Centre d'écologie appliquée du Hainaut

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jeudi 17 janvier 2013

Programmes des activités


Le Centre d’Ecologie Appliquée du Hainaut, organise à l’Abbaye de Saint-Denis 4, Rue de la Filature, 7034 Saint-Denis (Mons) un stage à la découverte de la nature.

du 9 au 13 juillet 2018

de 9h à 16h.
Garderie gratuite dès 8h. jusque 16h30


Pour les 8-12 ans

Sur les traces du Petit Prince de Saint Exupéry, venez découvrir, tout en vous amusant, le monde fascinant de la forêt et de la mare, les nombreuses relations existant entre les plantes, les animaux et bien d’autres…

Lors des promenades, découvrez la vie des escargots, des araignées, des fourmis, des abeilles, des champignons…

Au moyen d’une loupe binoculaire et d’un microscope allez à la découverte de tout un monde mystérieux…

La connaissance de la nature permet de mieux respecter et protéger notre planète.

Guide : Bernadette Lamblin (guide nature breveté)
Renseignements et réservation : c-e-a-h@hotmail.com
et 0479 / 78 26 62 (après 17h30)

Prix : 80 euros, 75 par enfant d'une même fratrie (déductibilité fiscale pour frais de garde jusqu'à 11 ans, possibilité d'intervention de votre mutuelle).

Agrée par l'ONE

Plus de renseignements dans la rubrique "stage pour jeunes" de ce site

COMMEMORATION DU 67EME ANNIVERSAIRE DE LA TRAGEDIE DE HIROSHIMA ET DE NAGASAKI - Maria Piérart-Re

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées dans la matinée du 4 août 2012 au parc Hibakusha, à l’Université de Mons, pour la cérémonie annuelle de la commémoration de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki.

Les participants, représentant soit un mouvement de paix, soit des associations anti-nucléaires, tant flamandes que francophones, ont été accueillis par le Prof. Robert Fourneau, président du C.E.A.H.

Plusieurs allocutions ont été prononcées pendant la matinée; nous en reproduisons quelques unes un peu plus loin.

La cérémonie s’est terminée par un dépôt de fleurs et une minute de silence devant la stèle « A la mémoire des victimes des bombardements de Hiroshima et Nagasaki et des essais nucléaires ».

L’après-midi a été consacrée à une conférence-débat sur le thème « Le monde sans armes nucléaires…..ce n’est pas pour demain ». Les exposés et le débat qui a suivi ont abordé différents aspects de la question nucléaire.

Après avoir lu le message japonais de Kazashi Nobuo, Vladimir CALLER (CSO) en tant que modérateur a introduit les différents orateurs :

Charles RUIZ (Europe for Peace)
« Les liens entre les centrales électronucléaires et les bombes atomiques » ou « Comment les centrales atomiques sont une menace aujourd’hui pour nos vies et pour la Paix »

Georges SPRIET (VREDE)
«La Stratégie nucléaire de l’OTAN après le Sommet de Chicago : maintien et modernisation des bombes nucléaires en Europe, construction du bouclier anti-missiles, le désarmement n’est pas pour demain»

Marc CUYPERS (A.M.P.G.N.)
« Hiroshima, Nagasaki : leçons apprises ou non »

Paul LANNOYE (GRAPPE)
« Faibles doses d’irradiation : des risques toujours sous-estimés »

Sur proposition du Président du C.E.A.H., Robert Fourneau, toute la cérémonie du matin a été filmée avec l’aide d’Alain Lechien, de la Cellule Audiovisuelle de l’Université de Mons, et la vidéo a été envoyée au maire d’Hiroshima par l’intermédiaire de Pol D’Huyvetter, Directeur de la campagne «Mayors for Peace».
Nous remercions tous les participants de cette journée ainsi qu’Alain Lechien qui a continué à nous aider pendant toute l’après-midi.

Message du Japon aux participants de la commémoration d’Hiroshima/Nagasaki à Mons lue par Vladimir CALLER

Nous apprécions beaucoup le fait que vous organisez une réunion spéciale commémorant le largage de la bombe atomique sur Hiroshima le 6 août.

Les journées cauchemardesques qui ont suivi le Tsunami de l’an dernier ont provoqué chez pratiquement tout le monde au Japon la crainte de scénarios réellement catastrophiques, et, de fait, la situation autour des centrales nucléaires de Fukushima demeure fort précaire et requiert la plus extrême prudence.

Bien que l’une des centrales nucléaires ait été remise en marche, l’expression massive de la colère face à la décision du gouvernement de redémarrer une centrale est en train de s’afficher et de s’intensifier de plus en plus ouvertement.

Nous espérons que cette montée en puissance d’hostilité à l’encontre de l’énergie nucléaire s’étendra sur la surface du globe de sorte que nous puissions progresser d’un pas ferme vers l’établissement d’un mode de vie libéré du nucléaire.

Le 6 août, à Hiroshima, nous allons –outre maints autres évènement et conférences- tenir la 9ième réunion du refus de l’uranium appauvri. Notre but cette année est d’attirer l’attention des gens sur le fait que le mois de mars prochain marquera le 10ième anniversaire du début de la guerre d’Irak en annonçant que nous organiserons une conférence commémorative à Tokyo vers la mi-mars l’an prochain afin de contester l’utilisation à des fins militaires des déchets nucléaires dont les armes à uranium appauvri sont constituées.

Nous espérons que vous, également, vous joindrez à nous dans cette réflexion, et nous vous souhaitons un vif succès lors de vos activités du 6 août, et au-delà.

Le Prix pour un Avenir dénucléarisé (Nuclear-Free Future Awards - NFFA), organisme basé en Allemagne, a été attribué au Dr. Katsumi Furitsu, l’un des membres de l’équipe scientifique et du comité d’organisation de la Coalition Internationale pour l’Abolition des Armes à Uranium.

Institué en 1998, le Prix pour un Avenir dénucléarisé récompense le travail d’activistes, d’organisations et de groupements anti-nucléaires. Ce prix a pour mission de promouvoir l’opposition à l’extraction d’uranium, aux armes nucléaires et à l’énergie nucléaire.

Le Prix pour un Avenir dénucléarisé est un projet de la Fondation Franz Moll pour les générations futures et il décerne des prix en trois catégories : Résistance, Education et Solutions.

Le prix, dans la catégorie Education, a été décerné en reconnaissance du travail du Dr. Katsumi durant trente années qui a rendu public l’impact des radiations sur des communautés à travers le monde. Ceci inclut des travaux avec Hibakusha-Japon, avec des communautés affectées par les retombées de Tchernobyl, avec des communautés indigènes contaminées par l’extraction d’uranium, et, bien entendu, l’impact des munitions à uranium appauvri. Depuis mars 2011, le Dr. Furitsu a fait connaître l’impact sanitaire et social du désastre de Fukushima à des collègues et à des militants tant au Japon qu’au reste du monde.

Avec nos amitiés et en solidarité

Kazashi Nobuo
ICBUW – Japon (Coalition Internationale pour l’Abolition des Armes à Uranium)

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Voici quelques-unes des interventions de la matinée :

Allocution de Philippe de SALLE (A.M.P.G.N.)

Chers amis, chers collègues,

En tant que porte parole de l’AMPGN Belgique, je tiens à manifester nos remerciements pour tous ceux qui soutiennent notre mouvement. Bien que la popularité médiatique de notre action d’information médicale ait baissé depuis la fin de la guerre froide, la menace d’une agression nucléaire n’a fait qu’augmenter et n’a fait que renforcer notre motivation dans notre mission. L’attitude non conciliante et même arrogante de l’OTAN lors du dernier sommet à Chicago non seulement ne favorise pas le désarmement au sein des nations nucléarisés mais favorise la prolifération car elle inquiète d’autres nations qui, à tort ou a raison, se sentiront menacées tant qu’elles n’auront pas rejoint elles aussi le club des puissances nucléaires. Il nous paraît primordial d’ouvrir les yeux des occidentaux qui s’imaginant être dans le bon camp ne songent jamais à remettre en question le bien fondé de leur soi -disant «défense atlantique»

J’aimerais ajouter un petit mot que m’a confie le Professeur Henri Firket, Président honoraire, et qui vous prie de bien vouloir excuser son absence aujourd’hui. « Si on examine les guerres généralisées (type guerres mondiales ou vastes européennes) depuis le XIXème siècle, et leurs suites, on s'aperçoit que la répulsion pour les conflits armés s'atténue avec le passage des générations et que les "progrès" techniques accroissent le pourcentage de victimes, y compris parmi les populations civiles. Après les quinze ans de guerres napoléoniennes (très mortelles dans toute l'Europe et leurs millions de victimes), l'Europe a connu pratiquement un siècle de paix. La guerre franco-allemande de 1870-1, la seule vraiment importante du XIXème siècle (trois mois) n'a pas fait 200 000 victimes. La première guerre mondiale, 45 ans plus tard, 16 millions de morts militaires + 600 mille civils ; la seconde, découlant de la première: 25 millions + plusieurs millions de civils. Les deux bombes nucléaires ont coûté plus de 200 000 morts sur une population d'environ 400 mille, 9/ 10ème des civils. Etc.
A quand la prochaine? »


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Allocution de Georges BERGHEZAN (CSO)

«Depuis qu'il a été fondé, il y a une douzaine d'années, le CSO s'associe à cette commémoration annuelle de la catastrophe d'Hiroshima. C'est bien entendu le professeur Pierre Piérart, le regretté président de notre comité, qui nous a incité et convaincu à y participer.

En effet, la dénonciation du crime d'Hiroshima s'inscrit totalement dans les objectifs et les activités du CSO. Si le bombardement d'Hiroshima et de Nagasaki fut un des derniers de la Deuxième guerre mondiale, il marqua le début de quarante ans de guerre froide. Davantage que l'empire nippon, c'est l'URSS qui a été visée par le bombardement atomique des États-Unis. Quatre ans plus tard, ceux-ci créaient l'OTAN, la plus puissante alliance militaire de tous les temps.
Aujourd'hui, 67 ans après Hiroshima, la guerre froide est terminée, heureusement sans avoir provoqué l'apocalypse nucléaire tant redoutée.

Mais, malgré la fin de la guerre froide et la dissolution de son adversaire, l'OTAN existe encore, englobant un nombre toujours plus grand de pays. De plus, elle s'engage de plus en plus directement dans des guerres. Après les bombardements sur l'ex-Yougoslavie dans les années 1990, puis l'occupation de l'Afghanistan, il y eut, il y a à peine un an, la scandaleuse expédition sur la Libye. En outre, l'arsenal nucléaire de l'OTAN reste au cœur d'une stratégie dite de la dissuasion, en fait de chantage à l'échelle planétaire.

Enfin, n'oublions pas que, si les armes à explosion nucléaire n'ont plus été utilisées sur un « champ de bataille » depuis 67 ans, nombre de missiles et de munitions, utilisés notamment par les États-Unis, sont dotés d'uranium appauvri, garantissant une pollution nucléaire durable aux peuples bénéficiant d'interventions humanitaires, de l'ex-Yougoslavie à l'Irak».


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Déclaration de Carlos CRESPO (Président de la CNAPD)
Lue par Marcel POZNANSKI (CSO)

Nous nous retrouvons ici pour commémorer l'acte le plus meurtrier de l'histoire de l'humanité. La destruction d’Hiroshima et de Nagasaki part le feu nucléaire les 6 et 9 août 1945 a signé bien plus que l’apothéose criminelle d’une guerre qui a charrié un lot imprescriptible d’horreurs. Il a illustré l’absence de limites existantes dans la capacité de l’humanité à s’autodétruire. En quelques secondes les vies de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants se sont consumées dans le feu atomique.

Indubitablement il y a eu un avant et un après Hiroshima et Nagasaki. Progressivement un nouvel équilibre des blocs géopolitiques s’est construit avec la peur d’un nouveau recours à la force de frappe nucléaire comme clé de voute. Cette tragédie de la modernité a tout de même provoqué une certaine prise de conscience salutaire. Dans les années qui ont suivi le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki, des militants du monde entier se sont levés parce qu’ils avaient la ferme conviction qu’un avenir radieux pour eux et pour leurs enfants était incompatible avec la prolifération des armes nucléaires. Le Mouvement de la Paix a toujours été à l’avant-garde du combat pour un monde sans armes nucléaires. Dans les années 80, en Belgique, ils étaient des milliers pour battre régulièrement le pavé contre les missiles. Aujourd’hui, malgré la fin de la bipolarisation du monde qui a été particulièrement marquée durant le seconde moitié du XXème siècle, le combat contre la prolifération des armes nucléaires reste plus que jamais d’actualité.

Aujourd’hui, des armes nucléaires sont encore vraisemblablement entreposées en Belgique sans aucun contrôle démocratique et donc sans aucune légitimité politique. Le Mouvement pour la Paix dans notre pays ne faiblira ni dans sa détermination ni dans sa mobilisation tant qu’une seule de ces armes sera encore présente sur notre territoire. Paradoxalement, l’existence et la dissémination des armes nucléaires au niveau mondial jouent dans le nouvel ordre mondial un rôle diamétralement opposées à celui qui était le leur à l’époque de l’antagonisme prééminent entre l’Ouest et l’Est. Alors que cet équilibre basé sur la capacité de chaque camp d’annihiler l’autre produisait un effet dissuasif dans les escalades qu’auraient pu connaître les conflits localisés qui sont survenus lors de la Guerre Froide, la présomption d’accès à la maîtrise de la potentialité destructrice de l’atome peut générer de nouvelles guerres. Les Etats-Unis, seule puissance ayant utilisé l’arme nucléaire contre des populations civiles, prétendent faire passer sous ses fourches caudines les candidats à l’entrée au club sinistre des pays disposant de l’arme nucléaire. Il est difficile de prévoir comment le dossier iranien va évoluer mais les risques d’une nouvelle guerre provoquée par les Etats-Unis et leur allié israélien sont à prendre avec le plus grand sérieux.

"Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage" disait fort justement Jaurès. Si le Mouvement de la Paix veut éloigner à jamais la perspective de conflits armés meurtriers, alors il faut qu’il s’investisse résolument en faveur du changement sociétal. Car la misère, l’exploitation et l’accès à des ressources limitées ont toujours été des causes de conflits. Le Mouvement de la Paix ne peut se contenter de déplorer des conflits existants ou d’anticiper les conflits à venir. Il doit aussi œuvrer à l’éradication des causes profondes des guerres pour en arriver à l’avènement d’une société où la guerre sera définitivement proscrite.

Vive le Mouvement de la Paix !

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Intervention de Carla GOFFI (Mouvement Chrétien pour la Paix)

Le MCP a voulu attirer l’attention sur les dangers de l’armement radioactif en ‘zones de paix’, notamment dans le bassin européen, et sur les réactions légitimes, via des manifs et occupation des sites, en Europe et ailleurs, de plusieurs associations et mouvements anti-guerre et anti-militarisation.

La représentante du MCP a rappelé la situation de la Sardaigne, dont le tiers de l’île est soumis à ‘servitude’ militaire ou à usage militaire par des firmes d'armement. L’OTAN, les armées, le complexe militaro-industriel du monde entier ‘occupent’ et exploitent la terre, l’air, et la mer sarde à des fins d’entraînements militaires…Et cela, dans des zones (polygones de tir) où les bergers et leur bétail continuent à mener une vie non-paisible, et les villages environnants subissent les ‘poudres de guerre’ qui provoquent des morts, des malformations, la destruction de l’environnement. Du césium, du thorium, du tungstène et uranium appauvri ont été trouvés dans les tissus humains et animaux et dans la chaîne alimentaire. Depuis une année, grâce à l’enquête courageuse d’un procureur qui ne se laisse pas intimider par les menaces de mort proférées à son encontre, le 'syndrome de Quirra' a fait enfin l'objet d'attention de la part de la presse et certains politicien italiens. A ce jour, une vingtaine de responsables du Polygone de tir de Quirra (est de la Sardaigne) ont été mis en accusation, dont trois comandants successifs de la base, des médecins, des scientifiques etc. Maintenant, les associations des victimes attendent avec impatience le début du procès.

La Sicile a servi de base de départ des avions, avec ou sans pilotes, impliqués dans ces dernières guerres (Libye, Afghanistan, Irak). Sigonella est la plus grande station aéronavale des USA. Et la situation risque d’empirer, du fait de l’installation du MUOS (centre de télécommunication satellitaire de l’Otan) à Niscemi. Au dire de nombreux scientifiques, cela peut occasionner des risques graves pour la santé des habitants de la Sicile.

D’autre part, le port de Brindisi (Pouilles) va connaître de grands travaux afin de permettre à l’Otan d’élargir sa ‘zone’ portuaire…

On peut donc craindre que, outre la préparation de nouvelles guerres meurtrières, ces sites et bases provoqueront un nombre croissant de maladies et nuisances graves aux populations locales.

Le MCP tient à saluer les associations pacifistes et les citoyens du monde entier qui luttent contre la "militarisation" de nos territoires, et qui manifestent parfois au détriment de leur intégrité physique. Nous rappellerons ici le camp de la paix qui s’est tenu ce printemps a Faslane- Ecosse- (base des sous-marins nucléaires Trident) et dont les participants ont été durement attaqués et emprisonnés par la police UK .

Cela fait déjà plusieurs années que les habitants de Gangjeong, en Corée du Sud, protestent contre la construction d'une base navale sur l'île de Jeju. Le projet militaire aurait un important impact sur l'écosystème de l'un des sites inscrits au patrimoine de l’UNESCO. Lors d'un référendum, 94% des habitants de Jeju ont voté contre la construction de cette base. Malgré cela, le gouvernement sud-coréen a poursuivi les travaux. Le 7 mars 2012, la Marine sud-coréenne a commencé, avec l'entreprise de construction Samsung Corporation à faire exploser les roches de la façade côtière. Le lendemain, des centaines d'activistes se sont rassemblés sur l'île pour s'opposer aux travaux de la Marine. Un grand nombre d’entre eux furent arrêtés et certains se trouvent toujours en prison.

Il est important de savoir, en ce jour de commémoration des bombardements nucléaires sur Hiroshima et Nagasaki, qu’aujourd’hui, dans le monde entier, des personnes se battent pour que cela n’arrive plus.

lundi 14 janvier 2013

Bulletin N° 73 - Décembre 2012

Les centrales à charbon, une "menace" pour l'eau Les nouvelles centrales thermiques à charbon que compte construire d'ici 2015 la Chine vont causer de graves pénuries d'eau dans des régions déjà menacées par les carences hydriques, selon Greenpeace. Le cycle de production d'énergie à partir du charbon, en particulier l'extraction du combustible, est très consommateur d'eau. "Seize nouvelles centrales thermiques consommeront en 2015 au moins 10 milliards de mètres cubes d'eau - l'équivalent d'un sixième du débit annuel du fleuve Jaune." L'organisation de défense de l'environnement alerte donc contre de "graves crises de l'eau dans le nord-ouest du pays, très aride". La Chine tire 70% de son énergie de la combustion du charbon, ce qui en fait le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre. Certaines régions de la Chine sont confrontées à des pénuries d'eau récurrentes, aggravées par l'avancée du désert et le réchauffement climatique.
La Libre Belgique – 16 août 2012

11 595 espèces introduites en Europe Près de 12 000 espèces animales et végétales ont été introduites - volontairement ou non - par l'homme en Europe. Les plantes terrestres représentent plus de la moitié de ce chiffre avec 6 652 représen¬tants. Viennent ensuite les animaux invertébrés (2 415), les organismes marins (987) et les champignons et moisissures (724). Les espèces fluviales et les vertébrés ferment la marche. Environ 10 à 15 % de ce total sont considérées comme des espèces envahissantes ou potentiellement nuisibles et sont particulièrement surveillées par les autorités.
La Libre Belgique – 5 septembre 2012

Les émissions polluantes ont diminué malgré la croissance économique. La quantité de polluants atmosphériques émis par l'industrie et les consommateurs a diminué en Belgique entre 1995 et 2008 malgré la hausse de l'activité économique, a indiqué jeudi le Bureau fédéral du Plan. Ce dernier a analysé l'évolution des émissions de C02, mais aussi celles des gaz acidifiants et des agents précurseurs d'ozone troposphérique entre 1995 et 2008. L'analyse a permis de mettre en lumière divers facteurs qui ont influencé ces émissions à la baisse. Premièrement, l'intensité en énergie a diminué de 20% chez les producteurs. Ce qui signifie que la quantité d'énergie consommée par unité de valeur ajoutée a diminué. Les baisses les plus importantes sont à mettre à l'actif des secteurs de l'énergie, du transport et de l'industrie métallurgique de base. Deuxièmement, le mix énergétique a changé. Ainsi, les combustibles solides tel le charbon ont été remplacés par le gaz naturel, moins polluant. Enfin, il y a le changement intervenu dans la structure de l'économie belge avec la progression du secteur des services, relativement peu polluant, selon le Bureau du Plan. Cette amélioration de l'efficacité énergétique va de pair avec une légère hausse de la pression fiscale sur l'énergie, laquelle a augmenté de 3% entre 1997 et 2007. Ce qui ne signifie pas pour autant que la fiscalité belge soit devenue plus verte: la part des taxes environnementales dans les prélèvements totaux est passée de 8,4% à 6,6%.
La Libre Belgique – 14 septembre 2012

Les poissons fondent Le réchauffement global que subit la planète (et ses océans) a aussi un impact sur les poissons. Daniel Pauly, du centre des pêcheries de l'Université de Colombie-Britannique (Canada), estime, après avoir étudié quelque 600 espèces de poissons, que d'ici 2050, ils verront tous leur taille diminuer de l'ordre de 14 à 20 %. «Les poissons ont besoin d'oxygène pour grandir. Or une eau plus chaude signifie aussi moins d'oxygène dissous », explique-t-il dans Nature Climate Change. « Si les températures continuent à monter, la taille des poissons ne peut que diminuer».
Le Soir – 2 octobre 2012

Australie La Grande Barrière de corail en triste état La Grande Barrière de corail a perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes entre 1985 et 2012 sous l'effet des tempêtes, de la prolifération d'une étoile de mer invasive (dopée par les rejets de nitrates agricoles) et du blanchiment lié au réchauffement climatique, a révélé mardi une étude publiée dans la revue américaine "Proceedings of the National Academy of Sciences". Le contrôle du réchauffement mondial et de l'acidification des océans est primordial pour l'avenir de la Grande Barrière, soulignent les scientifiques, qui notent que les deux tiers des pertes coralliennes ont été observées depuis 1998 et que le phénomène s'accélère.
La Libre Belgique – 3 octobre 2012

Le cétacé qui « parlait » Les bélougas peuvent imiter la voix humaine Epoustouflant! Le chant de certaines baleines ressemble à s'y méprendre à la voix humaine. Bien sûr, il n'est pas question de mots ni de phrases intelligibles, mais bien de mélodies qui rappellent, par leur tonalité, leur fréquence et leur débit, un extrait de conversation. C'est la revue scientifique Current Biology qui rapporte dans son édition d'aujourd'hui cette étrange découverte. «Nous sommes ici devant un cas de mimétisme animal-homme, indiquent les chercheurs de la Fondation nationale pour les mammifères marins, à San Diego, Californie. Un mimétisme qui dénote à leurs yeux une volonté du cétacé, un bélouga en l'occurrence, de communiquer avec ses maîtres au point de modifier sa manière de produire des sons. Les baleines n'ont pas de cordes vocales! La baleine en question, baptisée Noc, est malheureusement décédée. Mais pendant des années, la voix de l'animal a été enregistrée à plusieurs reprises. Selon la Fondation américaine pour les mammifères marins, le bélouga a dû faire des efforts considérables pour imiter la voix humaine. Ce qui attesterait de sa volonté de communication.
Le Soir – 2 octobre 2012

Valoriser des friches industrielles Chargée de réhabiliter les décharges et les friches industrielles wallonnes, la Spaque mène depuis 2009 un test pilote d'implantation de miscanthus sur certains sites dont elle a la charge. "Quelque 20 000 rhizomes d'herbe à éléphant ont été plantés sur un total d'environ un hectare réparti sur les sites Carcoke à Tertre, Vieille Montagne à Grâce-Hollogne et l'ancienne décharge de Bois Saint-Jean à Seraing", précise Daphné Wislez, collaboratrice scientifique à la Spaque. "Le miscanthus a la réputation de pousser partout, y compris sur des sols marginaux", enchaîne Vincent Vandenheede, manager du département des études de faisabilité et des énergies renouvelables. "Par cette expérience, nous voulons voir quel est son rendement, comment les polluants s'accumulent dans la plante pour analyser l'impact de leur présence sur les filières d'utilisation de la biomasse, et approfondir les connaissances concernant les pratiques culturales à mettre en œuvre." Le but n'est pas de dépolluer les sols, mais de valoriser des surfaces bloquées à moyen ou long terme et d'utiliser les tiges des graminées, par exemple, comme combustible pour des installations de chauffage ou de production d'électricité. La biomasse produite sur ces surfaces pourrait être commercialisée ou utilisée dans les propres installations de la Spaque. En tout cas, les premiers résultats sont concluants et l'expérience a été étendue sur deux hectares supplémentaires. Le bilan définitif devrait être connu prochainement, mais "le miscanthus a un gros potentiel", juge M. Vandenheede.
La Libre Belgique – 10 octobre 2012

Le champignon de Paris mis à nu Le génome de l'agaric a été décrypté Le champignon de Paris porte bien son nom ! « Sur les 1,4 million de tonnes produites chaque année dans le monde, 100.000 viennent de France », rappellent les chercheurs de l’Inra, l'Institut scientifique (français) de recherche agronomique. Avec leurs collègues des universités de Lorraine et de Marseille, ils sont à l'origine du décryptage du génome du fameux champignon de couche (Agaricus bisporus). Leurs travaux ouvrent la voie à la sélection de nouvelles souches pour la filière agroalimentaire. C'est que ce petit champignon blanc, bien que produit en champignonnières depuis plus de 300 ans, gardait quelques secrets. Par exemple en ce qui concerne sa fructification. C'est dans le cadre d'un vaste projet de séquençage d'une trentaine de génomes de champignons saprophytes (qui se développent sur les feuilles et les bois morts, les cadavres...) que Francis Martin (de l'Institut national de la recherche agronomique de Nancy) et ses collègues ont analysé deux variétés d'agarics, très proches génétiquement : l'une poussant dans un désert californien et l'autre utilisée en culture. Ils ont ainsi pu identifier les « mécanismes génétiques en jeu dans la formation de ce champignon et ses capacités d'adaptation au milieu dans lequel il vit », souligne l'Inra. Les chercheurs ont en particulier identifié un certain nombre de facteurs génétiques qui contrôlent la croissance et la formation du champignon de Paris, ouvrant la voie à de nouvelles améliorations génétiques de l'espèce. Ces travaux devraient ainsi conduire à la sélection de nouvelles souches pour la filière alimentaire. Ils devraient aussi permettre d'en apprendre davantage sur le rôle joué par ces familles de champignons xylophages sur la capture du carbone dans l'environnement. L'étude révèle ainsi l'existence, chez le champignon de Paris, de 24 formes de peroxydase, une enzyme particulièrement efficace dans la dégradation des acides humiques : des composés organiques qui s'accumulent dans l'humus des litières forestières ou le compost des champignonnières et qui laissent le champ libre au petit agaric. Les champignons xylophages par contre n'en présentent qu'une seule.
Le Soir – 12 octobre 2012

Energies renouvelables L'Europe doit viser haut D'ici 2050, la part de l'énergie renouvelable en Europe pourrait atteindre plus de 90% de l'approvisionnement énergétique. Selon une étude de l'organisation Greenpeace et de l’« European Renewable Energy Coundl » (Erec), une politique efficace en matière d'énergie en Europe pourrait permettre la création, d'ici 2020, d'un demi-million de nouveaux emplois dans le secteur énergétique. A l'heure actuelle, 12,5% de l'énergie européenne est renouvelable. L'étude prévoit que cette part pourrait grimper jusqu'à 40% d'ici 2030 et 90% d'ici 2050. Celle-ci plaide pour une vision politique rationnelle à plus long terme afin de ne pas freiner la croissance du secteur de l'énergie verte.
La Libre Belgique – 25 octobre 2012

Un coup de bambou pour les pandas? Déjà en danger en raison de la destruction rapide de leur habitat et d'un faible taux de reproduction, les pandas géants de Chine risquent aussi de se voir priver de leur nourriture de base, le bambou, menacé par le changement climatique, selon une étude publiée dimanche dans la revue "Nature Climate Change" par des chercheurs de l'Université d'Etat du Michigan (Etats-Unis) et de l'Académie chinoise des sciences.
"Même les scénarios les plus optimistes montrent que la disparition des bambous devrait rendre l'habitat naturel des pandas inhospitalier d'ici à la fin du XXIe siècle", indiquent les scientifiques. Ceux-ci ont étudié plusieurs scénarios climatiques et leurs conséquences pour les trois espèces principales de bambous dont se nourrissent les pandas, dans les monts Qinling, dans la province du Shaanxi. La région abriterait 270 pandas géants, soit près d'un cinquième de la population mondiale de cette espèce emblématique. Le bambou constitue la quasi-intégralité du régime alimentaire de l'animal, qui peut en avaler jusqu'à 38 kg chaque jour. Les espèces de bambous concernées ayant elles-mêmes un taux de reproduction faible (seulement tous les trente à trente-cinq ans), elles ne s'adaptent que très lentement aux évolutions du climat. Tous les scénarios examinés dans l'étude concluent à une disparition progressive des habitats des pandas dans la région, dans un délai plus ou moins court selon le rythme de réchauffement. En raison de la déforestation, la moitié des espèces de bambous est déjà considérée comme menacée à travers le monde.
La Libre Belgique – 13 novembre 2012

Souci d'émissions Bulletin contrasté pour notre pays en matière d'émissions de C02 entre 1990 et 2009. On constate une baisse des rejets de 40 % pour l'industrie et de 8 % pour l'énergie. Mais une croissance de 30 % pour le transport routier et de 40 % des bâtiments commerciaux.
Le Soir – 14 novembre 2012

Une nouvelle chauve-souris identifiée à Bruxelles C'est quatrième espèce de pipistrelle identifiée dans notre pays. Celle-ci répond au doux nom de pipistrelle de Kuhl. Elle a été identifiée le 18 août dans la cour de l'abbaye du Rouge-Cloître à Auderghem. Signalons que ce sont les « tjou tjou » de la nouvelle venue qui ont permis aux experts du groupe Plecotus de Natagora de la distinguer de ses cousines aux «kro-kro... kro-kro... kro-kro» graves et rythmés. Considérée comme «méridionale» - comme le vespertilion d'Alcathoé repéré en Wallonie en 2011 et la grande noctule détectée en Flandre au printemps dernier -, la pipistrelle de Kuhl est plutôt une habituée des milieux urbains.
Le Soir – 16 novembre 2012

Environnement 42 % des eaux européennes en bon état Seulement 42 % des eaux communautaires sont en bon état écologique, selon un rapport de l'Agence européenne de l'environnement (AEE), publié mardi 13 novembre. Selon l'AEE, 52 % seulement des eaux de surface pourraient atteindre une bonne qualité en 2015, date à laquelle la directive sur l'eau impose d'avoir retrouvé un bon état des masses d'eau.
Le Monde – 16 novembre 2012

Des oiseaux inhabituels dans l'Arctique Une expédition de scientifiques russes qui a passé trois mois à explorer les îles de l'archipel François-Joseph dans l'Arctique, a constaté que le réchauffement climatique amenait, outre la réduction de la banquise, l'apparition d'espèces d'oiseaux inhabituelles. "Sur une vingtaine d'espèces d'oiseaux que nous avons répertoriées, quatre sont inhabituelles pour l'archipel", a indiqué la scientifique Maria Gavrilo, citant en exemple les mouettes à queue fourchue et les canards plongeurs marins. "Les colonies de ces oiseaux sont généralement rencontrées plus au sud et c'est sans doute le réchauffement climatique qui les a emmenés jusqu'en Arctique. "
La Libre Belgique – 23 novembre 2012

La biosurveillance confirme la contamination de l'organisme par divers polluants environnementaux Inter-Environnement Wallonie demande un renforcement rapide de la législation Le Secrétaire d'Etat Melchior Wathelet a présenté ce matin les résultats belges de Démocophes, un projet pilote de biosurveillance au niveau européen. Ces résultats confirment la corrélation entre les comportements de consommation et les niveaux de contamination mesurés dans l'organisme. Pour Inter-Environnement Wallonie, cette démonstration impose l'adoption d'une législation renforcée. Pour cette étude, 120 enfants belges et leurs mères ont fourni des échantillons d'urine et de cheveux mais aussi répondu à des questions portant sur leurs modes de vie. Les laboratoires ont mesuré les niveaux de contamination de ces échantillons par le mercure, le cadmium, la cotinine, les phtalates, le BPA et le triclosan. Ils ont ensuite rapportés les divers résultats aux habitudes quotidiennes des participants et étudiés les rapports de causes à effets existant (ou non) entre les uns et les autres. Il en ressort une corrélation évidente entre certains comportements et les niveaux de contamination des organismes. Les personnes qui mangent plus fréquemment du poisson présentent des niveaux de mercure plus élevés. Celles dont le domicile comporte des revêtements de sol en vinyl sont plus contaminées par certains phtalates. Les mamans qui utilisent beaucoup de soins corporels affichent quant à elles des taux plus élevés de triclosan. Ces résultats se situant en dessous des « valeurs guides européennes », ils ne sont pas considérés comme inquiétants en termes d'impacts sur la santé humaine. Ils n'en restent pas moins préoccupants car, comme l'ont souligné plusieurs intervenants et le Secrétaire d'Etat dans son discours de conclusion, ces valeurs seuils mériteraient d'être revues tout comme devraient être (enfin !) considérées à leur juste importance les problématiques de l'effet cocktail, de l'exposition in utero et des effets à faibles doses des perturbateurs endocriniens. Pour Inter-Environnement Wallonie, un travail de biomonitoring tel que Démocophes qui permet de mesurer les niveaux de substances chimiques de l'environnement se retrouvant dans le corps humain doivent permettre de réelles avancées en matière de protection de la santé humaine. Il importe que l'on en tire pleinement les enseignements. En l'occurrence, les résultats collectés attestent de la nécessité d'adopter, tant au niveau européen qu'au niveau belge, des mesures normatives renforcées afin de réduire l'exposition de la population aux polluants environnementaux. Contacts : Pierre Titeux, Attaché de presse : 081.390.787 - 0479.497.656 Valérie Xhonneux, Chargée de mission Normes de produits : 0472.476.419
IEW – 28 novembre 2012

En Arctique, la glace plie mais elle se rompt aussi Mauvaise année pour la banquise arctique dont l'étendue a atteint un record historique. Celui-ci a été atteint le 16 septembre dernier avec une étendue de glace de mer réduite à 3,41 millions de km2. Une superficie inférieure de 18 % à ce qu'elle atteignait lors du précédent record, le 18 septembre 2007. Entre mars et septembre 2012, une surface corres¬pondant à trois fois le territoire de l'Inde a fondu dans la mer. Ces constats avaient déjà été posés plus tôt dans la saison par les données publiées en sep-tembre par le Centre national américain de la neige et de la glace (NSIDC). « Le rythme alarmant de fonte de la glace de mer dans l'Arctique souligne les changements profonds qui se déroulent dans les océans et dans la biosphère », insiste le patron de l'Organisation météorologique mondiale, qui dit souhaiter qu'au sommet climatique de Doha, ces données inspirent les négociateurs.
Le Soir – 29 novembre 2012

COMPTE-RENDU DU STAGE À L’ABBAYE DE SAINT-DENIS - Bernadette Lamblin

La météo nous promettait un temps variable en raison d’une dépression coincée entre deux anticyclones mais, finalement, quoique timide, le soleil s’est montré généreux et les activités se sont déroulées tout à fait normalement. Ce stage découverte de la nature par le jeu, sur les traces du Petit-Prince de Saint-Exupéry, aurait pu être rebaptisé « la ronde de d’escargot de Bourgogne » tant le nombre d’individus rencontrés était proche de la myriade. Nous devions faire attention de ne pas les écraser lors de nos sorties ! Les enfants ont même pu assister à une ponte.

Comme l’année dernière nous avons été chaleureusement accueillis par les habitants de l’Abbaye de Saint-Denis que nous remercions vivement. C’est un lieu idyllique pour un stage avec des jeunes. Deux très belles salles permettent aux enfants de 5 à 7 ans de côtoyer ceux de 8 à 11 ans, l’avantage pour les familles étant d’amener les fratries dans un même lieu.

Endroit très approprié couvrant 15 hectares. Sans sortir de l’Abbaye nous avons accès à un jardin, à des vestiges, à un très beau bois, à un parc … Le mur d’enceinte est toujours debout de même que les portes en pierre sculptée et la plupart des bâtiments de l’ancienne abbaye bénédictine fondée en 1081. La grange aux dîmes (16e et 18e siècles) possède une haute charpente en chêne ; c’est là que se déroulent les spectacles de l’abbaye. Non loin de là, des étangs offrent encore davantage de possibilités. Cet endroit chargé d’histoire, sans pratiquement de voitures, donc très calme, permet d’observer différents écosystèmes et de réaliser beaucoup d’animations amenant les enfants à mieux comprendre cette nature qui nous entoure et, espérons-le, à mieux la respecter.

Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine pour de nouvelles aventures en l’Abbaye de Saint-Denis en Brocqueroie.

COMPTE-RENDU DES ACTIVITES DU DERNIER SEMESTRE 2012 - Bernadette Lamblin

Traditionnellement le mois de septembre inaugure notre saison champignons. Nous n’avons pas failli à cette tradition en allant à la rencontre des élèves et des professeurs de l’Institut Saint-Ferdinand de Jemappes, de l’Ecole communale de Basècles, de l’Ecole communale de Flénu ainsi que de l’Ecole communale de Baudour.
Comme tous les deux ans notre exposition ouverte au public s’est installée à Bonsecours au Parc Naturel des Plaines de L’Escaut et, bien qu’annoncée comme une mauvaise année par de nombreux cueilleurs, cette exposition était très bien fournie en sporophores. En voici la liste :

Agaricus bisporus, A. essettei, A. silvicola, Aleuria aurantia, Amanita fulva, A. citrina, A. muscaria, A. phalloides, A. porphyria, A. rubescens, Armillaria mellea, Auricularia mesenterica, Auriscalpium vulgare, Bjerkandera adusta, Bolbitius vitellinus, Boletus erythropus, Calocera viscosa, Calvatia excipuliformis, Cantharellus cibarius, C. amethysteus, Chalciporus piperatus, Chlorociboria aeruginascens, Clavariadelphus pistillaris, Clavulinopsis helvola, Clitocybe clavipes, C. dealbata, C. ditopa, C. fragrans, C. inversa, C. geotropa, C. nebularis, C. odora, C. obsoleta, Clitopilus prunulus, Collybia butyracea, C. confluens, C. maculata, C. peronata, Coprinus atramentarius, C. comatus, Cortinarius alboviolaceus, C. armillatus, C. delibutus, C. paleaceus, Craterellus cornucopioides, Crepidotus cesatii, C. variabilis, Crucibulum laeve, Cyathus striatus, Cystoderma amianthinum, Daedalea quercina, Daedaleopsis confragosa, Daldinia concentrica, Entoloma lividoalbum, E. rhodopolium, Fomitopsis pinicola, Galerina marginata, Ganoderma applanatum, G. lucidum, Geastrum sessile, Gomphidius glutinosus, Grifola frondosa, Gymnopilus penetrans, G. spectabilis, Hebeloma crustuliniforme, H. radicosum, H. sacchariolens, Helvella crispa, Heterobasidion annosum, Humaria hemisphaerica, Hydnum repandum, Hygrocybe conica, Hygrophoropsis aurantiaca, Hygrophorus eburneus, H. penarius, Hypholoma fasciculare, Inocybe dulcamara, I. geophylla, I. hirtella, I. rimosa, Leccinum aurantiaca, L. scabra, Kuehneromyces mutabilis, Laccaria amethystea, L. affinis, Lactarius britannicus, L. circellatus, L. controversus, L. deterrimus, L. fluens, L. glyciosmus, L. helvus, L. pubescens, L. quietus, L. subdulcis, L. tabidus, L. torminosus, L. trivialis, L. vietus, Leccinum brunneogriseoleum, L. molle, Lentinellus cochleatus, Lepiota cristata, L. felina, Leucoagaricus leucothites, Lycoperdon echinatum, L. excipuliformis, L. perlatum, L. piriforme, Lyophyllum decastes, Macrolepiota fuliginosa, M. procera, Marasmius bulliardii, M. cohaerens, M. oreades, Megacollybia platyphylla, Meripilus giganteus, Mycena crocata, M. epipterygia, M. galericulata, M. haematopus, M. inclinata, M. pseudocorticola, M. pura, M. pura var. rosea, Myxarium nucleatum, Nectria cinnabarina, Otidea onotica, Oudmensiella mucida, Oudemansiella radicata, Panellus stipticus, Paxillus atrotomentosus, P. involutus, Phaeolus schweinitzii, Pholiota conissans, P. flammans, P. squarrosa, Piptoporus betulinus, Pisolithus tinctorius, Pleurotus cornucopiae, P. ostreatus, Plicaturopsis crispa, Pluteus cervinus, P. salicinus, Polyporus ciliatus, P. varius, Positia caesia, P. styptica, Psathyrella lacrymabunda, P. piluliformis, Rhodotus palmatus, Russula aeruginea, R. amara, R. betularum, R. cyanoxantha, R. claroflava, R. chamaeleontina. densifolia, R. fragilis, R. heterophylla, R. lepida, R. nigricans, R. ochroleuca, R. parazurea, R. pectinatoides, R. queletii, R. romellii, R. velenovskyi, R. vesca, Rutstroemia echinophila, Strobilomyces strobilaceus, Stropharia caerulea, S. coronilla, Suillus bovinus, S. collinitus, S. luteus, Trametes versicolor, Tremella mesenterica, Tricholoma cingulatum, T. sulphureum, Trametes gibbosa, Tricholomopsis rutilans, Xerocomus badius, X. chrysenteron, X. parasiticus, X. porosporus, Xylaria hypoxylon, X. longipes, X. polymorpha.

Un grand merci à notre excellente équipe de mycologues : Daniel Druart, Mario Lemaire, Paul Mayeur et Thierry Van de Sype sans lesquels une exposition ne serait pas possible ainsi qu’à nos récolteurs, tout aussi indispensables. Francine et Jean-Lhôest continuent à nous soutenir en assurant la récolte dans la région de Couvin grâce au « sanglier des Ardennes ». Nous les en remercions également.

Cette année mycologique s’est terminée comme d’habitude par une exposition au Camping de la Sablière à Epinois, toujours aussi agréable, sous un beau soleil et des températures clémentes. Merci à Andrée et à Michel de nous accueillir très régulièrement et toujours de manière conviviale chaque fois que nous les sollicitons pour des activités dans le camping.

Cette année, les activités du Centre se sont diversifiées. En effet Monsieur Fourneau nous a emmenés découvrir un transect de l’Ardenne à la Fagne d’Entre-Sambre-et-Meuse qui a passionné tous les participants ainsi que guidé une excursion aux alentours du méandre abandonné de la Sambre à Gozée (Abbaye d’Aulne). Cette visite s’est terminée l’après-midi par une promenade dans Montigny-le-Tilleul guidée par Jean-Marie Delmotte dans le cadre de la neuvaine d’été du 28 juillet au 5 août en Haute-Sambre.

La Maison du Parc Naturel des Plaines de l’Escaut à de nouveau fait appel à nous pour des animations sur le sol, les sens en forêt, la biodiversité, l’Escale forestière, … Nous avons pu chaque fois répondre à leur demande, cette collaboration continuera l’année prochaine.

Enfin, pour terminer l’année, nous avons assisté à deux conférences organisées à l’Auditoire Van Gogh et Guttenberg (Grands Amphithéâtres de l’UMONS) en collaboration avec le Carré des Sciences (CdS) -le Centre de didactique et de diffusion des Sciences de l’Université de Mons, la première, le jeudi 25 octobre, avait pour thème : l’"INITIATION A LA GEOMORPHOLOGIE DE LA WALLONIE ou L'EXPLICATION DES PAYSAGES PHYSIQUES DE LA WALLONIE". Elle était présentée par Robert FOURNEAU dont l’exposé a suscité un large débat au sein d’un public très attentif. La seconde, le jeudi 22 novembre, s’intitulait : "JARDINS AU NATUREL" et était présentée par Maurice MAECK, docteur en sciences et Brigitte DURANT, guide-nature, conseillère du "Réseau Nature" de Natagora. Cette fois encore, cette conférence a été suivie avec beaucoup d’intérêt par le public.

SI TU VEUX LA PAIX, REFUSE LA GUERRE ! - Michel Wautelet, Université de Mons -

La guerre, personne n’en veut. Pourtant, il y en a. Les responsables politiques disent tout faire pour l’éviter, mais ce sont eux qui la déclarent. Les élus ne veulent pas la guerre, mais ils votent les énormes budgets des armées. Les militaires prétendent ne pas vouloir combattre, mais ils s’y entraînent. Les industriels de l’armement se défendent de vouloir fabriquer des armes dont la fonction est de tuer, mais ils en vivent. Les citoyens ont les guerres en horreur, mais ils applaudissent aux défilés militaires et se délectent de films de combat.

Pourtant, la guerre n’est pas la préparation de la paix, comme le voudrait le slogan bien connu : Si tu veux la paix, prépare la guerre. Non ! La guerre repose sur un postulat faux : la guerre serait un moyen d’arriver à une paix durable. L’histoire et les évènements que nous voyons tous les jours nous disent le contraire : la violence engendre la violence. La guerre, c’est tuer, blesser, détruire, humilier. Comment, dès lors, espérer qu’il n’y ait pas de haine après une guerre? La guerre engendre la guerre.

Certes, en Europe, nous savons que nous devons la paix, la démocratie aux combats guerriers de nos pères. Mais, après la seconde Guerre mondiale, les pères de l’Europe, qui avaient vécu ces années horribles, ont bien compris que la guerre est trop monstrueuse pour être la solution. Ils ont compris qu’il leur fallait aller contre leurs idées revanchardes et celles de leurs contemporains. Il fallait oser parler entre ennemis d’hier, sinon la spirale armée qui avait conduit au conflit mondial se reproduirait un jour. Ils se sont parlé et cela a mené à plusieurs décennies de paix en Europe. Leur philosophie de paix a été appliquée, de telle sorte que, depuis plus de soixante ans, tuer son adversaire n’est plus vu comme une solution. Chez nous. Car exporter la guerre reste d’application.

Suite de l'article dans notre bulletin n° 73

L’ARBRE DE LA PAIX - Maria Piérart-Re

Voici une histoire émouvante qui concerne les terribles bombardements des deux villes japonaises Hiroshima et Nagasaki: le Kaki Tree Project «Renaissance du temps».

En 1994 le botaniste Ebinuma Masayuki découvrit qu’un kaki, avait miraculeusement survécu au bombardement de Nagasaki mais il n’était pas en bon état et était couvert de cicatrices. Le botaniste décida de le soigner et il le fit si bien qu’il réussit à le sauver et à obtenir de nouvelles plantes à partir des semences des petits fruits produits par l’arbre malade.

En 1995 un artiste, Miyajima Tatsuo, très touché par la tragédie nucléaire subie par son pays, visita Nagasaki avec le projet d’y organiser une exposition de ses œuvres. Il apprit l’histoire de l’arbre de kaki. Il en fut très ému et décida de rencontrer le "père" de ces « arbres juniors du kaki bombardé », le professeur Ebinuma. Il apprit que celui-ci distribuait depuis un bon moment les petites plantes, comme symbole de paix aux enfants qui visitaient Nagasaki. Il demanda alors au professeur de lui permettre de l’aider dans son œuvre en réalisant un projet qui lie les enfants aux arbres du kaki, avec l’art, sur base du thème : "la Renaissance du Temps". "Faire revivre l’espoir en le substituant à l’esprit satanique de l’homme qui a donné vie au monstre de la bombe atomique". Le professeur fut tout de suite d’accord et c’est ainsi que fut créé, avec d’autres personnes, le Comité d’Organisation du Kaki Tree project "La Renaissance du Temps".

Depuis, ce projet s’est développé et les petites plantes ont actuellement été distribuées dans plusieurs pays du monde (y compris au Jardin japonais de la ville de Hasselt en Belgique) pour sensibiliser les enfants à la Paix.

C’est ainsi que, grâce à Tiziana Volta (une participante à la Marche Mondiale de la Paix et la Non-violence qui a eu lieu d’octobre 2009 à janvier 2010), une de ces plantules de kaki est arrivée à Trieste, le chef-lieu de la région d’Italie du Nord, Friuli-Venezia Giulia. Elle a été plantée le 14 avril 2012 en présence du botaniste Masayuki Ebinuma, dans le "parterre de la mémoire"(photos ci-dessous), créé dans le Parc de San Giovanni, près de l’Université, pour nous rappeler, ainsi qu’aux générations futures, les désastres de la guerre et la force suprême de la vie. La cérémonie a été accompagnée, entre autres, par les élèves des classes de 1ère et 5ème de l’Ecole Primaire Giacomo Veneziani de Prosecco qui y ont présenté des illustrations.

La pierre qui contourne le petit parterre où a été planté l’arbre porte l’inscription suivante :

Le Kaki (Diospyros kaki) – l’unique arbre qui a survécu à l’explosion atomique de Nagasaki en 1945

Je remercie très vivement Susanna et Giuliano Del Pin-Baldo (ma nièce et son époux) qui m’ont mise au courant de cet évènement important et qui, lors d’un de mes voyages dans la région, m’ont accompagnée au Parc San Giovanni de Trieste pour voir et photographier le petit kaki, leçon vivante des forces de la vie et de la renaissance du temps.

LA BIODIVERSITÉ FONGIQUE - Bernard Clesse

1. Préalable

Avant de parler de biodiversité fongique, il est important de rappeler ce que l’on entend par cham¬pignon et envisager, de façon simple, la classification des champignons.
Majoritairement pluricellulaires, ces organismes se reproduisent par spores (voie sexuée) et/ou par conidies (voie asexuée).
Dépendants d’une source extérieure de carbone pour leur croissance et leur métabolisme (on dit qu’ils sont hétérotrophes vis-à-vis du carbone), ils doivent chercher de la matière organique dans leur environnement immédiat. Ils se nourrissent par absorption, après avoir libéré des enzymes qui vont, en quelque sorte, «liquéfier» les matières carbonées fabriquées par d’autres êtres vivants.
Sans entrer dans les détails et surtout dans les arcanes des classifications les plus actualisées, le Règne fongique se découpe en 4 divisions:

a) les Chytridiomycètes: champignons terrestres ou aquatiques (surtout présents dans les eaux douces) et possédant des spores à un flagelle ; on rencontre des parasites de végétaux (ex.: lahernie du chou) comme d’animaux (ex.: Batrachochytrium dendrobatidis qui tue les batraciens en bloquant leur système respiratoire), beaucoup sont saprophytes. Ils ne forment pas de véritable mycélium, leur taille est microscopique et certaines espèces peuvent être unicellulaires;

b) les Zygomycètes : également de taille pour la plupart microscopique, ce sont des champignons à spores dépourvues de flagelles, dans lesquels les cellules ne sont pas séparées par des cloisons (on parle de thalle siphonné). Les trois modes de vie (parasitisme, saprophytisme et symbiose) se rencontrent chez ces petits champignons qui, s’ils possèdent une reproduction sexuée, sont également caractérisés par une reproduction asexuée très performante et une croissance rapide qui leur permettent de coloniser rapidement leur milieu tels les Mucor et Rhizopus qui se présentent comme des poils translucides terminés par une petite boule noire, le fameux «poil de chat» du pain, des fromages…Certains se sont spécialisés sur les excréments tels les Pilobolus, d’autres encore s’attaquent aux insectes (ex.:les Entomophthorales) ou aux champignons (ex.: Spinellus fusiger);

Suite de l'article avec de nombreuses photos dans notre bulletin n° 73

INITIATION À LA GÉOMORPHOLOGIE DE LA WALLONIE (1er partie) - Robert Fourneau

La géomorphologie est une science de la Terre qui, en plus de décrire les aspects du relief, apporte une connaissance de son origine et de son âge en faisant appel à des notions de géologie, de paléoclimatologie, de climatologie, de pédologie et à l’influence de l’action de l’homme au fil du temps.

1. L’Ardenne

L'Ardenne est la plus grande région géomorphologique de Belgique.
Sur une superficie de 5000 km2, elle est constituée par l'ensemble des plus hautes surfaces de la région. Ces surfaces sont les restes d'un haut plateau unique s'élevant d'ouest en est, de près de 390 m dans le sud de l'Entre-Sambre-et-Meuse à Oignies à près de 700 m aux environs de l'Eifel allemand.

Ce haut plateau ainsi incliné résulte de l’érosion totale (pénéplanation) d’une chaîne de montagnes moyennement élevées, réalisée à la fin de l’ère primaire, il y a environ 280 millions d’années (Ma.) par le plissement hercynien varisque.

Ce n’est que dans les 20 derniers Ma. qu’il fut soulevé aux altitudes actuelles, basculé puis disséqué en plusieurs entités, toujours en surfaces planes, par l’incision profonde mais saccadée de plusieurs rivières comme la Meuse, la Lesse, l’Ourthe, l’Amblève..., qui suivirent le soulèvement et ensuite modifièrent leur cours en fonction des rivages marins voisins puis des périodes glaciaires et interglaciaires.

Malgré une composition de roches généralement très résistantes à l’érosion, qui apparaissent particulièrement bien dans les versants des vallées encaissées comme les rochers quartzitiques de Hourt (les plus vieilles roches de Belgique) ou le poudingue de Muno à la Roche à l’Appel, correspondant bien à de très vieux bouleversements de l’écorce terrestre dont les nombreuses sources minérales ou thermales en sont les témoins, des modelés locaux se spécifièrent en fonction des climats contrastés qui se succédèrent notamment pendant les phases de climat périglaciaire où les hivers très longs avec gel profond succédaient à de courts étés de dégel superficiel.

2. Hautes-fagnes

Ainsi par exemple, le plateau des Hautes Fagnes lui doit sa morphologie de surface. Ce plateau, le plus élevé, recouvert d’une végétation particulière donnant naissance à des tourbières, présente les formes rares de buttes en remparts annulaires formés par les soulèvements et glissements successifs des parties meubles du sol central sous l’effet de la formation de petites lentilles de glace de ségrégation durant les hivers périglaciaires. Ce sont des palses ou lithalses.
Les gros blocs de quartzite épars sur cette surface résultent aussi de l’action de ce climat qui les a détachés des combles des bancs du socle rocheux en les soulevant et en les dégageant de la matrice d’éléments fins grâce à laquelle bon nombre d’entre eux ont pu également glisser par les couloirs des vallées préexistantes jusqu’à très loin du plateau et constituer des amas actuellement inamovibles comme aux Fonds de Quarreux par exemple.

Suite de l'article avec de nobreuses photos dans notre bulletin n° 73

Bulletin N° 73 - Décembre 2012

EDITORIAL

Invitation à la prochaine Assemblée Générale

Annonce : excursion géomorphologique le samedi 20 avril

ARTICLES

Initiation à la géomorphologie de la Wallonie (1ère partie)
R. Fourneau

Catastrophes naturelles et climat
Paul Devuyst

La biodiversité fongique
Bernard Clesse

L’arbre de la paix (le kaki)
Maria Piérart-Re

Le plaqueminier ou kaki

Si tu veux la paix, refuse la guerre !
Michel Wautelet

NOUS AVONS LU

« Exigez! Un désarmement nucléaire total » de S. Hessel & A. Jacquard
M. Wautelet

« La dissuasion nucléaire. Les terrifiants outils de la paix » de E. Valensi
M. Wautelet

COMPTES RENDUS

Commémoration du 67ème anniversaire de la tragédie de Hiroshima et de Nagasaki
Maria Piérart-Re

Stage à l’Abbaye de Saint-Denis
Bernadette Lamblin

Activités du deuxième semestre
Bernadette Lamblin

REVUE DE LA PRESSE

 NUCLEAIRE

Des déchets nucléaires sous terre pendant… 100 000 ans
La Libre Belgique – 02/11/12
Du boulot dans les centrales
Le Soir – 03/10/12

 ENERGIE

Biocarburants : l’Europe amorce un timide tournant
Le Monde – 19/11/12
Pas de moratoire européen sur le gaz de schiste
La Libre Belgique – 22/11/12

 ENVIRONNEMENT

La déforestation entraîne une réduction des pluies menaçant l’Amazonie de sécheresses répétées
Le Monde – 07/09/12
Les sangliers privés de maïs, na !
La Libre Belgique – 24/10/12
L’Europe a atteint son objectif de Kyoto
Le soir - 06/11/12
Enfouir le CO2, une solution à risque
Le Monde – 23/11/12
Les principaux points de la « passerelle » de Doha
La Libre Belgique – 10/12/12

 BIODIVERSITE

Les semences paysannes mises au ban
La Libre Belgique – 25/07/12
En mer, les éoliennes attirent la nature
Le Soir – 07/09/12
Ces 100 espèces s’éteignent sans bruit
Le Soir – 12/09/12

 NOUVELLES BREVES

Bulletin N° 73 - Décembre 2012

Chers membres,

La table des matières de notre bulletin vous confirmera notre volonté à continuer de respecter les différentes options qu'a toujours prises le C.E.A.H. pour renseigner ses membres : une partie information de base sur notre région élargie à toute la Wallonie (en deux parties sur deux bulletins), une partie consacrée à la mycologie (qui souligne notre collaboration réciproque avec les C.N. B.) et surtout pour ce bulletin, le compte-rendu de la commémoration de la tragédie liée aux bombardements et essais nucléaires du siècle dernier avec des commentaires annexes et des résumés d'études ou manifestations y consacrées, mais aussi les réalisations de notre secrétariat bien orientées dans la vie actuelle avec ses problèmes d'environnement initiés aux plus jeunes par des activités bien concrètes. Ajoutons à cela une revue de presse bien fournie rappelant à ceux qui ne l'auraient pas suivie, les événements heureux ou plus souvent malheureux de l'actualité environnementale.

Bonne lecture et bonnes fêtes de fin d'année

Le Président