Centre d'écologie appliquée du Hainaut

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mercredi 13 avril 2011

RANDONNEE EN BOUCLE AUTOUR DE NISMES, PAR DOURBES, VIERVES ET OLLOY - Jean-Jacques Cuvelier -

Ce parcours est à réaliser au printemps, saison qui permet d'observer de nombreuses plantes.

La voiture peut être garée au centre de Nismes, point de départ de la randonnée. Depuis l'église, traverser le pont qui enjambe l'Eau Noire, passer devant la maison communale puis monter la route goudronnée (Rue des Juifs). Dans le tournant, au coin d'une maison, prendre le sentier qui monte en sous-bois vers l'E-NE jusqu'au plateau des Abannets. Poursuivre dans cette direction par un chemin empierré puis des sentiers qui sillonnent le site entre les paléogouffres. A une bifurcation, garder le cap E-NE et suivre le sentier entrant en forêt. Descendre dans un vallon encaissé en direction du NE-N. Le sentier tourne dans le bas de la pente et s'interrompt. Longer les champs et rejoindre la voie de chemin de fer à suivre vers l'O jusqu'à l'ancienne gare. Attention, des locomotives à vapeur partant de Mariembourg pour Treignes circulent le week-end et en période de vacances. Traverser le passage à niveau puis la route goudronnée pour suivre le chemin qui mène en direction de la Montagne au Buis, traverse la ferme du Jardinier et se poursuit par un sentier longeant le bas du massif calcaire. Poursuivre au-delà d'un cabanon de chasse et se faufiler entre les buissons jusqu'au départ d'un vallon encaissé. Le remonter au milieu des chênes et du buis jusqu'au plateau. Prendre le premier sentier partant sur la droite, menant à une pelouse. Suivre une des nombreuses sentes orientées vers le S qui rejoignent les pelouses à herbes rases du bord des falaises. Une lutte incessante y est menée contre les buissons qui recolonisent le sol peu profond, formant les halliers ou stades pré-forestiers. L'homme doit régulièrement débrousailler par le fer, le feu ou la dent (pâturage, brûlis, entretien des layons de chasse, ...) afin de maintenir une végétation ouverte. Du bord de la falaise, le randonneur jouit d'une vue panoramique, au SE sur la Roche à Lomme et les bâtiments de l'ancienne tannerie Houben (Dourbes), au SO sur le village de Nismes et la vallée de l'Eau Noire qui se devine en suivant les alignements de feuillus, à l'O-NO sur les prairies et les champs qui bordent l'Eau Blanche et sur les massifs récifaux de Frasnes-lez- Couvin qui ondulent au loin. Plein S, l'Ardennes s'étale en crêtes successives. Prendre le temps de flâner sur le plateau à la découverte des pelouses et fourrés des sols calcaires puis rejoindre le chemin empierré en direction de Dourbes.


Suite de l'article dans notre bulletin n° 68 avec de nombreuses photos

GEOMORPHOLOGIE DU SITE LE PLUS SPECTACULAIRE DE LA REGION DE LA HAUTE-SAMBRE Site d’AULNE (Gozée-Thuin) - Robert O. Fourneau -

En hommage au Professeur P. Piérart à l’origine d’un projet de réalisation d’un Parc Naturel dans cette région


Les constructeurs de l’Abbaye d’Aulne furent d’excellents observateurs de la nature pour avoir su profiter de tous les avantages que celle-ci offrait en cet endroit au temps de l’implantation.

Bien sûr le site était déjà occupé par une petite entité villageoise construite empiriquement mais leurs « architectes-urbanistes », dignes de nos actuels, ont su tirer profit de tout ce que ce site avait de plus que d’autres endroits de la vallée de la Sambre.

C’est en effet à la confluence de la plaine alluviale actuelle de la Sambre, « rivière tranquille » (Samoara en celte) et de celle d’un de ses anciens tracés, un méandre abandonné qu’il était le plus indiqué de s’installer pour profiter des terres alluvionnaires fertiles, à mettre en herbages ou en cultures tout en profitant de l’eau de la rivière pour différents usages y compris pour des transports ou échanges en bateau vers la France en amont et vers la Meuse liégeoise en aval. De plus grâce à la pente initiée par la dénivellation entre le passage de l’ancien cours d’eau et l’actuel, des petits ruisseaux ont dévalé des versants rocheux de l’ancienne vallée et ont été utilisés pour réaliser par barrages, des étangs de retenue, sans doute viviers ou chasses d’eau pour désobstruer d’éventuels bouchons d’arbres arrachés par des orages sur la rivière principale et pour permettre un écoulement régulier dans toute l’infrastructure des galeries qui courent sous l’abbaye à des fins de force motrice ou d’égouttage. Quant à la butte rocheuse située au centre du grand « fer à cheval » que constitue l’ancien méandre abandonné, elle garde les traces sur son versant exposé au midi, des terrasses aménagées pour la culture de la vigne, indispensable à une grande abbaye, et son extrémité occidentale en versant rocheux abrupt a servi à accoler le mur avec porche qui limitait à une certaine époque l’ensemble monastique.


Suite dans notre bulletin N° 68

2033. Atlas des Futurs du Monde, - Virginie Raisson - (Robert Laffont, Paris, 2010)

L’avenir n’est pas encore déterminé. Il ne sera ni celui prédit par les technoptimistes débridés ni celui des pessimistes de tous poils. Il sera ce que nous en ferons, toutes générations confondues. Et si nous voulons réaliser un avenir agréable pour le plus grand nombre, durable pour toute la planète, le préalable est de recevoir une information de qualité. Sans langue de bois, en montrant la complexité du monde, le livre 2033. Atlas des Futurs du Monde, par Virginie Raisson est un document indispensable à toux ceux qui veulent appréhender les clés du futur qui se profile.

Demain comme aujourd’hui, le monde n’est pas simple à comprendre. Tout est lié ! Ainsi se résume la formule du monde, de son avenir… et de cet atlas. Ainsi commence ce livre. Face à cette complexité, on peut se décourager. Ce n’est pas la volonté des auteurs. Celle-ci est de montrer où sont les combats pour demain, quelles batailles il faudra mener. Pour cela, les cartes sont importantes.

L’ouvrage est séparé en trois parties, avec neuf chapitres.

La première partie est intitulée Des vides et des pleins. Dans trois chapitres, les auteurs y traitent de la démographie, des migrations et de l’urbanisation. La démographie est au cœur de l’avenir du monde. La question du nombre des hommes va déterminer d’autres questions comme celle de l’alimentation, de l’énergie, des équilibres sociaux mondiaux. La répartition de la population dans le monde évolue globalement, mais aussi différemment selon les pays et les régions du globe. Cela aura des conséquences sur les mouvements de migrations et la répartition entre villes et campagnes. Les poids de différents partenaires sur l’économie vont aussi changer. Cartes et graphiques permettent de mieux appréhender les questions et les solutions possibles.

La deuxième partie, intitulée Une planète trop peuplée ?, traite, en trois chapitres de l’alimentation et l’agriculture, l’eau et la surpopulation. Ces problématiques portent pas mal d’idées reçues que les auteurs n’hésitent pas à démonter. Une démarche nécessaire si on veut résoudre efficacement les problèmes qui arrivent. Analyser les réussites et les échecs est une des voies poursuivies par les auteurs. Comme ils le disent : …. Il n’est d’échec assuré que les politiques qui ne sont pas engagées.

La troisième partie est intitulée En voie de dépassement. Elle contient les chapitres sur les énergies, les signes d’épuisement et le climat. Le raisonnement des auteurs est bien résumé par cet extrait : Telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, la croissance consiste à convertir toute augmentation des revenus en consommation de biens matériels et alimentaires. Ainsi placé dans une grande sujétion aux matières premières, l’avenir du développement est soumis à plusieurs hypothèques. Les énergies fossiles, évidemment, ainsi que les matières premières minérales, mais aussi la préemption de biosphère. Dès aujourd’hui, le temps de la croissance est compté. Refusant de jouer les Cassandre, les auteurs analysent les faits. C’est la force de cet atlas des futurs du monde.

Voilà un livre formidable, novateur, complet et pédagogique. Rien ne permet de prédire l’avenir du monde. Pourtant, dès aujourd’hui, des forces sont en jeu qui modèlent des lendemains possibles. Par des cartes et des graphiques spectaculaires, cet ouvrage déchiffre les futurs en gestation et nous propose de redevenir les acteurs principaux de notre avenir.

Michel Wautelet, février 2011.

LES IGUANODONS DE BERNISSART, DES RESULTATS SCIENTIFIQUES RECENTS DE PLUS EN PLUS CONCORDANTS - par Alain Quintart -

Le Centre d’Ecologie Appliquée du Hainaut a le privilège de publier un article tout à fait remarquable sur les Iguanodons de Bernissart. Son auteur, Monsieur Alain Quintart, nous a aimablement autorisés à le reproduire, nous l’en remercions vivement.
- Cet article a déjà fait l’objet d’une parution dans le bulletin n°91 des naturalistes belges en 2010 -


Je suis heureux d’avoir pu traiter des iguanodons de Bernissart dans cet article, ultime, sans doute. Je les ai fréquentés assidûment pendant quarante ans dans les salles d’exposition de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique à Bruxelles et, aussi, à Bernissart.
Je me réjouis de voir paraître les résultats de nouvelles recherches scientifiques. Elles ont permis de préciser fortement l’intervalle de temps qui a été le leur à Bernissart et le milieu dans lequel ils y vivaient.
J’ai choisi Berni, la mascotte de Bernissart, pour vous présenter ces quelques pages ; voici son résumé :

« Que de propositions différentes en l’an 2000 ! Ainsi, mon âge serait imprécis à 30.000.000 d’années près !

De 1975 à 1986, deux étrangers talentueux m’avaient étudié ; l’un fait une belle déduction, l’autre me voit à quatre pattes ! Cependant, les poissons trouvés à Bernissart fournissent une limite d’âge minimum. Moi, je me souviens de toute cette argile qui m’a recouvert et de la descente dans la croûte terrestre.

En 2002, mes compatriotes, cette fois, se remettent au travail.
Ils réalisent des forages et trouvent de l’os dans un tronçon des carottes ainsi extraites ; de l’argile qui m’entourait, ils isolent les grains de pollen et les confient à des spécialistes français pour étude au microscope électronique.

Eh oui, j’ai connu les premières plantes à fleurs, ce qui livre mon âge avec beaucoup plus de précision : 125.000.000 d’années (avec une approximation de ± 2.000.000 d’années).

Croyez-le, c’était le bon temps à voir le paysage de Bernissart qu’ils ont dessiné ! ».

Nous espérons que vous ferez tout pour que de telles recherches continuent.


Suite de l'article de Monsieur Quintart (14 pages) dans notre bulletin n° 68