Les ONG sont satisfaites : le Parlement européen vote pour la nature en Europe Bruxelles, le 2 février 2016 – Cet après-midi, le Parlement européen a voté en faveur d’un rapport qui analyse où en est la réalisation de la Stratégie européenne pour la biodiversité d’ici 2020. Les ONG de protection de la nature de toute l’Europe – et en Belgique Natagora, IEW, Natuurpunt et le WWF – sont satisfaites de ce vote et des conclusions de ce rapport. Celui-ci indique que les actions en faveur de la nature européenne doivent s’amplifier et que la législation de protection de la nature (les Directives ‘Oiseaux’ et ‘Habitats’) doit être pleinement et rapidement implémentée dans tous les Etats membres et non pas modifiée. IEW – 2 février 2016

L'éolien est devenu la troisième source d'électricité en Europe Avec 142 gigawatts (GW) de capacités existantes, l'énergie éolienne est devenue l'an dernier la troisième source de production d'électricité dans l'UE. Moins de nouvelles éoliennes terrestres ont toutefois été implantées en 2015, a indiqué mardi le secteur. Au total, 12.800 mégawatts (12,8 GW) de nouvelles capacités éoliennes ont ainsi été installés dans l'UE l'an dernier, soit 6,3% de plus qu'en 2015, détaille dans son bilan annuel l'association européenne de l'énergie éolienne (EWEA), qui rassemble les acteurs industriels européens de la filière. L'éolien est désormais la première énergie renouvelable d'Europe en terme de capacités et représente 15,6% du parc électrique, doublant de peu l'hydroélectricité (15,5%), mais toujours derrière le gaz (21,1%) et le charbon (17,5%). L'énergie du vent a satisfait 11,4% de la consommation de courant de l'UE, selon les estimations de l'EWEA. A lui seul, l'éolien a représenté près de 45% de l'ensemble des capacités électriques installées l'an dernier et a totalisé un record de 26,4 milliards d'euros d'investissements, en hausse de 40% par rapport à 2014. L'Allemagne possède toujours le premier parc éolien d'Europe (45 GW), devant l'Espagne (23 GW), le Royaume-Uni (13,6 GW) et la France (10,4 GW). Si l'éolien en mer a confirmé son développement massif, notamment dans les pays d'Europe du Nord avec un doublement des installations, l'éolien terrestre a, lui, marqué sérieusement le pas (-7,8%). C'est "le contrecoup des changements de soutiens (publics) intervenus depuis le début de la décennie", explique l'EWEA, qui estime aussi que "l'incertitude réglementaire reste un défi de taille en Europe, particulièrement dans le terrestre". A l'initiative de la Commission européenne, les énergies renouvelables sont appelées à être moins soutenues directement via des tarifs d'achats et à être intégrées progressivement sur le marché de l'électricité. Le Vif – 9 février 2016

Le génome d'une algue au secours de la lutte contre le réchauffement climatique Un équipe internationale de chercheurs est parvenue à séquencer le génome d'une algue, ce qui permet de mieux comprendre comment les écosystèmes peuvent s'adapter au réchauffement climatique, rapporte jeudi l'Institut flamand de biotechnologie (VIB).
L'algue analysée, la zostère marine, pousse dans les eaux peu profondes du littoral et les estuaires dans tout l'hémisphère nord. Son ancêtre ayant vécu en milieu terrestre, les scientifiques ont tenté de comprendre comment elle est parvenue à proliférer en milieu marin. L'étude est d'un grand intérêt sur le plan écologique. "L'activité humaine croissante dans les zones côtières met les écosystèmes sous pression. Les végétaux marins offrent non seulement un abri aux poissons et autres animaux, comme les homards, crevettes et crabes, mais ils jouent aussi un rôle important comme remparts contre l'érosion et parce qu'ils stockent le dioxyde de carbone", explique le professeur Yves Van de Peer (VIB/UGent), qui a dirigé la recherche avec une collègue de l'université de Groningen, Jeanine Olsen. "Maintenant que nous connaissons le génome de la zostère marine et les adaptations qu'elle a faites pour pouvoir survivre dans les océans, nous avons une meilleure compréhension de la manière dont les écosystèmes marins peuvent s'adapter au réchauffement climatique", poursuit M. Van de Peer. L'étude montre notamment que, durant son évolution, la zostère marine a perdu certains gènes essentiels aux plantes terrestres, comme ceux grâce auxquels celles-ci respirent. Parallèlement, elle a développé de nouvelles fonctions indispensables pour survivre dans les zones salées et humides. Ces résultats sont publiés cette semaine dans la revue Nature. Le Vif – 18 février 2016

L'air pollué cause 12.000 décès prématurés par an en Belgique La Belgique est le pire pays européen en termes de qualité de l'air, juste après le Monténégro, d'après un classement mondial baptisé "Environmental Performance Index 2016" (EPI), réalisé par les universités américaines de Yale et Columbia, que relaie lundi La Libre Belgique.
"Nous ne sommes pas surpris par le faible score de la Belgique sur le classement EPI. Nos propres chiffres recensent environ 12.000 décès prématurés par an en Belgique et 400.000 en Europe", commente notamment Hans Bruyninckx, directeur de l'Agence Européenne de l'Environnement (AEE). Le classement EPI met notamment l'accent sur les particules fines, composant polluant jugé le plus nocif pour la santé et présent dans la majorité des grandes villes européennes. Sans surprise, Bruxelles fait partie des mauvais élèves avec une concentration moyenne annuelle en particules fines de 15 microgrammmes/m3. Même si elle parvient à respecter la norme européenne (fixée à 25 microgrammes/m3), elle dépasse néanmoins la norme imposée par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) fixée à 10 microgrammes/m3. Le score médiocre de la Belgique dans l'EPI doit cependant être nuancé, selon la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault, qui souligne que les données américaines ne reprennent pas les mesures au sol, notamment utilisées par l'AEE et qui placent la Belgique dans la "moyenne européenne". Le Vif – 22 février 2016

La Grande barrière de corail australienne, le plus grand récif corallien du monde, est plus menacée qu'on ne le pensait, à cause de l'acidification des océans provoquée par le réchauffement climatique, ont indiqué des chercheurs mardi. La diminution de la quantité d'aragonite - un minéral utilisé par les coraux pour former leur squelette - va probablement s'accélérer avec l'absorption par les océans du gaz carbonique (CO2) issu de la combustion d'énergies fossiles par l'homme, selon une étude parue dans la revue Nature Communications. L'équilibre chimique des océans en est perturbé, avec une baisse de leur pH (paramètre permettant de définir si un milieu est acide) et de leur concentration en aragonite, une forme cristalline du carbonate de calcium. Sans aragonite, les coraux, ne pouvant reconstituer leur squelette, se désintégreront avec le temps. Une équipe de scientifiques d'Australie et d'Arabie saoudite a créé un nouveau modèle pour mesurer le taux d'aragonite sur plus de 3.000 récifs de la Grande barrière. Mesurer sur place le taux d'aragonite sur chaque récif des 2.300 kilomètres de la Grande barrière est en effet une tâche impossible. Selon ces scientifiques, la diminution de l'aragonite "va probablement être plus importante sur la Grande barrière que prévu actuellement" par le Giec, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat. Cela suggère que même si les émissions de CO2 sont réduites de manière importante, comme les pays s'y sont engagés, il est peut-être trop tard pour empêcher une réduction de la surface couverte par les coraux et des pertes au niveau de "la biodiversité de cet écosystème". Les chercheurs ont constaté des différences notables selon les zones, avec un risque accru pour les récifs situés à l'intérieur et dans la partie sud de la Grande barrière. L'acidité des océans a augmenté de 26% par rapport à l'ère préindustrielle et les récifs de coraux sont peut-être déjà condamnés à l'extinction, selon le Giec. Selon l'ONG environnementale WWF, près d'un tiers des récifs coralliens du monde sont déjà perdus et ceux qui restent pourraient disparaître d'ici le milieu du siècle. Ces écosystèmes uniques représentent moins de 0,1% de la surface des océans mais abritent environ un quart des espèces marines, y compris des poissons essentiels pour l'homme. Le Vif – 23 février 2016

Des milliers de grues ont traversé la Belgique Leurs grands V caractéristiques et leurs cris ont régalé les ornithologues... qui les attendaient ! Une migration précoce ? C'est un fait, la migration des grues cendrées est de plus en plus précoce. Un jour plus tôt tous les quatre ans, selon une étude portant sur la période allant de 1966 à 2013. « C'est surtout à partir de 1990 que l'on a constaté une avancée de la migration. Ce saut coïncide avec l'augmentation significative des températures, de l'ordre de 7 °C, observée fin des années 80. Les oiseaux réagissent très vite aux changements de conditions environnementales, indique Anne Weiserbs (Natagora). Cette année, la migration a lieu pile au moment attendu. » En moyenne, depuis 50 ans, la moitié du passage de l'effectif de grues est observé autour du 8 mars. Ce repère temporel théorique peut toutefois être largement dépassé (jusqu'au printemps) en cas d'hiver froid. Le Soir – 2 mars 2016

Le poisson le plus pêché La morue (ou cabillaud) est le poisson le plus consommé du monde. Et, conséquemment, le plus pêché. Sa surpêche a provoqué sa quasi-disparition dans les eaux de Terre-Neuve. Malgré le moratoire complet imposé à partir de 1992, les stocks peinent à se reconstituer dans cette zone, même si la population semble en nette croissance depuis 2010. En mer du Nord, où la pêche a été fortement limitée, les stocks se reconstituent avec la même lenteur : l'objectif européen de reconstitution des ressources halieutiques ne pourra être atteint avant 2030. L'état des stocks est toujours critique dans le sud de la zone de pêche européenne traditionnelle (mer du Nord, Ecosse, Irlande, Bretagne...). La situation est meilleure dans le nord de cette zone : le « skrei », comme on appelle le cabillaud de l'Arctique, constitue aujourd'hui le plus important stock de morues du monde. En 2010, Greenpeace a placé la morue de l'Atlantique sur sa liste rouge des produits de la mer. Le Soir – 2 mars 2016

Une pieuvre «fantôme» découverte en grande profondeur à Hawaï Elle a été surnommée Casper, pour sa ressemblance avec le célèbre fantôme. Une petite pieuvre translucide a été découverte par hasard lors d’une plongée géologique exploratoire en grande profondeur au large d’Hawaï. Pour les scientifiques, c’est un record pour cette famille d’octopode. « Tandis que le (véhicule télécommandé Deep Discoverer) ROV traversait une zone rocheuse plate saupoudrée de sédiments à 4.290 mètres (de profondeur), il a rencontré un remarquable petit octopode posé sur une roche plate », a indiqué le docteur Michael Vecchione, l’un des responsables de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). L’animal a été observé au cours d’une mission menée au nord-est de Necker Island (Mokumanamana, archipel d’Hawaï) par le navire Okeanos Explorer. Financé par des fonds fédéraux pour sillonner la planète depuis 2008, celui-ci explore la géologie et la vie marine. « L’apparence de cet animal différait de tout ce qu’il y avait dans les annales jamais publiées jusqu’à présent et c’est l’observation la plus profonde jamais effectuée pour cette espèce de céphalopode. », ajoute le chercheur. La petite pieuvre se caractérise par une simple rangée de ventouses sur chaque tentacule, au lieu de deux généralement. Il est « particulièrement extraordinaire parce qu’il ne possède pas de cellules pigmentaires, appelées chromatophores, typiques des céphalopodes, et ne paraît pas très musclé, explique la NOAA. Ce qui lui donne une apparence fantomatique. » D’où son surnom de Casper déjà donné sur les médias sociaux. « C’est presque certainement une espèce jamais identifiée et qui pourrait ne pas appartenir à une famille connue. » Le Soir – 14 mars 2016