COMPTE-RENDU DE L’ANIMATION « MARE » DU 22 AU 25 AVRIL AU CAMPING D’EPINOIS - Bernadette Lamblin –

Cette année, l’intérêt porté à l’animation sur la « mare » était tel que celle-ci a été prolongée jusqu’au jeudi. De nombreuses espèces ont été pêchées dans la mare de finalisation des eaux grises du camping d’Epinois. Cette eau provient des sanitaires du camping qui subit un traitement en anaérobie (absence d’oxygène) puis en aérobie (présence d’oxygène). Bien qu’à ce stade elle soit bio-compatible en termes d’analyse, elle est transférée dans un bac filtrant contenant des plantes avant d’être acheminée dans la mare. On y retrouve entre-autres des daphnies et des gerris qui sont de bons indicateurs d’une eau bio-compatible et donc non-polluées.

Comme chaque année quelques animaux surprennent plus que d’autres et la sangsue garde toujours sa mauvaise réputation de suceuse de sang. La seule connue des enfants, la sangsue médicinale (Hirudo medicinalis), est un animal invertébré de la classe des Annélides. Elle a pratiquement disparu à l’état naturel en Belgique, en France et même en Europe par suite de la destruction de son habitat. On peut encore la trouver chez nous en Lorraine dans la mare de Frassem située sur la commune d’Arlon. Au cours de l’histoire, la sangsue a été utilisée en médecine mais la pharmacopée l’a presque oubliée depuis près d’un demi-siècle. Toutefois, son utilisation redevient fréquente dans certains services de chirurgie de reconstruction plastique ainsi que dans les laboratoires, où sa salive est analysée. Elle est de plus en plus prescrite en Europe, en tant que médecine alternative, notamment pour traiter l’arthrose. Actuellement, la sangsue est élevée en laboratoire. Ce n’est donc pas celle-là qui a pu être observée au camping mais bien la sangsue noire (Haemopis sanguisuga), très fréquente et qui se nourrit de petits animaux aquatiques.

Les élèves ont pu ensuite apercevoir des dytiques, trois espèces de larves et de nymphes de moustique (Chaoborus, Culex et Chironome), de limnée (escargots d’eau) et leur ponte, des daphnies, comparer les larves de libellule, de demoiselle et d’éphémère, observer les têtards de grenouille, apprendre à différencier la ponte du crapaud de celle de la grenouille. Le triton alpestre présent au camping attire toujours les regards et la comparaison entre les têtards, les larves de triton et de salamandre est expliquée. En fin d’animation, les plus jeunes devaient reconstituer le cycle de la grenouille ainsi que celui de la libellule et les plus grands devaient identifier les gerris qui se promenaient sur l’eau en assez grand nombre à l’aide d’une clé de détermination basée sur le nombre de pattes.

Le mercredi après-midi, les campeurs accompagnés de leurs enfants et d’amis d’Andrée et de Michel se sont joints à nous pour participer à l’animation.

Merci à Andrée et Michel Alsteen qui ont permis aux classes qui le souhaitaient l’accès à leur camping. Merci pour leur accueil, leur disponibilité et leur inaltérable gentillesse.