Centre d'écologie appliquée du Hainaut

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jeudi 31 juillet 2014

Bulletin N° 78 - Juin 2014

EDITORIAL

Commémoration au Parc Hibakusha – samedi 9 août
Exposition de champignons frais à Bon-Secours du 4 au 7 octobre

ARTICLES

Géomorphologie des grandes entités communales hainuyères
R. Fourneau

Notions de géologie et de géomorphologie du sud de l’Entre Sambre-et-Meuse vues par un naturaliste d’il y a quelques siècles
R. Fourneau

Les glaciations pour mieux comprendre le futur
Paul Devuyst

Quelques observations printanières
B. Lamblin

COMPTE RENDU

Stage d’écologie dans la forêt de Bon-Secours
B. Lamblin

REVUE DE LA PRESSE

NUCLEAIRE

Où enfouir les déchets nucléaires belges ?
La Libre Belgique – 26/03/14

ENERGIE

Un nouveau régime pour les agrocarburants
Le Soir – 25/04/14
Le boom de l’énergie menace les ressources en eau
Le Monde – 22/03/14
Energies durables – L’exemple des communes
Imagine – Avril 2014

CLIMAT

Climat : les impacts belges
La Libre Belgique – 25/03/14
Climat : ce qui nous attend
La Libre Belgique – 01/04/14
Les émissions de CO2 continuent de progresser. Néfaste
Le Soir – 14/04/14

ENVIRONNEMENT

Le secteur forestier brésilien détruit la forêt amazonienne
Greenpeace – 15/05/14
Parc des Virunga – Société civile contre société pétrolière
Imagine – Juin 2014
Pour se dire « bio », il faut vraiment montrer patte verte
Le Soir – 28 & 29/05/14

BIODIVERSITE

Les espèces locales en voie d’extinction
La Libre Belgique – 28/03/14
Le Nord fatal aux abeilles
La Libre Belgique – 08/04/14
La salamandre va sans doute disparaître
L’Avenir – 06/05/14
Biodiversité en Wallonie : des efforts trop timides et trop tardifs
Le Soir – 23/05/14
Nos forêts ne feront pas long feu
La Libre Belgique – 24 & 25/05/14

NOUVELLES BREVES

Bulletin N° 77 Mars - 2014

EDITORIAL

Animations sur l’écosystème « mare » au Camping d’Epinois du 22 au 24 avril
Stage Découverte de la nature à l’Abbaye de Saint-Denis du 14 au 18 juillet

ARTICLES

Bouffioulx, terre de poteries
Robert Fourneau

L’histoire naturelle à l’Ecole centrale de Mons
Michel Wautelet

Transition énergétique: Une Belgique 100% renouvelable en 2050?
Yves Marenne

Alerte au réchauffement climatique
Paul Devuyst

REVUE DE LA PRESSE

CLIMAT

« Bidouiller » le climat avec la géo-ingénierie
La Libre Belgique – 13/12/13
Tu es CO2 et tu deviendras…
Athena – Décembre 2013
L’Europe plombe le climat
IEW – 22/01/14

ENERGIE

L’Europe échoue à limiter l’usage des agrocarburants dans les transports
Le Monde – 14/12/13
Vers une Belgique 100 % renouvelable ?
Imagine – Novembre & Décembre 2013
Le chauffage par le sol est-il la panacée ?
Réactif – Décembre 2013 – Janvier & Février 2014
La géothermie passe le cap industriel
Le Soir – 27/02/14

ENVIRONNEMENT

Les ravages de l’élevage industriel
La Libre Belgique – 10/01/14
Google scrute par satellite les responsables du déboisement
Le Soir – 27/02/14
Le climat change, la forêt de Soignes aussi
La Libre Belgique – 22/01/14
Monsanto se lance dans le bio
La Libre Belgique – 12/02/14

SANTE

Les infections par des tiques sont en train d’exploser !
L’Avenir – 23/01/14
Un portail wallon: Environnement et santé
Le Vif/L’Express – 11/02/14

POLLUTION

Les poêles émettent trop de polluants
Le Soir – 12/12/13

NATURE

La Meuse privée de son plancton
Le Soir – 08/01/14
Ce que les arbres rejettent dans l’air
Le Soir – 06/02/14

NOUVELLES BREVES

Bulletin N° 78 - Juin 2014

Malgré sa triste réputation, la tique vient maintenant au secours de notre santé grâce à sa salive contenant une molécule capable de prévenir la thrombose veineuse profonde, les embolies pulmonaires ainsi que les accidents cardiaques et vasculaires cérébraux. Une découverte due aux travaux du professeur Edmond Godfroid de l'Unité de Biologie Moléculaire des Eco-parasites de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Découverte qui s'est aujourd'hui muée en succès économique avec la spin-off Bioxodes. Celle-ci vient de lever 2,6 millions d'euros pour mener son produit phare l'Ir-CPI au stade préclinique lors des prochains mois. Concrètement, les recherches ont été conduites sur Ixodes ricinus, une espèce de tique connue pour transmettre la maladie de Lyme et considérée comme capable de se nourrir sur une grande majorité de vertébrés en Europe. Dérivé de la salive de la tique, l'Ir-CPI est un anti-thrombotique capable d'inhiber la coagulation à des doses ne provoquant pas de saignement et qui pourrait devenir le premier anti-thrombotique injectable et utilisable par tous les patients. Une formule dont le marché annuel est estimé à plus d'un milliard de dollars! Récolté auprès d'un consortium de business angels et de fonds d'investissement belges, le montant de 2,6 millions d'euros comprend 1,6 million d'euros apporté par le Fonds européen de développement régional (FEDER) et la Wallonie dans le cadre du programme RETECH. http://www. bioxodes.com. ATHENA - Mars 2014

Les pesticides en point de mire! Dans le collimateur depuis des années déjà, l'étau se resserre autour des pesticides. De nombreux scientifiques ont prouvé que leurs solutions de synthèse présentaient des risques de contraction de pathologies cancéreuses ou neurodégénératives. De la réflexion à l'action, une trentaine de chercheurs se sont réunis autour de Pythobio, un programme organisé dans le cadre d'INTERREG 4 (Nord-Pas de Calais, Champagne-Ardenne, Wallonie et Flandre). Depuis 2010, Phytobio a identifié une famille de molécules efficace contre les maladies de plantes cultivées sur l'aire franco-belge, étudié leurs fonctions, développé une procédure industrielle de production et prouvé le bienfondé du fruit de ses travaux aux champs comme sous serres contre la fusariose du poireau, le botrytis de la vigne et le mildiou de la laitue. L'approche de la solution s'appuie sur une famille de biomolécules aptes à protéger les cultures: les lipopeptides, produites par les bactéries Bacillus subtilus. Comme prévu, le succès scientifique s'est mué en une jeune pousse: Lipo-fabrik, entreprise qui, selon sa raison sociale, s'attache à la production, à la purification, à la mise en composition et à la commercialisation de molécules d'origines biologiques, biodégradables et produites par bio-procédés au départ de ressources renouvelables. Soutenu par la Wallonie (DG06) pour près de 300 000 euros sur un total de 2 millions d'euros, l'engagement wallon est porté par l'Université de Gembloux Agro-Bio Tech. Les autres grands partenaires du projet sont l'Université de Gand, l'Université de Reims Champagne-Ardenne et l'Université de Lille 1 Science et Technologie. http://phytobio.univ-lille1; http://www.gembloux-ulg.ac.be et http://www.lipofabrik.com. ATHENA - Mars 2014

Importations douteuses S’ouvrir au marché mondial constitue aujourd'hui et pour de nombreux pays - en particulier émergents - une possibilité de gonfler l'économie et le PIB. Mais les échanges signifient aussi que les exportations ont en complément les importations qui, parfois, recèlent des désagréments dont on ne découvre l'importance qu'avec le temps. La Chine en particulier, en croissance constante depuis 2 à 3 décennies, importent beaucoup pour répondre à ses besoins alimentaires et de construction. Or, certaines des denrées admises sur le territoire ou certains des bois importés recèlent quelques pestes. Endémiques et sous contrôle dans leur pays d'origine, elles ont trouvé un nouveau terrain idéal d'expansion dans l'Empire du milieu. C'est en particulier le cas de la «mouche blanche» ou aleurode du tabac (Bernisia tabaci) qui a été à l'origine, en 2009, de dégâts dans 200 000 hectares de culture sur tout le territoire chinois, excepté au Tibet. Les légumes et le coton constituent les cibles principales, tant directement par l'affaiblissement de ces plantes, qu'indirectement par la transmission de virus. Un autre exemple d'hôte peu recommandable est un coléoptère xylophage (Dendroctonus valens) qui, en dépit d'une taille qui n'excède pas 5 mm, aurait eu raison de 10 millions de pins chinois. Ce «succès» d'un insecte venu des États-Unis tient à un champignon symbiotique qui aurait muté dès l'implantation du coléoptère sur le territoire asiatique. Il favoriserait une libération plus grande de 3-carène par les pins infectés, rendant ceux-ci plus attractifs aux ravageurs. Les Chinois n'en sont bien entendu pas restés à ce constat et développent depuis des années une lutte intégrée contre les 550 espèces accidentellement «importées» via des biens d'utilisations diverses. Coût estimé: 15 milliards de dollars... Il va de soi que ce pays n'est pas le seul à être confronté à la présence de parasites indésirables sur son territoire. La différence avec les autres pays, et en particulier le nôtre, tient à la taille des besoins à couvrir dans un temps relativement court, ce qui a, dans certains cas, fait passer la vigilance au second plan. Quelques décennies de dégâts plus loin, il faut donc en payer le prix. Mais l'information est utile: la Chine est aussi exportatrice; rien n'interdit que les indésirables gagnent ou regagnent à l'avenir tous les autres pays du globe... (Nature 2013; 503:450-451). ATHENA - Mars 2014

Le parlement interdit la culture d'OGM en plein air Le parlement bruxellois a adopté vendredi une ordonnance interdisant la culture des OGM en plein air en Région bruxelloise qui devient ainsi la première région "OGM free" d'Europe. La législation européenne interdit d'interdire la culture d'OGM dans les États membres mais elle autorise ceux-ci à prendre des mesures de protection pour éviter la contamination accidentelle des champs de culture non-OGM avoisinants. La Libre Belgique – 31 mars 2014

CO2 : les émissions wallonnes en chute libre Au championnat de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la Wallonie a bien plus qu'une longueur d'avance. Selon les chiffres officiels, les émissions flamandes ont diminué de 8 % entre 1990 et 2012 (elles ont augmenté entre 2011 et 2012). Dans le même temps, les émissions wallonnes se sont effondrées. Selon l'inventaire wallon bouclé ce mois-ci et que Le Soir a pu consulter, les émissions sudistes en 2012 étaient en retrait de 34,1 % par rapport à celles de 1990. Selon un accord interne belgo-belge, son objectif 1990-2012 est de -7,5 %. Cette évolution, précise l'administration wallonne, est surtout due à une chute des émissions industrielles. En 2012, la Région qui est responsable de 31 % des émissions annuelles de la Belgique a connu « la fermeture définitive de la phase à chaud en sidérurgie, le ralentissement des centrales électriques, la fermeture de deux lignes de verre et une diminution apparente en transport routier liée aux statistiques fédérales ». Si tous les secteurs sont en diminution (surtout industrie et production d'électricité), ce n'est pas le cas du tertiaire (bureaux, commerces, PME...) et du transport (+3 %) dont les émissions sont en hausse. C'est là que les futurs efforts devront porter. Le Soir - 25 avril 2014

Le papier recyclé est-il vraiment plus écologique? Quelle que soit sa qualité, oui, le papier recyclé a moins d’impact sur l’environnement que le papier classique. Le recyclage consiste en effet à extraire les fibres des vieux papiers et à en éliminer les contaminants (colle, agrafes…). Ses fibres sont ainsi récupérées, et elles pourront être réutilisées plusieurs fois. Ce procédé nécessite moins de bois, d’eau et d’énergie que la fabrication de pâte à papier traditionnelle et permet de valoriser un déchet qui, autrement, serait incinéré. Pour autant, certains papiers recyclés sont plus écologiques que d’autres. La différence se joue surtout au niveau du taux de fibres recyclées (de 50 à 100 %) et des traitements subis au cours du recyclage. Pour les journaux et magazines, l’encre doit être séparée des fibres, généralement à l’aide de solutions savonneuses. Or, cette étape peut entraîner un surcoût.
L’usage d’oxydants limité Pour obtenir un papier blanc, que le papier soit recyclé ou non, l’usage d’oxydants est nécessaire. Ces produits chimiques vont alors contaminer les eaux. Des normes européennes obligent donc les papetiers à limiter significativement leurs rejets. Même si l’épuration de ces eaux produit alors des déchets qu’il faudra éliminer, le bilan écologique reste en faveur du papier recyclé. La palme revenant au papier 100 % recyclé, non blanchi et non désencré (beige ou gris). Bien que de nombreux labels aient été mis en place, il est encore parfois difficile de s’y retrouver. Le premier type de label atteste du taux de fibres récupérées (APUR ou NAPM garantissent un taux de 50 à 100 %). D’autres attestent de la consommation énergétique et des impacts sur l’environnement (La Fleur, l’écolabel européen). Le plus exigeant combine les deux, c’est l’écolabel allemand l’Ange bleu. Sciences & Vie - 07/05/2014

Bulletin N° 77 - Mars 2014

Des toilettes sèches comme opportunité sanitaire Tirer la chasse... et utiliser jusqu'à 12 litres d'eau potable! Un tiers de notre consommation d'eau file en moyenne dans nos cuvettes. N'y aurait-il pas là comme un gâchis gigantesque? Par ailleurs, ces eaux - devenues « noires », contenant matières fécales, urines et papier toilette - vont être traitées par une station d'épuration, qui rejette des micropolluants, des agents pathogènes et des nutriments susceptibles de participer à l'eutrophisation de nos rivières. Et, particulièrement du côté de l'assainissement individuel, à la contamination des nappes d'eau souterraines par les nitrates. En plus, la valorisation agricole des boues de stations d'épuration n'est que très partielle. Or « selon l'OMS, explique Geoffroy Germeau, chargé du Réseau de l'assainissement durable au sein de l'asbl Exposant d, le contenu des lisiers humains en azote et en phosphore correspond respectivement à un tiers et à 22 % de la consommation mondiale d'engrais minéraux en azote et en phosphore. En réalité, théoriquement, un adulte excrète les nutriments nécessaires à la production de sa nourriture ». Consommation d'eau potable, gâchis d'engrais, investissements énormes dans des réseaux d'égouttage et stations d'épuration, le traitement de nos déchets intimes n'aurait-il pas un coût écologique et économique absurde? Serons-nous prêts à le remettre en question, en passant outre à nos appréhensions sociales? En rester au système actuel sous prétexte que les adultes ne parlent pas de « caca et de pipi » serait dommage. D'autant plus que des solutions existent : les toilettes sèches en font partie. Modernisées, elles peuvent souvent s'intégrer dans une maison ou un immeuble à appartements et le compost qu'elles produisent s'utiliser au jardin. « En Allemagne, environ 180 appartements sont équipés de toilettes sèches à gros volume, remarque Geoffroy Germeau. Ces habitations font partie de lotissements écologiques et sont installées dans des immeubles de 2 à 4 étages. En Suède, les toilettes sèches à séparation d'urine sont largement répandues : elles seraient 135 000. » Chez nous, elles peinent encore à sortir du circuit des festivals et des maisons de pionniers comme celles du professeur émérite Joseph Orszagh, des Amis de la Terre. Pourtant, si leur usage ne peut pas être généralisé immédiatement partout, vu nos investissements passés - nos stations d'épuration actuelles ayant besoin d'eaux noires pour fonctionner correctement -, il devra assurément se banaliser et s'étendre. Imagine - Novembre & Décembre 2013

Environnement Moins de particules fines Les normes européennes indiquent que la concentration journalière en particules fines PM10 ne peut dépasser le taux de 50 ug/m3 plus de 35 jours par an. La limite de concentration de particules fines a été dépassée pendant 58 jours à Haren, 47 jours à Roulers et à Engis, 41 à Evergem et 39 à Winkel-Sainte-Croix. Selon la Cellule interrégionale de l'environnement (CELINE), c'est, depuis le début des mesures en 1997, la première fois qu'aussi peu de sites ont dépassé les normes de mesure. "Cela montre que les efforts de lutte contre les particules fines portent leurs fruits", a commenté Frans Fierens, collaborateur scientifique chez CELINE, qui pointe les bonnes conditions météorologiques de 2013. La Libre Belgique – 2 janvier 2014

Santé Le cancer du sein, fléau belge Le nombre de femmes atteintes par le cancer du sein atteint son pic en Belgique, écrivait, mardi, "De Morgen" sur la base des chiffres de l'Organisation mondiale de la santé de l'Onu (OMS). L'année dernière, les médecins ont diagnostiqué une tumeur chez plus de 188 femmes sur 100000. Au total, 10337 diagnostics ont été posés et 2523 femmes sont décédées de la maladie. Ces chiffres élevés suscitent de l'inquiétude, commente le cancérologue Jacques De Grève (UZ Brussel). "Mais il faudra beaucoup d'efforts pour les faire baisser. Dans 15 à 25% des cas, il s'agit de cancers du sein héréditaires. Pour le reste, nous n'en connaissons pas la cause." On sait déjà que les poitrines des femmes contiennent plusieurs agents cancérigènes. Des indications claires prouvent également que la pollution atmosphérique a un impact sur le développement des tumeurs. Les experts montrent ainsi du doigt les émissions polluantes des voitures diesel. "Il est irresponsable qu'un produit nuisible comme le diesel soit meilleur marché que l'essence", ajoute le gynécologue Hendrik Cammu (Vrije Universiteit Brussel). "C'est en contradiction avec notre politique de santé." La Libre Belgique – 2 janvier 2014

Plus de fleurs wallonnes pour les abeilles Depuis la mise en place du plan Maya en 2011, les effets sur le terrain sont assez visibles. Ce plan vise à préserver la biodiversité et les abeilles.{…} Grâce à la distribution de sachets de semences aux particuliers, par le biais des cercles horticoles, près de 1000 parcelles de 10 m2 ont été ensemencées. Il s’agit de semences permettant la pousse d’herbes graminées et de plantes mellifères. Les particuliers s’engageaient aussi à ne plus utiliser de pesticides dans leur jardin. Fin décembre, 964 chartes signées par des particuliers avaient été renvoyées à la-direction des Espaces verts. Cette campagne aura permis de sensibiliser 5ooo foyers en Wallonie. {…} Le plan Maya a ainsi permis de soutenir les ruchers-écoles, d'inclure les communes dans la campagne.{…} Le plan Maya a également permis de créer des aménagements: l'ensemencement de 4 756 ares de prairies fleuries, la plantation de 3 964 arbres fruitiers, 8 161 arbres fruitiers et 118 154 plants de haies ou de massifs mellifères.{…} L’Avenir – 9 janvier 2014

Les pollinisateurs sauvages, indispensables à l'agriculture Les abeilles ne peuvent répondre aux besoins Le phénomène des pertes massives dans les colonies d'abeilles est bien connu. Sans doute multifactorielles, les causes font encore l'objet d'investigations. Et de polémique... Notamment sur le rôle joué par les pesticides. Pour la première fois, une équipe de chercheurs a tenté de calculer le déficit en abeilles par rapport aux besoins en pollinisation. Résultat : avec le cheptel actuel d'abeilles, deux-tiers seulement de ces besoins peuvent être couverts, indiquent les spécialistes de l'université de Reading (Royaume-Uni). Si l'Europe voulait garantir une pollinisation correcte, écrivent-ils, elle devrait disposer de 13,4 millions de colonies d'abeilles en plus. Soit pas moins de 7 milliards d'individus. Les insectes pollinisateurs occupent une place cruciale dans les écosystèmes et particulièrement dans le bon fonctionnement de notre agriculture. Ils sont essentiels pour permettre et faciliter 1'amélioratîon de la production de 75 % des cultures dans le monde. Ils contribuent à la valeur de la production agricole à hauteur de 153 milliards d'euros par an. L'abeille domes-tique est certes le plus emblématique et le mieux connu de ces insectes pollinisateurs, mais, indique l'article paru dans la revue Plos One, «des études récentes suggèrent que diverses communautés de pollinisateurs sau-vages fournissent souvent un niveau de service équivalent, voire supérieur aux abeilles domestiques ». Malheureusement, d'autres études ont démontré un déclin généralisé dans la diversité des pollinisateurs sauvages en Europe (bourdons, abeilles solitaires, lépidoptères...), «en raison de l'intensification agricole, de la dégradation des habitats, de l'extension des maladies et du changement climatique ». Cette situation se complique en raison de l'extension des cultures destinées à la production d'agrocarburants. Celles-ci ont fortement augmenté les besoins en pollinisation. Et accru la dépendance de l'agriculture à l'égard des pollinisateurs sauvages. Conclusion de la recherche: ces indispensables insectes doivent être mieux connus et mieux protégés. Leur assurer une grande diversité florale est essentiel. Un principe auquel contreviennent les monocultures pour agrocarburants. Le Soir – 10 janvier 2014

Ecotendance Don et gratuité ont le vent en poupe ! Seconde main Troc, magasins de seconde main, banques du temps, monnaies locales... Partout dans le monde, des alternatives à la consommation traditionnelle fleurissent. Elles favorisent le partage, la solidarité et le lien social mais aussi la réutilisation des ressources. Une tendance va encore plus loin : le don et la gratuité. La culture de donner sans rien attendre en retour a fait naître des centaines de projets, amplifiés par Internet et les réseaux sociaux. Ainsi, contre la surconsommation, le réseau mondial Freecycle, les sites recupe.net et donnons.org, les groupes Facebook "à récup" permettent de donner des objets encore utilisables. Il existe aussi les gratiferia (" brocantes" sans échanges d'argent ni réciprocité), les magasins gratuits, les "give box" (kiosques où on peut apporter des objets ou en emporter). Même les objets hors d'usage retrouvent une seconde vie avec les "Repair café" où l'on apprend à réparer ensemble et gratuitement. Côté alimentation, les "Discosoupes" luttent contre le gaspillage en offrant, dans les lieux publics, soupes et salades préparées avec les invendus des marchés. Les "Incroyables comestibles" inspirent de plus en plus les quartiers et villes, qui mettent en place des jardins collectifs et des vergers publics autogérés. Grâce aux réseaux sociaux, on a vu en moins d'un an l'initiative des "cafés suspendus" se répandre en Belgique. Le concept : on paye deux cafés au lieu d'un, le second est offert à qui le demandera. Il a, depuis, pris de multiples formes : couque, gaufre, baguette, frites, sandwich et même repas suspendus. Utopique ou non, la gratuité est en marche! Plus d'infos et coordonnées de ces initiatives dans le dossier d'écoconso sur "le gratuit" www.ecoconso.be. La Libre Belgique – 20 janvier 2014

2013, l'une des quatre années les plus chaudes dans le monde depuis 1880 L'année 2013 a été la quatrième plus chaude dans le monde depuis le début des relevés de température en 1880, confirmant la tendance au réchauffement à long terme de la planète, a annoncé mardi l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA). La température moyenne combinée sur les terres et sur les océans a été de 14,52 degrés Celsius, soit 0,62 degré de plus que la moyenne du XXe siècle (13,9 degrés), précise dans son rapport annuel la NOAA. La température moyenne du globe a grimpé de 0,06 degré par décennie de 1880 à 2013 et de 0,15 degré par décade au cours des 50 dernières années (1964-2013). 2013 a aussi marqué la 37e année d'affilée avec une température moyenne supérieure à la moyenne du XXe siècle, selon la NOAA. Toutes les années du XXIe siècle (2001-2013) comptent parmi les 15 plus chaudes dans le monde depuis 1880. Les trois années les plus chaudes dans les annales ont été 2010, 2005 et 1998, précise la NOAA. Alors que la plus grande partie du monde a connu l'an dernier des températures au-dessus de la moyenne, quelques régions dans le centre des Etats-Unis, de l'est du Pacifique et de l'Amérique du sud ont été plus froides que la moyenne. La Nasa a également publié mardi ses propres estimations de températures dans le monde en 2013, qui sont très légèrement différentes de celles de la NOAA. Ainsi l'année dernière a été selon les relevés de l'agence spatiale américaine le 7e plus chaude sur le globe depuis 1880 avec une température moyenne de 14,6 °C; 0,6 degré plus élevé que la moyenne du XXe siècle. La tendance générale d'un réchauffement de la Terre ne fait pas de doute, explique le principale climatologue de la Nasa, Gavin Schmidt. "Les tendances à long terme des températures à la surface de la Terre sont inhabituelles et l'année 2013 est venue conforter les indications d'un changement climatique en cours. Alors qu'une année ou une saison peut être affectée par des événements météorologiques, cette analyse montre la nécessité de continuer à surveiller l'évolution des températures sur le long terme", a-t-il souligné. Chaque nouvelle année ne va pas nécessairement être plus chaude que la précédente mais avec le niveau actuel des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, les scientifiques s'attendent à ce que chaque future décennie soit plus chaude que la précédente, indique le rapport de la Nasa. Le niveau de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère était de 285 parts par million en 1880 et dépassait les 400 ppm en 2013. Le Vif/L’Express - 22 janvier 2014

Le climat n'aide pas les manchots Le réchauffement menace les populations du pôle Sud II ne fait pas bon être manchot dans l'hémisphère sud. Et la situation ne risque pas de s'arranger. Deux études dans la revue Plos One confirment l'impact négatif du changement climatique pour deux espèces différentes de ces oiseaux. Le premier invité est le manchot de Magellan qui a établi une de ses bases principales à Punta Tombo, au sud de l'Argentine. Là, 200.000 couples viennent se reproduire. Depuis I960, notent les chercheurs, les schémas de précipitation et de tempête ont changé. Le nombre de jours de pluie supérieure à 20 mm s'est accru. Les précipitations surviennent plus tôt dans la saison. Cela a de sérieux impacts pour les populations de manchots. Jeunes, les animaux ne disposent pas encore de plumes imperméables. Mais ils sont rapidement trop gros pour être protégés par leurs parents. Résultat : les pluies accroissent considérablement la mortalité juvénile. Alors que le manque de nourriture était de loin la principale cause de décès, la pluie est responsable de près de la moitié de la mort de poussins. Pour corser le tout, des vagues de chaleur causent également des morts, les bébés manchots ne pouvant nager pour se rafraîchir. Cette situation devrait s'aggraver dans les prochaines an-nées et décennies, relèvent les chercheurs, les perturbations liées au changement climatique ne faisant que commencer. Plus au sud, sur le continent antarctique, d'autres chercheurs se font du mouron pour les manchots Adélie, cousins des premiers. Là, ce sont les modifications dans le régime des glaces qui privent les animaux de zones de repos et de terrain de chasse. En temps normal, les oiseaux dépendent de l'étendue de la glace de mer sous laquelle ils trouvent le krill dont ils se nourrissent. Ils peuvent, dans certaines circonstances s'adapter aux modifications de leur environnement. Mais une réduction drastique de la banquise risque de les mettre en difficulté, tandis que la multiplication des vêlages de gigantesques icebergs, sous l'effet de l'avancée de la calotte glaciaire, apporte une perturbation et une fragilisation supplémentaire. Or, disent les chercheurs français, le réchauffement des températures devrait multiplier ce type de phénomènes extrêmes. Le Soir – 31 janvier 2014

Changement climatique : le boycott comme outil de lutte Utiliser le boycott pour influencer la politique énergétique : telle est l'idée de Bill McKibben, un environnementaliste américain connu pour avoir écrit un des premiers livres grand public sur le changement climatique. Inspiré par une campagne menée dans les années 70 et 80 contre le régime d'apartheid en Afrique du Sud, il a lancé un mouvement international pour pousser au retrait des investissements dans les entreprises qui exploitent les énergies fossiles. Dans sa ligne de mire : les universités ainsi que les organisations publiques et religieuses qui possèdent parfois des milliards en banque, placés dans des fonds qui profitent à cette industrie polluante. « Les 200 plus grandes compagnies mondiales de charbon, pétrole et gaz ont dépensé 700 milliards de dollars ces derniers mois pour prospecter et exploiter de nouvelles réserves d'énergie fossile » souligne McKibben, qui juge leur business plan incompatible avec une planète vivable. « Plusieurs rapports scientifiques s'accordent pour dire qu'il serait préférable que ces ressources restent inexploitées si on veut éviter de réchauffer encore davantage l'atmosphère. » Les effets attendus de cette campagne sont surtout politiques; il s'agit de réveiller le débat sur le changement climatique et de mettre la pression sur ces entreprises en portant atteinte à leur réputation. Aux Etats-Unis, où la campagne a démarré il y a un an, ce sont surtout les étudiants qui se sont mobilisés, obligeant leurs institutions à se positionner publiquement sur la question. 370 universités et collèges se sont déjà engagés à retirer leurs billes de l'industrie fossile, ainsi que des villes comme Seattle, qui se prépare à une montée des eaux. En Europe, la campagne a été lancée cet automne, avec une « tournée sans fossile » qui a débuté à Berlin et s'est achevée à Londres le 1er novembre. Le mouvement possède des relais dynamiques aux Pays-Bas, en Suède et en Grande-Bretagne. Pour l'instant, il semble qu'il n'y en ait aucun en Belgique. En savoir + : gofossilfree.org/europe-tour/ Imagine – Janvier & Février 2014

Plantes invasives Alterias, tout en douceur ! Interdire, c'est bien. Sensibiliser, c'est parfois mieux encore. Telle est la philosophie d'Alterias, une initiative qui a pour ambition de freiner la progression des plantes invasives en Belgique. Pendant quatre ans, un déferlement d'informations en tout genre (brochures, informations sur le net, conférences dans les écoles spécialisées...) s'est abattu sur le secteur horticole. Objectif : faire connaître aux professionnels, semeurs et planteurs de tout poil l'impact ravageur sur la nature de certaines berces, balsamines, myriophylles et autres fausses renoncules. Qui, parfois, envahissent les territoires au point de compromettre la vitalité et la diversité des écosystèmes. Manifestement, la connaissance du code de conduite Alterias, élaboré par des scientifiques en concertation avec le secteur, progresse parmi les professionnels. Or, l'une de ses mesures phares consiste à bannir volontairement la vente et la plantation des espèces les plus problématiques. Une autre, à éviter de rejeter n'importe où les déchets végétaux qui agissent comme des facteurs de contamination fulgurante de l'environnement. Le code comptait, l'automne dernier, près de 1 000 signataires, dont 145 villes, communes et provinces. Bien sûr, cela ne fait jamais qu'un tiers des horticulteurs et des gestionnaires publics d'espaces verts. Et il séduit plus les horticulteurs flamands que wallons... Mais comparée à des réalisations de la même veine menées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, une telle initiative « douce », évitant toute interdiction venue du « haut », semble progresser plus rapidement dans nos contrées. Venus d'autres pays et réunis l'automne dernier à Gembloux, des professionnels du secteur ont applaudi l'initiative belge (l'unique projet européen Life axé strictement sur la sensibilisation, excusez du peu). Et pourraient s'en inspirer chez eux. Cerise sur le gâteau : lorsque de simples particuliers constatent que les pouvoirs publics privilégient des plantes pas ou peu invasives, ils les imitent! Encourageant. » En savoir + : www.alterias.be Imagine – Janvier & Février 2014

Un nouveau maïs OGM bientôt autorisé Y aura-t-il un jour un deuxième maïs transgénique cultivé en Europe? Pour une majorité des Etats de l'Union, c'est non. Mardi, 19 ont voté contre l'autorisation de culture du maïs TC1507 de Pioneer. Cinq pays l'ont approuvée : l'Espagne, le Royaume-Uni, la Suède, la Finlande et l'Estonie. Mais surtout quatre, dont l'Allemagne, se sont abstenus. La Belgique est parmi eux : l'abstention s'impose lorsqu'il y a dissension entre les niveaux de pouvoirs. Nette, l'opposition est insuffisante pour rejeter le TC1507. L'absence de majorité qualifiée au Conseil équivaut à donner le dernier mot à la Commission eu-ropéenne. Celle-ci donnera son feu vert au maïs incriminé. Il y a un mois, le parlement européen s'était aussi prononcé contre une éventuelle autorisation au maïs OGM. «Dossier absurde, s'emporte Marc Fichers, de Nature et Progrès. La demande date d'il y a 13 ans. Et l'herbicide auquel ce maïs est résistant sera sans doute interdit en 2017. Pour Pioneer, c'est surtout une manière de faire avancer la réflexion favorable aux OGM. » Le Soir – 12 février 2014

Biodiversité : les Flamands bientôt obligés d'aller en Ardenne pour observer la nature? Le recul de la biodiversité en Flandre dégrade les possibilités d’éducation à la nature, selon un communiqué du Bureau des Guides. De nombreuses espèces ont disparu et ne peuvent tout simplement plus être observées dans le nord du pays. Le Bureau des Guides, organisateur de stages, de classes vertes et d’excursion sur des thèmes liés à la nature, tire la sonnette d’alarme dans un communiqué. Le recul alarmant de la biodiversité en Région flamande atteint un tel point que certains stages nature ne présentent plus un grand intérêt. " Un stage sur les papillons de jour, en Flandre, avec un minimum de pratique, une identification d'espèces de papillons sur le terrain? Cela aura bientôt autant de sens qu'un stage sur les phoques à la Baraque Fraiture! ", affirme le Bureau des Guides. En Ardenne où se trouve 75 % des espèces de la faune belge, de nombreux stages nature seront donc organisés en néerlandais, annonce le communiqué. Le problème ne se limiterait pas à l’observation des papillons. " Pour un grand nombre de thèmes nature, en Région flamande, des stages avec activités sur le terrain ne peuvent plus reposer sur une base réelle ". Parmi les observations du Bureau sur la biodiversité en Flandre, on peut retenir que les castors ne construisent que peu de barrages, que les blaireaux, les cerfs, les batraciens et les reptiles sont devenus rares et que la faune papillon de jour est devenue très banale et avec très peu d’individus. À l’inverse en Ardenne, on observe que les castors construisent des barrages très spectaculaires, que les blaireaux et les cerfs sont présents en grand nombre et que la faune de papillons reste très riche et variée. Le Vif/L’Express - 21 février 2014

Bulletin N° 78 - Juin 2014

Cher(e)s membres,

Comme tous les auteurs de livres ou d'articles traitant de la protection de la nature se plaisent à le répéter jusqu'à le marteler pour atteindre le plus grand nombre, il faut au moins respecter et mieux aimer la nature et pour cela la comprendre et parfois même s'y assimiler comme le faisaient des peuples d'autrefois même ceux dits "primitifs". C'est pourquoi s'il peut paraître à certains de voir le C.E.A.H. faire une part de ses préoccupations à la Géomorphologie, il faut savoir que la complexité des formes de terrain doit être envisagée et interprétée chaque fois que des décisions doivent être prises, que ce soit dans les villes ou dans les campagnes, il s'avère nécessaire avant d'y transformer n'importe quelle surface, d' envisager le pour et le contre, entre son maintien ou des transformations anthropiques envisagées en premier lieu.

Avicenne disait déjà en 1108: "un aveugle se détourne de la fosse où le clairvoyant se laisse tomber". C'est pourquoi ce bulletin comporte exceptionnellement quelques pages qui paraissent hors propos du bulletin habituel mais qui pourraient aider toute personne susceptible d'aménager la nature des sols des grandes villes wallonnes en les connaissant mieux et en évitant des erreurs d'implantation faute d'analyse préalable, à moins que, au départ, ils n 'en tiennent pas compte pour des raisons simplement économico-politiques.

Mais le volet d'écologie biologique n'est pas oublié et présente cette fois des articles ou des rapports de nos animatrices qui sont d'intérêt essentiel pour tous nos membres d'autant plus qu'ils sont toujours accompagnés de documents iconographiques de qualité.

Bonne lecture,

Le Président

jeudi 3 juillet 2014

Bulletin N° 77 - Mars 2014

Cher(e)s membres,

"Tu veux un monde meilleur! Commence à le faire! Fais- le en toi avec ceux qui le veulent! Fais le petit et il grandira!".

Cette sentence du philosophe LANZA DE VASTO (XXème siècle) sans être nécessairement écologique peut s'appliquer à tous ceux qui veulent voir augmenter les pratiques écologiques urgentes sans attendre les résultats d'accords toujours reportés entre les grands de ce monde qui ne pensent jamais à long terme, ce qui accentue les dégradations de tous types.

Dans notre association, nous œuvrons pour que chacun pense à court terme et les articles ou animations que nous présentons n'ont d'autre but que d'inciter le plus grand nombre à mieux connaître et donc à mieux aimer la Nature, par des exemples - parfois empreints de nostalgie - et à œuvrer dans ce sens soit à l'échelle locale soit en informant de situations mondiales en amélioration ou parfois malheureusement encore en aggravation.

Je vous souhaite de bonnes réflexions.

Bon début d'année!

Le Président