Centre d'écologie appliquée du Hainaut

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lundi 19 décembre 2011

LE TERRORISME NUCLÉAIRE - Michel Wautelet, Université de Mons, Septembre 2011 -

Lorsque l’on parle des menaces que le nucléaire fait peser sur nos sociétés, on pense généralement aux armes nucléaires et aux catastrophes nucléaires civiles. Hiroshima, Nagasaki en 1945, Tchernobyl en 1986, Fukushima en 2011 marquent les esprits. Parfois, dans la suite du 11-Septembre, certains mentionnent le risque de terrorisme nucléaire. Des terroristes pourraient-ils utiliser de la matière radioactive pour contaminer et tuer des gens ? Répondre à cette question n’est pas facile, et les experts sont loin d’être tous d’accord entre eux. Certains estiment le terrorisme nucléaire irréaliste ; d’autres pensent que la menace existe. Quoiqu’il en soit, le problème est considéré comme sérieux par certains responsables politiques. Pour preuve, en avril 2010, le président Barack Obama réunit, à Washington, un sommet de 47 pays sur le sujet.

Le but de cet article est de faire le point sur ce que l’on sait du terrorisme nucléaire. Afin de mieux appréhender le problème, les difficultés des réalisations sont considérées.

Définition

Afin d’être clair, précisons d’abord ce que l’on entend ici par « terrorisme ». D’après le dictionnaire Robert :
Terrorisme. Emploi systématique de mesures d’exception, de la violence pour atteindre un but politique (prise, conservation, exercice du pouvoir…). Spécialt : Ensemble des actes de violence (attentats individuels ou collectifs, destructions) qu’une organisation politique exécute pour impressionner la population et créer un climat d’insécurité.

Dans la suite, je considérerai le cas d’ « organisations terroristes », au sens classique du terme, donc du genre Al-Qaeda et autres. Dans cette catégorie, je ne classe pas les états nucléaires, bien que certains de leurs actes soient souvent qualifiés de terrorisme.

Il y a plusieurs façons de classer les actes de terrorisme nucléaire. Ici, nous considérons que le terrorisme nucléaire implique trois types d’actes :
- l’utilisation d’une arme nucléaire « classique » contre une cible civile ;
- l’utilisation d’une bombe radiologique (ou bombe « sale ») contre une cible civile ;
- l’attaque d’une centrale nucléaire civile ou d’un site de stockage ou de retraitement de déchets nucléaires.

Réaliser chacun de ces actes demande des conditions techniques et logistiques différentes.

1. Les armes nucléaires « classiques » (bombes A et H)<br />
Hiroshima et Nagasaki ont montré les dégâts que peuvent causer les armes nucléaires. Rappelons que l’unité de « puissance » (en fait d’énergie) des armes nucléaires est la kilotonne (kt), équivalent à l’énergie libérée par une kilotonne (mille tonnes) d’explosif classique (TNT). La puissance de la bombe d’Hiroshima est estimée à environ 13 kt ; celle de Nagasaki, à 22 kt. Les armes nucléaires des puissances nucléaires actuelles ont des puissances comprises entre 1-2 kt (bombes à neutrons) à quelques mégatonnes (Mt = 1000 kt). Alors que les explosifs classiques libèrent leur énergie en un temps relativement long, les armes nucléaires le font en une fraction de seconde (environ 1 microseconde, soit un millionième de seconde), d’où des effets très importants. Elles libèrent et provoquent aussi de la radioactivité. Leur fabrication n’est pas simple à réaliser. Deux types principaux d’armes nucléaires existent : les bombes A et H. Parmi les bombes A, il faut distinguer les bombes à uranium et à plutonium.

Suite de l'article dans notre bulletin n° 70.

JARDINS AU NATUREL - Brigitte Durant -

Qu’est-ce que le paradis ?
Si ce n’est un jardin, un verger
Peuplé d’arbres et de plantes aromatiques,
Sources de délices, d’intense bonheur.

William LAWSON



Le concept de jardin est très ancien puisqu’il existait déjà en Chine, 11000 ans avant notre ère. L’Egypte, la Perse, puis les civilisations hellénique et romaine ont aussi pratiqué l’art du jardin dans l’Antiquité.

En parallèle au développement de l’agriculture, on a très tôt produit des plantes potagères et fruitières mais aussi médicinales, tinctoriales, à parfums, pour des rituels ou des offrandes autant que pour des usages privés et commerciaux.

A ces finalités diverses, l’homme a ajouté des valeurs philosophiques, symboliques, voire magiques. Le jardinage n’est plus seulement nécessaire, il acquiert aussi un statut de pratique artistique ou culturelle.

C’est donc l’histoire de nos civilisations et de nos sociétés qui se décrypte aussi à travers l’histoire de nos jardins. Pour exemple, les grandes explorations ont donné naissance, au 17ème siècle, aux fameux « jardins botaniques » et à leurs collections de végétaux exotiques dont s’enorgueillissent encore nombre de capitales…

On peut donc s’étonner qu’il ait fallu attendre la première moitié du 20ème siècle pour que la prise de conscience de la valeur patrimoniale et historique de certains jardins mène à des mesures de classement et de protection.

Aujourd’hui, avec l’avènement d’une civilisation de loisirs, les inquiétudes devant la diminution de la biodiversité et le désir d’adopter un mode de vie plus sain, jardiner prend une dimension supplémentaire. Libre à chacun de faire de son « coin de paradis », si petit soit-il, un espace de réconciliation entre l’homme et la nature. Sans sacrifier ses objectifs personnels esthétiques, économiques ou pratiques, chacun peut aussi faire de son jardin un espace d’accueil, de protection et d’observations de notre flore et de notre faune spontanées. Dans un monde de plus en plus urbanisé, aux paysages ruraux banalisés depuis la révolution industrielle, le « jardin », dans sa multiplicité de déclinaisons a certainement un rôle majeur à jouer dans la préservation de notre patrimoine naturel.

Les règles d’or d’un jardin au naturel

Suite de l'article dans notre bulletin n° 70 avec de nombreuses photos