Les banques financent des mines controversées et des armes nucléaires   D'après les ONG Fairfin, Broerlijk et 11.11.11, les banques présentes en Belgique ont investi 34 milliards d'euros dans des mines controversées. Ces exploitations sont notamment pointées du doigt pour leur impact très négatif sur l'environnement et leur faible prise en considération des Droits de l'homme. Les ONG dénoncent également la communication de ces établissements, qui tentent de persuader leurs clients qu'elles sont attentives à ce sujet. Fin décembre, déjà, l'ONG néerlandaise PAX révélait que, depuis 2013, les banques présentes dans le monde avaient investi près de 500 milliards de dollars dans l'armement nucléaire. Les acteurs belges ne sont pas en reste : BNP a investi 9 milliards de dollars dans ce secteur; Deutsche Bank, 3,7 milliards; ING, 457 millions; et KBC, 117 millions.  
                                                                                       Financité magazine – Mars 2017

  Pesticides Les abeilles ont mesuré la pollution à Bruxelles  Comme chaque année, l'entreprise sociétale BeeOdiversity a présenté lundi, les résultats de son étude sur la pollution à Bruxelles. Suite à l'analyse des échantillons de pollen et de nectar collectés par les abeilles de onze sites bruxellois, elle a détecté six métaux lourds (dont 3 à des doses jusqu'à 30 fois supérieures à ce qu'on peut mesurer en zones naturelle et agricole) et 10 pesticides (deux fois moins présents qu'en zones agricole ou viticole mais nettement plus qu'en zone naturelle). BeeOdiversity conseille aux particuliers de renoncer aux traitements phytosanitaires dans leurs jardins et potagers. 
 La Libre Belgique – 28 mars 2017

  3000 litres de mélasse contre Total   A Paris tôt lundi, quelque 3000 litres de mélasse ont été déversés par des militants de Greenpeace, sur environ 400 m2, devant le siège de l'entreprise Total. Cette action symbolique visait à simuler une marée noire pour protester contre un projet d'exploration pétrolière à l'embouchure de l'Amazone. D'après Greenpeace, ce projet doit commencer en 2017 quand le groupe pétrolier "aura obtenu les licences environnementales" nécessaires du gouvernement brésilien. Pour l'ONG, ce dossier menace un récif corallien découvert en 2016 au large des côtes nord du Brésil.
  La Libre Belgique – 28 mars 2017

FLORE Flore  L'étrange boom des algues antarctiques     Le comportement de la banquise n'est pas la seule chose qui intrigue les scientifiques du monde entier. Les plus récentes photos satellites ont en effet montré de curieux phénomènes de floraison massive d'algues dans plusieurs zones le long des côtes de l'Antarctique. « Ces efflorescences algaires sont associées à la glace de frasil, ces cristaux de glaces qui se forment dans l'eau libre sous l'effet de vents très froids », détaille Jean-Louis Tison (ULB). Retenues en surface par les cristaux, les algues continuent à vivre et à se reproduire. Le phénomène est particulièrement visible en mer de Ross là où se trouve un glacier appelé langue de glace Drygaski et où vont travailler les chercheurs belges.  « Cette grosse activité biologique est probablement liée à la lenteur de reconstitution de la banquise. Les algues continuent à rencontrer de bonnes conditions de croissance même si la lumière baisse. »  Quelles sont les conséquences de ce boom de la population d'algues? Il pourrait y avoir des aspects positifs, comme l'enrichissement de la chaîne alimentaire ou comme un accroissement du piégeage du carbone par le phytoplancton. Plus étonnant encore, des événements de ce type se produisent également au large de l'Arctique alors que là, c'est l'été qui va progressivement s'installer. Là, l'efflorescence des algues est due au réchauffement de l'eau et au fait qu'elle est de plus en plus libre de glaces. Une autre partie de la biodiversité algaire vient de petits lacs qui se forment sur la banquise et qui finissent par se déverser avec leur contenu - nutriments, bactéries, algues... - dans la mer, indique Heidi Louise Sorensen, de l'université Syddansk. Dans la partie supérieure de la colonne d'eau, cet apport de nourriture profite au krill et à d'autres crustacés. Eux-mêmes serviront de proie à des animaux plus gros.  « Le bilan net est en discussion, continue Tison. Car en fondant, la banquise produit de l'eau douce qui stabilise la colonne d'eau. Elle garde les algues près de la surface où elles profitent de la lumière. Mais elle rend plus difficile la remontée de nutriments qui alimentent ces mêmes algues. Ce sont des effets antinomiques. »
  Le Soir – 3 avril 2017

  Le tétras-lyre a pris ses aises    Dix Suédois relâchés sur les Hautes-Fagnes    Les dix tétras suédois relâchés le 28 avril dernier sur le plateau des Hautes-Fagnes se portent bien. C'est ce qu'ont confirmé les initiateurs du projet de translocation sur lequel Le Soir (3 mai) s'est déjà étendu. Soutenu par Spadel et le WWF, ce projet représente l'ultime espoir de sauver le tétras-lyre chez nous, a confirmé Pascal Poncin, responsable de l'unité de biologie du comportement à l'Université de Liège. Les populations sont tombées à un niveau tel (deux mâles et une femelle au printemps 2017) que le moindre accident pourrait leur être fatal. L'incendie du printemps 2011 qui a ravagé 1.300 hectares du plateau fagnard, en pleine période de couvaison, pourrait avoir donné le coup de grâce. « La situation ne permettait plus d'attendre », confirme Pierre Devillers (Institut des sciences naturelles).  Le renforcement de ce qui reste de la population wallonne avec des cousins suédois quasi-identiques apportera un répit.  Des expériences similaires montrent la grande capacité d'adaptation du gallinacé à de nouvelles latitudes.  L'amélioration   du   milieu   au cours de ces dernières années, avec la restauration de 1.200 ha de landes et de tourbières, permet d'assurer à l'animal un habitat de qualité. Restera à garantir la tranquillité des beaux oiseaux - ceux-ci   risquent   d'attirer   du monde. « Les naturalistes ne sont pas      toujours      disciplinés », souffle-t-on à l'administration de la Nature et des Forêts. Il faudra aussi les préserver des prédateurs, sangliers et corneilles, autours et ratons laveurs qui, à leur manière,   apprécient  les  nouveaux venus. Le projet de translocation n'en est qu'à sa première phase,   rappellent   les   scientifiques. Il devrait durer cinq ans, bien que l'engagement financier des   différents   partenaires   ne porte encore que sur un an. Renouvelable... « On ne s'attendait pas à pouvoir capturer autant d'oiseaux, mais il faudra répéter l'expérience », dit Poncin. « L'objectif est de remonter la population à une centaine d'individus », précise Didier Vangeluwe, ornithologue à l'Institut. Le projet sera complété par une expérience de reproduction en milieu semi-naturel, avec le soutien de la fondation Pairi Daïza. 
Le Soir – 11 mai  2017

  Interdit à Bruxelles et en Wallonie    L'utilisation du glyphosate est interdite pour les particuliers à Bruxelles depuis le 12 décembre 2016.  En Wallonie, une semblable interdiction est entrée en vigueur ce jeudi 1er juin.  Paradoxe : la vente d'herbicides contenant du glyphosate reste autorisée, puisqu'elle dépend du fédéral. Une situation à laquelle le ministre Willy Borsus (MR), en charge notamment de l'Agriculture, a annoncé son intention de mettre en fin en préparant un arrêté royal qui interdira purement et simplement la vente de produits au glyphosate aux particuliers.
Des alternatives écologiques existent pour combattre les mauvaises herbes sans avoir recours aux herbicides chimiques. Outre le désherbage thermique (avec un chalumeau) ou manuel (avec une binette), l'association de défense des consommateurs Test-Achats recommande l'utilisation de vinaigre blanc (ou un produit à base d'acide acétique), de produits à base d'acide pélargonique (géraniums), de produits à base d'huiles essentielles de basilic et de citrus, de l'amidon de l'eau de cuisson des pommes de terre, des pâtes ou du riz, de produits écologiques à base d'huile de colza et d'huile de coton ou de purin d'orties. 
Le Soir – 2 juin 2017

  La sécheresse des derniers mois jugée «préoccupante» par l’IRM    Les mois de mars, avril et mai 2017 ont été particulièrement secs en Belgique, avec des précipitations totales bien en-deçà des valeurs normales. Cette sécheresse, qui vient s’ajouter aux faibles cumuls observés depuis juillet dernier, est «préoccupante», juge l’Institut royal météorologique. «Si le manque d’eau se poursuit dans les semaines qui viennent, la situation pourrait devenir inquiétante pour plusieurs secteurs d’activités, comme ce fut le cas en 1976», prévient-il.   Or, une zone de haute pression devrait entraîner pour la prochaine quinzaine un temps relativement stable et plutôt sec. Les précipitations, limitées, ne devraient donc pas permettre de combler les déficits accumulés, estime l’IRM.   En mars, avril et mai, un total de 108,0 mm de précipitations a été relevé au pluviomètre de la station météorologique d’Uccle, en Région bruxelloise. La valeur jugée normale pour cette période de trois mois est de 187,8 mm. Sur une période de 11 mois, de début juillet à fin mai, le total s’élève à 506,7 mm, ce qui n’est que 65% de la normale (781,0 mm). En fait, tous les mois, depuis juillet, se sont révélés plus secs que la normale, à l’exception de novembre. Les écarts les plus anormaux ayant été observés en septembre, décembre et avril. 
L’Avenir.net – 8 juin 2017

  Les éoliennes ne massacrent pas les oiseaux, confirme la LPO    Antienne des militants anti-éoliennes : les éoliennes tueraient – massivement – les oiseaux. Question importante que se posent aussi nos lecteurs. Qu’en est-il ? Une étude de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, que l’on ne peut suspecter de ne pas vouloir le bien des oiseaux, vient confirmer ce que révélaient de précédents travaux : les éoliennes sont bien la cause de morts additionnelles d’oiseaux, mais on est bien loin du massacre. […] Durant un an, la LPO a fait le nécessaire pour répondre à la question : elle a compilé et analysé 197 rapports de suivi, réalisés sur un total de 1.065 éoliennes réparties sur 142 parcs français. […] Heureusement, d’amas d’oiseaux au pied de chaque mât d’éolienne, vous ne verrez point. Verdict de la LPO : “Le nombre de cas de collisions constatées est extrêmement variable d’un parc à l’autre et apparaît relativement faible au regard de l’effort de prospection mis en œuvre : 37.839 prospections documentées ont permis de retrouver 1.102 cadavres d’oiseaux. L’estimation de la mortalité réelle (prenant notamment en compte la durée de persistance des cadavres et le taux de détection) varie selon les parcs de 0,3 à 18,3 oiseaux tués par éolienne et par an, des résultats comparables à ceux obtenus aux États-Unis (5,2 selon Loss et al, 2013) ou au Canada (8,2 selon Zimmerling et al., 2013).  Une mortalité à mettre en perspective  Soit bien moins que l’hécatombe causée par les lignes électriques ou les immeubles […].  Mais la menace représentée par les éoliennes serait bien plus faible que celle générée par l’utilisation massive des carburants fossiles, avec leur lot de conséquences directes et indirectes sur la mortalité des oiseaux (pollution atmosphérique et changements climatiques), ainsi que d’autres perturbations humaines à l’habitat de l’avifaune.  Point noir au tableau : la mortalité près des zones Natura 2000  La LPO relève toutefois dans son étude un souci particulier : “l’implantation des éoliennes dans ou à proximité des ZPS (Natura 2000) génère la plus grande mortalité“.   La Ligue précise en effet que “la mortalité directe due aux éoliennes est au moins deux fois plus importante dans les parcs situés à moins de 1.000 m des Zones de Protection Spéciale (zones Natura 2000 au titre de la Directive Oiseaux) et elle y affecte bien plus qu’ailleurs les espèces patrimoniales“.  Elle recommande donc, “les parcs les plus anciens – ceux mis en service avant 2004 – étant plus souvent que les autres situés dans des espaces naturels et à proximité des ZPS“, de prendre en compte de manière très sérieuse les enjeux de biodiversité au moment du renouvellement de ces parcs éoliens.
  Consoglobe.com - 21 juin 2017