Record d’espèces en danger Le nombre d’espèces animales et végétales menacées a atteint un nouveau record en 2017, indique le WWF dans son bilan annuel. Les pangolins (petit mammifère insectivore présent en Afrique et Asie), les koalas et les hippocampes sont parmi les plus en danger. La liste rouge mondiale des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) inventorie 25800 espèces animales et végétales menacées. Le nouveau record négatif enregistré en 2017 concerne près de 30% de toutes les espèces examinées, note le WWF. A titre de comparaison, 24 000 espèces étaient considérées comme menacées fin 2016. La Libre Belgique – 28 décembre 2017

Emeutes climatiques Un lien statistique a pu être établi entre sécheresse et troubles sociaux : un mois de sécheresse suffit à augmenter de 10% la probabilité d’émeutes en Afrique subsaharienne. Science & Vie - Décembre 2017

Où sont passés les insectes ? La biomasse des insectes volants aurait diminué de 76% ces trois dernières décennies dans les zones protégées allemandes. Un chiffre alarmant, sachant que ces animaux assurent 80% de la pollinisation des fleurs sauvages et constituent 60% de la nourriture des oiseaux. Science & Vie - Décembre 2017

Montée des eaux Les premières ont été englouties C’est un fait bien connu : le niveau de la mer monte en moyenne de 3 mm tous les ans. Et certaines régions du monde subissent une montée encore plus inquiétante, à l’image du Pacifique où les alizés provoquent une accumulation d’eau, entraînant une élévation de 12 mm par an. A tel point que des chercheurs de l’université de la Sunshine Coast (Australie) ont constaté la disparition de 8 îles dans l’archipel de Pohnpei, en Micronésie! Le substrat friable de ces terres s’est probablement érodé sous l’effet des vagues et de l’élévation du niveau de la mer. Etonnamment, l’île principale de cet archipel ne présente que très peu de signes d’érosion. Il semble que les mangroves et les lagons qui l’entourent agissent comme des tampons qui absorbent l’énergie des vagues et ainsi protègent les côtes de l’érosion. Les mangroves permettent aussi de fixer les sédiments grâce à leur système racinaire. Ces archipels, qui sont les premiers lieux sur Terre à subir une forte montée des eaux, fournissent un bon aperçu des différents effets du phénomène : certaines îles vont disparaître alors que d’autres ne s’éroderont quasiment pas. Science & Vie - Décembre 2017

En zone de braconnage, les éléphants vivent la nuit C’est en suivant avec des balises GPS les déplacements d’une centaine d’éléphants que des chercheurs néerlandais sont arrivés à la conclusion inattendue : lorsque des braconniers les menacent, les pachydermes s’adaptent en se déplaçant de préférence la nuit. Plus précisément, les zones où la proportion d’éléphants tués illégalement était la plus forte correspondent à celles où le plus grand nombre de ces animaux devenaient « nocturnes ». Les « braconniers, dans les zones du Kenya que nous avons étudiées, ne chassent pas la nuit parce qu’ils sont mal équipés et aussi parce qu’ils craignent les lions et les buffles, précise Festus Ihwagi, biologiste à l’université de Twente, au Pays-Bas. Du coup, les éléphants qui, naturellement, ne sont actifs que le jour, peuvent leur échapper en se déplaçant la nuit. » Les chercheurs ont constatés qu’en présence de populations de pasteurs ou de touristes, les éléphants ne modifient leur comportement qu’à la marge. Au final, cette proportion de déplacements nocturnes pourrait devenir un indicateur en temps réel précieux pour les autorités, soucieuses d’arrêter cette chasse illégale. Science & Vie - Décembre 2017

Consomme-t-on des OGM sans le savoir ? Oui, nous consommons des OGM à la fois de façon directe et indirecte. L'étiquetage n'est pas toujours transparent à cet égard. Voici comment s'y retrouver. En Europe, 70 OGM — tous importés d'Asie ou des Etats-Unis— sont autorisés pour la consommation des animaux d'élevage ou plus rarement pour la consommation humaine. Ces produits doivent porter la mention "OGM" dès que leur teneur dépasse 0,9 %. En revanche, l'étiquetage n'est pas obligatoire pour les produits issus d'animaux qui ont consommé des OGM, et qui se retrouvent donc dans la viande, le lait et les œufs. L'UE a ainsi importé 34,6 millions de tonnes de soja transgénique pour nourrir le bétail en 2013. Autre faille : rien n'oblige les établissements de restauration collective (cantines, restaurants) à indiquer si des OGM figurent au menu. Une mention "sans OGM" existe Et le bio ? Tous les produis étiquetés "agriculture biologique" doivent contenir moins de 0,9 % d'OGM pour bénéficier du label. Une teneur qui peut être réduite à moins de 0,1 % voire à 0 % (portant alors la mention "sans OGM") si le producteur prend des dispositions particulières sur les méthodes de production et de contrôle. Science & Vie - Février 2018

Où les requins passent, les algues repoussent Dans certains récifs coralliens, la présence des requins peut être bénéfique au développement des algues. Pourquoi ? Parce qu’ils effraient les poissons herbivores! A marée haute, c’est-à-dire quand les requins sont entrés, les herbivores évitent de se nourrir dans ces lieux pourtant 20 fois plus riches en algues, que les scientifiques ont baptisés « hot spots de peur ». Sciences et Avenir - Février 2018

Le réchauffement féminise la population de tortues vertes La température plus élevée du sable influe sur le sexe dans l’œuf avant l’éclosion. La grande majorité des tortues vertes qui évoluent au nord de la Grande Barrière de corail australienne sont désormais des femelles, avertit Michael Jensen, biologiste à l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA). Une conséquence directe du réchauffement climatique que l’on pourrait résumer ainsi: plus le sable est chaud, plus il y a de naissances femelles. « La détermination du sexe a lieu au bout d’environ 15 jours après l’enfouissement des œufs dans le sable et dépend effectivement de la température », explique Marc Girondot du Laboratoire écologie, systématique, évolution à l’université de Paris-Saclay. En dessus de 29°C les mâles sont majoritaires, au-dessus de 31°C ce sont les femelles. L’espèce n’est pas forcément menacées pour autant, car les tortues vont s’adapter et iront pondre à des latitudes plus élevées. « Quelques tortues marines viennent maintenant pondre dans le sud de la France », témoigne Marc Girondot. Sciences et Avenir - Février 2018

La couche d’ozone peine à se rétablir A certains endroits, au-dessus des tropiques et des zones densément peuplées, la couche d’ozone continue à s’amincir, selon une étude internationale dirigée par l’EPFZ et l’Observatoire physico-météorologique de Davos (Suisse). Jusqu’ici, les spécialistes partaient du principe que la couche d’ozone, qui protège la vie sur terre du rayonnement ultraviolet, se rétablirait, ou du moins se stabiliserait, d’ici à 2050. Les principales substances nuisibles – en premier lieu les CFC (chlorofluorocarbones) et leurs préparations – sont en effet interdites par le Protocole de Montréal entré en vigueur en 1989. Or, selon cette étude, la concentration d’ozone continue de diminuer entre le 60e degré de latitude sud et le 60e degré de latitude nord dans la partie inférieure de la stratosphère. C’est là que la couche est la plus dense. Le Soir – 7 février 2018

Les phénomènes météo extrêmes vont augmenter Selon une étude publiée mercredi 14 février dans la revue Science Advances, la probabilité d’alternance de périodes chaudes et sèches et de pluviosité extrême va augmenter, sous l’effet de la hausse de températures et du niveau des océans, même si les objectifs de l’accord de Paris sur le climat sont atteints. « Nous avons déterminé que les humains ont déjà accru la probabilité d’événements extrêmes historiquement inédits (…) de plus de 50% à 90% en Amérique du nord, en Europe et dans l’est de l’Asie », indiquent les chercheurs des universités américaines de Stanford, Columbia et Dartmouth College. Selon les tendances actuelles, les vagues de chaleur sont cinq fois plus susceptibles de se produire dans la moitié de l’Europe et plus d’un quart de l’Asie. Le Monde – 16 février 2018

Un parking de dissuasion qui aime les vélos Informer sur la qualité de l’air, c’est bien. Œuvrer pour qu’elle rest bonne à long terme, c’est mieux. A cet égard, les mesures visant à réduire le trafic automobile dans les rues de la capitale sont essentielles. L’administration régionale a innové, il y a peu, en octroyant un permis d’environnement d’un genre nouveau à un promoteur immobilier désireux de réaliser un projet d’envergure dans une rue située sur la commune d’Auderghem, à la frontière avec la Flandre (Overijse). Outre des immeubles et des villas, le projet comprend un parking de 186 places privées et de 59 publiques. Eloigné et situé à proximité d’axes routiers très embouteillés, le quartier est très mal desservi par les transports en commun. Mais il est proche de deux itinéraires cyclables permettant de rejoindre aisément et en sécurité le cœur de la ville. Le permis prévoit ainsi que le promoteur devra consacrer une partie des places publiques pour créer un parking sécurisé pour 172 vélos. L’idée est d’inciter les navetteurs à laisser sans crainte sur place en fin de journée, lorsqu’ils auront repris leur voiture pour rentrer chez eux. Les tarifs du parking public seront préférentiels pour les navetteurs-cyclistes. En cas de succès, Bruxelles Environnement entend bien « en faire une habitude » Le Soir – 22 février 2018