identiques apportera un répit.  Des expériences similaires montrent la grande capacité d'adaptation du gallinacé à de nouvelles latitudes.  L'amélioration   du   milieu   au cours de ces dernières années, avec la restauration de 1.200 ha de landes et de tourbières, permet d'assurer à l'animal un habitat de qualité. Restera à garantir la tranquillité des beaux oiseaux - ceux-ci   risquent   d'attirer   du monde. « Les naturalistes ne sont pas      toujours      disciplinés », souffle-t-on à l'administration de la Nature et des Forêts. Il faudra aussi les préserver des prédateurs, sangliers et corneilles, autours et ratons laveurs qui, à leur manière,   apprécient  les  nouveaux venus. Le projet de translocation n'en est qu'à sa première phase,   rappellent   les   scientifiques. Il devrait durer cinq ans, bien que l'engagement financier des   différents   partenaires   ne porte encore que sur un an. Renouvelable... « On ne s'attendait pas à pouvoir capturer autant d'oiseaux, mais il faudra répéter l'expérience », dit Poncin. « L'objectif est de remonter la population à une centaine d'individus », précise Didier Vangeluwe, ornithologue à l'Institut. Le projet sera complété par une expérience de reproduction en milieu semi-naturel, avec le soutien de la fondation Pairi Daïza. 
Le Soir – 11 mai  2017

  Interdit à Bruxelles et en Wallonie    L'utilisation du glyphosate est interdite pour les particuliers à Bruxelles depuis le 12 décembre 2016.  En Wallonie, une semblable interdiction est entrée en vigueur ce jeudi 1er juin.  Paradoxe : la vente d'herbicides contenant du glyphosate reste autorisée, puisqu'elle dépend du fédéral. Une situation à laquelle le ministre Willy Borsus (MR), en charge notamment de l'Agriculture, a annoncé son intention de mettre en fin en préparant un arrêté royal qui interdira purement et simplement la vente de produits au glyphosate aux particuliers.
Des alternatives écologiques existent pour combattre les mauvaises herbes sans avoir recours aux herbicides chimiques. Outre le désherbage thermique (avec un chalumeau) ou manuel (avec une binette), l'association de défense des consommateurs Test-Achats recommande l'utilisation de vinaigre blanc (ou un produit à base d'acide acétique), de produits à base d'acide pélargonique (géraniums), de produits à base d'huiles essentielles de basilic et de citrus, de l'amidon de l'eau de cuisson des pommes de terre, des pâtes ou du riz, de produits écologiques à base d'huile de colza et d'huile de coton ou de purin d'orties. 
Le Soir – 2 juin 2017

  La sécheresse des derniers mois jugée «préoccupante» par l’IRM    Les mois de mars, avril et mai 2017 ont été particulièrement secs en Belgique, avec des précipitations totales bien en-deçà des valeurs normales. Cette sécheresse, qui vient s’ajouter aux faibles cumuls observés depuis juillet dernier, est «préoccupante», juge l’Institut royal météorologique. «Si le manque d’eau se poursuit dans les semaines qui viennent, la situation pourrait devenir inquiétante pour plusieurs secteurs d’activités, comme ce fut le cas en 1976», prévient-il.   Or, une zone de haute pression devrait entraîner pour la prochaine quinzaine un temps relativement stable et plutôt sec. Les précipitations, limitées, ne devraient donc pas permettre de combler les déficits accumulés, estime l’IRM.   En mars, avril et mai, un total de 108,0 mm de précipitations a été relevé au pluviomètre de la station météorologique d’Uccle, en Région bruxelloise. La valeur jugée normale pour cette période de trois mois est de 187,8 mm. Sur une période de 11 mois, de début juillet à fin mai, le total s’élève à 506,7 mm, ce qui n’est que 65% de la normale (781,0 mm). En fait, tous les mois, depuis juillet, se sont révélés plus secs que la normale, à l’exception de novembre. Les écarts les plus anormaux ayant été observés en septembre, décembre et avril. 
L’Avenir.net – 8 juin 2017

  Les éoliennes ne massacrent pas les oiseaux, confirme la LPO    Antienne des militants anti-éoliennes : les éoliennes tueraient – massivement – les oiseaux. Question importante que se posent aussi nos lecteurs. Qu’en est-il ? Une étude de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, que l’on ne peut suspecter de ne pas vouloir le bien des oiseaux, vient confirmer ce que révélaient de précédents travaux : les éoliennes sont bien la cause de morts additionnelles d’oiseaux, mais on est bien loin du massacre. […] Durant un an, la LPO a fait le nécessaire pour répondre à la question : elle a compilé et analysé 197 rapports de suivi, réalisés sur un total de 1.065 éoliennes réparties sur 142 parcs français. […] Heureusement, d’amas d’oiseaux au pied de chaque mât d’éolienne, vous ne verrez point. Verdict de la LPO : “Le nombre de cas de collisions constatées est extrêmement variable d’un parc à l’autre et apparaît relativement faible au regard de l’effort de prospection mis en œuvre : 37.839 prospections documentées ont permis de retrouver 1.102 cadavres d’oiseaux. L’estimation de la mortalité réelle (prenant notamment en compte la durée de persistance des cadavres et le taux de détection) varie selon les parcs de 0,3 à 18,3 oiseaux tués par éolienne et par an, des résultats comparables à ceux obtenus aux États-Unis (5,2 selon Loss et al, 2013) ou au Canada (8,2 selon Zimmerling et al., 2013).  Une mortalité à mettre en perspective  Soit bien moins que l’hécatombe causée par les lignes électriques ou les immeubles […].  Mais la menace représentée par les éoliennes serait bien plus faible que celle générée par l’utilisation massive des carburants fossiles, avec leur lot de conséquences directes et indirectes sur la mortalité des oiseaux (pollution atmosphérique et changements climatiques), ainsi que d’autres perturbations humaines à l’habitat de l’avifaune.  Point noir au tableau : la mortalité près des zones Natura 2000  La LPO relève toutefois dans son étude un souci particulier : “l’implantation des éoliennes dans ou à proximité des ZPS (Natura 2000) génère la plus grande mortalité“.   La Ligue précise en effet que “la mortalité directe due aux éoliennes est au moins deux fois plus importante dans les parcs situés à moins de 1.000 m des Zones de Protection Spéciale (zones Natura 2000 au titre de la Directive Oiseaux) et elle y affecte bien plus qu’ailleurs les espèces patrimoniales“.  Elle recommande donc, “les parcs les plus anciens – ceux mis en service avant 2004 – étant plus souvent que les autres situés dans des espaces naturels et à proximité des ZPS“, de prendre en compte de manière très sérieuse les enjeux de biodiversité au moment du renouvellement de ces parcs éoliens.
  Consoglobe.com - 21 juin 2017