COMPTE-RENDU DES ACTIVITÉS « NATURE » DU PREMIER SEMESTRE

Cette année, nos activités ont débuté le 23 avril par une balade sur le terril Saint-Antoine (Dour) à la recherche d’insectes et autres arthropodes en milieu minier.  

  Le Terril Saint-Antoine, situé dans le Hainaut occidental,  s’étend sur environ cinquante hectares.

  Comme nous le découvrons sur la photo satellite,  il comprend de vastes zones dénudées ou boisées, des plans d’eau avec roselières nous permettant  d’observer de nombreuses espèces d’amphibiens et d’oiseaux dont, la locustelle tachetée (Locustella naevia) à ne pas confondre avec la plupart des fauvettes aquatiques.  C’est un oiseau migrateur difficile à repérer tant il est discret, on l’observe rarement en vol, comme les autres locustelles, il a la particularité de relever souvent la queue.   Il est fréquent dans les milieux humides à végétation basse et fournie, près d’étangs et au bord de cours d’eau.  La locustelle tachetée émet un cri bref et un trille aigu, ce chant monotone ressemble à une stridulation continue d’insectes orthoptères (criquets).  Elle se nourrit essentiellement d’insectes (coléoptères, lépidoptères, diptères) mais également d’arthropodes (arachnides).  Le nid est dissimulé dans la végétation basse.

  Autre oiseau sur le site très discret, la fauvette grisette (Sylvia communis), elle se cache dans les roseaux proches de nous mais nous ne l’apercevons jamais.  Elle émet son chant en effectuant un vol ascendant vertical avant de retomber dans les roseaux.  Elle se nourrit d’insectes, de larves d’araignées et de fruits rouges en automne.  Le nid est posé près du sol bien caché.

  Nous avons également pu reconnaitre le chant du phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus) qui, comme son nom l’indique fréquente la végétation touffue des zones humides: les phragmites, les roseaux, les grands joncs… ainsi que celui du pouillot véloce (Phylloscopus collybita) qui inlassablement répète son « tchif-tchaf », le chant typique du bruant des roseaux (Emberiza schoeniclus) qui permet de le localiser facilement dans les marais et de bien d’autres espèces.

Parfois nous n’avons observé que des traces laissées dans la boue, notamment celles du sanglier, du héron, du canard, du renard…

   Ce milieu très particulier est riche en espèces végétales et animales, cette journée d’observation a permis de photographier et d’identifier de nombreuses espèces pour la grande joie des participants.

  Ce site présente un grand intérêt biologique, malheureusement il est fréquenté par de nombreux engins motorisés et bruyants (motos, quads, 4 x 4…).

  Merci à notre guide Mario Lemaire (au centre sur la photo) pour cette passionnante journée.

      En ce début de mai, comme chaque année, le camping d’Epinois a ouvert ses portes aux élèves des écoles des environs pour l’animation sur le thème de la mare.  

  Toujours aussi enthousiastes, les élèves sont venus nombreux à la découverte de cet écosystème.  Que le milieu soit naturel ou semi-naturel, qu’il soit, comme c’est le cas dans le camping, une mare de finalisation du traitement des eaux grises, c’est toujours un biotope plein de charme, de poésie, de richesses animale et végétale hélas, très menacé.

  L’animation sur la mare est une activité qui contribue à une prise (ou reprise) de contact entre les élèves et la nature afin de créer des liens entre l’individu et son environnement immédiat.   Les participants pourront ainsi mieux connaitre et, peut-être un jour s’investir personnellement dans la protection des petites zones humides. Ils apprennent à observer un monde souvent inconnu, y découvrent la variété des animaux aquatiques, leurs caractéristiques, leur mode de vie, que pour beaucoup d’espèces, l’eau est un élément vital pour leur reproduction (stade larvaire).  La disparition des mares entrainerait la disparition des demoiselles, des libellules, des éphémères, des grenouilles, des crapauds, des tritons, des salamandres et bien d’autres.

Merci à Andrée et Michel Alsteen d’accueillir ces élèves désireux d’avoir une approche didactique de ce riche biotope à protéger à tout prix.