Pollution 12.800 morts En Belgique, les sources de particules fines (PM25) sont l'industrie (36 % en 2011), le transport (31 %), l'agriculture (16 %) et le résidentiel (11 %). A Bruxelles, le transport routier représente 71 % des émissions directes de PM10, le chauffage résidentiel (22 %) et le chauffage tertiaire (5 %) complètent. Le transport est, en Belgique, responsable de 50 % des émissions d'oxydes d'azote (NOX). A Bruxelles, le secteur représente 64 %. En 2006, l'OMS estimait à 12.800 le nombre de décès dus à l'exposition aux particules fines en Belgique. Et considérait que 2.900 pourraient être évités grâce au respect de ses normes. L'espérance de vie des Bruxellois pourrait être prolongée de 7 mois si les recommandations de l'OMS (pour les PM25) étaient respectées. Le coût annuel de la pollution par les particules et l'ozone est de 10 à 30 milliards d'euros par an (problèmes de santé, absences au travail, invalidité...).
La Libre Belgique – 26 mars 2015

Santé Pesticides et infertilité Les niveaux de résidus de pesticides les plus élevés dans les fruits et légumes consommés sont associés à une moindre qualité du sperme, selon une étude publiée mardi dans la revue spécialisée "Human Reproduction". 338 recueils de sperme provenant de 155 hommes, âgés de 18 à 55 ans, fréquentant un centre de traitement de l'infertilité, ont été analysés entre 2007-2012. Selon l'étude, les hommes qui consomment le plus de fruits et légumes chargés en pesticides ont un nombre de spermatozoïdes inférieur de 49% par rapport aux hommes qui en consomment le moins, ainsi qu'un pourcentage de formes normales de spermatozoïdes inférieur de 32%.
La Libre Belgique – 1er avril 2015

Des abeilles et des fleurs Régulièrement, on nous rappelle que des populations d'abeilles sont en déclin. Des causes sont connues; elles tiennent à un parasite - le varroa - ou à l'usage de pesticides. Mais il en existe peut-être d'autres, au même titre qu'il existe d'autres abeilles que celles qui, en colonies, nous fabriquent ce miel qui nous enchante. Des entomologistes néerlandais ont voulu en savoir davantage à ce sujet et se sont mis à collecter les grains de pollens accrochés aux pattes de spécimens de 57 espèces, conservés dans les collections de musées. Ils ont déterminé l'espèce florale dont ces grains étaient issus, puis comparé la diversité spécifique des espèces végétales identifiées en prenant d'une part des insectes capturés avant les années 50 et d'autres, fraîchement prélevés dans la nature. Ils l'ont ensuite confrontée à la densité évaluée des populations de l'hyménoptère, pour chacune des 57 espèces concernées. Les résultats sont apparemment sans appel: si certaines d'entre elles sont en net déclin, c'est peut-être surtout en raison de la disparition progressive de certaines fleurs sauvages, victimes de l'intensification de l'agriculture. C'est particulièrement net, semble-t-il, pour les insectes les plus gros. Notre regard souvent peu avisé nous permet de constater qu'il reste pourtant des fleurs en suffisance dans les campagnes. Mais c'est oublier que les abeilles, autant que les humains, peuvent avoir des goûts et préférences qui leur sont propres.
Nature 2014; 516:10 Athena – Avril 2015

De la migration des tortues géantes vers les plages de sable de l'Amazone à la transition d'une espèce humaine à l'autre, en passant par l'utilité des fourmis pour la bonne santé d'un buisson puant... Tout est décidément une question d'adaptation ! La nature en est plus d'une fois témoin... Allez, c’est l’heure ! On est parfois surpris de voir avec quel parfait synchronisme des animaux entreprennent des actions collectives. Ce n'est le plus souvent pas le fait du hasard, mais bien celui d'une communication interindividuelle qu'il faut d'abord identifier. C'est par exemple le cas des tortues géantes d'Amérique du sud qui, avec une belle uniformité, sortent de l'Amazone (le fleuve) pour aller pondre leurs œufs sur, et même dans les plages de sable. Un peu plus tard, c'est au prix de la même belle uniformité que les jeunes, à peine éclos, regagnent en masse leur milieu de vie aquatique. Des chercheurs ont eu l'idée de déposer des enregistreurs dans l'eau et à proximité au cours de la période la plus pro¬bable de survenue de ces événements. Après avoir écouté et décrypté 220 heures d'enregistrements, ils en sont arrivés à identifier 6 vocalises particulières, courtes mais différentes qui semblent présider à ces actions collectives, qu'il s'agisse de celles des femelles ou des tout jeunes. C'est du genre «allez, les gars, on y va !»; un appel à l'action commune assez surprenant pour une espèce plutôt solitaire le reste du temps. L'intérêt est bien entendu évolutif. Si par exemple les jeunes sortaient l'un après l'autre de leur cachette de sable, les prédateurs potentiels n'auraient qu'à se poster à proximité pour saisir au passage et l'une après l'autre, ces délicatesses saisonnières. Quant aux femelles, il est clair qu'elles s'exposent sans abri de protection pendant toute la durée de la ponte. Le fait d'agir en groupe n'interdit évidemment pas la prédation, mais cela en réduit la portée. Et en fin de compte, davantage déjeunes atteignent l'eau trouble du fleuve où ils peuvent souffler un peu. Ce n'est pas encore gagné pour autant, mais au moins, le plus dur est fait !
Athena - Mai 2015

Climat Il faut dépenser trois fois plus dans la recherche « Il faudrait tripler le niveau actuel des dépenses publiques dans la recherche en technologies bas carbone si l'on veut respecter l'objectif de limiter le réchauffement du climat à 2 degrés », a averti lundi l'Agence internationale de l'énergie. « Le développement et le déploiement de technologies novatrices en matière d'énergie est un facteur clé de la lutte contre le réchauffement climatique, en parallèle du processus diplomatique qui doit aboutir à un accord à Paris en décembre, lors de la conférence mondiale sur le climat », plaide l'organisation dans un rapport.
La Libre Belgique – 5 mai 2015

Osez le covoiturage ! TRAFIROUTES.WALLONIE.BE Depuis ce 1er mai, une nouvelle campagne de sensibilisation s'affiche le long de nos autoroutes et routes régionales pour inciter les automobilistes à pratiquer le covoiturage. A l'heure actuelle, 8 Wallons sur 10 utilisent leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail et seulement 1/5 des véhicules comptent au moins 2 personnes à leur bord en heure de pointe or le covoiturage présente de nombreux avantages: - réduction des embouteillages ; - gain de temps lié à une circulation plus fluide ; - partage des frais de déplacements ; - moment convivial entre le travail et la maison ; - diminution de la pollution. De plus, des aires de stationnement identifiables grâce au panneau de signalisation Carpool permettent aux automobilistes de garer leur voiture et de monter dans un autre véhicule en toute sécurité.
Portail de la Wallonie - Actualités – 5 mai 2015

Projet "LaitHerbe": Une nouvelle filière laitière durable Comme espéré, le projet LAITHERBE, labellisé par le Plan Marshall 4.0 via le pôle WAGRALIM, mène à la mise en place d’une nouvelle filière laitière durable. Celle-ci porte le nom de "MARGUERITE HAPPY COW" et a été officiellement lancée ce 29 avril lors d'une conférence de presse chez Herve Société. Le but est de produire un lait de qualité différenciée offrant des débouchés à valeur ajoutée à chaque maillon de la filière. Elle regroupe des agriculteurs, un fabricant d'aliments pour bétail (la SCAR, partenaire du projet et membre du pôle), un collecteur de lait et une fromagerie (Herve société, coordinatrice du projet et également membre du pôle). Ses principaux engagements sont : une alimentation des vaches centrée sur l'herbe et le pâturage dans les prés, une alimentation des vaches locale et garantie non-OGM, une rémunération plus équitable et plus stable des agriculteurs. + d'info: www.wagralim.be
Portail de la Wallonie – Actualités - 12 mai 2015

La nature dans "un état préoccupant" en Europe Un rapport rendu public par la commission européenne demande une intensification des efforts pour freiner la perte de biodiversité dans l'Union Européenne. DEFAVORABLE. Selon l'état des lieux de la nature européenne sur 2007-2012, 32% des 240 espèces évaluées d'oiseaux restent "menacées ou quasi-menacées", dont des spécimens aussi communs que l'alouette ou la barge à queue noire. Les 1.200 espèces protégées au titre de la directive habitats (poissons, amphibiens ou plantes vasculaires) se portent encore moins bien, 60% étant jugées dans un état de conservation "défavorable". "L'état de ces espèces dans les prairies, les zones humides et les dunes est particulièrement préoccupant", met en avant la Commission dans un communiqué. Une conséquence de la détérioration des habitats, dont 77% sont dans un état de conservation "défavorables", en particulier les zones humides, tourbières et marais et les pâturages. Le rapport porte sur 231 biotopes recensés à travers l'UE.

Des pratiques agricoles visées "Les principales menaces recensées pour les habitats sont liées à certaines pratiques agricoles", dont le surpâturage, l'abandon des systèmes pastoraux et l'utilisation d'engrais et de pesticides, pointe le rapport. La tendance générale est que les espèces et habitats en bon état le restent ou sont améliorées, mais que ceux dans une situation précaire se détériorent. "Sauf amélioration majeure des tendances", les objectifs de protection de la biodiversité que s'est fixée l'UE avec ses directives oiseaux et habitats "ne pourront pas être atteints d'ici à 2020", mettent en garde les auteurs. Ce rapport "souligne l'ampleur des défis à affronter, qu’il est essentiel que nous relevions car la santé de notre nature est liée à celle de nos citoyens, ainsi qu'à notre économie", a commenté le commissaire chargé de l'Environnement, Karmenu Vella. GYPAETE. Il s'est toutefois félicité que le tableau ainsi dressé "démontre clairement que les mesures visant à régénérer des écosystèmes fragiles peuvent donner d'excellents résultats". Le rapport cite notamment le succès de mesures de conservation du gypaète barbu, un rapace, ou les "répercussions positives" du réseau de zones protégées Natura 2000, couvrant 18% du territoire de l'UE. L'intérêt de ce rapport est de montrer que "quand la nature est correctement protégée et gérée, elle peut se rétablir", a fait écho l'ONG environnementale WWF, appelant l'exécutif européen à prendre en compte ses conclusions dans le bilan qu'il mène actuellement sur l'efficacité des directives oiseaux et habitat.
Sciences et Avenir – 22 mai 2015

Une application pour identifier les plantes sauvages Vous n'arrivez pas à reconnaître les plantes ou les fleurs lors de vos balades dominicales ? Une application pour smartphone, Pl@ntNet, vous permet d'identifier ces dernières grâce à un système de reconnaissance d'images. L'application fonctionne comme un véritable Shazam botanique. Grâce à sa base de données de plus de 4100 références, elle permet de comparer la photo prise à partir de votre smartphone avec ses données afin d'identifier l'espèce photographiée.
Les plantes référencées sont des espèces sauvages de la flore française métropolitaine, presque similaire à celle présente chez nous. Le nombre d'espèces traitées, ainsi que le nombre d'images exploitées évolue avec les contributions des utilisateurs au projet. Malheureusement, l'application ne reconnaîtra pas l'orchidée de votre salon puisqu'elle ne permet pas l'identification des plantes ornementales ou à usage horticole. Les images soumises à l'appareil peuvent être centrées sur un organe ou une partie de la plante bien précis. Les photos de feuilles d'arbres sur fond uniforme offriront ainsi les résultats les plus satisfaisants. L'application est disponible gratuitement sur l'App Store ou sur Google Play.
Le Vif/L’Express – 1er juin 2015

Buvons l'eau du robinet! Résultats 2014 de la qualité de l'eau de distribution Pour l'année 2014, les résultats d'analyse concluent à un taux de conformité de l'eau du robinet de 98.2 % pour les paramètres impératifs (pesticides, plomb, entérocoques,...). En Wallonie, des analyses sont menées quotidiennement pour vérifier la qualité de notre eau de distribution. En 2014, 21.615 échantillons ont ainsi été prélevés pour donner lieu à quelques 90.000 analyses. L'eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé dans notre région.
Compte tenu de sa qualité, consommer l'eau de distribution s'inscrit dans une démarche de développement durable puisqu'elle n'engendre pas de déchets et est disponible en continu à domicile. En outre, elle est particulièrement économique, une bouteille de deux litres d'eau de distribution revenant à un centime d'euro. La SWDE propose à chaque wallon de découvrir la qualité de l'eau de sa rue. L'application permet, en introduisant le nom de sa rue, de connaître la composition de l'eau du robinet, sa provenance et la fréquence des analyses.
Portail de la Wallonie - Actualités - 2 juin 2015

Une nichée de faucons pélerins sur un site de la SWDE Pour la première fois, depuis leur réapparition dans notre région, un couple de faucons pélerins a installé son nid sur un site de la SWDE. C'est dans le Brabant wallon qu'un couple de faucons et quatre fauconneaux se sont installés sur la petite falaise de la carrière de Dongelberg dans un site où la SWDE capte annuellement quelques 350.000 m3 d'eau. Dans quelques semaines, les petits faucons devront quitter le nid pour trouver leur propre territoire dans un rayon de 250 km. Il est possible que le couple adulte revienne nidifier sur le site l'année prochaine. Le faucon pèlerin avait disparu de Belgique et de la plupart des régions d’Europe dans les années 1970. Il est de retour chez nous depuis 1994. Le faucon pèlerin est l’oiseau le plus rapide du monde, il peut piquer sur sa proie à près de 400 km/h. En 2014, 164 faucons ont été bagués dans le pays et une dizaine de nouveaux sites de nidification ont été découverts
Portail de la Wallonie - Actualités - 2 juin 2015

Environnement Protéger les océans est une activité rentable L'extension des aires marines protégées est rentable et pourrait générer jusqu'à 920 milliards de dollars de bénéfices d'ici 2050 et créer 180000 emplois, selon une étude publiée jeudi par le WWF, l'organisation mondiale de protection de la nature. "Chaque dollar investi pour créer des aires marines protégées permet des bénéfices trois fois supérieurs, grâce à la création d'emplois directs, la protection côtière ou la pêche", estime le Fonds mondial pour la nature. Le rapport est dévoilé en marge du Sommet mondial sur les océans organisé près de Lisbonne.
La Libre Belgique – 5 juin 2015

Gaz de Schiste La fracturation menace la qualité de l'eau La fracturation hydraulique aux Etats-Unis n'a pas d'impact sur les ressources en eau potable, mais présente d'importants risques pour le cycle et la qualité de l'eau, a estimé l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA). Cette méthode controversée permet d'extraire du pétrole ou du gaz, notamment de schiste. Parmi les risques, l'EPA s'inquiète notamment de "fuites", ou encore du reversement d'eaux "usées" et de "fluides hydrauliques" dans des réserves d'eau potable. Mais ces risques, bien qu'inquiétants, sont « faibles comparés au grand nombre de chantiers de fracturation hydraulique à travers le pays »
La Libre Belgique – 7 juin 2015