JOURNÉE DU 24 JANVIER 2008, À L’UMH, CONSACRÉE AU PIC DU PÉTROLE,
AUX ALTERNATIVES ET NOS MODES DE VIE EN 2050


- Pierre Piérart -

L’Association ASPO de l’UMH (Association pour l’étude du pic du pétrole), l’UMH, la Faculté Polytechnique de Mons et Hainaut Développement ont organisé une journée consacrée au pic du pétrole, aux alternatives à ce déclin et aux modifications des modes de vie de la société dans les prochaines années.

Pierre Gillis remercie les associations, institutions et le CIAM (Centre Informatique, Audio-visuel et Multimédia) qui ont participé à cette journée ainsi que Patrick Brocorens, chimiste de l’UMH, fondateur d’ASPO Belgique, qui parlera du pic du pétrole, Xavier Chavanne, ingénieur de recherche à l’Université Diderot et à l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPG), qui présentera des alternatives au déclin du pétrole et Michel Wautelet , physicien, professeur à l’UMH, qui nous entretiendra des nouveaux comportements à adopter dans un monde où le pétrole sera devenu une matière de plus en plus rare et chère.

1er exposé : « Pétrole, l’autre vérité qui dérange... Avons-nous franchi le pic du pétrole ?»

Monsieur Brocorens entame sa conférence en insistant sur le fait que le grand public se figure, suite aux déclarations des instances responsables et des médias, que l’on disposera du pétrole encore pendant 40 ans. Cette idée est tout à fait erronée ; il est évident que le pétrole ne sera pas abondant comme aujourd’hui jusqu’en 2048 pour disparaître subitement en 2049.

Patrick Brocorens nous a entretenus de ce fameux pic du pétrole. Il souligne d’abord les informations erronées diffusées à ce propos, en citant deux exemples, celui des Etats-Unis et de la planète en général. Depuis 1920 les instances américaines déclarent que l’Amérique ne dispose plus que de 10 années de ces précieuses réserves énergétiques. Aujourd’hui encore les médias américains déclarent que l’Amérique dispose encore de réserves pour 10 ans. On observe la même désinformation pour les réserves pétrolières mondiales en répétant, depuis 1980, que nous en disposons encore pour 40 ans. A quoi est due cette désinformation ? Il faut savoir qu’il y a 3 types de réserves pétrolières : les trouvées (correspondant avec une probabilité de 90 % aux réserves existantes) ; les probables (correspondant à des découvertes de nouveaux gisements avec une probabilité significative) ; et les possibles (correspondant à des découvertes aléatoires). C’est en transférant, au cours du temps, les réserves probables dans les réserves prouvées que les sociétés pétrolières peuvent déclarer de façon continue les 10 années pour l’Amérique et les 40 années pour le monde. En superposant les deux courbes, officielle (=prouvée) et technique (= prouvée + possible) Patrick Brocorens nous montre clairement que si la courbe officielle continue à croître, celle des géologues est en train de diminuer.

Selon Monsieur Brocorens, nous serions déjà en plein pic du pétrole depuis 2004. Deux méthodes lui permettent de l’affirmer, la première étant la « courbe d’écrémage » qui consiste à évaluer la production pétrolière d’un gisement en fonction du nombre des sondages. C’est ainsi qu’en Norvège les 200 premiers sondages pratiqués en mer du Nord ont eu pour conséquence une forte production pétrolière alors que les 400 sondages suivants n’ont produit qu’une quantité de plus en plus faible. Une autre technique basée sur la production annuelle divisée par la production cumulée en fonction de la production cumulée donne lieu à une droite déclinante qui aboutit à l’axe des x. Ce point de rencontre correspond encore une fois au pic du pétrole.

Le concept du pic de pétrole a été formulé en 1949 par le géophysicien américain King Hubbert .

Le Dr. King Hubbert, géophysicien bien connu, a prévu une diminution des réserves pétrolières et a étudié la courbe évolutive de la production du pétrole, courbe qui porte son nom.

Ce concept a été matérialisé par une courbe en forme de cloche.

Courbe théorique de Hubbert, établie en 1948, représentant la production de pétrole au cours du temps. Cette courbe a prévu que le pic pétrolier américain s’est avéré en 1970. Cette courbe théorique n’envisage pas des interventions alternatives pour prolonger les réserves de pétrole pendant quelques décades.

Cette courbe ne doit pas être confondue avec la courbe de Gauss utilisée en statistique. Elle débute par une production zéro pour s’élever rapidement de façon exponentielle, pour ralentir et finalement atteindre le pic ou sommet qui annonce le déclin de la production. Cette dernière décline rapidement et à mi-chemin ralentit son déclin pour s’aplatir le long de l’axe horizontal. L’expression mathématique est différente de celle de la courbe de Gauss et montre deux scénarios de la production mondiale basés, le premier sur une production totale de 2.100 milliards de barils, le second de 1.350 milliards de barils.

Tout en faisant confiance à cette courbe, Patrick Brocorens nous signale que les économistes envisagent un déclin moins rapide grâce à des modifications de comportement de la société (utilisation rationnelle de l’énergie), et à des alternatives au pétrole.

Il est vraisemblable qu’après 2010 le déclin va s’amorcer avec, pour conséquence, un baril qui pourrait monter très rapidement à 200 ou 300 dollars.

Patrick Brocorens constate également que les pays exportateurs comme l’Arabie Saoudite, l’Iran, le groupe OPEP et le Mexique ont atteint le pic du pétrole, ce qui a provoqué une diminution des exportations de 2 %. En tenant compte d’une croissance de la demande de pétrole de 1,5 % cela constitue un déficit de 3,5 %.

Cette diminution des réserves représente un défi sans précédent pour une société étroitement dépendante du pétrole : la mobilité nécessite des centaines de millions de voitures, des routes asphaltées constituées en partie de pétrole (asphalte), les voitures elles-mêmes dont les pneus, le tableau de bord, les phares, etc., dont la fabrications repose en partie sur le pétrole. Quant à l’agriculture, elle dépend du pétrole pour la mécanisation, les engrais, les pesticides, l’irrigation et le transport. Si l’on prend en compte le bilan énergétique de l’agro-alimentaire, les intrants sont représentés par la préparation, l’emballage, le transport, avec, comme conséquence, qu’une calorie d’aliments nécessite +/- 10 calories d’investissement.

Courbe de Hubbert appliquée aux réserves mondiales selon deux scénarios : le 1er basé sur des réserves de 2.100 milliards de barils et le 2ème sur 1.350 milliards de barils. Il est intéressant de constater que 80 % de la totalité mondiale ont été consommés soit en 58 années, soit en 64 années.

Pour en terminer, disons que l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) estime que le pic du pétrole sera pour 2030, l’ASPO (Association pour l’étude du pic de pétrole) le situe entre 2010 et 2020. Pour Patrick Brocorens nous sommes dans un pic de pétrole en plateau pour 6-7 ans. Enfin, en Belgique, les importations diminuent parce que la production mondiale ne parvient plus à répondre à la demande. Comme nous l’avons dit plus haut, la différence est de 3,5 %.

Monsieur Brocorens conclut son exposé avec la constatation que le gouvernement semble ne pas se préoccuper de cette situation en soutenant que nous ne connaîtrons pas de problèmes jusqu’en 2030. La situation est d’autant plus grave que la consommation des pays exportateurs augmente énormément en raison, notamment, des prix extrêmement bas de l’essence (le prix de l’essence à la pompe étant inférieur au prix du baril : 10 centimes au litre au Venezuela, 30 centimes dans les autres pays exportateurs, comme l’Indonésie, l’Iran, l’Irak). Tout récemment l’Indonésie, de pays exportateur est devenue pays importateur et s’est retirée de l’OPEP. Des crises sont prévisibles et des émeutes se sont déjà produites dans certains états comme l’Indonésie et l’Iran ! Il faut donc prendre des mesures pratiques pour éviter une catastrophe économique dans les prochaines années, vu la diminution importante de la disponibilité du précieux liquide.

Pierre Gillis remercie l’orateur pour son remarquable exposé et invite l’auditoire à poser quelques questions. Un intervenant demande à l’orateur s’il ne trouve pas surréaliste la sortie du nucléaire en Belgique. P. Brocorens répond qu’outre le déclin du pétrole il faudra tenir compte d’un déclin encore plus important pour le gaz ; il en conclut qu’en sortant du nucléaire il ne restera plus grand’ chose pour la Belgique. Un autre intervenant s’étonne que la rente (prix de vente) pétrolière est hallucinante : elle est de 1400 milliards de dollars par an, alors que le prix de revient atteint 500 milliards de dollars à peine. Monsieur Brocorens et Monsieur Chavanne répondent que les sociétés doivent faire face à des frais d’exploitation et de sondage de plus en plus élevés, étant donné les difficultés d’extraction et le très grand nombre de sondages pour tenter de freiner le déclin de la production.

2ème exposé : « Sortir du pétrole ? Des solutions qui posent problème »

Monsieur Xavier Chavanne aborde le deuxième exposé consacré aux alternatives au pétrole. Il s’intéresse spécialement aux agro-carburants ainsi qu’à la biomasse du bois. En ce qui concerne ce dernier il établit son bilan énergétique qui peut, selon lui, être nul en raison des nombreux paramètres intervenant. En effet, en tenant compte des différentes opérations telles que l’abattage, le débardage, l’élagage, le séchage, le déchiquetage, les pertes de chaleur de la chaudière et l’amortissement du matériel, on arrive à des rendements énergétiques très faibles, voire nuls.

Monsieur Chavanne s’est particulièrement intéressé à l’éthanol produit au départ du maïs aux Etats-Unis. Plusieurs centaines d’usines fonctionnent actuellement et leur nombre ne fait qu’augmenter. Environ 20 % du maïs cultivé principalement dans le Nord-Est des Etats-Unis est consacré à ce type de produit. Ici les paramètres sont encore plus nombreux que pour le bois : mécanisation, engrais et pesticides très énergivores, arrosage, irrigation, récolte, séchage (la dépense due au séchage peut varier de 6 % à 12 % selon les années) et transport ont pour conséquence un rendement énergétique très faible voire négatif. Les dépenses varient selon la météorologie annuelle et les Etats, le rendement pouvant fluctuer de + 20 % à – 20 %. La productivité à l’hectare est d’environ 3,5 tonnes d’éthanol alors qu’au Brésil la productivité pour la canne à sucre est d’au moins 9 tonnes à l’hectare par an.

Plusieurs intervenants ont pris la parole. Le représentant de la Région wallonne a fait remarquer que le rendement était nettement supérieur en Europe et particulièrement en Wallonie, où l’on utilise les coproduits. Monsieur Chavanne arrive aux mêmes conclusions en estimant que les résultats obtenus aux Etats-Unis avec l’éthanol sont mauvais et que les rendements en carbone sont à peine satisfaisants.

3ème exposé : « Notre quotidien sans pétrole ? Un monde à réinventer »

Michel Wautelet aborde le sujet de l’après pétrole. Il déclare qu’il ne s’agit pas de la disparition du pétrole, car il y en aura toujours, mais bien d’un pétrole en déclin et donc de plus en plus cher. A cette première remarque il ajoute que dans les toutes prochaines années nous ne vivrons pas moins bien, mais différemment….

Monsieur Wautelet rappelle la croissance exponentielle de l’utilisation de l’énergie depuis la IIe guerre mondiale, due, en grande partie, au pétrole qui a remplacé le charbon et le bois. Il examine ensuite les énergies alternatives actuellement suceptibles de remplacer le pétrole. Il cite le chauffage solaire (eau chaude), représenté par des panneaux ; le photovoltaïque, de rendement énergétique assez faible (40 m2 pour 1 KW), néanmoins en pleine croissance ; l’éolien également en plein développement (l’équivalent de 48 réacteurs nucléaires pour l’Europe, fin 2006). Selon Michel Wautelet les énergies renouvelables seraient probablement insuffisantes en Belgique mais plus efficaces au niveau européen, en rappelant l’hydroélectricité dans le Nord, l’éolien dans les pays disposant d’un kilométrage côtier important et le solaire dans les pays du Sud. En ce qui concerne l’énergie solaire, le thermique est intéressant pour l’eau sanitaire mais le photovoltaïque aurait encore un rendement insuffisant.

Monsieur Wautelet pose enfin la question « comment vivrons-nous en 2050 ? » avec un pétrole dont le prix aura considérablement augmenté. Il estime justement que les agro-carburants ne pourront être utilisés qu’en petites quantités, de 4 à 10 %, ce qui signifie que le nombre de voitures traditionnelles aura fortement diminué. La voiture électrique, équipée de batteries au plomb, beaucoup plus lourdes, ne bénéficiera que d’une autonomie de 200 km avec une vitesse de pointe de 100 km. La recharge des batteries exigeant 5 à 6 heures, cette voiture ne pourra être qu’une voiture de ville ou de proximité. La voiture à hydrogène posera pas mal de problèmes. En effet il faudra, assez rapidement, produire l’hydrogène pour alimenter les piles à combustible, ce qui nécessitera de très nombreuses centrales nucléaires (240 pour l’Europe), étant donné que les centrales au charbon sont considérées comme trop polluantes. En ce qui concerne les camions (45 millions dans l’Union Européenne) il ne voit pas de solution si l’on considère le poids des réservoirs multiplié par quatre. Quant aux avions, le prix du kérosène ou des agro-carburants sera tellement élevé que seuls quelques nantis pourront les utiliser.

Monsieur Wautelet conclut son exposé en déclarant qu’en 2050 nous ne retournerons pas en arrière mais vivrons différemment. Il existe entre autres la voiture électrique, la voiture à hydrogène très hypothétique selon lui, qui nécessitent pour l’électrolyse de l’eau d’énormes quantités d’électricité. De plus, les transports en commun devront être considérablement développés (trains, trams, bus). En ce qui concerne l’agriculture les problèmes seront très préoccupants étant donné qu’elle dépend essentiellement du pétrole pour la mécanisation, les engrais, les pesticides, le plastique, etc. Selon Michel Wautelet les rendements seront en baisse et il faudra nécessairement se passer des gros camions avec, pour conséquence, le recours à une agriculture et à un commerce de proximité.

Toutes ces modifications de nos modes de vie vont exiger beaucoup d’argent et de temps et il est grand temps de s’y préparer si l’on veut éviter des crises de plus en plus graves pour la stabilité de nos sociétés. Il faudra rabâcher, rabâcher et rabâcher l’information dans les écoles et auprès des politiciens pour conserver un confort satisfaisant. Monsieur Wautelet lance un appel pour qu’on lui adresse des contradictions ou des critiques afin d’améliorer les projets d’un développement durable.

Pierre Gillis remercie Michel Wautelet pour son exposé de futurologie, exercice toujours très difficile mais, dans la bouche de Michel Wautelet, logique, réaliste et courageux. C’est un appel impératif à tous les niveaux de la société qui nécessitera un effort prodigieux de tous pour modifier les comportements. En espérant que les commissaires européens, au lieu d’utiliser des voitures problématiques à hydrogène, roulent dans des voitures ne produisant que 100 gr. de CO2 au kilomètre. Si la situation ne change pas nous serons tôt ou tard livrés à un nouvel ordre écologique, comparé par Luc Ferry au nazisme (Le nouvel ordre écologique, L’arbre, l’animal et l’homme – Ed.Grasset, 1992) !

Alors, comme dit Wautelet, « vivement 2050 ! » pour voir si la société aura pu réaliser sa reconversion.

Référence :

Michel WAUTELET / Vivement 2050 ! Comment nous vivrons (peut-être) demain – L’Harmattan, 2007.

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Suite aux trois exposés de la matinée, l’après-midi fut consacrée à trois ateliers concernant les problèmes du Pic du pétrole dont voici trois courts comptes rendus.

1. Atelier Mobilité/aménagement du territoire :

Bart Jourquin (expert en mobilité, FUCAM),
Raymond Debroux, Inspecteur général ff MET (Direction générale des Autoroutes et des Routes),
Dirk Vandercammen (Colruyt),
Patrick Brocorens (Aspo-Belgique),
Michel Dachelet (Direction générale de l'Aménagement du territoire, du Logement et du Patrimoine , Région wallonne).
Président : Pierre Gillis,
Rapporteur : Michel Wautelet

Le professeur Jourquin des FUCAM introduit les discussions en nous proposant un état des lieux du transport en Belgique, qui montre l’écrasante domination du transport routier par camions. M. Vandercammen expose ensuite les mesures concrètes mises en œuvre par la firme Colruyt pour influencer les habitudes de déplacement des travailleurs qu’elle emploie : incitation financière pour emprunter les transports en commun, réalisation d’aménagements favorisant le vélo. Les initiatives ne sont sans doute pas de nature à bouleverser les transports, mais elles vont dans la bonne direction. Le débat s’est ensuite concentré sur les interventions des représentants des ministères wallons, qui, parfois à leur corps défendant, ont dû admettre les insuffisances de la politique menée par le gouvernement wallon : réhabilitation (trop) modeste des voies navigables, retard dans la politique favorisant le transport « doux » (infrastructures pour le vélo, notamment), etc. A leur corps défendant, dans la mesure où l’on a bien senti, notamment à travers les interventions de M. Dachelet, que l’administration de l’aménagement du territoire est loin d’être inactive, mais qu’elle se heurte trop souvent à des priorités ministérielles très éloignées des préoccupations évoquées dans cet atelier.

2. Atelier énergies alternatives :

Marie-Hélène Novak (Valbiom)
Benjamin Wilkin (APERe)
Xavier Chavanne (ASPO France)
Lucianne Licour (FPMs)
Christophe Boitquin (SODECOM)
Président : Jacques Bougard, FPMs
Rapporteur : Jonathan Toubeau,

Parmi les alternatives possibles au pétrole (et au gaz), l’attention s’est principalement portée sur l’utilisation non-alimentaire des produits agricoles, le recyclage des sous-produits, l’exploitation des aquifères géothermiques, notamment celles du Hainaut, et la nécessité de se tourner vers des entreprises éco-dynamiques. Le débat portait sur la nécessité de développer des solutions « par pôles », à l’échelle locale, tout en gardant une vue globale du problème, et en faisant en sorte que celles-ci soient tant économiquement que socialement et politiquement acceptables. En ce qui concerne le transport, l’accent a été mis sur les biocarburants et l’importance de différencier les actuels (dits de première génération), dangereux car en concurrence avec le secteur de l’alimentation, de ceux de seconde et troisième générations, qui réduisent cette dépendance. Après le transport, il a été mis en évidence que le besoin de chaleur est prédominant au sein d’un ménage, puisqu’il y représente les deux-tiers de la consommation, et constitue donc un domaine de première importance. Le puits géothermique de St-Ghislain a ainsi été cité en exemple pour le chauffage domestique, tout en insistant sur le rôle que peuvent jouer les particuliers par l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments. Le besoin de dialogue entre scientifiques des différentes disciplines a été souligné, ainsi que l’importance d’investir davantage dans la recherche. Finalement, outre la recherche d’autres filières énergétiques complémentaires et non concurrentielles, la diminution de notre consommation apparaît comme une solution à part entière.

3. Atelier Agriculture :

Diane Thomas (FPMs)
Philippe Dubois (UMH)
Joseph Famerée (Région wallonne)
Un représentant de ValBiom
Olivier Gérard (FWA)
Président/modérateur : Pierre Rasmont
Rapporteur : Francesco Lo Bue

Principal sujet de discussion, parmi d’autres : la biométhanisation et la fabrication d'éthanol, dont les productions doivent s'envisager conjointement. Typiquement, s'il faut chauffer, la rentabilité s'écroule. Et donc, suivant les saisons, afin de ne pas avoir à climatiser, on alterne production d'éthanol et production de méthane, sans quoi on se heurte inéluctablement à une opération dépourvue de rentabilité énergétique.