Centre d'écologie appliquée du Hainaut

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jeudi 11 avril 2013

Bulletin N° 74 - Mars 2013

CARRIERES D’OBOURG, UNE BIODIVERSITE A FAIRE DECOUVRIR - Bernadette Lamblin -

2010 a été déclarée « Année internationale de la biodiversité » et bien heureusement pour notre planète tout ne s’est pas arrêté le 31 décembre.

En ce début d’année 2013, le CEAH a été sollicité par la Maison des Sciences de la Vie et de la Terre d’Obourg appelée aussi la Maison de la Biodiversité pour prendre en charge des animations sur le site des carrières.

L’histoire de la cimenterie d’Obourg commence au début du XXe siècle plus exactement en 1908, la région dispose des matières premières ainsi que des combustibles nécessaires à la production cimentière. Ce groupe en perpétuelle évolution et adaptation devient finalement le 25 février 2002 Holcim France Benelux. L’ensemble des filiales adopte cette nouvelle identité.

Dans le cadre du réaménagement des anciennes carrières d’Obourg, l’asbl Maison des Sciences de la Vie et de la Terre émerge en 2001. Elle prend forme en 2002 par la création du Jardin Géologique. Ce premier pôle est complété en 2008 d’un second : la Maison de la Biodiversité. Cette asbl est une association qui a pour but de sensibiliser un large public aux sciences de la vie et de la terre, et ce au départ des sites que constituent les carrières, symboles des ressources naturelles de la région. Pour ce faire, l’association dispose d’une exposition permanente sur la Biodiversité et d’un accès sur réservation dans les carrières réaménagées du site d’Obourg.

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Bulletin N° 74 - Mars 2013

NOTIONS SUR LES ROUILLES - Arthur Vanderweyen -

Les rouilles sont des maladies des plantes causées par des champignons appartenant à l'embranchement (phylum) des Basidiomycota, classe des Pucciniomycetes, ordre des Pucciniales, que l'on appelait jusqu'il y a peu Uredinales.
Le nom de rouille vient de l'apparence des feuilles malades, lesquelles, dans certains cas, ont un aspect de métal rouillé. Mais ce n'est absolument pas général. Il existe des rouilles qui se présentent sous forme de points noirs sur les feuilles, d'autres qui provoquent des déformations blanchâtres sur pétioles ou d'une belle couleur orange sur rameaux. En fait, la couleur dépend du stade de développement du parasite, tel qu'il se présente sur la plante à un moment donné.
En effet, les Pucciniales sont des champignons qui possèdent plusieurs types de spores apparaissant l'un après l'autre, au cours de leur cycle de développement. En partant d'une basidiospore, germant sur la feuille d'une plante sensible, on verra successivement, dans le cas général, se présenter les formations suivantes :
- des spermogonies, organes dans lesquels se forment des spores haploïdes, les spermaties;
- des écidies, où naissent des spores contenant deux noyaux haploïdes, les écidiospores;
- des urédies, produisant des spores contenant aussi deux noyaux haploïdes, les urédospores;
- des télies, produisant des téleutospores, dans lesquelles a lieu la fusion des deux noyaux, et la téleutospore a donc un ou des noyaux diploïdes, les téleutospores étant souvent pluricellulaires;
- des basides à quatre basidiospores haploïdes.

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Bulletin N° 74 - Mars 2013

LE TOURISME SURVIVRA-T-IL AU PÉTROLE ? - Michel Wautelet, Université de Mons -

Le tourisme représente, aujourd’hui, un secteur économique majeur pour de nombreux pays. En 2010, le tourisme international a engendré des recettes de 693 milliards d’euros, soit une augmentation de 4,7% par rapport à 2009. La même année, il y eut 940 millions d’arrivées de touristes internationaux. A quoi il faut ajouter les nombreux touristes nationaux, le tourisme d’un jour, etc.

Le tourisme draine aussi de nombreux emplois divers, tant directs (hôtels, restaurants, transports, musées, guides, etc.) qu’indirects (livres, entretien, commerce, etc.).

Le tourisme implique des déplacements de personnes importants. Aujourd’hui, ceux-ci se font par voitures individuelles, cars, trains, avions. Tous ces modes de transport sont alimentés par le pétrole. Or, le pétrole est une ressource fossile, épuisable, dont le prix devrait augmenter bientôt. Le pétrole abondant et bon marché devrait être disparu d’ici 2050 environ. Vu les liens entre tourisme et pétrole, il est temps de se poser la question : le tourisme survivra-t-il au pétrole ?

Afin de fournir des éléments de réponse à cette question, il est utile de rappeler brièvement l’origine et le développement du tourisme depuis une centaine d’années. Après quoi, la dépendance au pétrole sera plus claire. Ensuite, nous traiterons du pic du pétrole et des alternatives dans le secteur des transports. Ce qui nous permettra de donner quelques pistes de réflexion sur l’évolution du tourisme, sous ses différentes composantes (international, national, local).

Bref historique du tourisme

Avant 1920, le tourisme était affaire d’aristocrates et de riches. Pour voyager, il fallait de l’argent et beaucoup de temps disponible. C’est que voyager prenait du temps. Avant le chemin de fer, vers 1830, les voyages en diligence étaient longs et inconfortables. Bruxelles était à 36 heures de Paris. Les chevaux parcouraient environ douze kilomètres avant d’être remplacés. Il fallait environ 14 heures pour relier Bruxelles à Ostende. Ces voyages étaient rapides en comparaison des trajets vers des lieux moins importants, par des chemins difficiles. Il fallait 22 heures entre Namur et Arlon. Quant aux voyages vers l’Italie, ils duraient quelques semaines.

Suite de l'article dans notre bulletin n°74