Centre d'écologie appliquée du Hainaut

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vendredi 25 janvier 2019

Bulletin N°91 - Décembre 2018

Cher(e)s membres,

Si on considère les propos du grand philosophe hollandais athée B. Spinozza qui, au XVIIème siècle exhortait la population de l'époque par le résumé de ses raisonnements, à savoir "comprendre, connaître, tolérer et aimer", il semble que cette sentence soit bien d'application pour des événements actuels.

Dans ce cadre, ce bulletin nous apporte des considérations à première vue contradictoires des pessimistes à long ou moyen terme et d'autres à se réjouir de pouvoir vivre dans l'environnement que l'on peut se créer tous les jours et ce sera encore possible de vivre heureux, de prolonger la vie de notre planète, si chacun veut y mettre du sien.

Par ce dernier bulletin, nos meilleurs vœux à tous nos lecteurs pour 2019.

Le Président

INVITATION A L’ASSEMBLEE GENERALE

Tous nos membres en règle de cotisation sont cordialement invités à assister à l’Assemblée générale qui aura lieu

le samedi 2 février 2019 à 14h30

Université de Mons - au Pentagone

Salle 0A07 (Rez-de-chaussée)
Avenue du Champ de Mars – 7000 Mons
- Plaine de Nimy -

Bulletin N°90 - Juin 2018

Compte rendu des journées “Plantes sauvages comestibles”

* Jerôme Degreef -

Le CEAH organisait une activité fort sympathique le weekend des 28 et 29 avril. Notre guide, Michel Galluccio, du Jardin botanique de Meise, a en effet permis à une trentaine de curieux de découvrir la diversité des plantes sauvages comestibles à l’occasion de balades sur le Mont Panisel à Mons.

De très nombreuses espèces sont utilisées depuis des siècles pour leurs propriétés médicinales ou, à la cuisine, pour relever les saveurs de nos petits plats.

A travers ses anecdotes et ses conseils de préparation, notre naturaliste spécialiste dans l’art de se nourrir dans (et de) la nature a ouvert les yeux des participants sur la multitude d’espèces végétales qui nous entourent et dont nous ignorons le potentiel alimentaire. A côté des classiques ortie, pissenlit ou plantain que la plupart connaissaient, notre regard a bien changé sur des espèces herbacées pourtant si abondantes comme le lierre terrestre, le compagnon rouge, le gaillet, la ballote ou l’aigremoine… qui peuvent aussi être consommées et présentent une multitude de vertus.

Quelques précautions sont néanmoins de mise avant de nous mettre à cuisiner des recettes traditionnelles, originales, ou revisitées qui surprendront nos amis. La première consiste évidemment à pouvoir identifier de façon certaine la plante afin de s’assurer de sa comestibilité. Les sosies toxiques ne manquent pas dans la nature et seule l’expérience peut nous éviter troubles digestifs voire empoisonnements. Ensuite, nous devons veiller à ramasser les plantes comestibles dans des zones à l’écart des axes routiers ou de toute autre source de pollution: les plantes de bord de route absorbent divers polluants et les végétaux en lisière de champs cultivés sont également susceptibles de contenir des pesticides. Enfin, il est important de se servir parcimonieusement des produits que la nature met à notre disposition. Ainsi, la plante sera préférentiellement coupée au ras du sol avec un couteau et quelques exemplaires seront conservés afin que l’espèce puisse se pérenniser sur le site de récolte... et que nous puissions également en bénéficier à nouveau l’année suivante!

De retour de cette promenade instructive, les participants ont pu reprendre des forces en savourant les spécialités locales du buffet campagnard préparé par Virginie, et échanger dans une ambiance conviviale à propos de cette belle journée au plus proche de la nature.

Bulletin N°90 - Juin 2018

Le mont Panisel

* Robert Fourneau -

Le Mont Panisel est une colline située au sud de Mons et dominant la région périphérique de ses 108 mètres d’altitude. Elle est souvent assimilée à une butte-témoin comme d’autres assez proches telle la butte de Le Roeulx qui est une partie du front occidental du plateau brabançon dégagée de sa périphérie par l’érosion et est typiquement témoin des restes de celui-ci. (Même nature et structure des terrains subhorizontaux de sables du Bruxellien). Or la composition du Mont est quelque peu différente, des sables plus fins souvent glauconifères verdâtres car contenant des silicates hydratés de fer, d’origine marine, ce qui signifie qu’ils sont antérieurs à ceux du Brabant ou venus d’une autre direction et datés du début et non de la fin de l’Eocène (première partie de l’ère tertiaire). Ce sont aussi les restes d’une extension d’un plateau culminant sans doute aux environs de plus de 100 mètres et érodé plus facilement par sa nature mais ayant conservé des surfaces indurées en certains endroits devenus des sommets par inversion de reliefs, des collines comme celles du Panisel et celle de Mons-ville à un niveau inférieur dans des sables un peu plus fins et plus anciens.

Suite dans notre Bulletin

Bulletin N°90 - Juin 2018

Les météorites et leur impact géomorphologique
Les astroblèmes

* Robert Fourneau -

Météore vient du grec signifiant «qui est dans les airs» d'où la région des Météores en Grèce centrale, pitons rocheux qui «atteignent le ciel ».

Une fois tombés sur terre, ces blocs rocheux de 1'espace, s'appellent météorites. Ils sont constitués le plus souvent de fer et de nickel (sidérites), d'autres métaux et de silicate en mélange proportionnel inconnu sur Terre. ...chondrites (météores primitifs aux confins du système solaire) ou de matières pierreuses, les chondrites ou achondrites selon qu'ils contiennent ou non des petites billes de silicate inconnu sur terre. Ils proviennent de noyau de planète éclatée, de blocs n'ayant pas participé à la construction des planètes ou de comètes. Ils tombent aussi bien sous forme de poussières que de gros blocs de plusieurs centaines de kilos. Ainsi chaque année sur Terre, il tombe une masse de 10 mille à 1 million de tonnes de poussière et au moins un bloc de 350 kg; chaque jour il tombe au moins un bloc de 5 kg et 3000 petits pouvant amener avec eux des virus, des microbes ou des bactéries de 1'espace.

En 1930, en Amazonie, il est tombé 3 blocs de 200 à 300 kg et en 1992, sur New York, un bloc de 15 kg. D'énormes blocs ont été retrouvés principalement dans les régions désertiques comme le Sahara ou le Namib ou enchâssés dans les calottes glaciaires de 1'Antarctique ou du Groënland (exposés au musée géologique de Copenhague). En Belgique il en est tombé 3 ou 4 d'un demi à 7 kg depuis 1830. En diamètre, cela fait 1 de plus de 10 mètres tous les 10 ans, 1 de plus de 50 mètres tous les 100 ans, un de plus de 200 mètres tous les 5000 ans, un de 1,5 km tous les 300 000 ans et un de plus ou moins 25 km tous les 100 Ma. Une des dernières chutes importantes connues est celle de la météorite qui s'écrasa en 1863 dans le désert sud-arabique du Rab-al-Khali et y laissa une énorme quantité d'“impactites” (voir Ries ci-après), mais tous les déserts recèlent beaucoup de météorites et parfois de très grosses qui furent considérées dans 1'Antiquité comme des messagers du dieu-soleil et une fois levées et voilées, les" bétyles", adorées dans les temples comme par exemple en Syrie à Emèse ou en Arabie à La Mecque.

Suite dans notre Bulletin

Bulletin N°90 - Juin 2018

L’eau est présente partout dans notre environnement quotidien: dans l’air, les tuyaux des maisons, les rivières, la mer. Elle est également présente dans tous les êtres vivants : un être humain de 70 kg contient environ 45 litres d’eau! L’eau est un produit chimique, le plus facile à recueillir mais il est également l’un des plus méconnus. En ce début d’année nous avons proposé aux écoles de venir mieux la connaitre à travers des petites expériences réalisées par les élèves sous forme d’ateliers sur le thème des transformations de l’eau. Il ne faut pas oublier que même si on a l’impression que l’eau est inépuisable, elle est fragile et facile à polluer aussi, il ne faut pas la gaspiller!

La première de cette nouvelle expérience a été réalisée au camping d’Epinois pour ensuite se poursuivre à l’école d’application de Morlanwelz.

L’animation commence par des petites expériences devant les élèves afin qu’ils comprennent bien les trois états de l’eau, l’eau bouillante est utilisée pour concrétiser l’évaporation et la condensation… Un « arc-en-ciel » apparaît comme par magie en utilisant des liquides de densités différentes pour que les élèves acquièrent la notion qu’un liquide moins lourd qu’un autre flotte quel que soit son volume. Archimède a prouvé que tout corps plongé dans un liquide au repos subit une force verticale dirigée de bas en haut, comment se fait-il qu’un bouchon flotte sur de l’huile, un bloc de lego sur de l’eau et un grain de raisin sur de la grenadine et que se passe-t-il si on ajoute de la menthe ?

Les élèves de P2 à P6 ont à disposition une feuille indiquant l’atelier à réaliser, le matériel et un petit carnet pour noter leurs observations. Après le rangement de l’atelier ils passent au suivant. Le but n’étant pas de les faire tous mais de bien comprendre ceux qu’ils ont fait.

16 ateliers suivant l’âge sont proposés, en voici les titres :

1. L’eau de la Terre
2. Avec quelle eau se laver ?
3. A quoi sert le savon ?
4. Faut-il être léger pour ne pas couler ?
5. Bateau flotte !
6. Bateau coule !
7. La main dans le sac.
8. Où flotte-t-on le mieux ?
9. Une chasse d’eau dans un récipient.
10. La chaleur agite.
11. La goutte d’eau magique.
12. La naissance d’une fleur et d’une étoile.
13. Trombone flotte.
14. Propulsion d’un « bateau » au savon.
15. L’eau a-t-elle toujours le même goût ?
16. Peut-on encore mettre des pièces dans un verre plein d’eau ?

L’atelier qui a le plus étonné les élèves est sans nul doute le numéro 15, il leur fallait, tel de grands vins, goûter les différentes eaux proposées et noter le nombre d’enfants qui avaient apprécié la dégustation bouteille par bouteille. L’eau de distribution de la Région de Mons ainsi que celle du lieu où se faisaient les animations étaient à disposition en plus des eaux provenant de massifs très différents chargées en éléments minéraux caractérisant, pour certaine, leur goût prononcé.

Bulletin N°90 - Juin 2018

69% Perte d'espèces végétales en Amazonie Les forêts guyano-amazoniennes sont parmi les zones les plus touchées, selon le rapport. Avec +4,5°C, l’Amazonie pourrait perdre 69% de ses espèces végétales. Avec la clé, la perte d'avancées médicales, puisque beaucoup de médicaments modernes dérivent de plantes locales, avertit le WWF. La Libre Belgique - 14 mars 2018

30% D'espèces sous pression en Méditerranée En Méditerranée, 30 % des espèces sont déjà sous pression. L'augmentation de la chaleur entraîne une spirale négative avec davantage d'incendies de forêt qui laissent la végétation avec moins de feuilles. Cet appauvrissent en feuillages entraîne à son tour une augmentation de température et ainsi de suite, selon le WWF. La Libre Belgique - 14 mars 2018

Chlordécone Une carte recense les sols contaminés de Martinique En Martinique vient d'être publiée, mercredi 25 avril, une carte des territoires de l’île contaminés par le chlordécone, un insecticide organochloré perturbateur endocrinien, cancérogène, épandu sur les plantations de bananes au moins jusqu'en 1993. Cette carte couvre 37 % de la surface agricole utile, et 11 000 échantillons ont été analysés pour la réaliser. Elle peut être consultée sur le site de la préfecture, répond « a un objectif de transparence» et «constitue un outil d'aide à la décision, notamment pour le choix des agricultures, des cultures qui peuvent être réalisées sur des sols contaminés ». Le chlordécone impose des restrictions d'activités non seulement aux agriculteurs, mais aussi aux pêcheurs. Persistante, cette substance est présente dans les sols et l'eau pour plusieurs siècles. Le Monde – 27 avril 2018

7 millions La pollution de l’air tue La pollution de 1'air est responsable de 7 millions de décès prématurés chaque année, d'après de nouvelles estimations publiées par l'Organisation mondiale de la santé. A travers le monde, neuf personnes sur dix respirent un air pollué. Un phénomène qui touche plus particulièrement les pays les plus pauvres. Ces décès prématurés sont attribués à la fois à la pollution de l’air extérieur chargé en particules fines -dont les émissions proviennent de la combustion du charbon et du bois pour l'électricité et le chauffage, de la transformation d'énergie par l'industrie, du transport ou encore de l'agriculture -et à la pollution de l’air intérieur, liée à l'utilisation de combustibles et de technologies polluantes pour les fourneaux, les foyers ouverts ou les lampes. La Libre Belgique – 3 mai 2018

Le trafic routier et l'agriculture empoisonnent les forêts belges Si la qualité des eaux souterraines de nos forêts est meilleure qu'il y a 25 ans, elle n'est pas encore satisfaisante, ressort-il de récentes investigations menées par l'Institut flamand de recherche pour la Nature et la Forêt (INBO) à Bruxelles. Environ un cinquième des arbres en forêt sont par ailleurs malades. Le trafic et l'agriculture sont les sources principales de pollution. Alors que le soufre représentait auparavant l’élément le plus dommageable pour les forêts, le plus gros problème réside maintenant dans l'azote, sous la forme d'ammoniaque et d'oxyde d'azote (NOx). La qualité des eaux souterraines est ainsi l'une des causes de la santé déclinante des arbres. Une autre étude de l'INBO démontre en outre que plus d'un arbre sur cinq des forêts flamandes n'est pas en bonne santé. La situation serait quelque peu meilleure en Wallonie. La Libre Belgique – 3 mai 2018

Quasi 700 000 tonnes d'emballages ménagers recyclés en 2017 Fost Plus a recyclé quelque 698 000 tonnes d'emballages ménagers en 2017 dans le pays, annonce l'organisme lundi. Le taux de recyclage a ainsi atteint 89,1% l'année passée (87,4% en 2016), un record en Europe. Le taux de recyclage des emballages en PET a connu une progression importante au cours des dernières années, passant de 76,9% en 2012 à 87,7% l'année passée. Les recettes issues de la vente de matériaux collectés sont également reparties à la hausse dans le même temps, grâce à la relance de l’économie. Des données encourageantes pour Fost Plus, qui se veut néanmoins prudent en raison de la récente décision de la Chine de cesser d'importer certains flux de déchets. Certains matériaux demeureront dès lors en quantités plus importantes sur le marché européen, même si l'impact pour la Belgique devrait rester limité. La Libre Belgique – 15 mai 2018

Des herbicides et des fongicides dans l'air en Wallonie Expopesten, la première étude à évaluer la présence de plusieurs pesticides dans l'air ambiant en Wallonie, a livré ses premiers résultats, a annoncé mardi le ministère wallon de l'Environnement. Selon cette recherche qui a analysé sur un an 46 pesticides différents autour de 12 stations réparties sur le territoire wallon, ce sont essentiellement des herbicides et des fongicides qui ont été retrouvés. Les insecticides ne représentent que 0,5% des substances mesurées. C'est dans les localités de Gembloux, Louvain-la-Neuve, Tinlot et Dour et à Charleroi que les moyennes des concentrations totales mesurées sur l'année ont été les plus élevées. Les concentrations maximales ont été mesurées à Gembloux et Louvain-la-Neuve. Le nombre de substances actives et la concentration moyenne étaient les plus élevés à Oupeye (localité fruitière) et les moins élevés au Mont Rigi (Waimes). La Libre Belgique – 16 mai 2018

Réchauffement climatique : le mérou géant arrive en Nouvelle-Zélande Un nouvel indice vient prouver que le réchauffement des océans influe directement sur la vie sous-marine. Dernier exemple en date, la présence inédite de mérous géants dans les eaux de Nouvelle-Zélande -à plus de 3.000 kilomètres de son lieu de vie habituel. En cause, le réchauffement de plusieurs degrés de la température de l’océan ces derniers temps. Des records, si l’on en croit les scientifiques, qui affirment que la température de l’eau a augmenté de trois degrés en moyenne cette année. Six degrés supplémentaires dans certaines régions L’Institut national de recherche sur l’eau et l’atmosphère a publié ses derniers chiffres : en janvier, la température moyenne atteignait 20,3°C, trois degrés au-dessus de la normale. Le réchauffement de trois degrés est une moyenne : au large de certaines côtes de Nouvelle-Zélande, la température a augmenté de six degrés! Cette vague de chaleur marine enregistrée cette année est inédite et inquiétante pour la survie de certaines espèces d’une part et l’équilibre de la faune et de la flore d’autre part. Si ce réchauffement attire certaines espèces, comme le mérou, les martins-pêcheurs, les anguilles de jardin, les sergent-majors et les méduses à crinière de lion, il pourrait sans doute causer la mort ou le départ de certaines autres, incapables de s’adapter à ces degrés supplémentaires. consoGlobe – 30 mai 2018

Le Japon tue 122 baleines en période de gestation Pour les associations de défense des animaux, le bilan de la dernière expédition de chasse à la baleine est macabre. Plus de 300 baleines ont été tuées dont 122 en pleine période de gestation. Le Japon justifie sa chasse à la baleine pour répondre à des fins scientifiques. Cette année, en quatre mois, 333 baleines ont été capturées et tuées dont 122 qui attendaient des petits. Aujourd’hui, seuls deux pays assument de chasser la baleine à des fins commerciales : la Norvège et l’Islande. Le Japon lui, évoque les nécessaires avancées scientifiques pour justifier sa chasse et les recherches sur les cétacés. La chair issue de ces baleines est malgré tout écoulée sur le marché… Cependant le gouvernement affirme qu’il ne met pas en danger le vivier de baleines, des espèces pourtant menacées, et explore toutes les possibilités pour reprendre la chasse commerciale. Chaque année, la période des expéditions de chasse au Japon s’étale sur quatre mois et se termine avant mars. Tuer 333 baleines – dont 122 en période de gestation – était-il vraiment indispensable pour faire avancer la science quand on sait que la demande de la population en terme de chair de baleine baisse progressivement depuis plusieurs années ? consoGlobe - 1er juin 2018

Bulletin N°90 - Juin 2018

Cher(e)s membres,

Plusieurs parties de nos précédents bulletins ont été consacrés aux extraordinaires dangers dus à des accidents nucléaires toujours possibles même si la crainte de guerres nucléaires semble s’écarter de plus en plus du fait de la possession de l’arme par de plus en plus de pays et d’avoir ainsi la possibilité de se détruire mutuellement.

Il n’en reste pas moins vrai que les dangers de la NATURE elle-même doivent être aussi tenus en compte par les hommes et surtout qu’ils peuvent être beaucoup plus catastrophiques que ceux réalisés localement par nos bombes nucléaires.

C’est pourquoi j’ai rappelé par un article dans un bulletin précédent les dégâts planétaires que peuvent faire ou ont fait certains volcans ou séismes et dans ce bulletin l’immense bouleversement de la planète que peuvent causer les chutes d’astéroïdes-météores notamment celle qui détruisit les dinosaures mais qui permit aux mammifères d’émerger donc aux HUMAINS.

Des articles sur des sujets d’écologie variés sont rapportés aussi dans ce bulletin pour l’équilibrer et le compléter avec des sentiments d’espoir mais aussi de faux espoirs si on réfléchit bien à l'utilisation et donc à l'exploitation des métaux rares de la planète pour la réalisation d'éoliennes ou de voitures électriques.

Bonne lecture et bonnes vacances d'été à tous et toutes.

Le Président

mardi 15 janvier 2019

Stage pour jeunes

Le CEAH, organise

un stage nature à l'orée du Bois de Baudour

A la Ronde Maison (Jurbise), située à la fin de la rue du Canard, il y a un grand parking
7050 Erbisoeul (MONS)

Pour les enfants de 7 à 12 ans

du 8 au 16 juillet 2019

de 9h à 16h avec une garderie gratuite dès 8h et jusque 16h45, si nécessaire sur demande cet horaire peut être étendu
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Guide nature brevetée CNB : Bernadette Lamblin

Accompagnatrice : Nathalie

Ce stage en pleine nature à l'orée du Bois de Baudour emmènera les inspecteurs de la nature sur les traces des animaux.

Des jeux dans la forêt vous ferons découvrir ce milieu féerique, vous irez regarder sous les feuilles pour voir ce qui s'y passe et pleins d'autres activités ludiques pour mieux apprivoiser ce milieu si particulier.

Comment fonctionne l'arbre, comment fait-il pour fabriquer sa nourriture, grandir, se protéger du froid, se reproduire,...

En cas de mauvais temps les animations se déroulent à l'intérieur

Renseignements et inscription : par téléphone : 0479 78 26 62 après 17h
et sur l'adresse : c-e-a-h@hotmail.com

Le prix du stage de 5 jours : 85 euros (80 par enfant d'une même fratrie).

Nombre de places: maximum 12 enfants, stage ouvert dès 8 participants


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La garderie est gratuite, possible le matin et en fin de journée, selon les horaires communiqués dans la publicité du stage.
Selon vos revenus, vous bénéficiez d’une déductibilité fiscale pour: «frais de garde» jusqu'à 11 ans, et une possibilité d'intervention de votre mutuelle.

L’inscription est effective au paiement du stage
En cas d’annulation de votre part, le stage n’est pas remboursé. Toutefois, si l’annulation est liée à une maladie de l’enfant, nous remboursons 50% du montant du stage, moyennant un certificat médical. Si l’enfant a démarré le stage, le remboursement se fait au prorata du nombre de journées de stage non suivies. Nos remboursements sont effectués exclusivement par virement bancaire.

Ce que nous vous demandons avant le stage:
Vous recevrez un courrier récapitulatif (lieu, conseils vestimentaires, ...). Nous vous demanderons de remplir une fiche de renseignements. Cette fiche reste confidentielle. Elle nous permet de nous adapter à votre enfant: allergies, particularités.
Il est important que nous connaissions un souci de santé avant le stage afin d’évaluer notre capacité à encadrer votre enfant, et afin de préparer nos journées de stage en fonction des contraintes éventuelles que cela implique..

Les contacts avec l’animateur en cours de stage:
Lors du premier jour, nous vous proposons d’arriver un peu à l’avance pour avoir le temps de faire connaissance.
Nous sommes chaque jour à votre écoute pour vous raconter la journée de votre enfant.
Vous pouvez nous joindre en cours de journée si nécessaire.

Le retour à la maison:
Il est essentiel que vous nous indiquiez qui vient chercher l’enfant si ce n’est pas vous, et ce dès le matin.

Assurance des enfants:
Les enfants sont assurés par nos soins. Cette assurance couvre les dommages corporels qu’un enfant peut s’occasionner à lui-même.
Il est loisible pour les parents de contracter une assurance supplémentaire pour étendre la couverture.
Les assureurs recommandent aussi que les parents possèdent une assurance en responsabilité civile (si votre enfant occasionne un dommage à un tiers).
En cas d’accident, notre priorité sera le soin immédiat de l’enfant. Si nous l’estimons nécessaire, nous appelons une ambulance, ou emmenons l’enfant à l’hôpital. Dans les deux cas, l’animateur se rend à l’hôpital pour s’occuper de l’enfant, et rejoint son groupe une fois que l’enfant est avec son parent ou responsable légal. Pendant l’absence de l’animateur, le groupe reste avec l’autre encadrant.
Si un enfant ne se sent pas bien en cours d’une journée, nous vous appelons pour vous le signaler et en discuter avec vous.

En fin de stage:
Nous vous remettons une attestation pour obtenir la déductibilité fiscale (valable uniquement pour vos enfants en-dessous de 12 ans: pour plus d’informations: https://finances.belgium.be/fr/particuliers/famille/garde_enfants/declaration) ou 0257/257 57. A titre d’exemple, le maximum déductible pour les revenus 2016 était de 11, 20 euro par jour, mais tout dépend de la tranche dans laquelle se situe votre revenu.
Nous vous proposons aussi d’apporter le document de votre mutualité si celle-ci a prévu une intervention dans les stages (variable selon les Mutualités).
Pour estimer au plus juste le coût des stages, nous n’assurons pas d’envoi par courrier après le stage. Merci donc d’apporter les documents à remplir le dernier jour.

Nous vous remercions pour votre attention et espérons vous rencontrer lors de ce stages.

lundi 9 juillet 2018

Affiche de la Commémoration de la Tragédie d'Hiroshima et de Nagasaki du samedi 4 août 2018

SAMEDI 4 AOÛT 2018

Commémoration du 73ème Anniversaire de la Tragédie de Hiroshima et de Nagasaki

« LE DESARMEMENT NUCLEAIRE CE N’EST PAS POUR DEMAIN ! »

Au PARC HIBAKUSHA – UNIVERSITE DE MONS
Plaine de Nimy - Chaussée de Bruxelles - Mons

11 h 00 : Accueil des participants

11 h 15 : Allocution des différentes associations

11 h 45 : Dépôt de fleurs

1 minute de silence à la mémoire des victimes du nucléaire

12 h 00 : Collation au forum

13 h 15 : Faire vivre le Parc Hibakusha aujourd'hui et demain.

Echange d'idées et de propositions entre les participants à la commémoration pour faire comprendre l'histoire du Parc Hibakusha et continuer la lutte pour un monde sans armes nucléaires.

Les signataires de la Convention pour la Préservation du Parc Hibakusha :

Avec le soutien de Agir Pour la Paix, AMPGN, CEAH, Coalition Stop Armes Uranium Appauvri, CNAPD, COLUPA, CSO, GRAPPE, INTAL, MCP, Parti Humaniste, UMONS, Vrede, Vredesactie.

Renseignements : 02 / 376 10 93
Editeur responsable : M. Piérart-Re

lundi 4 juin 2018

Bulletin N°89 - Mars 2018

EDITORIAL

Animations thématiques sur l’eau au Camping d’Epinois
Stage Découverte de la nature à l’Abbaye de Saint-Denis

ARTICLES

Les nuages, amplificateurs du réchauffement
Kate Marvel
La fonte des glaciers menace la biodiversité aquatique
Sophie Cauvy-Fraunié
Glyphosate Mais comment s’en passer ?
Jean-Baptiste Veyrieras
Demain, tous végétariens ?
François Brabant

REVUE DE LA PRESSE

* CLIMAT

La santé malmenée par le climat
En Marche – 15/02/18
Limiter le réchauffement à 1,5°C, une mission quasi-impossible
Le Soir – 15/02/18

* ENVIRONNEMENT

Bruxelles, une capitale champignon
La Libre Belgique – 11/12/17
Opération « Air Propre » à l’UNamur
La Libre Belgique – 19/02/18 p.28

* ENERGIE

Une cellule solaire à pérovskite plus stable
Pour la Science – 18/12/17
La géothermie pour chauffer tout un zoning
Le Soir – 10/02/18
Aucune décision sur les déchets nucléaires avant des décennies
Le Soir – 11/02/18

* DEVELOPPEMENT DURABLE

Cette bactérie transforme des déchets toxiques en or pur
Science & Vie – 05/02/18
La mode n’est toujours pas au vert
Imagine – Janvier/Février 2018

* BIODIVERSITE

L’invasion des écrevisses américaines inquiète
Le Soir – 19/02/18
Un modèle universel inédit de survie des espèces
La Recherche – 20/02/18

* POLLUTION

L’Union européenne veut faire la nique au plastique
Le Soir – 17/01/18

* NOUVELLES BREVES

Bulletin N°89 - Mars 2018

Record d’espèces en danger Le nombre d’espèces animales et végétales menacées a atteint un nouveau record en 2017, indique le WWF dans son bilan annuel. Les pangolins (petit mammifère insectivore présent en Afrique et Asie), les koalas et les hippocampes sont parmi les plus en danger. La liste rouge mondiale des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) inventorie 25800 espèces animales et végétales menacées. Le nouveau record négatif enregistré en 2017 concerne près de 30% de toutes les espèces examinées, note le WWF. A titre de comparaison, 24 000 espèces étaient considérées comme menacées fin 2016. La Libre Belgique – 28 décembre 2017

Emeutes climatiques Un lien statistique a pu être établi entre sécheresse et troubles sociaux : un mois de sécheresse suffit à augmenter de 10% la probabilité d’émeutes en Afrique subsaharienne. Science & Vie - Décembre 2017

Où sont passés les insectes ? La biomasse des insectes volants aurait diminué de 76% ces trois dernières décennies dans les zones protégées allemandes. Un chiffre alarmant, sachant que ces animaux assurent 80% de la pollinisation des fleurs sauvages et constituent 60% de la nourriture des oiseaux. Science & Vie - Décembre 2017

Montée des eaux Les premières ont été englouties C’est un fait bien connu : le niveau de la mer monte en moyenne de 3 mm tous les ans. Et certaines régions du monde subissent une montée encore plus inquiétante, à l’image du Pacifique où les alizés provoquent une accumulation d’eau, entraînant une élévation de 12 mm par an. A tel point que des chercheurs de l’université de la Sunshine Coast (Australie) ont constaté la disparition de 8 îles dans l’archipel de Pohnpei, en Micronésie! Le substrat friable de ces terres s’est probablement érodé sous l’effet des vagues et de l’élévation du niveau de la mer. Etonnamment, l’île principale de cet archipel ne présente que très peu de signes d’érosion. Il semble que les mangroves et les lagons qui l’entourent agissent comme des tampons qui absorbent l’énergie des vagues et ainsi protègent les côtes de l’érosion. Les mangroves permettent aussi de fixer les sédiments grâce à leur système racinaire. Ces archipels, qui sont les premiers lieux sur Terre à subir une forte montée des eaux, fournissent un bon aperçu des différents effets du phénomène : certaines îles vont disparaître alors que d’autres ne s’éroderont quasiment pas. Science & Vie - Décembre 2017

En zone de braconnage, les éléphants vivent la nuit C’est en suivant avec des balises GPS les déplacements d’une centaine d’éléphants que des chercheurs néerlandais sont arrivés à la conclusion inattendue : lorsque des braconniers les menacent, les pachydermes s’adaptent en se déplaçant de préférence la nuit. Plus précisément, les zones où la proportion d’éléphants tués illégalement était la plus forte correspondent à celles où le plus grand nombre de ces animaux devenaient « nocturnes ». Les « braconniers, dans les zones du Kenya que nous avons étudiées, ne chassent pas la nuit parce qu’ils sont mal équipés et aussi parce qu’ils craignent les lions et les buffles, précise Festus Ihwagi, biologiste à l’université de Twente, au Pays-Bas. Du coup, les éléphants qui, naturellement, ne sont actifs que le jour, peuvent leur échapper en se déplaçant la nuit. » Les chercheurs ont constatés qu’en présence de populations de pasteurs ou de touristes, les éléphants ne modifient leur comportement qu’à la marge. Au final, cette proportion de déplacements nocturnes pourrait devenir un indicateur en temps réel précieux pour les autorités, soucieuses d’arrêter cette chasse illégale. Science & Vie - Décembre 2017

Consomme-t-on des OGM sans le savoir ? Oui, nous consommons des OGM à la fois de façon directe et indirecte. L'étiquetage n'est pas toujours transparent à cet égard. Voici comment s'y retrouver. En Europe, 70 OGM — tous importés d'Asie ou des Etats-Unis— sont autorisés pour la consommation des animaux d'élevage ou plus rarement pour la consommation humaine. Ces produits doivent porter la mention "OGM" dès que leur teneur dépasse 0,9 %. En revanche, l'étiquetage n'est pas obligatoire pour les produits issus d'animaux qui ont consommé des OGM, et qui se retrouvent donc dans la viande, le lait et les œufs. L'UE a ainsi importé 34,6 millions de tonnes de soja transgénique pour nourrir le bétail en 2013. Autre faille : rien n'oblige les établissements de restauration collective (cantines, restaurants) à indiquer si des OGM figurent au menu. Une mention "sans OGM" existe Et le bio ? Tous les produis étiquetés "agriculture biologique" doivent contenir moins de 0,9 % d'OGM pour bénéficier du label. Une teneur qui peut être réduite à moins de 0,1 % voire à 0 % (portant alors la mention "sans OGM") si le producteur prend des dispositions particulières sur les méthodes de production et de contrôle. Science & Vie - Février 2018

Où les requins passent, les algues repoussent Dans certains récifs coralliens, la présence des requins peut être bénéfique au développement des algues. Pourquoi ? Parce qu’ils effraient les poissons herbivores! A marée haute, c’est-à-dire quand les requins sont entrés, les herbivores évitent de se nourrir dans ces lieux pourtant 20 fois plus riches en algues, que les scientifiques ont baptisés « hot spots de peur ». Sciences et Avenir - Février 2018

Le réchauffement féminise la population de tortues vertes La température plus élevée du sable influe sur le sexe dans l’œuf avant l’éclosion. La grande majorité des tortues vertes qui évoluent au nord de la Grande Barrière de corail australienne sont désormais des femelles, avertit Michael Jensen, biologiste à l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA). Une conséquence directe du réchauffement climatique que l’on pourrait résumer ainsi: plus le sable est chaud, plus il y a de naissances femelles. « La détermination du sexe a lieu au bout d’environ 15 jours après l’enfouissement des œufs dans le sable et dépend effectivement de la température », explique Marc Girondot du Laboratoire écologie, systématique, évolution à l’université de Paris-Saclay. En dessus de 29°C les mâles sont majoritaires, au-dessus de 31°C ce sont les femelles. L’espèce n’est pas forcément menacées pour autant, car les tortues vont s’adapter et iront pondre à des latitudes plus élevées. « Quelques tortues marines viennent maintenant pondre dans le sud de la France », témoigne Marc Girondot. Sciences et Avenir - Février 2018

La couche d’ozone peine à se rétablir A certains endroits, au-dessus des tropiques et des zones densément peuplées, la couche d’ozone continue à s’amincir, selon une étude internationale dirigée par l’EPFZ et l’Observatoire physico-météorologique de Davos (Suisse). Jusqu’ici, les spécialistes partaient du principe que la couche d’ozone, qui protège la vie sur terre du rayonnement ultraviolet, se rétablirait, ou du moins se stabiliserait, d’ici à 2050. Les principales substances nuisibles – en premier lieu les CFC (chlorofluorocarbones) et leurs préparations – sont en effet interdites par le Protocole de Montréal entré en vigueur en 1989. Or, selon cette étude, la concentration d’ozone continue de diminuer entre le 60e degré de latitude sud et le 60e degré de latitude nord dans la partie inférieure de la stratosphère. C’est là que la couche est la plus dense. Le Soir – 7 février 2018

Les phénomènes météo extrêmes vont augmenter Selon une étude publiée mercredi 14 février dans la revue Science Advances, la probabilité d’alternance de périodes chaudes et sèches et de pluviosité extrême va augmenter, sous l’effet de la hausse de températures et du niveau des océans, même si les objectifs de l’accord de Paris sur le climat sont atteints. « Nous avons déterminé que les humains ont déjà accru la probabilité d’événements extrêmes historiquement inédits (…) de plus de 50% à 90% en Amérique du nord, en Europe et dans l’est de l’Asie », indiquent les chercheurs des universités américaines de Stanford, Columbia et Dartmouth College. Selon les tendances actuelles, les vagues de chaleur sont cinq fois plus susceptibles de se produire dans la moitié de l’Europe et plus d’un quart de l’Asie. Le Monde – 16 février 2018

Un parking de dissuasion qui aime les vélos Informer sur la qualité de l’air, c’est bien. Œuvrer pour qu’elle rest bonne à long terme, c’est mieux. A cet égard, les mesures visant à réduire le trafic automobile dans les rues de la capitale sont essentielles. L’administration régionale a innové, il y a peu, en octroyant un permis d’environnement d’un genre nouveau à un promoteur immobilier désireux de réaliser un projet d’envergure dans une rue située sur la commune d’Auderghem, à la frontière avec la Flandre (Overijse). Outre des immeubles et des villas, le projet comprend un parking de 186 places privées et de 59 publiques. Eloigné et situé à proximité d’axes routiers très embouteillés, le quartier est très mal desservi par les transports en commun. Mais il est proche de deux itinéraires cyclables permettant de rejoindre aisément et en sécurité le cœur de la ville. Le permis prévoit ainsi que le promoteur devra consacrer une partie des places publiques pour créer un parking sécurisé pour 172 vélos. L’idée est d’inciter les navetteurs à laisser sans crainte sur place en fin de journée, lorsqu’ils auront repris leur voiture pour rentrer chez eux. Les tarifs du parking public seront préférentiels pour les navetteurs-cyclistes. En cas de succès, Bruxelles Environnement entend bien « en faire une habitude » Le Soir – 22 février 2018

Bulletin N°89 - Mars 2018

Chers membres,

Dans ce bulletin, vous trouverez des articles sur des sujets d’écologie variés : notamment sur l’importance de consommer moins de viande, sur la biodiversité aquatique menacée par la fonte des glaciers, sur les solutions prometteuses pour se passer de glyphosate ainsi que sur les nuages, amplificateurs du réchauffement - pour prédire avec précision à quel point le changement climatique réchauffera la Terre, il faut déterminer l’influence des nuages.

Le CEAH réalise aussi des activités formidables grâce à des membres bénévoles et à nos dynamiques animatrices tels les stages au Camping d’Epinois ou à Saint-Denis et la balade autour du Mont Panisel à la découverte des plantes sauvages comestibles.

Bonne lecture.
Le Président

Bulletin N°88 - Décembre 2017

In Memoriam Jean Lhoëst

C’est avec une immense tristesse que nous vous annonçons que Jean Lhoëst nous a quittés le 24 octobre à l’âge de 87 ans.

Administrateur du CEAH pendant de nombreuses années, ami intime du professeur Piérart, il était toujours fidèle, accompagné de son épouse Francine, aux diverses activités du Centre.

Passionné de mycologie, il parcourait en automne des kilomètres dans la région de Couvin pour récolter des champignons qu’il identifiait avec méticulosité, étiquetait et nous apportait pour enrichir nos expositions et animations. Il a participé à de nombreux congrès et des journées mycologiques organisées en Belgique et à l’étranger.

Toujours prêt à aider, à rendre service, il a été un maillon indéfectible pour assister le Centre pendant la longue maladie du professeur Piérart.

Nous lui devons une énorme reconnaissance pour toute l’aide qu’il nous a apporté toujours avec son enthousiasme et son sourire, et n’oublierons pas ses conseils intéressants, ses connaissances, ses encouragements qui nous manqueront.

Nous souhaitons à son épouse beaucoup de courage pour traverser cette pénible épreuve.

Bulletin N°88 - Décembre 2017

ÊTES-VOUS TERRIENS OU MARTIENS ?
PLAIDOYER POUR UNE ÉCONOMIE PERMACIRCULAIRE

Dominique Bourg, University of Lausanne & Christian Arnsperger, University of Lausanne

L’ouvrage Ecologie intégrale - Pour une société permacirculaire a ceci d’édifiant qu’il propose en moins de 200 pages accessibles un cadre de réflexions et d’actions (très) exigeant ET très ouvert, le tout sur base de constats choisis avec parcimonie et pertinence. Au programme : deux principes régulateurs - la permacircularité, soit recycler mais surtout réduire, et la sobriété volontaire - et une réflexion sur la création d’une culture où les libertés individuelles peuvent se coproduire et co-évoluer à travers une pluralités de trajectoires encadrées par ces deux principes régulateurs. Une lecture incontournable pour tous ceux qui veulent sérieusement que les choses changent. Vraiment stimulant. Vous trouverez ici une présentation originale de l’ouvrage par les auteurs eux-même.

Terriens ou Martiens? La question peut paraître oiseuse. Elle semble pourtant avoir déjà été tranchée dans l’esprit des propagandistes de la fuite en avant technologique et des décideurs qu’ils hypnotisent.

Et nous ne cessons d’y répondre nous-mêmes par nos modes de vie, par leur effet global cumulé. En dépassant les capacités de charge de la planète (que l’on mesure avec l’« empreinte écologique ») ou en franchissant (pour considérer une autre batterie d’indicateurs globaux) les « limites planétaires », nous agissons quasiment tous comme si nous disposions d’une autre planète – comme si Mars s’apprêtait à nous accueillir ! Ce « nous » masque certes des inégalités dans la responsabilité, mais il s’agit ici d’aborder un autre aspect du problème.

Le niveau global où se situent les indicateurs pertinents pour évaluer l’impact de nos activités sur la planète est, pour nous autres humains, d’ordre purement scientifique. Il renvoie à une dimension de la réalité à laquelle nos sens ne nous donnent aucun accès et il n’est actuellement pris en charge par aucune instance politique.

Le Conseil de sécurité des Nations unies veille à la paix mondiale mais pas au non-franchissement des limites planétaires, même si les questions environnementales peuvent désormais y avoir droit de cité. L’Accord de Paris de 2015 a représenté à cet égard un réel progrès. Dans un ouvrage qui vient de paraître (Écologie intégrale : pour une société permacirculaire, Éditions Puf), nous proposons de faire entrer cet horizon global dans l’arène démocratique. Nous proposons de transformer en objet de décision politique (en prenant l’échelle d’une nation particulière) la question du non-franchissement des limites planétaires. Et nous prétendons que la réponse à cette question conditionne la faisabilité d’une économie authentiquement circulaire. La seule qui nous permette de continuer à vivre sur Terre.

Suite de l'article dans le Bulletin du CEAH

Bulletin N°88 - Décembre 2017

VOLCANS - CEUX QUE L'ON AURAIT PU AVOIR ET CEUX QUI POURRAIENT ÊTRE À L' ORIGINE DE LA VIE
- Robert Fourneau -

Au milieu de l'ère primaire, des appareils volcaniques énormes ont percé les terrains des plis calédoniens, mais l'érosion les a depuis complètement arasés. On ne retrouve que leurs cheminées complètement solidifiées en roches de type granitique ou de coulées basaltiques interstratifiées dans les terrains sédimentaires proches, essentiellement en Brabant wallon occidental et Hainaut septentrional. Les cheminées solidifiées et arasées ont été exploitées verticalement pour en faire les pavés belges foncés (« porphyre » de Lessines et Quenast ; roche microdiorite quartzifère et les clairs: rhyolite à Gembloux, Ecaussines, Malonne et ce en petites cheminées ou à front de carrière à roches sédimentaires.

Mais à peine à 1 ou 2 kilomètres de la frontière belgo-allemande (localité d'Ormont), en Eifel prolongeant les terrains du Devonien inférieur de l'Ardenne, apparaissent dans le paysage de facettes horizontales de pénéplanation, toute une série d'appareils volcaniques de deux types: des buttes de différentes formes en relief positif, élevé de quelques dizaines de mètres et des creux subcirculaires perçant les surfaces planes et parfois ceinturées d'un rempart de quelques mètres de hauteur, appelés maar(e) en allemand, maar(s) en français, et dont le fond actuel est occupé par une masse lacustre ou palustre.

Certains sont apparus dès le Miocène au Tertiaire, mais la plupart des 200 volcans de l'Eifel ont fonctionné entre 30 Ka BP et l0 Ka BP, et en fonction de leur périodicité de phases actives, rien n'indique qu'ils soient définitivement éteints. Leur localisation dans cette partie des massifs dus au plissement hercynien semble d'une part liée à une plus faible épaisseur de l'écorce terrestre en cet endroit (50 kilomètres par rapport aux 70 de l'Ardenne) et d'autre part à l'existence de nombreuses failles proches du graben rhénan. Toutefois dans le Massif central français et dans la partie méridionale du Massif de Bohême, sont apparus également des appareils volcaniques à travers une écorce épaisse de 70 à 90 kilomètres, mais il est vrai que ces massifs sont plus proches des parties sud-occidentale et orientale des Alpes que l'Ardenne. Les Alpes en effet se sont formées en phases successives étalées sur des millions d'années sous l'effet des poussées des plaques méridionales méditerranéennes et africaines et les contrecoups se sont manifestés eux-aussi vers le nord en autant de phases soulevant les vieux massifs caledono-hercyniens septentrionaux ou les fracturant en laissant se développer différentes phases d'activité volcanique au fil du temps.

Suite de l'article dans le Bulletin du CEAH