LA TERRE "PRESSÉE" PAR LE CAPITALISME 

Alain Geerts  -  Fédération Inter-Environnement Wallonie

  Difficile de fêter cette magnifique planète qu’est la Terre sans avoir une pensée pour la pression dont elle est l’objet de manière croissante depuis les débuts de la révolution industrielle et l’avènement du capitalisme. Cette pression sera probablement ce qui amènera ledit capitalisme à s’autodétruire pour faire place à une sobriété qui nous sera imposée précisément par les limites de la planète.

  Démographie : une pression complexe à réduire Les publications relativement récentes en matière de démographie [1] montre que :
* la population mondiale augmente de manière très importante depuis peu. Elle a triplé en moins d’un siècle, passant de 2 milliards en 1930 à 6 milliards en l’an 2000 et a encore fait un bond d’un milliard en une décennie ; * les spécialistes de la question démographique doivent - les données prospectives les plus récentes en attestent - ajuster en permanence leurs projections, et plutôt à la hausse qu’à la baisse ; * l’Afrique, qui se caractérise par l’espérance de vie la plus basse et un taux de mortalité infantile le plus élevé, a un taux de croissance de sa population qui demeurera très élevé ; * les nantis s’angoissent du fait d’une prise de conscience des "effets secondaires" d’une dénatalité constatée (en Europe, Japon, Corée du sud…) susceptible de générer des problèmes socio-économiques de taille. La cause de ladite dénatalité serait notamment le stress lié aux modes de vie occidentaux (travail, difficulté économique,…). Lutter contre cette implosion démographique en stimulant la natalité s’avère par ailleurs complexe et jusqu’à présent assez inefficace. L’évolution de la démographie constitue donc une réelle pression sur la planète, mais il serait particulièrement vain de vouloir résoudre le problème en s’attaquant de front à celle-ci.

Nous avons atteint (voire dépassé) les limites de notre planète

Suite de l'article dans notre bulletin N° 84