Les coraux au Japon touchés par le réchauffement climatique Les coraux les plus septentrionaux du monde avaient jusqu'ici échappé au blanchissement, phénomène lié au réchauffement climatique. Mais selon les conclusions d'un chercheur japonais, environ 30% des récifs dans l'archipel méridional d'Okinawa sont endommagés. Globalement dans les zones tropicales, depuis 2015, les récifs coralliens ont connu une température au-dessus de la normale. Plus de 70% d'entre eux ont connu ce réchauffement pendant assez longtemps pour subir un blanchissement, suivi de la mort si l'eau ne refroidit pas. Une situation grave: les récifs coralliens abritent 30% des espèces animales et végétales marines. La Libre Belgique – 19 juillet 2017

La Californie prolonge son marché des droits à polluer jusqu'en 2030 La législature de l'Etat de Californie a voté lundi deux lois destinées à combattre le changement climatique, d'une part en prolongeant le marché des droits à polluer jusqu'en 2030, et d'autre part en fixant de nouvelles directives pour mesurer la pollution de l'air. "Cet accord montre une fois de plus que la Californie est plus que prête à faire un pas pour prendre la main là où Washington ne le fera pas", a déclaré Kevin de Léon, président du Sénat de Californie, en allusion à l'annonce du retrait des Etats-Unis à l'accord de Paris. Cela "garantit que la Californie va remplir ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre de 40 % en 2030 par rapport à 1990", explique Jerry Brown, gouverneur de l'Etat. La Libre Belgique – 19 juillet 2017

Une larve dévoreuse de plastique Chaque année, quelque 80 millions de tonnes de polyéthylène sont produites dans le monde. Un plastique particulièrement résistant, essentiellement utilisé dans les emballages. Représentant 40 % des plastiques consommés en Europe, ils terminent la plupart du temps leur vie dans les océans, où ils s'accumulent en formant de gigantesques soupes de microparticules toxiques pour la vie marine. La découverte récente d'une larve capable de dévorer cette résine thermoplastique permet d'espérer accélérer la dégradation de ce polluant qui met plus d'un siècle à disparaître. Les étonnantes facultés de cette larve ont été découvertes par hasard par Federica Bertocchini, une chercheuse espagnole. Cette apicultrice amateure s'est étonnée que les sacs en plastique dans lesquels elle plaçait la cire de ses ruches étaient rapidement criblés de trous. Elle a été surprise de constater qu'ils étaient tout simplement mangés par les larves de la fausse teigne de la cire (Calleria mellonelta), un papillon très répandu. Des études menées ensuite au Royaume-Uni ont confirmé que ces larves dégradaient le plastique très rapidement, probablement en brisant chimiquement ses molécules avec une substance produite par leurs glandes salivaires. Les chercheurs vont maintenant s'assurer qu'une enzyme est bien à l'origine de la dégradation du polyéthylène pour ensuite fabriquer celle-ci à une échelle industrielle, grâce à la biotechnologie. Il sera alors plus facile de liquider les montagnes de déchets plastiques qui se sont accumulés en décharge et dans les océans. Imagine – Juillet 2017

La planète vit désormais "à crédit" L'humanité aura consommé la totalité des ressources que la planète peut renouveler en un an ce mercredi 2 août. Elle vivra donc "à crédit" jusqu'au 31 décembre, selon l'ONG Global Footprint Network, qui souligne que ce moment, le "jour du dépassement", survient de plus en plus tôt chaque année. Dans ses calculs, l'ONG tient compte de l'empreinte carbone, des ressources consommées pour la pêche, l'élevage, les cultures, la construction et l'utilisation d'eau. L'an dernier, le "jour du dépassement" était survenu le 8 août; en 1980, c'était le 3 novembre. La Libre Belgique – 2 août 2017

-6% de rendement du blé à chaque degré en plus Le changement climatique va faire baisser les rendements de cultures comme le riz, le blé ou encore le maïs, selon une étude publiée mardi soir. "Chaque hausse d'un degré Celsius de la température moyenne dans le monde réduit d'environ 6% le rendement du blé", selon l'étude. Pour le riz, la baisse serait de 3,2% et pour le maïs de 7,4%. Même si, dans certaines régions, une hausse des températures ferait augmenter les rendements, la tendance globale serait à la baisse. La Libre Belgique – 17 août 2017

Les particules au pied du mur À Paris, des panneaux recouverts de végétaux intriguent beaucoup les passants. La ville teste en effet le « City Tree », un mur végétal composé de mousse naturelle qui absorbe gaz carbonique, dioxyde d'azote et particules fines. Il capterait autant de CO2 que 275 arbres! Équipé de panneaux solaires et d'un système de récupération de l'eau de pluie, le dispositif ne nécessiterait que quelques heures de maintenance par an. C'est la PME allemande Green City Solutions, qui teste le City Tree à Paris, notamment place de la Nation. Toujours sur une base annuelle, une seule installation peut filtrer la pollution produite par 417 voitures. Outre Paris, la start-up a installé ses arbres connectés dans les villes de Dresde et de Klingenthal, en Allemagne, à Oslo, en Norvège, ainsi qu'à Hong Kong. Plantes & santé - Novembre 2017

Contourner Monsanto Former un maximum de citoyens à la reproduction et à la conservation des semences traditionnelles: c'est le défi lancé par la ferme de Sainte-Marthe avec le mouvement Graines de vie. Les personnes ayant bénéficié, le temps d'un week-end, de cette formation gratuite, s'engagent ensuite à former d'autres personnes à ce savoir-faire. On devient alors «ambassadeur de la biodiversité», et protecteur des variétés potagères et fruitières menacées de disparition par Monsanto et d'autres géants de l'agro-business. www.groinesdevie.net Plantes & santé - Novembre 2017

Une truffe au Royaume-Uni! La truffe noire du Périgord a pu être pour la première fois cultivée au Royaume-Uni, conséquence du réchauffement climatique, ont annoncé des chercheurs de l'université de Cambridge et de la société Mycorrhizal Systems Ltd. La Tuber melanosporum, de son nom scientifique, se trouve majoritairement en France, dans le Lot et le sud-est du pays. On la trouve également en Espagne et en Italie. Mais elle a pu être récoltée pour la première fois au mois de mars à Monmouthshire (sud du pays de Galles), à l'issue d'un programme mené par MSL et des fermiers locaux. La truffe récoltée en mars s'est développée dans les racines d'un chêne méditerranéen qui avait été planté en 2008 et spécialement traité pour encourager la production de ce champignon rare. D'un poids de 16 grammes, cette première récolte a été conservée pour la postérité. Le Soir – 7 novembre 2017

Tribune alarmiste pour la planète Anniversaire peu glorieux : il y a vingt-cinq ans, en 1992, 1.700 scientifiques appelaient à changer la relation de consommateur que nous avons avec la planète. Un quart de siècle plus tard pourtant, pas plus d'avancées. Les craintes sont toujours les mêmes, encore aggravées, du côté de la communauté scientifique qui réitère aujourd'hui le cri d'alarme. 15.364 scientifiques de 184 pays appellent, dans cette tribune publiée lundi 13 novembre dans la revue Bioscience, à «se remémorer leur mise en garde » de 1992. Car «non seulement l'humanité a échoué à accomplir des progrès suffisants pour résoudre ces défis environnementaux annoncés, mais il est de surcroît très inquiétant de constater que la plupart d'entre eux se sont considérablement aggravés ». Treize « nouvelles » recommandations En réaction, la communauté scientifique établit une liste en treize points de recommandations plus qu'urgentes. Parmi elles, la réduction du taux de fécondité, celle du gaspillage alimentaire, ou le désinvestissement dans des secteurs pour encourager nos changements de consommation et ses conséquences environnementales. Ces changements passent notamment par la promotion de nouvelles technologies vertes et la réduction progressive des aides aux productions d'énergie utilisant des combustibles fossiles. Le manifeste a été signé par des scientifiques de nombreux secteurs : biologistes, physiciens, astronomes, chimistes ou encore agronomes, spécialiste du climat ou des océans, de zoologie ou d'halieutique. Parmi eux, 250 Belges dont le climatologue de l'UCL Jean-Pascal van Ypersele. Tous prônent la diminution de nos émissions de gaz à effet de serre (GES) et de notre utilisation des combustibles fossiles. Ce n'est pourtant pas gagné : alors que les émissions de GES s'étaient stabilisées ces trois dernières années, elles devraient repartir à la hausse (+2 %) cette année. « Un grand pas en arrière pour l'humanité» selon certains experts. Pour d'autres, la perspective à plus long terme pourrait être moins sombre. En effet, des fluctuations dans les émissions sont attendues et si la reprise économique mondiale est pour beaucoup dans cette hausse, les gros pollueurs comme la Chine agissent enfin pour réduire leurs émissions. Ces émissions doivent atteindre leurs sommets en 2020 selon les experts. A partir de cette date, la réduction devra être drastique pour avoir encore une chance d'échapper au seuil critique du réchauffement climatique. «.Nous avons beaucoup appris depuis 1992», affirment ces 15.364 scientifiques, «mais les avancées sur le plan des modifications qu'il faudrait réaliser de manière urgente en matière de politiques environnementales, de comportement humain et d'inégalités mondiales sont encore loin d'être suffisantes.» La mise en application de l'accord de Paris sur le climat de 2015 ainsi que les décisions qui seront prises aux termes de la COP23 d'ici le 15 novembre devront être efficaces sinon, comme le conclut le manifeste, « il sera bientôt trop tard ». Le Soir –14 novembre 2017

La Terre davantage polluée par la lumière artificielle La Terre est de plus en plus inondée de lumière artificielle. Un phénomène aggravé par la nouvelle technologie des lampes à diode électroluminescentes (LED), montre une analyse des observations d'un satellite. Cette pollution lumineuse grandissante affecte la santé humaine, les animaux et les plantes. Ces chercheurs ont déterminé que l'éclairage planétaire s'est accru (en quantité et intensité) d'environ 2 % par an de 2012 à 2016. La Libre Belgique – 24 novembre 2017

Non à la soupe de plastique Mer du Nord La Belgique lance un plan d'action contre les déchets marins. Un jour, y aura-t-il davantage de déchets de plastique que de poissons dans nos océans? Certains le pensent. Quoi qu'il en soit, la pollution des mers par les déchets plastiques est désormais considérée comme une menace considérable pour l'environnement. Face à ce constat, le gouvernement fédéral vient d'adopter un plan pour lutter contre les déchets marins, dont, en mer du Nord, 90 % sont constitués de plastique. On peut trouver jusqu'à 20 000 éléments de déchets par km2 de fonds marins belges. Et sur les plages, une ville comme Ostende en évacue 80 tonnes chaque mois d'été. "Blue deals" Les conséquences des déchets marins ? La faune marine s'y fait piéger ou les avale. Les microplastiques aboutissent dans la faune marine et le corps humain via la chaîne alimentaire. Les déchets endommagent infrastructures portuaires, centrales électriques, matériel de pêche... Parmi les 55 mesures inscrites dans le plan, réalisé avec des scientifiques belges, figure la réduction des microbilles de plastique, parmi les déchets les plus fréquents. Un engagement a été ainsi conclu avec le secteur belge des cosmétiques pour stopper cet usage répandu dans cette industrie. D'autres "blue deals" seront conclus avec les parcs éoliens, le secteur du dragage, de l'extraction de sable, de l'aquaculture ou de la pêche, afin de lutter, de manière spécifique, contre les déchets marins. Au port d'Anvers, des transporteurs, des logisticiens et des producteurs se sont déjà engagés à éviter la dispersion des granulés plastique dans l'environnement. Autre initiative : l'épave du bateau West Hinder, patrimoine culturel qui gît au fond de nos eaux, sera débarrassée de son plastique en 2018. "Un tel récif artificiel peut profiter à une certaine vie marine, mais les filets de pêche y restent accrochés, ce qui menace cette vie marine", note le rapport du SPF Environnement. Mais qu'on ne s'y trompe pas : "les façons d'éliminer les déchets du milieu marin sont quasi inexistantes, la meilleure façon de les éviter est donc la prévention à la source." La Libre Belgique – 26 novembre 2017