Centre d'écologie appliquée du Hainaut

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jeudi 3 juillet 2008

AEPGN Bulletin n° 60 - juin 2008

L'Association des Etudiants pour la Prévention de la Guerre Nucléaire

vous invites le samedi 2 août 2008

à la Commémoration du 63ème anniversaire de la Tragédie de Hiroshima et de Nagasaki

2008 : 40ème anniversaire du tnp signé le 1er juillet 1968 à Washington, Moscou et Londres

Les armes nucléaires de l’OTAN sont un obstacle aux négociations de désarmement

A l’Université de Mons-Hainaut Parc Hibakusha - Plaine de Nimy - Chaussée de Bruxelles - Mons

10 h 30 : Accueil des participants au mémorial Hibakusha

10 h 45 : Allocutions

Pierre Piérart (AEPGN)
40ème anniversaire du TNP : « de bonne foi » ·

Marcel Poznanski
« L’Otan et le bourbier afghan »·

Pierre Debaut
« Une arme comme les autres ? »·

Intervention des participants

11 h 45 : Dépôt de fleurs

Organisé par l’AMPGN, l’AEPGN, Mayors for Peace, l’Association pour la Paix de Cuesmes, Stop USA, CSO, CNAPD, la Colupa.

Avec le soutien de la Communauté française


Chers Lecteurs,

Le Traité de Non Prolifération (TNP), privilège discriminatoire des puissances nucléaires

La prolifération nucléaire a débuté en mai 1942 avec le projet Manhattan qui a mis au point la bombe atomique en vue de dissuader les Allemands de fabriquer ce type d’armes de destruction massive. Avec une guerre froide rampante, vers la fin du 2ème conflit mondial cette bombe est devenue une bombe offensive qui a eu pour conséquence les tragédies de Hiroshima et Nagasaki. Malgré ces crimes de guerre, les Américains durent accepter la collaboration soviétique et le maintien de la monarchie de l’Empire du Soleil Levant pour mettre fin à la guerre.

Avec la persistance de la guerre froide, le nombre d’essais nucléaires de la part des Américains et des Soviétiques, n’a cessé de croître au gré des circonstances (un exemple parmi d’autres :1962 - 96 essais américains et 72 essais soviétiques). La pollution atmosphérique avait atteint un tel degré que N. Kroutchev et J. Kennedy (suite également à la très grave crise de Cuba) vont, en trois semaines de discussions, signer, le 5 août 1963, au Kremlin, un traité partiel d’interdiction des essais nucléaires (PTBT - Partial Test Ban Treaty) qui n’autorisait plus les essais dans l’atmosphère, dans l’espace et sous l’eau.

L’idée d’un traité de non prolifération va débuter très rapidement avec les protestations du tiers- monde et aboutit en 1965 à une proposition de l’Assemblée générale des Nations Unies en vue d’un traité pour mettre fin à l’arme nucléaire. Cette proposition prendra forme le 1er juillet 1968, quand les Américains, les Soviétiques et les Anglais signeront un Traité de Non Prolifération (NPT) respectivement à Washington, à Moscou et à Londres. Ce traité est déjà discriminatoire vis-à-vis des Français et des Chinois qui s’étaient entre-temps aussi dotés de la bombe atomique respectivement en 1960 et 1965.

Le TNP, entré en vigueur le 5 mars 1970, pour 25 ans, prévoit des révisions tous les cinq ans. Ces révisions n’ont pas amélioré la situation jusqu’en 1995, malgré le traité d’arrêt partiel des essais nucléaires de 1963, le Traité Antimissiles Balistiques (ABM) de 1972 et le traité de 1974 limitant les essais à 150 kilotonnes. La révision de 1995, après la chute de l’Union Soviétique, a prolongé le TNP pour une durée illimitée et les cinq puissances nucléaires se sont engagées à signer et ratifier le CTBT (Traité d’arrêt complet des essais nucléaires) déjà signé (entre autres par B. Clinton) en 1996.

Le TNP est un traité discriminatoire entre les cinq puissances nucléaires et les autres pays, incomplet et imprécis au sujet de la définition de l’arme nucléaire et de l’entreposage de cette dernière et insuffisant par manque de sanctions. Les Etats-Unis violent l’article I du TNP qui interdit à une puissance nucléaire de transférer ce type d’armes ou le contrôle de celles-ci, dans un pays qui n’en est pas doté. Pour ce dernier, l’article II interdit d’accepter un tel transfert. Malgré ces interdictions les Etats-Unis ont transféré de nombreuses armes nucléaires à plusieurs pays membres de l’OTAN. Encore aujourd’hui, malgré une diminution substantielle de leur nombre en Europe, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas et la Turquie ont été contraint de maintenir des bases aériennes avec des abris pour bombes à gravité de type B-61.

En 1996 la Cour internationale de Justice de La Haye, présidée par le juge Mohammed Bedjaoui, a décrété que l’arme nucléaire était illégale. Le juge Bedjaoui déclare en outre que l’arme nucléaire constitue un grand défi à l’existence même du droit humanitaire, il souligne que la Cour, à l’unanimité, rappelle aux puissances nucléaires « l’obligation de poursuivre de bonne foi et de mener à terme des négociations pour un désarmement nucléaire ».

La 6ème révision en 2000 a été relativement fructueuse, avec la présentation par la NAC, Coalition d’un Nouvel Agenda (constituée par la Suède, l’Irlande, le Mexique, le Brésil, l’Egypte, l’Afrique du Sud et la Nouvelle Zélande), d’une proposition de désarmement nucléaire mondial total et programmé dans le temps.

En 2001, avec l’arrivée du président Bush, la politique américaine se radicalise avec le refus de ratifier le CTBT, le retrait du Traité ABM (signé en 1972 par R. Nixon et L. Brejnev), la reprise de la production de matières fissiles et une accélération du programme anti-missiles (guerre des étoiles). Du côté français on continue le programme Mégajoules et la préparation de nouveaux missiles M 51. Cette nouvelle politique explique pourquoi la révision de 2005 a été catastrophique, vu qu’aucune décision n’a pu être prise.

Dans de telles circonstances on se demande avec une certaine angoisse, comment se déroulera la prochaine révision de 2010. En effet les Etats-Unis veulent installer 10 missiles intercepteurs en Pologne et un radar de détection en Tchéquie pour compléter un dispositif global existant déjà en Alaska, en Californie, au Groenland et en Grande-Bretagne. D’autre part l’OTAN s’étend vers l’Est et se rapproche des frontières russes avec l’installation de bases en Roumanie et en Bulgarie. La riposte de la Russie ne s’est pas faite attendre ; son représentant à l’ONU a évoqué le recours à la force militaire si l’Union Européenne continue à adopter un consensus de vassalité à l’OTAN. Cette nouvelle guerre froide latente ne présage donc rien de bon pour la prochaine révision.

La position de la Belgique, comme celle des autres membres de l’OTAN et membres de l’Union Européenne, est inqualifiable. En effet, depuis de nombreuses années, le ministre belge des Affaires étrangères vote de façon ambigüe à l’Assemblée générale des Nations Unies sur les 12 questions concernant le désarmement nucléaire. Parmi les 5 ou 6 refus à un désarment nucléaire figure celui de suivre l’avis de la Cour internationale de Justice de La Haye, avec, comme seule excuse, la solidarité entre les membres de l’OTAN. Quant à l’Union Européenne, elle se tait, aussi bien au niveau du Parlement européen, que de la Commission et du Conseil des chefs d’Etat, où figurent, d’ailleurs, deux puissances nucléaires, la Grande-Bretagne et la France qui continuent à se doter de nouvelles armes nucléaires. Quant à notre ministre actuel des Affaires étrangères, K. De Gucht, on ne doit pas s’attendre à un changement de position, vu ses intentions beaucoup plus belliqueuses que celles de son prédécesseur. Son collègue de la Défense concrétise cette politique de soumission à l’OTAN en accélérant la conversion de l’armée belge en vue d’opérations « humanitaires » hors Europe !

Le Traité de Lisbonne ne dit pas un mot concernant ce problème de désarmement nucléaire. Le sociologue Jean-Claude Paye, dans un article consacré à ce Traité paru dans La Libre Belgique du 23 juin 2008, déclare que « cette constitution n’a pas pour objet d’unifier la diversité des populations de l’ancien continent, mais simplement de faire écran au réel : de marquer le fait que l’Europe n’existe que par son insertion dans une structure politique globalisée, placée directement sous souveraineté américaine ».

Espérons vivement que les représentants de la diplomatie européenne, et spécialement les représentants européens de l’OTAN, voteront enfin à l’Assemblée générale des Nations Unies en faveur du suivi de la Cour internationale de La Haye, qui déclare l’arme nucléaire illégale. Cette prise de position éviterait que la révision du TNP de 2010 ne soit encore plus catastrophique que celle de 2005.

Pierre Piérart

AEPGN Bulletin n° 59 - mars 2008

Chers Lecteurs,

Le Dr Abraham Behar, Président de l’Association Française pour la Prévention de la Guerre Nucléaire (AMFPGN), a eu l’amabilité de nous donner un papier intitulé Accidents nucléaires militaires : ce qui émerge de l’iceberg « secret défense ». Cet article nous montre clairement qu’une catastrophe nucléaire est toujours possible suite à un accident de diverses natures (fabrication, transport, etc.). Le Dr Behar nous présente les différents types d’accidents possibles. En ce qui concerne les accidents aériens il se limite à trois exemples : l’accident de Goldsburo en Caroline du Nord en janvier 1961 ; l’accident de Palomares en Espagne en janvier 1966 suite à la collision entre un bombardier porteur d’armes atomiques et son avion ravitailleur en vol ; l’accident de Thulé au Groenland en janvier 1968 au cours duquel un bombardier s’était écrasé sur la banquise. Pour abréger citons les accidents connus des sous-marins parmi lesquels les deux sous-marins perdus par les Américains et sept par la Russie. Dans les centrales nucléaires de très nombreux accidents nucléaires, comme celui de Damascus dans l’Oklahoma en décembre 1980 avec l’explosion d’une fusée Titan et celui de Tcheliabinsk dans l’Oural en 1957 avec l’explosion d’une cuve qui a provoqué une contamination de la rivière Techa ayant nécessité l’évacuation de 75.000 habitants. En ce qui concerne les accidents nucléaires au cours des 2.000 essais, il est impossible d’en donner un aperçu à cause du « secret défense » ; rappelons néanmoins le plus spectaculaire, le tir accidentel du Hoggar en 1962, où les militaires ont vu la montagne exploser et le nuage radioactif rejoindre les troupes françaises. A titre personnel nous pouvons témoigner d’une conversation que nous avons eue, lors d’un séjour en France, avec un pilote commandant d’escadrille dont les avions devaient traverser le nuage radioactif afin de prélever 20 kilos de poussière en vue d’analyse. Plusieurs de ses collègues sont morts d’un cancer. Et la série continue, A. Behar cite les bavures au Kazakhstan, en Nouvelle Zamble, dans le Nevada, en Australie, dans les Iles Marshall, en Inde, etc. Les Anglais ont même répandu des aérosols de plutonium sur les Aborigènes australiens. La liste est trop longue, mais rappelons encore les accidents dus au trafic des radio-nucléides.

Vous pourrez prendre note de l’article du Figaro, « Un arsenal nucléaire censé être sous haute protection », qui nous informe de la précarité de l’arsenal nucléaire pakistanais. L’Autorité de commandement national dispose de 10.000 soldats pour défendre l’arsenal national en cas d’attaque, dispositif financé par les Etats-Unis. Le Pakistan a favorisé pendant des décennies la prolifération du secret nucléaire en fournissant des centrifugeuses pour l’enrichissement de l’uranium à la Corée du Nord, la Libye, l’Iran et même l’Irak de Saddam Hussein.

Olivier Corten, professeur à l’ULB, a publié dans « Le Soir » une carte blanche sur la reconnaissance prématurée du Kosovo. Il démontre clairement que cette reconnaissance est contraire au droit international. D’autres politologues ont démontré les éventuelles conséquences déstabilisatrices de ce précédent que notre ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, considère comme normal bien qu’il reconnaisse que cette politique est devenue exceptionnelle. Que dire face à la Palestine qui a déclaré son indépendance le 15 novembre 1988 et qui n’a eu aucun écho sinon d’être punie, sanctionnée et humiliée par Israël ? Le démembrement systématique non seulement de la Yougoslavie mais même de la République Serbe est, selon le général belge Francis Briquemont , « la plus grave faute stratégique commise par les Européens depuis la remilitarisation tolérée de la Rhénanie en mars 1936 ». Cette sentence de la part d’un militaire nous rappelle celle de George Kennan qui avait qualifié l’extension de l’OTAN vers l’Est comme étant la plus grande erreur politique des Etats-Unis depuis la fin de la 2ème guerre mondiale. On peut vraiment se demander ce que veut l’OTAN si ce n’est la guerre totale.

La politique belge dans ce domaine est lamentable que ce soit pour accepter les bombes nucléaires de Kleine Brogel, ou envoyer les F16 et les militaires belges en Afghanistan ou encore les votes aux Nations Unies favorables au maintien des armes nucléaires par les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité. On peut se demander ce que veut l’Europe en matière de politique étrangère, elle rappelle le gâchis des années 1930 (1933 à 1937) qui a conduit à l’effacement de la Société des Nations. La politique européenne calquée sur celle des Etats-Unis et de l’OTAN consiste à démanteler les Nations Unies, ce qui serait catastrophique pour notre avenir.

Le sommet de l’OTAN, qui se tiendra du 2 au 4 avril à Bucarest, va certainement décider un envoi de nouvelles troupes en Afghanistan où il y a déjà 43.000 hommes de l’ISAF (mission de l’OTAN en Afghanistan) et, parallèlement, 14.000 militaires américains sous commandement direct des Etats-Unis. Quant à Monsieur Sarkozy, il s’apprête à y envoyer au moins 1.000 soldats pour marquer son engagement envers l’OTAN. La pression s’exerce également sur la Belgique pour augmenter son effort déjà important avec des troupes de combat et des F16. Tous les membres de l’OTAN seront appelés par le Président Bush à se préparer à « porter une lourde charge » dans cette guerre sans issue. Enfin, il est invraisemblable que l’U.E., qui a dans ses attributions la politique européenne de sécurité et de défense, n’exige pas de la part des Etats-Unis d’être consultée au sujet de l’installation des radars et des intercepteurs anti-missiles en Tchéquie et en Pologne.

Pour terminer ce triste tableau il faut constater que les médias francophones de notre pays se limitent à un strict minimum pour informer le grand public des actions menées par le mouvement de la paix : c’est ainsi qu’aucune information sérieuse n’a été donnée à l’occasion de la marche de Louvain à Bruxelles qui s’est terminée au parc du Cinquantenaire le 16 mars pour commémorer le cinquième anniversaire de la guerre en Irak et pour réclamer la fin de l’occupation de ce pays. Récemment encore, le 22 mars, un groupe de pacifistes venant de plusieurs pays européens inspectait le siège de l’OTAN à Bruxelles. Plusieurs centaines de ces manifestants ont été brutalement arrêtés. Espérons que le droit international finira par être respecté pour leur donner raison.

Pierre Piérart

AEPGN Bulletin n° 58 - Déc 2007

Chers Lecteurs,

Nous voici à la fin de l’année 2007 qui n’a pas été brillante, loin de là, en ce qui concerne le désarmement nucléaire.

Lors de la commémoration du 62ème anniversaire de la tragédie d’Hiroshima et de Nagasaki, au parc Hibakusha de l’Université de Mons-Hainaut, des communications ont été faites par les représentants de plusieurs associations pacifistes. Henri Firket (AMPGN) a dénoncé les provocations américaines d’installation de radars en République tchèque et de 10 intercepteurs de missiles nucléaires en Pologne, en dépit de la contestation des populations européennes, en particulier de ces deux pays. Pierre Piérart, au nom de l’AEPGN, a démontré l’escroquerie du concept de dissuasion nucléaire défendu bec et ongles non seulement par les puissances nucléaires mais aussi par les pays membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Le Comité de Surveillance OTAN (CSO), créé en réaction à l’agression de la Yougoslavie par l’OTAN, était représenté par Claudine Pôlet qui, dans un exposé exhaustif, a analysé tous les dangers de cette organisation militariste qui entraîne dans ses crimes de guerre non seulement ses membres mais aussi l’Union européenne. La perversité du complexe militaro-industriel qui fait pression sur la politique militaire américaine a été dénoncée par la Coordination Luxembourgeoise pour la Paix (Colupa) représentée par Pierre Debaudt. Pol D’Huyvetter nous a fait part des succès enregistrés par l’expansion du réseau « Mayors for Peace » ainsi que de la nécessité de poursuivre une campagne pour arracher aux gouvernements occidentaux une convention de désarmement nucléaire en 2010, date à laquelle une nouvelle révision du TNP aura lieu, afin d’obtenir un désarmement nucléaire total en 2020.

Chers Lecteurs, vous trouverez également dans ce bulletin une série d’articles traitant de divers problèmes, comme l’expansion de l’OTAN malgré l’effondrement de l’URSS, une réponse au général Briquemont destinée à prouver que la dissuasion est loin d’être une réalité implacable ainsi que plusieurs articles de diverses personnalités à propos de la position de la France et de la Grande-Bretagne qui continuent à perfectionner leur armement nucléaire.

Profitons de cet édito pour dénoncer l’attitude scandaleuse des gouvernements occidentaux qui, à la 62ème Assemblée générale des Nations Unies, ont adopté une série de résolutions sur le désarmement et la non-prolifération en opposition totale avec les populations qu’ils représentent. La Belgique (en coordination avec les membres de l’OTAN) vote en faveur de décisions inadmissibles, comme le refus d’accepter l’interdiction de l’usage de l’arme nucléaire ainsi que de suivre l’avis de la Cour internationale de Justice, de juillet 1996, déclarant l’illégalité de cette arme. Dans le même ordre d’idées, l’OTAN et l’Union européenne se sont engagées, ce jeudi 6 décembre, à maintenir la pression sur l’Iran, malgré un rapport américain selon lequel Téhéran a suspendu son programme d’armes nucléaires en 2003, a annoncé le ministre belge des Affaires étrangères, en affaires courantes, Karel De Gucht. « Tous sont tombés d’accord sur le fait que nous ne devrions pas modifier notre position » a déclaré le chef de la diplomatie belge à la presse à Bruxelles, à l’issue d’un dîner de chefs de la diplomatie de l’Alliance atlantique et de l’Union européenne dont il était l’hôte (AFP).

Pour conclure, souhaitons qu’en 2008 l’opinion publique, de plus en plus sensibilisée par l’extension des guerres, fasse pression sur les responsables politiques pour exiger la résolution des crises internationales par la négociation, la diplomatie et la solidarité entre tous les peuples.

Pierre Piérart

AEPGN Bult n° 57 - juin 2007

Chers Lecteurs,

L’OTAN était au départ dotée d’une organisation militaire défensive strictement limitée aux territoires de ses pays membres et dont l’article 5 exigeait la solidarité entre ceux-ci. Avec la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS, l’OTAN n’avait plus de raison d’être d’autant plus que le Pacte de Varsovie fut dissous. En 1999, à l’occasion de son 50ème anniversaire, la nouvelle stratégie de l’OTAN devint de plus en plus agressive.

Aujourd’hui l’OTAN comprend 26 membres et un grand nombre de pays adhérents au Partenariat pour la Paix, ce dernier constituant un stade d’adhésion partielle à la politique de l’Alliance. Des pays comme l’Autriche, la Suisse, l’Irlande et la Finlande en font partie malgré une très longue tradition de neutralité.

L’Alliance constitue une succursale de la politique agressive des Etats-Unis en infraction avec le droit international. Plusieurs exemples peuvent être cités d’infractions flagrantes à plusieurs traités internationaux et à la Charte des Nations Unies. Il y a huit ans l’OTAN a bombardé la Serbie en visant de nombreuses infrastructures civiles comme les stations de télévision, les usines, les stations électriques, les ponts, les chemins de fer et même les colonnes de réfugiés, sans oublier l’ambassade de Chine. Qui plus est, des bombes à uranium appauvri ont été utilisées et ont contaminé des surfaces entières de ce pays. Actuellement l’OTAN, avec l’aide de plusieurs membres comme l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Belgique, a déclenché la guerre en Afghanistan.

La complicité de l’Union Européenne avec l’OTAN est évidente. Le Haut Représentant de la Politique étrangère de l’Union Européenne, Monsieur Solana, et la Commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero Waldner, ne se préoccupent nullement des infractions aux articles 1 et 2 du Traité de Non Prolifération (TNP). Rappelons que ce dernier interdit le transfert d’armes atomiques américaines sur le territoire de pays étrangers comme c’est le cas aujourd’hui, 15 ans après la fin de la guerre froide, pour l’Allemagne, la Belgique, l’Italie et les Pays-Bas. Le nombre de bases de l’OTAN en Europe et en Méditerranée est très élevé et contraire au statut juridique et à la Constitution de ces pays occupés par l’armée américaine.

Dans ce bulletin vous pourrez lire que le droit de séjour des forces américaines en Allemagne est en infraction avec de nombreuses conventions internationales. Des pays comme l’Allemagne et la Belgique avaient le droit de refuser leur soutien à la guerre des Etats-Unis contre l’Irak. Ces pays ont été de véritables complices en laissant passer sur leur territoire des troupes, du matériel et des munitions en partance pour l’Irak. En effet, il n’y a pas que l’agresseur qui agit à l’encontre du droit international mais également les pays qui le soutiennent en tolérant sur leur territoire des actions guerrières. Incroyable mais vrai, les « Tornados » allemands envoyés en Afghanistan peuvent s’entraîner dans les Alpes suisses avec l’accord tacite du gouvernement fédéral de ce pays.

Enfin, rappelons que des rampes anti-missiles vont probablement être installées en Pologne ainsi qu’une base de radars en Tchéquie, soi-disant dirigés contre des « pays voyous », comme l’Iran et la Corée du Nord.

Pour conclure nous vous invitons à la commémoration du 62ème anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki, qui se tiendra à l’Université de Mons-Hainaut, au Parc Hibakusha. Vous aurez l’occasion d’entendre la communication du Prof. Henri Firket sur l’effet pervers des rampes anti-missiles qui ne peuvent qu’accélérer la course aux armements. Une autre allocution est prévue pour démontrer que la dissuasion n’est pas une réalité implacable comme le prétend le Gén. Briquemont dans un article paru dans La Libre Belgique du 23 mai 2007. Pour l’AMPGN et l’AEPGN la dissuasion est un leurre et une hypocrisie qui ne peut que provoquer tôt ou tard une guerre nucléaire. Enfin, Claudine Pôlet parlera de l’OTAN et de la militarisation de l’Europe.

Nous espérons vous rencontrer nombreux à cette manifestation.

Pierre Piérart

AEPGN Bult n° 56 - mars 2007

Chers Lecteurs,

La dissuasion nucléaire, selon les diplomates et les militaires, serait un facteur de stabilité et de paix. C’est une illusion et même une escroquerie, qu’il faut dénoncer.

Nous avons répondu à l’article du général Briquemont, paru dans La Libre Belgique, pour démontrer que d’une façon générale le surarmement ne pouvait mener qu’à des catastrophes et, plus spécialement, dans le cas de l’arme nucléaire. L’arme nucléaire n’est pas une arme qu’on brandit et qu’on n’utilise pas. A plusieurs reprises on a failli l’employer depuis 1945. Pendant la guerre de Corée, à deux reprises Mac Arthur et son successeur ont proposé de rayer plusieurs grandes villes chinoises par le feu nucléaire. En 1956, lors de l’attaque du canal de Suez par les Anglais, les Français et les Israéliens, l’Union Soviétique a menacé les belligérants de l’arme atomique. En 1954 et en 1967 les Américains ont proposé l’utilisation de cette arme au Vietnam. Enfin, en 1962, on a évité le pire avec la crise de Cuba, quand les Soviétiques ont installé des missiles dans l’île, ce qui provoqua une réaction immédiate des militaires américains et qu’il fallut toute l’énergie de John Kennedy et de son frère Robert, pour éviter la catastrophe. Grâce aux négociations les Soviétiques retirèrent leurs missiles et les Américains leurs têtes nucléaires déployées en Turquie.

Aujourd’hui encore la situation reste très préoccupante ; l’installation de missiles anti- missiles par l’OTAN près des frontières de la Russie constitue une véritable provocation que Poutine a dénoncé récemment à Munich. Enfin le problème des armes nucléaires déployées par l’OTAN en Europe (Allemagne, Belgique, Italie et Pays-Bas) et en Turquie, est une infraction flagrante au Traité de Non Prolifération. Les résolutions votées à la Chambre, au Sénat et aussi par les parlementaires européens, n’ont toujours pas provoqué de réactions de la part des gouvernements membres de l’Alliance. Tony Blair a relancé son pays pour renouveler ses sous-marins nucléaires ; il en est de même pour le gouvernement français qui renouvelle son arsenal nucléaire et envisage également la construction de nouveaux sous-marins.

Espérons que les appels réitérés, pour un désarmement nucléaire total, par des personnalités comme Kissinger, Mac Namara, Rocard, Gorbatchev et bien d’autres diplomates et généraux pensionnés, seront entendus et discutés par nos responsables politiques.

Si tu veux la paix, prépare la paix et non la guerre.

Pierre Piérart

Bulletin n° 60 - juin 2008

EDITORIAL

AGENDA DES ACTIVITES

COMMEMORATION DU 63ÈME ANNIVERSAIRE DE LA TRAGÉDIE DE HIROSHIMA ET DE NAGASAKI LE 2 AOÛT 2008

ARTICLES

A propos de la diversité entomologique des terrils liégeois et hennuyers
Pascal Hauteclair, Mathieu Derume et Christophe Bauffe
Journée du 24 janvier 2008, à l’UMH, consacrée au Pic du pétrole, aux alternatives et à nos modes de vie en 2050
Pierre Piérart
Quelques estimations sur les ressources du sous-sol hennuyer
Pierre Piérart
Petit aperçu sur la production d’électricité dans le monde
Pierre Piérart
Agro-énergie et alimentation : fin de la pensée unique
CEWAS

MYCOLOGIE

Laccaria bicolor, espèce symbiotique, saprophyte et prédatrice
Pierre Piérart

REVUE DE LA PRESSE

NUCLEAIRE
Greenpeace : l’énergie de demain ne sera pas nucléaire!
Le Soir – 19 et 20/04/08
La France importe du plutonium anglais en toute discrétion
Le Monde – 22/05/08
Bruxelles accompagne le retour en grâce du nucléaire civil en Europe
Le Monde – 26/05/08
Alerte nucléaire en Europe après un incident en Slovénie
Le Monde – 06/06/08

ENERGIES
Frère en quête de gaz en… Belgique
La Libre Belgique – 03/04/08
Les émirs au charbon
Le Monde – 14/05/08
Les agrocarburants de 2ième génération ne seront pas prêts avant une décennie
Le Monde – 23/04/08
Eoliennes : le paysage n’est pas sacré, il ne peut être bradé mais doit être partagé
Le Soir – 25/04/08
Eolien : première mondiale à Ostende
La Libre Belgique – 26 et 27/04/08
L’éolien serait multiplié par sept dans dix ans
Le Soir – 30/05/08
Des algues dopées au CO2 pour produire du carburant
Le Soir – 09/06/08
Petit lexique des biocarburants
La Libre Belgique – 08/06/08

RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
La Terre pourrait déjà avoir dépassé le seuil dangereux de CO2
Le Monde – 11/04/08
Le réchauffement du climat menace les animaux d’Australie
Le Monde – 03/05/08
Le réchauffement perturbe les zones océaniques les plus poissonneuses
Le Monde – 12/06/08
Le CO2 des autos, dossier chaud à Bruxelles
Imagine – Mai & Juin 08
L’étiquetage du CO2 sur les produits alimentaires
Le Monde – 8 et 9/06/08

CRISE ALIMENTAIRE
La révolte des ventres creux
Le Vif/L’Express – 18/04/08
Crises alimentaires
Kairos-Europe – Mai 08
Investir dans la souveraineté alimentaire!
Imagine – Mai & Juin 08

SCIENCES NATURELLES
Reptile, oiseau et mammifère mêlés
Le Soir – 08/05/08
Materpiscis, découverte en Australie de la « mère des poissons »
Le Soir – 29/05/08

BIOTECHNOLOGIES
OGM : France : limitation de la culture des OGM
Le Monde – 04/04/08
Brevets sur des gènes de résistance à la sécheresse
Le Monde – 10/06/08
Wallonie : loi contraignante concernant les OGM
Le Monde – 14/06/08
Bioéthique : Les embryons de la discorde
Le Vif/L’Express – 06/06/08

SANTE
Effets du GSM sur la santé
Le Soir - 17/06/08
Climat, écosystèmes, comportements et maladie
Le Généraliste – 08/05/08

EPURATION DES EAUX USEES
La nature à l’ouvrage
Imagine – Mai & Juin 08

BIODIVERSITE
Quand l’homme aura vidé la mer
Le Vif/L’Express – 09/05/08
Libérons les semences
Imagine – Mai & Juin 08
L’érosion de la biodiversité, nouvelle urgence mondiale
Le Monde – 03/06/08

ECOLOGIE
Des microguêpes contre les pucerons
Le Soir – 07/04/08
La biodiversité dispose de sa maison
Le Soir – 30/05/08
Recréer la nature
Le Vif/L’Express – 25/04/08

MONDIALISATION & RELATIONS NORD/SUD
Climat et pauvreté
Le Généraliste – 13/03/08
Adieu le droit humain à l’eau ?
La Libre Belgique – 21/04/08
Le mythe de l’or vert
Sciences et Avenir – Avril 08

NOUVELLES BREVES

Bulletin n° 59 - mars 2008

EDITORIAL

AGENDA DES ACTIVITES

ARTICLES

L’après-pétrole bon marché est à nos portes
Michel Wautelet
Comment se sont formées des milliards de tonnes de charbon
Pierre Piérart
Césium radioactif dans les champignons
Tjakko Stijve

MYCOLOGIE

Quelques considérations sur Boletus edulis Bull. : Fr
Pierre Piérart
Premier décryptage du génome d’un basidiomycète ectomycorhizien, laccaria bicolor
Pierre Piérart

REVUE DE LA PRESSE

NUCLEAIRE
Augmentation des cas de cancer infantile autour des centrales
Horizons et débats – 21/01/08
Symbole de Tchernobyl, Iouri Bandajevski s’exile en Lituanie
Le Monde – 06/02/08
La France se prépare aux conséquences d’un accident de type Tchernobyl
Le Monde – 21/02/08
Nucléaire : stop ou encore ?
Le Vif/L’Express – 22/02/08
Atomic partout !
Le Canard enchaîné – 13/02/08
Des physiciens réclament des moyens face au trafic de matières radioactives
Le Monde – 21/02/08

ENERGIES
Agrocarburants Une fausse bonne idée ?
Iewpresse – 19/01/08
La montée des agrocarburants risque d’exacerber les pénuries alimentaires
Le Monde – 13/03/08
Le charbon, marché ardent
Le Soir – 06/02/08
Du fumier pour produire de l’électricité
Sciences et Avenir – Mars 08
Vent de progrès ou vent mauvais?
La Libre Belgique – 1er et 2/03/08

CHANGEMENTS CLIMATIQUES
La dérive de la goélette « Tara » illustre la fragilité de la banquise arctique
Le Monde – 23/02/08
Le transport maritime émettrait 2 fois plus de gaz à effet de serre que l’aérien
Le Monde – 15/02/08
L’importance du méthane comme gaz à effet de serre
Le Monde – 06/03/08
Coup de pouce pour refroidir la terre
La Libre Belgique – 22/01/08
Les E.-U. se disent prêts à un accord «contraignant» de réduction des émissions
Le Monde – 27/02/08
Quotas de CO2 Le « Chaud » redémarre
Le Vif/L’Express – 08/02/08
Nos plantes sont stressées
Métro – 04/03/08
Le réchauffement global stérilise les océans
Sciences et Avenir – Mars 08
L’OCDE sonne l’alarme sur l’état de la planète à l’horizon 2030
Le Monde – 07/03/08

MOBILITE
Des ONG dénoncent l’illégalité des publicités automobiles
Imagine – Mars - Avril 08

SCIENCES ET RECHERCHE
Quand l’ADN de microbes raconte l’histoire de la Terre primitive
Le Monde – 13/03/08
Des souris aux multiples cousines
La Libre Belgique – 12/03/08
L’ami des arbres mis à nu
Le Soir – 06/03/08

BIOTECHNOLOGIES
OGM : Les OGM, une solution à la famine ?
Le Monde – 12/02/08
OGM : La France cale (un peu)
Le Vif/L’Express – 18/01/08
OGM : Par la porte ou par la fenêtre
Le Vif/L’Express – 29/01/08
Les surfaces cultivées en OGM ont augmenté de 12% en 2007
Le Monde – 15/02/08
L’univers monstrueux de Monsanto
Le Monde – 13/03/08
Cellules souches : La troisième voie des cellules souches
Sciences et Avenir – Janvier 08
Clonage : On a cloné des hommes
Le Journal du Médecin – 8/02/08

SANTE
Fumer en paix
Le Vif/L’Express – 25/01/08
Des études démontrent les dangers des nanoparticules pour la santé
Le Monde – 12/02/08
Le mobile serait bien source de tumeurs
Sciences & Vie – Février 08
Identifier Dolly dans son assiette
Le Soir - 16 et 17/02/08

BIODIVERSITE
Plus de 10.000 espèces exotiques mettent en danger la biodiversité européenne
Le Monde – 18/01/08
Le poisson meurt d’être exploité
Le Soir - 08/02/08

NATURE
Un jardin en pleine jungle
Le Vif/L’Express – 4/01/08
Quel mal étrange décime les ruchers?
Imagine – Mars 08

POLLUTION
Naufrage de l’Erika: Total reconnu coupable
Le Vif/L’Express – 18/01/08
Vivement la baignade… propre
Le Vif/L’Express – 08/02/08
Une décharge géante en haute mer
Le Vif/L’Express – 08/02/08
Une bactérie traiterait les sols pollués par la dioxine
Science & Vie – Mars 08

RELATIONS NORD/SUD
Les cobayes et les « big pharma »
Sciences et Avenir – Février 08

NOUVELLES BREVES