Centre d'écologie appliquée du Hainaut

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jeudi 6 juillet 2017

Bulletin N° 87 - juin 2017

  Les banques financent des mines controversées et des armes nucléaires   D'après les ONG Fairfin, Broerlijk et 11.11.11, les banques présentes en Belgique ont investi 34 milliards d'euros dans des mines controversées. Ces exploitations sont notamment pointées du doigt pour leur impact très négatif sur l'environnement et leur faible prise en considération des Droits de l'homme. Les ONG dénoncent également la communication de ces établissements, qui tentent de persuader leurs clients qu'elles sont attentives à ce sujet. Fin décembre, déjà, l'ONG néerlandaise PAX révélait que, depuis 2013, les banques présentes dans le monde avaient investi près de 500 milliards de dollars dans l'armement nucléaire. Les acteurs belges ne sont pas en reste : BNP a investi 9 milliards de dollars dans ce secteur; Deutsche Bank, 3,7 milliards; ING, 457 millions; et KBC, 117 millions.  
                                                                                       Financité magazine – Mars 2017

  Pesticides Les abeilles ont mesuré la pollution à Bruxelles  Comme chaque année, l'entreprise sociétale BeeOdiversity a présenté lundi, les résultats de son étude sur la pollution à Bruxelles. Suite à l'analyse des échantillons de pollen et de nectar collectés par les abeilles de onze sites bruxellois, elle a détecté six métaux lourds (dont 3 à des doses jusqu'à 30 fois supérieures à ce qu'on peut mesurer en zones naturelle et agricole) et 10 pesticides (deux fois moins présents qu'en zones agricole ou viticole mais nettement plus qu'en zone naturelle). BeeOdiversity conseille aux particuliers de renoncer aux traitements phytosanitaires dans leurs jardins et potagers. 
 La Libre Belgique – 28 mars 2017

  3000 litres de mélasse contre Total   A Paris tôt lundi, quelque 3000 litres de mélasse ont été déversés par des militants de Greenpeace, sur environ 400 m2, devant le siège de l'entreprise Total. Cette action symbolique visait à simuler une marée noire pour protester contre un projet d'exploration pétrolière à l'embouchure de l'Amazone. D'après Greenpeace, ce projet doit commencer en 2017 quand le groupe pétrolier "aura obtenu les licences environnementales" nécessaires du gouvernement brésilien. Pour l'ONG, ce dossier menace un récif corallien découvert en 2016 au large des côtes nord du Brésil.
  La Libre Belgique – 28 mars 2017

FLORE Flore  L'étrange boom des algues antarctiques     Le comportement de la banquise n'est pas la seule chose qui intrigue les scientifiques du monde entier. Les plus récentes photos satellites ont en effet montré de curieux phénomènes de floraison massive d'algues dans plusieurs zones le long des côtes de l'Antarctique. « Ces efflorescences algaires sont associées à la glace de frasil, ces cristaux de glaces qui se forment dans l'eau libre sous l'effet de vents très froids », détaille Jean-Louis Tison (ULB). Retenues en surface par les cristaux, les algues continuent à vivre et à se reproduire. Le phénomène est particulièrement visible en mer de Ross là où se trouve un glacier appelé langue de glace Drygaski et où vont travailler les chercheurs belges.  « Cette grosse activité biologique est probablement liée à la lenteur de reconstitution de la banquise. Les algues continuent à rencontrer de bonnes conditions de croissance même si la lumière baisse. »  Quelles sont les conséquences de ce boom de la population d'algues? Il pourrait y avoir des aspects positifs, comme l'enrichissement de la chaîne alimentaire ou comme un accroissement du piégeage du carbone par le phytoplancton. Plus étonnant encore, des événements de ce type se produisent également au large de l'Arctique alors que là, c'est l'été qui va progressivement s'installer. Là, l'efflorescence des algues est due au réchauffement de l'eau et au fait qu'elle est de plus en plus libre de glaces. Une autre partie de la biodiversité algaire vient de petits lacs qui se forment sur la banquise et qui finissent par se déverser avec leur contenu - nutriments, bactéries, algues... - dans la mer, indique Heidi Louise Sorensen, de l'université Syddansk. Dans la partie supérieure de la colonne d'eau, cet apport de nourriture profite au krill et à d'autres crustacés. Eux-mêmes serviront de proie à des animaux plus gros.  « Le bilan net est en discussion, continue Tison. Car en fondant, la banquise produit de l'eau douce qui stabilise la colonne d'eau. Elle garde les algues près de la surface où elles profitent de la lumière. Mais elle rend plus difficile la remontée de nutriments qui alimentent ces mêmes algues. Ce sont des effets antinomiques. »
  Le Soir – 3 avril 2017

  Le tétras-lyre a pris ses aises    Dix Suédois relâchés sur les Hautes-Fagnes    Les dix tétras suédois relâchés le 28 avril dernier sur le plateau des Hautes-Fagnes se portent bien. C'est ce qu'ont confirmé les initiateurs du projet de translocation sur lequel Le Soir (3 mai) s'est déjà étendu. Soutenu par Spadel et le WWF, ce projet représente l'ultime espoir de sauver le tétras-lyre chez nous, a confirmé Pascal Poncin, responsable de l'unité de biologie du comportement à l'Université de Liège. Les populations sont tombées à un niveau tel (deux mâles et une femelle au printemps 2017) que le moindre accident pourrait leur être fatal. L'incendie du printemps 2011 qui a ravagé 1.300 hectares du plateau fagnard, en pleine période de couvaison, pourrait avoir donné le coup de grâce. « La situation ne permettait plus d'attendre », confirme Pierre Devillers (Institut des sciences naturelles).  Le renforcement de ce qui reste de la population wallonne avec des cousins suédois quasi-identiques apportera un répit.  Des expériences similaires montrent la grande capacité d'adaptation du gallinacé à de nouvelles latitudes.  L'amélioration   du   milieu   au cours de ces dernières années, avec la restauration de 1.200 ha de landes et de tourbières, permet d'assurer à l'animal un habitat de qualité. Restera à garantir la tranquillité des beaux oiseaux - ceux-ci   risquent   d'attirer   du monde. « Les naturalistes ne sont pas      toujours      disciplinés », souffle-t-on à l'administration de la Nature et des Forêts. Il faudra aussi les préserver des prédateurs, sangliers et corneilles, autours et ratons laveurs qui, à leur manière,   apprécient  les  nouveaux venus. Le projet de translocation n'en est qu'à sa première phase,   rappellent   les   scientifiques. Il devrait durer cinq ans, bien que l'engagement financier des   différents   partenaires   ne porte encore que sur un an. Renouvelable... « On ne s'attendait pas à pouvoir capturer autant d'oiseaux, mais il faudra répéter l'expérience », dit Poncin. « L'objectif est de remonter la population à une centaine d'individus », précise Didier Vangeluwe, ornithologue à l'Institut. Le projet sera complété par une expérience de reproduction en milieu semi-naturel, avec le soutien de la fondation Pairi Daïza. 
Le Soir – 11 mai  2017

  Interdit à Bruxelles et en Wallonie    L'utilisation du glyphosate est interdite pour les particuliers à Bruxelles depuis le 12 décembre 2016.  En Wallonie, une semblable interdiction est entrée en vigueur ce jeudi 1er juin.  Paradoxe : la vente d'herbicides contenant du glyphosate reste autorisée, puisqu'elle dépend du fédéral. Une situation à laquelle le ministre Willy Borsus (MR), en charge notamment de l'Agriculture, a annoncé son intention de mettre en fin en préparant un arrêté royal qui interdira purement et simplement la vente de produits au glyphosate aux particuliers.
Des alternatives écologiques existent pour combattre les mauvaises herbes sans avoir recours aux herbicides chimiques. Outre le désherbage thermique (avec un chalumeau) ou manuel (avec une binette), l'association de défense des consommateurs Test-Achats recommande l'utilisation de vinaigre blanc (ou un produit à base d'acide acétique), de produits à base d'acide pélargonique (géraniums), de produits à base d'huiles essentielles de basilic et de citrus, de l'amidon de l'eau de cuisson des pommes de terre, des pâtes ou du riz, de produits écologiques à base d'huile de colza et d'huile de coton ou de purin d'orties. 
Le Soir – 2 juin 2017

  La sécheresse des derniers mois jugée «préoccupante» par l’IRM    Les mois de mars, avril et mai 2017 ont été particulièrement secs en Belgique, avec des précipitations totales bien en-deçà des valeurs normales. Cette sécheresse, qui vient s’ajouter aux faibles cumuls observés depuis juillet dernier, est «préoccupante», juge l’Institut royal météorologique. «Si le manque d’eau se poursuit dans les semaines qui viennent, la situation pourrait devenir inquiétante pour plusieurs secteurs d’activités, comme ce fut le cas en 1976», prévient-il.   Or, une zone de haute pression devrait entraîner pour la prochaine quinzaine un temps relativement stable et plutôt sec. Les précipitations, limitées, ne devraient donc pas permettre de combler les déficits accumulés, estime l’IRM.   En mars, avril et mai, un total de 108,0 mm de précipitations a été relevé au pluviomètre de la station météorologique d’Uccle, en Région bruxelloise. La valeur jugée normale pour cette période de trois mois est de 187,8 mm. Sur une période de 11 mois, de début juillet à fin mai, le total s’élève à 506,7 mm, ce qui n’est que 65% de la normale (781,0 mm). En fait, tous les mois, depuis juillet, se sont révélés plus secs que la normale, à l’exception de novembre. Les écarts les plus anormaux ayant été observés en septembre, décembre et avril. 
L’Avenir.net – 8 juin 2017

  Les éoliennes ne massacrent pas les oiseaux, confirme la LPO    Antienne des militants anti-éoliennes : les éoliennes tueraient – massivement – les oiseaux. Question importante que se posent aussi nos lecteurs. Qu’en est-il ? Une étude de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, que l’on ne peut suspecter de ne pas vouloir le bien des oiseaux, vient confirmer ce que révélaient de précédents travaux : les éoliennes sont bien la cause de morts additionnelles d’oiseaux, mais on est bien loin du massacre. […] Durant un an, la LPO a fait le nécessaire pour répondre à la question : elle a compilé et analysé 197 rapports de suivi, réalisés sur un total de 1.065 éoliennes réparties sur 142 parcs français. […] Heureusement, d’amas d’oiseaux au pied de chaque mât d’éolienne, vous ne verrez point. Verdict de la LPO : “Le nombre de cas de collisions constatées est extrêmement variable d’un parc à l’autre et apparaît relativement faible au regard de l’effort de prospection mis en œuvre : 37.839 prospections documentées ont permis de retrouver 1.102 cadavres d’oiseaux. L’estimation de la mortalité réelle (prenant notamment en compte la durée de persistance des cadavres et le taux de détection) varie selon les parcs de 0,3 à 18,3 oiseaux tués par éolienne et par an, des résultats comparables à ceux obtenus aux États-Unis (5,2 selon Loss et al, 2013) ou au Canada (8,2 selon Zimmerling et al., 2013).  Une mortalité à mettre en perspective  Soit bien moins que l’hécatombe causée par les lignes électriques ou les immeubles […].  Mais la menace représentée par les éoliennes serait bien plus faible que celle générée par l’utilisation massive des carburants fossiles, avec leur lot de conséquences directes et indirectes sur la mortalité des oiseaux (pollution atmosphérique et changements climatiques), ainsi que d’autres perturbations humaines à l’habitat de l’avifaune.  Point noir au tableau : la mortalité près des zones Natura 2000  La LPO relève toutefois dans son étude un souci particulier : “l’implantation des éoliennes dans ou à proximité des ZPS (Natura 2000) génère la plus grande mortalité“.   La Ligue précise en effet que “la mortalité directe due aux éoliennes est au moins deux fois plus importante dans les parcs situés à moins de 1.000 m des Zones de Protection Spéciale (zones Natura 2000 au titre de la Directive Oiseaux) et elle y affecte bien plus qu’ailleurs les espèces patrimoniales“.  Elle recommande donc, “les parcs les plus anciens – ceux mis en service avant 2004 – étant plus souvent que les autres situés dans des espaces naturels et à proximité des ZPS“, de prendre en compte de manière très sérieuse les enjeux de biodiversité au moment du renouvellement de ces parcs éoliens.
  Consoglobe.com - 21 juin 2017

jeudi 11 mai 2017

Bulletin N° 86 - Mars 2017

Du nectar et des données Si les abeilles, avec leur miel, nous nourrissent depuis des siècles, elles nous fourniront également désormais des informations capitales quant à la qualité de notre environnement. Pouvant butiner annuellement jusqu'à 4 milliards de fleurs sur une surface moyenne de 1,5 km, les abeilles ramènent, au sein de la ruche, du nectar et de l'eau prélevés sur ces fleurs. D'où l'idée de relever des échantillons, de les analyser et de récolter ainsi de précieuses données relatives aux pesticides et métaux lourds ainsi qu'à la diversité végétale et à sa qualité nutritionnelle pour les pollinisateurs. Une fois traitées, ces informations ser-viront à dresser un état des lieux afin de prendre éventuellement des mesures en cas d'atteintes à l'environnement. C'est ce que conduit actuellement Beeodiversity, au niveau de la Région de Bruxelles-Capitale, en coopération avec des entreprises comme Ella, Tractebel, Sodexo, etc. Ce monitoring permettra de cartographier les zones à risques; d'aménager les espaces verts; d'informer les autorités et les for vives ou encore, d'identifier l'origine des pesticides et métaux lourds. Si actuellement, Beeodiversity a installé 10 places de monitoring, l'ambition du projet est d'avoir une quinzaine de sites de veille en région bruxelloise et de couvrir 80% de la région. www.beeodiversity.com Athena – Décembre 2016

Les feux d'artifice provoquent un pic de pollution Les feux d'artifice du réveillon ont provoqué un dangereux pic de pollution dans plusieurs villes allemandes. Les activistes environnementaux veulent en restreindre l'utilisation future par la loi. A Munich, la pollution de l'air mesurée était 26 fois supérieure à la limite européenne recommandée. Les feux d'artifice ont émis 4.000 tonnes de particules fines (PM10) dans l'air, soit l'équivalent de 15% des émissions annuelles des véhicules. Les particules fines sont particulièrement nuisibles aux personnes atteintes d'asthme ou de problèmes cardiaques. Le problème ne s'est par contre pas posé en Belgique, selon Frans Fierens de la Cellule interrégionale de l'environnement (CELINE). Le Soir – 5 janvier 2017

Le mystère des nuages est en voie de résolution La compréhension fine de la formation des nuages est à ce jour le principal verrou pour la prédiction du climat de demain. Les chercheurs peinent en effet à comprendre comment les multiples molécules chimiques peuplant l'atmosphère commencent à agréger des molécules d'eau, un processus baptisé nucléation, qui conduit à la formation des nuages. Une expérience baptisée Cloud, menée au Cern de Genève, et qui reproduit en laboratoire aussi fidèlement que possible les conditions de la haute atmosphère (froid extrême, rayonnement ultraviolet intense, flux de particules énergétiques, gaz multiples à une densité très faible), vient de livrer des résultats fascinants sur la question. "Nous avons constaté que le soufre, que nous pensions indispensable à la nucléation, ne l'est pas, et que des composés organiques, naturels ou d'origine humaine, jouent un rôle important. Cela suggère qu'il y avait plus de nuages avant la révolution industrielle que ce que nous croyions", indique Urs Baltensperger, l'un des auteurs de ce travail, qui est en train de confirmer ces résultats avec des mesures dans des sites d'altitude. "Cela pourrait rendre moins probables les réchauffements les plus extrêmes prévus par les modèles climatiques. " Science & Vie – Janvier 2017

C'est prouvé: la santé d'une forêt est liée à la diversité de ses arbres Plus une parcelle forestière contient d'espèces, plus elle est productive - autrement dit, plus elle fabrique de matière végétale au mètre carré. Voilà ce que vient d'établir une étude d'une ampleur inédite conduite par le projet international GFBI (Global Forest Biodiversity Initiative), à partir des données de 780 000 parcelles réparties dans 44 pays. En dépit de la grande diversité de forêts impliquées, qui vont de l'Amazonie à l'Arctique, en passant par la Méditerranée, la règle s'est confirmée partout, avec plus ou moins de force. « C'est quelque chose que l'on soupçonnait, car plus d'espèces signifie une meilleure exploitation des ressources et une meilleure résistance aux chocs écologiques, comme les sécheresses ou les maladies », précise Bruno Hérault, chercheur au Cirad en Guyane et coauteur de l'étude. Mais de l'avoir démontré à pareille échelle devrait définitivement tordre le cou à l'idée, répandue selon lui parmi les forestiers, que la parcelle la plus productive est celle où tous les arbres appartiennent à la même espèce. « De plus, rappelle-t-il, la biodiversité est une assurance contre le changement climatique : si l'on a plus d'espèces, on a plus de chances que la forêt résiste bien au réchauffement. » Science & Vie – Janvier 2017

Le plus grand sanctuaire marin en Antarctique La mer de Ross, une immense baie de l'Antarctique, accueillera le plus grand sanctuaire marin, vaste de plus de 1,55 million de kilomètres carrés (soit presque 50 fois la taille de la Belgique), dont 1,12 million de kilomètres carrés interdits à la pêche. L'océan Antarctique couvre 15 % de la surface des océans. Il abrite des écosystèmes exceptionnels et accueille plus de 10 000 espèces uniques. La mer de Ross, particulièrement éloignée des routes maritimes, est restée jusqu'à présent remarquablement préservée, mais commençait à être menacée par les pêcheurs industriels qui venaient s'approvisionner en légine, poisson à haute valeur commerciale en raison de sa chair blanche, en krill (minuscules crevettes dévorées par les baleines) et en petits rorquals australs particulièrement prisés au Japon. Ce projet, défendu par les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande et approuvé par la Commission pour la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique, prendra effet en octobre prochain pour une durée de 35 ans. La France et l'Australie proposent maintenant de créer une seconde zone marine, dans l'est de l'Antarctique, couvrant un million de kilomètres carrés. Le projet pourrait être accepté à la fin de l'année. Imagine – Janvier/Février 2017

Il sera difficile de faire rentrer le génie génétique dans sa lampe… Elles sont 150 ONG, toutes signataires d'une pétition appelant à un moratoire sur le "forçage génétique" (gène drives, en anglais). One toute récente technique, qui permet d'imposer un caractère nouveau à la totalité d'une espèce sauvage. Au point, potentiellement, de la détruire - comme le proposent certains projets de lutte contre les moustiques ou les souris. Pour ces ONG, les conséquences d'une modification du patrimoine génétique d'une espèce entière sont imprévisibles. Ne risque-t-elle pas d'être transmise à d'autres espèces au gré d'hybridations incontrôlables? Par quoi seraient remplacées les espèces éliminées? Comment gérer une espèce nuisible ici, mais bénéfique ailleurs? Qui serait responsable juridiquement en cas de dégâts? Autant de questions auxquelles il est urgent de répondre. Pourtant, le moratoire demandé a peu de chances de voir le jour. Le génie génétique sera bien difficile à faire rentrer dans sa lampe! D'abord parce que la mise en œuvre du forçage génétique n'a plus rien d'un secret bien gardé: elle a déjà été dévoilée en détail dans la littérature scientifique publique. De plus, elle est largement facilitée par la technologie de "réécriture" du génome CRISPR-Cas9, dont beaucoup d'équipes profitent déjà. Enfin, certaines recherches travaillent désormais à la fabrication d'antidotes génétiques au for-çage... ce qui suppose justement de manipuler ces technologies. Une nouvelle illustration que la biologie devient de plus en plus difficile à réguler, alors même que ses pouvoirs inédits nécessiteraient davantage de contrôle. Science & Vie – Février 2017

3,8% C’est le plafond que veut fixer Bruxelles pour la part des biocarburants de première génération dans les transports d’ici à 2030 (7% en 2020). Prenant ainsi acte de leurs mauvais chiffres en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Science & Vie – Février 2017

En Europe, l'éolien dépasse le charbon Les capacités installées en Europe d'énergie éolienne ont dépassé en 2016 celles des centrales à charbon, selon des données publiées jeudi 9 février par les industriels du secteur. Avec une capacité installée totale de 153,7 gigawatts (GW), l'énergie éolienne dépasse désormais le charbon pour devenir le deuxième plus grand parc de capacité de production d'électricité en Europe. En 2016, 12,5 GW de nouvelles capacités éoliennes ont été installées, en baisse de 3% sur un an, mais elles ont représenté plus de la moitié (51 %) de l'ensemble des nouvelles capacités de production de courant mises en service, toutes énergies confondues. Cependant, l'énergie du vent n'a représenté que 10,4% de la consommation européenne d'électricité, du fait d'un rendement inférieur aux énergies conventionnelles. Le Monde – 10 février 2017

Fukushima: chiffres clés pour le sixième anniversaire Le 11 mars 2011 débutait l’accident nucléaire de Fukushima, un accident industriel majeur qui a débuté le 11 mars 2011 au Japon, à la suite du séisme et du tsunami de 2011. Depuis, on ne fait que ce rendre compte que les conséquences sont terribles. Un accident nucléaire est possible et est une véritable catastrophe. Le nier comme le font le secteur et les pro-nucléaires est quasi criminel. Le nucléaire est une erreur du passé. L’avenir c’est la sobriété et les énergies renouvelables. Un site internet fait un suivi scrupuleux de l’évolution des choses : l’ACROnique de Fukushima, la catastrophe au jour le jour. Inter Environnement Wallonie – 11 mars 2017

Le Parlement européen balise le chemin vers une économie circulaire Ce mardi 14 mars, les membres du Parlement européen ont procédé à un vote important visant une utilisation des ressources plus efficace. Quatre rapports sur des piliers essentiels du Paquet Economie Circulaire ont été adoptés en plénière. Les ambitions soutenues par le Parlement constituent un signal fort pour mettre fin au gaspillage de ressources en Europe. Après un faux départ et plus de deux ans de discussions, le Parlement européen a adopté hier en plénière différents rapports, pièces maîtresses concrétisant la transition vers une économie plus circulaire. Les réformes touchent la Directive Cadre sur les déchets, la directive sur les emballages, les véhicules hors d’usage et les déchets électriques et électroniques (DEEE). Les eurodéputés ont appuyé une série d’objectifs ambitieux notamment en matière de recyclage et de gaspillage alimentaire. A l’horizon 2030, sont visés : Un objectif de 70% de recyclage des déchets municipaux (contre 65% visés au cours des discussions précédentes); Un objectif de 80% de recyclage des emballages; Un plafond de 5% des déchets qui pourront être mis en décharge; Une collecte sélective obligatoire pour les déchets organiques, les textiles et les huiles usagées; Un renforcement d’instruments économiques décourageant la mise en CET et l’incinération ou incitant au mécanisme de consignes; Des restrictions quant à la présence de substances dangereuses dans les déchets. En matière de gaspillage alimentaire, les députés ont également fait preuve d’ambition avec un objectif de réduire de 50% le gaspillage de nourriture pour 2030… mais celui-ci n’est actuellement pas contraignant. Une clause propose néanmoins un réexamen en 2020 pour rendre cet objectif contraignant. Autre regret, les députés n’ont pas soutenu un objectif de réduction des déchets marins alors que ceux-ci constituent un problème environnemental majeur. Ce vote lance toutefois un signal important vers les décideurs européens et il reste à espérer que les discussions en trilogue (Conseil européen, Commission, Parlement) ces prochains mois n’affaibliront pas ces objectifs. Inter Environnemnt Wallonie – 16 mars 2017

lundi 16 janvier 2017

Bulletin N° 85 - Décembre 2016

  Plutôt que de se lamenter sur la disparition annoncée de l'une ou l'autre espèce en danger (souvent parmi les plus visibles), une équipe de naturalistes a décidé de se mettre en quête d'espèces encore non identifiées. À l'issue d'une campagne de récolte et d'identification menée sur le continent africain, ces spécialistes - essentiellement entomologistes (spécialistes des insectes) - ont identifié 60 espèces nouvelles d'odonates; ce qu'en termes plus communs, on appelle les libellules et les demoiselles. 60 espèces ajoutées d'un coup aux 700 déjà connues, cela représente un accroissement de plus de 8%. Et il y a fort à parier que ce n'est qu'un début.  Les insectes ne sont à l'évidence pas les mammifères. Cependant, la réduction de population de ces derniers, quand ils sont sauvages, ne devrait pas faire oublier que les premiers cités sont aussi les plus nombreux contributeurs à la biodiversité, même s'ils n'offrent pas la même visibilité ni le même attrait «sentimental» ou anthropomorphique. Quelques entomologistes rappelleront au passage avec humour que la plus grande diversité de l'entomofaune se trouve à proximité des universités. Parce que les insectes se rapprochent des sources du savoir humain? Évidemment non ! Parce que c'est là qu'on a le plus cherché, notamment à l'occasion de travaux pratiques. Et s'il y en a beaucoup là, il y en a beaucoup ailleurs aussi. Dont acte !   Les insectes, faut-il enfin le rappeler, ont un cycle de vie court et la fréquence de mutation étant ce qu'elle est, de nouvelles populations peuvent rapidement émerger, adaptées à un milieu lui-même en évolution. Il ne faut pas courir en Afrique pour s'en rendre compte: cette réalité-là se retrouve aussi dans nos jardins. Encore faut-il prendre la peine de s'y attarder !  Athena – Juin 2016

  Une société bordelaise découvre une algue bio-pesticide prometteuse   Une petite société implantée en région bordelaise, ImmunRise, a découvert une algue microscopique produisant des molécules aux vertus bio-pesticides prometteuses, efficace à 100% contre le mildiou de la vigne en laboratoire.  Champignons  Les tests in vitro ont démontré que cette microalgue, réduite en poudre, combattait les champignons responsables des principales maladies décimant les filières de la tomate, de la pomme, de la pomme de terre, du blé, de la banane et surtout de la vigne, plus gros consommateur de produits phytosanitaires de synthèse en France. Selon les essais menés en laboratoire par l'Institut national de Recherche Agronomique (INRA) de Bordeaux, cette poudre de microalgue a 100% d'efficacité contre le mildiou, 50% sur le botrytis (une moisissure aussi appelée "pourriture grise") et sur quatre des sept champignons responsables de l'esca, une maladie du bois qui fait des ravages dans les vignobles du monde entier. Un fléau contre lequel aucun traitement n'est disponible depuis l'interdiction européenne en 2001 de l'arsénite de sodium, substance hautement toxique responsable de la mort de certains vignerons. […]  ImmunRise est-il en passe de révolutionner l'industrie des produits phytosanitaires? Pour en arriver là, il faudra passer avec succès les essais en plein champ sur les terres de l'INRA de Bordeaux, qui seront lancés lors de la prochaine campagne viticole en avril 2017. "Si les tests se confirment, ce sera très innovant", assure Marie-France Corio-Costet. "Beaucoup d'entreprises et de grandes firmes font des recherches sur les bio-pesticides et la bio-stimulation" mais "des produits homologués avec de bons résultats il y en a encore peu", précise la chercheuse.[…] Sciences et Avenir – 18 septembre 2016

  Un mois d'août caniculaire   Le mois dernier a été le mois d'août le plus chaud depuis 137 ans sur la planète, seizième record mensuel d'affilée en la matière, ce qui est sans précédent. La Terre n'avait jamais connu une aussi longue période de hausses mensuelles des températures depuis le début des relevés en 1880, a souligné mardi l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA).  Pour les huit premiers mois de 2016, la température à la surface des océans et des terres (14,1 degrés C) s'est située 1,01°C au-dessus de la moyenne du XXe siècle, surpassant le précédent record de la même période en 2015 de 0,16°C. L'année 2016 est ainsi bien partie pour battre un nouveau record annuel de chaleur, qui serait le troisième de suite.  Pour août, la température moyenne sur les terres et océans (15,6°C) a été 0,9°C supérieure à la moyenne du siècle dernier, ce qui en a fait le mois d'août le plus chaud dans les annales, battant le précédent record pour ce mois en 2015 de 0,05°C. «Le mercure a atteint des niveaux record pendant les huit premiers mois de 2016 sur l'ensemble de l'Alaska, dans l'ouest du Canada, le nord de l'Amérique du Sud, en Afrique, dans le sud de l'Europe, en Indonésie, et dans plusieurs régions d'Amérique centrale, dans les Caraïbes, l'Australie et la plupart de l'Asie », a précisé l'agence.  Faible surface de la banquise  En août, la température moyenne à la surface des océans était ainsi 0,77°C au-dessus de la moyenne du XXe siècle, la deuxième plus élevée jamais enregistrée. L'étendue des glaces arctiques a été en août 23,1% inférieur à la moyenne de 1981 à 2010. Il s'agit de la quatrième plus faible superficie de la banquise pour ce mois depuis 1979, début des observations par satellite. Les glaces arctiques ont atteint leur plus petite étendue pour l'été samedi dernier (16 septembre) avec 4,4 millions de km2 juste derrière le record de 2012 (3,39 millions de km2). Selon des chercheurs, l'océan Arctique pourrait être libéré des glaces durant l'été d'ici 2030 ce qui pourrait affecter le jet-stream et avoir un impact sur la météorologie plus au sud.  Le Soir - 22 septembre 2016

  Les gaz HFC seront bientôt bannis   Ces gaz sont 14 000 fois plus nocifs que le CO2 pour le climat.  Les gaz HFC, nocifs pour le climat, vont progressivement devoir être éliminés après un accord conclu samedi à Kigali par la communauté in-ternationale. Les hydrofluorocarbones (HFC) font partie des six grands gaz à effet de serre, responsables de la hausse accélérée de la température mondiale. S'ils restent bien moins longtemps dans l'atmosphère que le CO2, leur pouvoir de réchauffement est jusqu'à 14 000 fois supérieur.  Ces gaz synthétiques étaient employés par l'industrie chimique puis leur utilisation s'est élargie à la réfrigération, aux aérosols et à la climatisation. Ces vingt dernières années, ils ont remplacé d'autres gaz, les CFC et les HCFC   qui   détruisent   la   couche d'ozone. Un accord international signé en 1987, le Protocole de Montréal, avait décidé de la suppression des gaz CFC et de leur remplacement par les HFC, à une époque où la lutte contre le changement climatique n'était pas encore une priorité. Le trou dans la couche d'ozone a ainsi commencé à se résorber, mais il a fallu se pencher sur les moyens d'enrayer les dégâts climatiques des HFC. Leur élimination pourrait réduire de 0,5 degré le réchauffement mondial d'ici à 2100, selon une étude de l'Institute for Governance and Sustainable Development. D'ici 2036 pour les pays « développés » à 2047 pour les pays "en voie de développement, tous devront avoir réduit leur consommation de HFC de 85 %.  Comment se débarrasser des HFC  La Commission européenne explique qu'il existe une variété de solutions à appliquer en fonction des produits et des équipements mais aussi de la température du lieu où ils seront opérationnels. Ne pas utiliser de climatiseurs et de matériaux d'isolation en mousse contenant des HFC est la solution la plus efficace pour ne pas recourir à ces gaz. Pour y parvenir, surtout dans les pays aux climats chauds, il faudra investir dès la conception des bâtiments. Une aide de 80 millions de dollars (71,5 millions d'euros) a été promise même si le total nécessaire est estimé à plusieurs milliards de dollars à l'échelle mondiale. Pour les équipements réfrigérants (y compris les réfrigérateurs domestiques), des substances alternatives existent et sont déjà commercialisées. Parmi ces fluides frigorigènes figurent l'eau, l'ammoniac, l'oxyde de diméthyle ou... le dioxyde de carbone, le fameux CO2.  La Libre Belgique – 17 octobre 2016  

Nassonia a déjà ses fidèles soutiens   Rien n'est fait pour Nassonia. La commune de Nassogne, la Région wallonne et la Fondation Pairi Daiza discutent toujours de ce projet - de ce rêve -lancé par Eric Dombs l'été dernier. Rien n'est fait mais, sur le terrain, ils sont déjà des dizaines dans les starting-blocks à imaginer une forêt nouvelle. Il y a d'abord le groupe de pression « Pro-Nassonia », créé en juin dernier pour apporter un soutien marqué à l'idée alors que la forêt ne résonnait que de voix d'opposants. Il y a aussi, depuis mardi, et dans la foulée du premier, un « comité de réflexion » prêt à se mettre au service de l'opération.   Slow tourisme  Pour mémoire, avec son projet Nassonia, Eric Dombs, patron et fondateur de Pairi Daiza, voudrait soustraire 1.500 hectares de forêt communale du modèle de gestion publique classique (production « intensive » de bois et location de chasses). En lieu et place, il propose une gestion de 99 ans (via un bail emphytéotique « à l'échelle du temps forestier ») dans une optique de préservation de la biodiversité. Le site deviendrait une vitrine de la mise en œuvre de Natura 2000, il privilégierait un usage local des ressources en circuit court, il favoriserait la recherche scientifique sur les espèces et les habitats naturels, il deviendrait un outil éducatif... Mise à la mode « slow tourisme » et « slow économie », la grande forêt de Nassogne serait au cœur d'un redéploiement socio-économique de la région.  C'est parce qu'ils sont « convaincus de la réussite de ce projet» que les animateurs du « comité de réflexion » ont voulu saisir la main tendue par Eric Dombs. On y trouve des ASBL environnementales, des scientifiques, un chasseur, des acteurs touristiques... «Notre idée est de ficeler une série de projets pour être prêts dès le lancement de Nassonia, nous l'espérons, dans le courant du premier trimestre de 2017», dit Charles Piette, porte-parole de la nouvelle association. Quels projets ? Rien n'est encore décidé. Il évoque toutefois la mise en place d'un autre type de chasse, le balisage de circuits touristiques, la pose de caméras près de sites de nidification, la préparation d'animations pédagogiques... Le tout avec la bénédiction d'Eric Dombs qui représentera, au sein de ce comité, les intérêts de la Fondation Pairi Daiza.  Le Soir – 20 novembre 2016  

La pollution aux phtalates atteint aussi les réserves naturelles présumées vierges  Des chercheurs ont trouvé des traces de plastifiants chez des insectes d’une réserve naturelle guyanaise. La station des Nouragues est une base de recherche du CNRS. Elle est installée au cœur d’une réserve naturelle, dans la forêt humide guyanaise, à quelque 150 kilomètres au sud de Cayenne. Elle est nichée en pleine nature sauvage, le plus loin possible de toute forme d’activités humaines.  Interdit au public, l’accès à la réserve ne se fait que par hélicoptère, ou en remontant, à pirogue, le fleuve Approuague. Là, où tout est présumé vierge, où tout semble intact, des scientifiques du monde entier peuvent venir étudier un écosystème tropical forestier parfaitement préservé.  « Dispersion mondiale »  Parfaitement préservé? Voilà quelques mois, des chercheurs français sont venus prélever quelques fourmis aux alentours de la station pour tester une hypothèse ambitieuse : Virginie Cuvillier-Hot (CNRS, université de Lille), Alain Lenoir (CNRS, université de Tours) et leurs collègues ont fait le pari que la pollution aux phtalates – des plastifiants utilisés dans une grande variété de produits d’usage courant (cosmétiques, colles, meubles, plastiques souples, etc.) – est désormais si généralisée à la surface de la planète, qu’ils en trouveraient jusque dans les fourmis des Nouragues.  Leurs résultats, récemment publiés dans la revue Environmental Science and Pollution Research, montrent qu’ils ont (hélas !) gagné leur pari. Les insectes collectés présentaient presque tous des niveaux mesurables d’au moins un phtalate et, dans la majorité des cas, de plusieurs… Le Monde – 12 décembre 2016

mercredi 22 juin 2016

Bulletin N° 84 - Juin 2016

Botanique et réseaux sociaux Si les réseaux sociaux, et en particulier Facebook, servent généralement à communiquer dans un registre personnel et familial, ils permettent aussi à des amateurs plus ou moins éclairés de poster des photos originales en relation avec leur hobby ou leur passion. C'est ce qu'a fait, sans prétention aucune, un botaniste amateur. Et récemment, un professionnel a visité cette page, où il a découvert une nouvelle espèce. Pas n'importe laquelle: il s'agit d'une des 3 plus grandes espèces de Drosera, ces plantes qui se nourrissent d'insectes. On l'a d'ailleurs depuis baptisée Drosera magnifica, c'est dire si elle est attrayante! Pour compléter l'information, elle a été identifiée dans le sud-ouest du Brésil. Paulo Gonella, le botaniste amateur, n'est évidemment pas peu fier d'avoir été à l'origine de cette découverte. Et cette espèce nouvelle dont il est dorénavant le «père», bénéficie pour l'éternité d'une qualification nouvelle: elle est la première à avoir été identifiée grâce aux réseaux sociaux. C'est incontestablement un signe du temps... » Nature 524:8 Athena – Mars 2016

Nos oiseaux ont chaud Ce n'est pas un secret : les oiseaux ressentent les effets des dérèglements climatiques. Et cela ne va que s'aggraver. Dans un article publié dans la revue Science, des chercheurs britanniques et américains ont étudié la question et établi, parmi 145 espèces européennes et 380 américaines, la liste d'oiseaux qui bénéficieront du réchauffement et de ceux qui en souffriront. Ce travail a notamment utilisé des données issues de recensements de l'avifaune wallonne réalisés par les ornithologues de Natagora. Bilan: le rouge-gorge devrait souffrir des changements climatiques en Europe de l'Ouest (France, Belgique, Pays-Bas) mais va en profiter plus au nord, en Norvège, Finlande, Suède. Idem pour le troglodyte mignon, gagnant au nord, perdant au sud. En Belgique, sur 80 espèces nicheuses communes, 67 devraient être impactées négativement et seulement 10 devraient en bénéficier, indique-t-on chez Natagora. Mauvais karma pour les grives litornes et les moineaux friquets. Meilleur pour le tarier pâtre et le guêpier d'Europe.
Le Soir – 5 avril 2016

Biodiversité Un nid pour la chouette chevêche Les vergers haute tige – habitat et zone de ponte favoris de la chouette chevêche – ont perdu quelque 99 % de leur superficie depuis 1950. Pour pallier le cruel manque de cavités naturelles, des nichoirs artificiels sont placés dans les vergers conservatoires par des associations de naturalistes. De quoi freiner le déclin dramatique des populations de chouettes chevêches, rapace nocturne cavernicole strictement protégé en Wallonie. Se délectant essentiellement de campagnols, de mulots et de taupes, elle est un allié efficace dans la lutte contre les ravageurs
Le pique-prune, amateur de vieux arbres Strictement protégé par la législation européenne, « le scarabée pique-prune a quasiment disparu de Belgique. En cause ? La destruction des zones de bocage, explique Pascal Hauteclair de Natagora. Il passe l’essentiel de sa vie dans les cavités naturelles des troncs des vieux arbres, essentiellement des fruitiers haute tige, là où le bois est décomposé en sciure ». La patience est de mise : c’est âgés de plus 40 ans qu’ils offrent les crevasses idéales aux pique-prunes. Ces gros coléoptères bruns, dont la taille à l’âge adulte varie entre 20 et 35 mm, sont des alliés actifs dans la décomposition du bois et le recyclage de matière organique.
Le rouge-queue, oiseau sans abri « Les populations cavernicoles de rouges-queues à front blanc ont fort décliné à cause de la destruction des vergers », indique Pascal Hauteclair de Natagora. Lors de la reconstruction des bocages, on veille à planter des fruitiers hautes-tiges. « A l’aube de leur vie, ils sont utilisés comme poste de chant par l’accenteur mouchet et la mésange charbonnière, explique l’ASBL Les bocages. Vers l’âge de 15 ans, ils serviront de support pour la construction des nids du pinson des arbres et du chardonneret élégant. » Il faudra attendre 50 ans pour que les cavités se creusent dans les pommiers et pruniers sous l’action des champignons xylophages.
Le Soir – 5 avril 2016

Une solution contre la "tueuse d'oliviers"? La "bactérie tueuse d'oliviers" a peut-être trouvé un adversaire. Un projet belge, qui s'inscrit dans le cadre d'un appel d'offres de la Commission européenne destiné à lutter contre la bactérie Xylella fastidiosa, montre des résultats "plus qu'encourageants". La bactérie qui s'attaque aux oliviers touche l'Europe depuis 2013, en particulier l'Italie, où elle est "un véritable fléau". Depuis six ans, Gembloux AgroBioTech et l'entreprise Tarandon étudient cette bactérie. Leur idée est d'appliquer aux plantes touchées une enzyme dite "lactopéroxydase", connue du milieu paramédical et présente dans les sécrétions humaines ainsi que dans le lait, chez les mammifères.
La Libre Belgique – 19 avril 2016

Quand les bûcherons pleurent des forêts "Tears for Trees", l'huile pour tronçonneuse qui fait pleurer les bûcherons. Annonceur: Agent Green Agence: Publias Brussels Média: Internet Lorsqu'on évoque la déforestation, on pense spontanément à l'Amazonie, à la Malaisie ou à l’Indonésie... mais on ignore souvent que cette pratique touche également l’Europe. Notamment les Carpates et la Roumanie qui abrite 6,6 millions d'hectares de forêts. Dans une étude publiée en 2012, Greenpeace affirmait qu'on y déforestait toutes les heures l'équivalent de trois terrains de foot et selon les autorités roumaines, 4 millions de m3 de bois sont illégalement abattus chaque année. Agent Green, dont l'activité est d'enquêter sur la criminalité écologique et de la cartographier, a su sensibiliser Publias Brussels a ce fléau. D'où le projet "Tears for Trees", mis en place de concert par l'ONG roumaine et l'agence de pub belge. Un projet présenté comme une croisade contre la déforestation illégale en Roumanie. Et qui dit croisade sous-entend une certaine violence dans l'action... "Tears for Trees" est la première huile pour tronçonneuse qui incite les bûcherons à pleurer sur le sort des forêts. Littéralement. Publias a en effet eu l'idée d'une huile conçue à base d'ingrédients que l'on trouve dans les sprays lacrymogènes. Ajoutée à l'essence, l'huile "trafiquée » réagit chimiquement dès que la tronçonneuse s'active, et la fumée qui s'en dégage a le même effet que le gaz lacrymogène: au moindre contact avec les yeux, le bûcheron se met à pleurer ! Packagé pour imiter les bidons d'huile classiques mais muni d'un message de sensibilisation aux dangers de la déforestation illégale, le produit a été offert sous forme d'échantillons gratuits dans les commerces proches des forêts où les bûcherons roumains ont l'habitude de s'approvisionner. Agent Green a égale¬ment développé un shop en ligne sur tearsfortrees.org où il est possible de soutenir ses équipes sur le terrain en finançant leur matériel: de l'huile "Tears for Trees" bien sûr, mais également des traqueur GPS, des caméras de surveillance, des jumelles ou des sacs à dos. Lancée le 5 mai, l'action aurait déjà permis une augmentation de 3 % des dons récoltés annuellement par Agent Green. L'ONG, qui entendait également recruter des équipes sur le terrain, es¬time avoir déjà touché 6% de la cible. Plus généralement, en une dizaine de jours et grâce à "Tears for Trees", 16000 personnes savent désormais que l'abat¬tage illégal n'a pas lieu qu'en Amazonie...
La Libre Belgique – 17 mai 2016

En tête de classement Cette fois, c'est à notre industrie des matières plastiques que revient la 1e place du podium avec 97% de déchets collectés puis recyclés ou récupérés sous forme de chaleur. Pour conforter sa position de leader, le secteur entend miser sur des innovations technologiques et des procédures de collecte plus efficaces encore. En effet, si aujourd'hui, nous recyclons 41% de nos emballages plastiques (un taux supérieur à la moyenne européenne), en 2025, il nous faudra en recycler 55% pour rencontrer l'objectif fixé par l'Union européenne. Cela signifie que nous devrons collecter 15% d'emballages plastiques supplémentaires en moins de 10 ans! Un défi qui ne sera relevé qu'avec un meilleur tri et des col¬lectes sélectives. Nous sommes capables d'y arriver, sachant que chaque habitant jette encore environ 9 kg d'emballages plastiques à la poubelle, selon FostPlus. L'économie circulaire a donc de l'avenir. «Elle est une opportunité unique pour stimuler les innovations dans les techniques de recyclage de pointe», note Pétri Ven, secrétaire général de Federplast. Tandis que Pricewatershouse-Coopers (PwC), dans une étude réalisée à la demande de la Ministre fédérale de l'Énergie, déclare que «l'économie circulaire pourrait engendrer une croissance de notre secteur chimique comprise entre 2,27% et 6,3%». Il est vrai que le plastique belge se hisse en tête du top mondial. Alors que nous représentons à peine 2,2% de la population européenne, la Belgique compte pour 10% de la production des matières plastiques et 5% de la transformation des matières plastiques en Europe.
http://www. federplast. be Athena – Mai 2016

De l'électricité à partir de déchets de tomates S’y éclairer à la tomate pourrie? Ce sera peut-être possible grâce au projet pilote présenté lors de la réunion annuelle de l'American Chemical Society. Cette étude a été menée en Floride, grand producteur de tomates et donc grand générateur de déchets (396 000 tonnes chaque année). Au départ, les chercheurs tentaient de trouver un moyen de traiter ces déchets qui, lorsqu'ils sont déversés dans les décharges, peuvent produire du méthane (un gaz à effet de serre puissant), mais aussi créer des problèmes majeurs dans le traitement de l'eau. Ce faisant, ils ont découvert une nouvelle façon de créer de l'électricité, une avancée majeure pour la transition énergétique. Le principe? La fabrication de l'électricité se fait grâce à l'oxydation (réaction chimique au cours de laquelle se produit un échange d'électrons). Les bactéries qui interagissent avec les déchets de tomates libèrent des électrons qui sont capturés dans la pile à combustible biologique et deviennent une source d'électricité. Pour l'instant, les restes de tomates ne produisent pas beaucoup d'électricité (10 milligrammes de déchets de tomates donnent 0,3 watt), mais si la technique s'améliore, les chercheurs pensent que la quantité de tomates impropres à la consommation en Floride est suffisante pour fournir pendant 90 jours de l'électricité au parc Disney World.
Imagine – Mai & Juin 2016

Les recommandations de l'Agence Afin de s'assurer tous les bienfaits de la consommation de poissons et couvrir les besoins de la population en oméga 3 à longue chaine, tout en minimisant les risques de surexposition à certains contaminants, l'Anses recommande de consommer du poisson deux fois par semaine en associant un poisson à forte teneur en oméga 3 et un poisson maigre. Il faut aussi penser à varier les espèces et les provenances et limiter sa consommation de poissons bio-accumulateurs de PCB (anguille, barbeau, brème, carpe, silure) à deux portions par mois pour la population générale. Des recommandations spécifiques sont faites pour les populations les plus sensibles (femmes enceintes ou allaitantes, fillettes, adolescentes, femmes en âge de procréer, ainsi qu'aux enfants de moins de 3 ans). Pour l’anguille, l’Anses recommande une consommation exceptionnelle. Ces recommandations sont valables pour les adultes et les enfants à partir de 10 ans. Pour les 3-10 ans, la part de poissons riches en oméga 3 peut être remplacée par du rouget, de l'anchois, ou du pilchard.
Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail - 2016

La Norvège envisage d'interdire les voitures à essence et diesel Toutes les nouvelles voitures pourraient devoir rouler de manière écologique d'ici 2025 en Norvège. Voilà ce qu'annonce le journal norvégien Dagens Naeringsliv. Le journal a même signalé qu'un accord se trouvait déjà sur la table, mais une fois cette information publiée, plusieurs membres des libéraux conservateurs ont fait quelque peu machine arrière. Selon le projet, les nouvelles voitures ne devraient plus pouvoir émettre de substances nocives, mais il n'y aurait pas (encore) d'interdiction des anciennes voitures. En Norvège, le transport électrique est dès à présent fortement stimulé. C'est ainsi qu'un quart des habitants de ce pays scandinave roule déjà avec une voiture électrique. C'est étonnant dans la mesure où l'économie de ce pays repose en grande partie sur l'exportation de pétrole, écrit The Independent. Si le projet se réalise, la Norvège serait le premier pays à interdire les voitures à carburant fossile. Le directeur de Tesla, Elon Musk, a réagi évidemment de manière positive au projet norvégien: « Je viens d'apprendre que la Norvège interdira les nouvelles voitures à carburant fossile en 2025. Quel pays fantastique! », a-t-il twitté. « Vous êtes top, les gars! ».
Le Vif – 6 juin 2016

Une nouvelle mouche découverte à Bruxelles Dans le Jardin Botanique Jean Massart, à Bruxelles, des biologistes ont découvert une nouvelle espèce de mouche. Celle-ci a reçu le nom de Drapetis bruscellensis. En 2015, des biologistes ont installé dans ce jardin, situé dans la commune d'Auderghem, un piège à insectes en forme de tente. Chaque semaine, ils le vidaient et plaçaient, pour les conserver, les insectes récoltés dans de l'éthanol. Après avoir étudié intensivement les caractères morphologiques, et ADN d'une mouche de deux millimètres tombée dans le piège au mois de juin, ils ont pu constater qu'il s'agissait d'une nouvelle espèce.
La Libre Belgique – 8 juin 2016

Glyphosate: l’Europe s’enlise, la Wallonie avance Ce lundi 06 juin, l’Europe vient, pour la troisième fois, d’échouer à obtenir une majorité qualifiée pour autoriser la prolongation de commercialisation du glyphosate. A l’opposé, la Commission Environnement du Parlement de Wallonie a adopté une proposition de résolution pour une stratégie de suppression du glyphosate sur notre territoire. Inter-Environnement Wallonie et Nature&Progrès applaudissent cette initiative régionale, et espèrent qu’elle inspirera d’autres Etats-membres européens! Les essais de la Commission pour obtenir une majorité qualifiée soutenant la prolongation de l’autorisation du glyphosate ont échoué une nouvelle fois. Les évolutions successives (de 15 ans à 18 mois, avec recommandations d’application de restrictions par les Etats-Membres) n’ont pas été jugées suffisantes par 8 pays critiques. La société civile européenne, largement mobilisée par cet enjeu devenu emblématique, les appelle à maintenir cette position et à continuer d’exiger de la Commission une attitude conforme à la protection de la santé des agriculteurs et des citoyens européens, ainsi que de l’environnement. En fin d’après-midi, c’est du Parlement de Wallonie qu’est venue une autre bonne nouvelle: la Commission Environnement a voté une proposition de résolution visant à définir une stratégie de suppression du glyphosate. L’interdiction d’utilisation par les particuliers et sur les espaces publics est en ligne de mire, les moyens de substituer cette substance active étant largement disponibles, tant en termes de réaménagement des espaces (comme l’enherbement des cimetières) qu’en termes de techniques alternatives (outils, désherbeurs thermiques, etc.). C’est également pour une transition vers une agriculture qui ne dépende plus des pesticides que nos députés se sont positionnés lors de ce vote. Inter-Environnement Wallonie et Nature&Progrès saluent ce vote des députés, et espèrent une confirmation de cette volonté d’assurer la transition de notre agriculture vers un modèle qui ne dépende plus de l’utilisation des pesticides en plénière du Parlement Wallon ce mercredi 22 juin.
IEW - 7 juin 2016

Des packs de bière comestibles pour poissons et tortues Une brasserie américaine invente une alternative au plastique qui préserve les animaux. Le plastique est le plus grand prédateur des océans. Pendant le Forum de Davos, en janvier, une étude tirait la sonnette d’alarme : les océans abriteront plus de détritus plastiques que de poissons en 2050. Les boissons vendues en packs sont généralement emballés dans du plastique... et une grande partie finit par polluer les océans. Pour lutter contre ce fléau, Saltwater, une brasserie artisanale de Delray Beach au sud de la Floride, a décidé de créer le « Edible Six Pack Rings ». Fabriqués à base d’orge et de blé issus du brassage de la bière, ces emballages sont biodégradables et peuvent en même temps nourrir la faune marine. Ce qui n’empêche pas leur solidité d’après les fabricants. « Au lieu de tuer les animaux, nous les alimentons », explique Chris Gove, président et cofondateur de la brasserie. Empêcher la pollution plastique Même si sa fabrication est encore chère, les créateurs de cet emballage espèrent que cette initiative inspirera les industriels. En avril, l’entreprise avait produit 500 prototypes d’anneaux comestibles. Elle souhaite en fabriquer quelque 400.000 par mois à partir d’octobre. "Il n'y a pas de solution unique à la pollution au plastique, remarque Nicholas Mallos, responsable de la propreté des océans pour l'organisation de défense de la nature Ocean Conservancy. Empêcher le plastique d'arriver dans la nature devrait toujours être la priorité." Plus de 690 espèces d'animaux marins sont affectées par la pollution au plastique dans les océans, a-t-il rappelé. Une bière appréciée par les amoureux des océans.
Le soir - 9 juin 2016

mardi 3 mai 2016

Bulletin N° 83 - Mars 2016

Les ONG sont satisfaites : le Parlement européen vote pour la nature en Europe Bruxelles, le 2 février 2016 – Cet après-midi, le Parlement européen a voté en faveur d’un rapport qui analyse où en est la réalisation de la Stratégie européenne pour la biodiversité d’ici 2020. Les ONG de protection de la nature de toute l’Europe – et en Belgique Natagora, IEW, Natuurpunt et le WWF – sont satisfaites de ce vote et des conclusions de ce rapport. Celui-ci indique que les actions en faveur de la nature européenne doivent s’amplifier et que la législation de protection de la nature (les Directives ‘Oiseaux’ et ‘Habitats’) doit être pleinement et rapidement implémentée dans tous les Etats membres et non pas modifiée. IEW – 2 février 2016

L'éolien est devenu la troisième source d'électricité en Europe Avec 142 gigawatts (GW) de capacités existantes, l'énergie éolienne est devenue l'an dernier la troisième source de production d'électricité dans l'UE. Moins de nouvelles éoliennes terrestres ont toutefois été implantées en 2015, a indiqué mardi le secteur. Au total, 12.800 mégawatts (12,8 GW) de nouvelles capacités éoliennes ont ainsi été installés dans l'UE l'an dernier, soit 6,3% de plus qu'en 2015, détaille dans son bilan annuel l'association européenne de l'énergie éolienne (EWEA), qui rassemble les acteurs industriels européens de la filière. L'éolien est désormais la première énergie renouvelable d'Europe en terme de capacités et représente 15,6% du parc électrique, doublant de peu l'hydroélectricité (15,5%), mais toujours derrière le gaz (21,1%) et le charbon (17,5%). L'énergie du vent a satisfait 11,4% de la consommation de courant de l'UE, selon les estimations de l'EWEA. A lui seul, l'éolien a représenté près de 45% de l'ensemble des capacités électriques installées l'an dernier et a totalisé un record de 26,4 milliards d'euros d'investissements, en hausse de 40% par rapport à 2014. L'Allemagne possède toujours le premier parc éolien d'Europe (45 GW), devant l'Espagne (23 GW), le Royaume-Uni (13,6 GW) et la France (10,4 GW). Si l'éolien en mer a confirmé son développement massif, notamment dans les pays d'Europe du Nord avec un doublement des installations, l'éolien terrestre a, lui, marqué sérieusement le pas (-7,8%). C'est "le contrecoup des changements de soutiens (publics) intervenus depuis le début de la décennie", explique l'EWEA, qui estime aussi que "l'incertitude réglementaire reste un défi de taille en Europe, particulièrement dans le terrestre". A l'initiative de la Commission européenne, les énergies renouvelables sont appelées à être moins soutenues directement via des tarifs d'achats et à être intégrées progressivement sur le marché de l'électricité. Le Vif – 9 février 2016

Le génome d'une algue au secours de la lutte contre le réchauffement climatique Un équipe internationale de chercheurs est parvenue à séquencer le génome d'une algue, ce qui permet de mieux comprendre comment les écosystèmes peuvent s'adapter au réchauffement climatique, rapporte jeudi l'Institut flamand de biotechnologie (VIB).
L'algue analysée, la zostère marine, pousse dans les eaux peu profondes du littoral et les estuaires dans tout l'hémisphère nord. Son ancêtre ayant vécu en milieu terrestre, les scientifiques ont tenté de comprendre comment elle est parvenue à proliférer en milieu marin. L'étude est d'un grand intérêt sur le plan écologique. "L'activité humaine croissante dans les zones côtières met les écosystèmes sous pression. Les végétaux marins offrent non seulement un abri aux poissons et autres animaux, comme les homards, crevettes et crabes, mais ils jouent aussi un rôle important comme remparts contre l'érosion et parce qu'ils stockent le dioxyde de carbone", explique le professeur Yves Van de Peer (VIB/UGent), qui a dirigé la recherche avec une collègue de l'université de Groningen, Jeanine Olsen. "Maintenant que nous connaissons le génome de la zostère marine et les adaptations qu'elle a faites pour pouvoir survivre dans les océans, nous avons une meilleure compréhension de la manière dont les écosystèmes marins peuvent s'adapter au réchauffement climatique", poursuit M. Van de Peer. L'étude montre notamment que, durant son évolution, la zostère marine a perdu certains gènes essentiels aux plantes terrestres, comme ceux grâce auxquels celles-ci respirent. Parallèlement, elle a développé de nouvelles fonctions indispensables pour survivre dans les zones salées et humides. Ces résultats sont publiés cette semaine dans la revue Nature. Le Vif – 18 février 2016

L'air pollué cause 12.000 décès prématurés par an en Belgique La Belgique est le pire pays européen en termes de qualité de l'air, juste après le Monténégro, d'après un classement mondial baptisé "Environmental Performance Index 2016" (EPI), réalisé par les universités américaines de Yale et Columbia, que relaie lundi La Libre Belgique.
"Nous ne sommes pas surpris par le faible score de la Belgique sur le classement EPI. Nos propres chiffres recensent environ 12.000 décès prématurés par an en Belgique et 400.000 en Europe", commente notamment Hans Bruyninckx, directeur de l'Agence Européenne de l'Environnement (AEE). Le classement EPI met notamment l'accent sur les particules fines, composant polluant jugé le plus nocif pour la santé et présent dans la majorité des grandes villes européennes. Sans surprise, Bruxelles fait partie des mauvais élèves avec une concentration moyenne annuelle en particules fines de 15 microgrammmes/m3. Même si elle parvient à respecter la norme européenne (fixée à 25 microgrammes/m3), elle dépasse néanmoins la norme imposée par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) fixée à 10 microgrammes/m3. Le score médiocre de la Belgique dans l'EPI doit cependant être nuancé, selon la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault, qui souligne que les données américaines ne reprennent pas les mesures au sol, notamment utilisées par l'AEE et qui placent la Belgique dans la "moyenne européenne". Le Vif – 22 février 2016

La Grande barrière de corail australienne, le plus grand récif corallien du monde, est plus menacée qu'on ne le pensait, à cause de l'acidification des océans provoquée par le réchauffement climatique, ont indiqué des chercheurs mardi. La diminution de la quantité d'aragonite - un minéral utilisé par les coraux pour former leur squelette - va probablement s'accélérer avec l'absorption par les océans du gaz carbonique (CO2) issu de la combustion d'énergies fossiles par l'homme, selon une étude parue dans la revue Nature Communications. L'équilibre chimique des océans en est perturbé, avec une baisse de leur pH (paramètre permettant de définir si un milieu est acide) et de leur concentration en aragonite, une forme cristalline du carbonate de calcium. Sans aragonite, les coraux, ne pouvant reconstituer leur squelette, se désintégreront avec le temps. Une équipe de scientifiques d'Australie et d'Arabie saoudite a créé un nouveau modèle pour mesurer le taux d'aragonite sur plus de 3.000 récifs de la Grande barrière. Mesurer sur place le taux d'aragonite sur chaque récif des 2.300 kilomètres de la Grande barrière est en effet une tâche impossible. Selon ces scientifiques, la diminution de l'aragonite "va probablement être plus importante sur la Grande barrière que prévu actuellement" par le Giec, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat. Cela suggère que même si les émissions de CO2 sont réduites de manière importante, comme les pays s'y sont engagés, il est peut-être trop tard pour empêcher une réduction de la surface couverte par les coraux et des pertes au niveau de "la biodiversité de cet écosystème". Les chercheurs ont constaté des différences notables selon les zones, avec un risque accru pour les récifs situés à l'intérieur et dans la partie sud de la Grande barrière. L'acidité des océans a augmenté de 26% par rapport à l'ère préindustrielle et les récifs de coraux sont peut-être déjà condamnés à l'extinction, selon le Giec. Selon l'ONG environnementale WWF, près d'un tiers des récifs coralliens du monde sont déjà perdus et ceux qui restent pourraient disparaître d'ici le milieu du siècle. Ces écosystèmes uniques représentent moins de 0,1% de la surface des océans mais abritent environ un quart des espèces marines, y compris des poissons essentiels pour l'homme. Le Vif – 23 février 2016

Des milliers de grues ont traversé la Belgique Leurs grands V caractéristiques et leurs cris ont régalé les ornithologues... qui les attendaient ! Une migration précoce ? C'est un fait, la migration des grues cendrées est de plus en plus précoce. Un jour plus tôt tous les quatre ans, selon une étude portant sur la période allant de 1966 à 2013. « C'est surtout à partir de 1990 que l'on a constaté une avancée de la migration. Ce saut coïncide avec l'augmentation significative des températures, de l'ordre de 7 °C, observée fin des années 80. Les oiseaux réagissent très vite aux changements de conditions environnementales, indique Anne Weiserbs (Natagora). Cette année, la migration a lieu pile au moment attendu. » En moyenne, depuis 50 ans, la moitié du passage de l'effectif de grues est observé autour du 8 mars. Ce repère temporel théorique peut toutefois être largement dépassé (jusqu'au printemps) en cas d'hiver froid. Le Soir – 2 mars 2016

Le poisson le plus pêché La morue (ou cabillaud) est le poisson le plus consommé du monde. Et, conséquemment, le plus pêché. Sa surpêche a provoqué sa quasi-disparition dans les eaux de Terre-Neuve. Malgré le moratoire complet imposé à partir de 1992, les stocks peinent à se reconstituer dans cette zone, même si la population semble en nette croissance depuis 2010. En mer du Nord, où la pêche a été fortement limitée, les stocks se reconstituent avec la même lenteur : l'objectif européen de reconstitution des ressources halieutiques ne pourra être atteint avant 2030. L'état des stocks est toujours critique dans le sud de la zone de pêche européenne traditionnelle (mer du Nord, Ecosse, Irlande, Bretagne...). La situation est meilleure dans le nord de cette zone : le « skrei », comme on appelle le cabillaud de l'Arctique, constitue aujourd'hui le plus important stock de morues du monde. En 2010, Greenpeace a placé la morue de l'Atlantique sur sa liste rouge des produits de la mer. Le Soir – 2 mars 2016

Une pieuvre «fantôme» découverte en grande profondeur à Hawaï Elle a été surnommée Casper, pour sa ressemblance avec le célèbre fantôme. Une petite pieuvre translucide a été découverte par hasard lors d’une plongée géologique exploratoire en grande profondeur au large d’Hawaï. Pour les scientifiques, c’est un record pour cette famille d’octopode. « Tandis que le (véhicule télécommandé Deep Discoverer) ROV traversait une zone rocheuse plate saupoudrée de sédiments à 4.290 mètres (de profondeur), il a rencontré un remarquable petit octopode posé sur une roche plate », a indiqué le docteur Michael Vecchione, l’un des responsables de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). L’animal a été observé au cours d’une mission menée au nord-est de Necker Island (Mokumanamana, archipel d’Hawaï) par le navire Okeanos Explorer. Financé par des fonds fédéraux pour sillonner la planète depuis 2008, celui-ci explore la géologie et la vie marine. « L’apparence de cet animal différait de tout ce qu’il y avait dans les annales jamais publiées jusqu’à présent et c’est l’observation la plus profonde jamais effectuée pour cette espèce de céphalopode. », ajoute le chercheur. La petite pieuvre se caractérise par une simple rangée de ventouses sur chaque tentacule, au lieu de deux généralement. Il est « particulièrement extraordinaire parce qu’il ne possède pas de cellules pigmentaires, appelées chromatophores, typiques des céphalopodes, et ne paraît pas très musclé, explique la NOAA. Ce qui lui donne une apparence fantomatique. » D’où son surnom de Casper déjà donné sur les médias sociaux. « C’est presque certainement une espèce jamais identifiée et qui pourrait ne pas appartenir à une famille connue. » Le Soir – 14 mars 2016

lundi 25 janvier 2016

Bulletin N° 82 - Déc 2015

Des algues au secours de la pollution Remplacer le pétrole par des algues pour fabriquer du plastique? Rémy Lucas, qui a fondé Algopack il y a cinq ans, a remporté le Grand Prix Business durable chimie verte Total-BFM 2014 avec cette idée. Bouchons d'emballage, Livebox (Sagemcom), coques de téléphone (Orange) ou jetons de chariots de supermarchés (Leclerc) : les usages de ce matériau produit à partir d'extraits d'algues de Bretagne sont multiples. La ressource existe en quantités infinies à l'état naturel et peut se cultiver, dans le respect de l'environnement : l'algue séquestre du CO2 et rejette de l'oxygène, qui favorise la biodiversité marine. Les produits finis se décomposent en douze semaines en terre, contre quatre à dix siècles pour les matières plastiques, et cinq heures en mer. Un atout quand on sait que près de 269.000 tonnes de plastique polluent la surface des océans. Le procédé va même contribuer à débarrasser les Antilles et la Guyane de la pollution par les algues sargasses, qui les envahit de façon inhabituelle actuellement. Ce dernier a également été testé avec succès sur plusieurs continents (Asie, Afrique et Amérique). Toujours en phase pilote, Algopack va passer à une production industrielle en 2016. D'où la levée de fonds actuellement en cours.
Le Soir – 21 juin 2015

Un nouveau site pour signaler une morsure de tique Cartographie. L'Institut scientifique de santé publique (ISP) ambitionne de cartographier les régions de Belgique où le risque de morsure par tique est le plus élevé, ceci afin d'améliorer la prévention contre la maladie de Lyme. L'ISP lance dans ce but un site Internet, tiquesnet.be. Les milieux favorables à la survie des tiques sont connus des scientifiques, note le Dr Sophie Quoilin de l'ISP. Il s'agit essentiellement d'endroits ombragés, couverts d'une litière végétale épaisse ou envahis par des broussailles, des fougères ou encore des herbes hautes. Mais le risque d'être mordu par une tique peut varier d'une année à l'autre, en fonction notamment des conditions climatiques." Le nombre total de morsures dont la population est victime chaque année en Belgique n'est pas connu. L'ISP invite toutes les personnes mordues par une tique à le notifier sur ce nouveau site Internet. Plus les données seront nombreuses, mieux les cartes refléteront la réalité. Au fil des ans, les données ainsi collectées permettront de déterminer les zones géographiques les plus à risque. Cela contribuera à améliorer considérablement la prévention active.
La Libre Belgique – 23 juin 2015

Evolution génétique ou épigénétique ? On estime généralement qu'une population animale évolue d'autant plus vite vers une autre espèce - ou sous-espèce -qu'elle est isolée des autres groupes de sa propre espèce. C'est ce qui arrive notamment quand une barrière naturelle (une chaîne de mon¬tagnes, par exemple) les sépare. Cette réalité est connue depuis longtemps. Cela n'empêche pas que des variations apparaissent, y compris dans un espace plus réduit et dans un temps plus court. C'est ce qu'a montré une étude récemment menée sur l’île de Santa Cruz, au large de la Californie. Elle a porté sur un geai (Aphelocoma insularis), inféodé à l'endroit. L’île a une superficie de 250 km2, ce qui ne constitue a priori pas un obstacle pour des oiseaux de la taille des geais. Ce que les chercheurs ont noté, ce sont des différences phénotypiques entre des représentants de cette espèce colonisant des forêts pourtant proches. Le bec, en particulier, apparaît systématiquement plus long chez les geais qui fréquentent des peuplements de pins, comparés à d'autres qui jettent préférentiellement leur dévolu sur les chênes. La cause de cette «évolution»? La nécessité d'accéder aux graines enfouies dans les cônes de pin, ce qui n'est pas nécessaire pour les mangeurs de glands. Et ces observations ont été faites chez des oiseaux qui colonisent des peuplements forestiers adjacents. Cette constatation mène à 3 conclusions. La première est que l'évolution n'est pas forcément tributaire du temps et de l'espace. La seconde semble montrer que même si on est un animal ailé, on ne parcourt pas obligatoirement de grands espaces. Enfin, la modification rapide du caractère pris en compte semble renforcer la théorie jadis défendue par Lamarck, qui tient à l'évolution des caractères acquis. En 2 mots, ce savant du siècle des Lumières a été largement décrié parce qu'il pensait que l'évolution tenait à des adaptations liées à la modification de l'environnement, prenant pour exemple l'allongement du cou des girafes contraintes d'aller chercher leur nourriture de plus en plus haut dans les arbres. Il s'agit vraisemblablement ici d'une évolution tout à fait normale: ont préférentiellement survécu dans les plantations de pins les geais au bec le plus long, simplement parce qu'ils sont les mieux adaptés. Ces geais-là ont donc contribué, en peu d'années, au main¬tien de l'espèce, au moins dans le peuplement de pins. C'est aussi simple. Cette différence ne signe évidemment pas encore l'apparition d'une nouvelle espèce. Mais elle pourrait, avec d'autres, y contribuer.
Athena – Juin 2015

Les Alpes toujours marquées par Tchernobyl Les Alpes gardent toujours les séquelles des retombées radioactives de l'accident de Tchernobyl, 29 ans après l'explosion du réacteur nucléaire soviétique. Selon des analyses réalisées par la Criirad (commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) au cœur du parc national du Mercantour, entre 2.440 et 2.540 mètres d'altitude, dans le secteur du Col de la Bonette-Restefond, « à un mètre du sol, sur des centaines de mètres carrés, le niveau de radiation est toujours plus de deux fois supérieur à la normale ». Plus grave, selon le rapport, dans certaines zones (à 1.900 kilomètres de la centrale désormais ukrainienne), la radioactivité a été redistribuée et est «plusieurs dizaines de fois, voire plus de 100 fois supérieures au niveau naturel ». «Le fait de bivouaquer 2 heures sur certaines de ces zones induit toujours en 2015 une exposition non négligeable », alerte la Criirad. L'orga¬nisme indépendant, qui rappelle qu'il n'y a «pas de seuil d'innocuité » en matière de radioactivité, reconnaît que « le risque est faible mais pas inexistant». Mais il insiste pour que les autorités «surveillent les points les plus atteints ou au moins les signalent par un balisage ». La radioactivité au césium 137 de certains échantillons de sol ramenés par les experts de la Criirad dépassait 100.000 becquerels/kg, la limite officielle fixée pour qualifier un déchet radioactif. Un peu plus d'une semaine après la catastrophe, le 6 mai 1986, le ministère français de l'Agriculture affirmait que «le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l'accident de Tchernobyl». La Crii¬rad avait démontré à la fin des années 90 que la présence de fortes accumulations en césium 137 dans les sols «concernait de vastes secteurs des Alpes en France, Suisse, Italie et Autriche ».
Le Soir – 5 août 2015

Un important séisme lié à l'usage du gaz de schiste Un projet de fracturation hydraulique dans l'Ouest canadien est à l'origine l'an dernier d'un des plus importants séismes liés à cette technologie controversée utilisée pour l'exploitation des hydrocarbures de schiste, a annoncé mercredi la chaîne publique CBC. L'injection de fluides pendant la fracturation hydraulique par une filiale du groupe public malaisien Petronas, a provoqué ce séisme de magnitude 4,4 qui a secoué la région nord-est de la Colombie-Britannique en août 2014.
La Libre Belgique – 28 août 2015

Océans Jusqu'à un mètre de plus d'ici un à deux siècles Une montée des océans d'au moins un mètre due au réchauffement climatique est inévitable dans les 100 à 200 ans qui viennent et pourrait durement toucher de grandes villes situées en bord de mer, a prévenu la Nasa mercredi. Les glaces du Groenland et d'Antarctique fondent plus vite que jamais, mais une incertitude demeure cependant, notamment sur le calendrier exact de la montée des eaux. Les scientifiques ignorent à quelle vitesse vont fondre les principales calottes glaciaires des pôles.
La Libre Belgique – 28 août 2015

Europe Les OGM à la carte En matière d'OGM, pas question de diluer les responsabilités, de créer des flous propices aux multinationales et de mettre en péril le Marché unique. C'est le message envoyé par le Parlement européen réuni hier à Strasbourg. En cause, une proposition de la Commission visant à soumettre la commercialisation de denrées alimentaires contenant des OGM à des autorisations nationales et non communautaires. C'est à l'Europe de prendre ses responsabilités, dit une résolution adoptée par 577 voix contre 75 et 38 abstentions. Mais la Commission maintient sa proposition, qui sera débattue par les ministres des 28.
La Libre Belgique – 29 octobre 2015

Biodiversité Quarante espèces d'oiseaux menacées Le risque d'extinction a augmenté ces dernières années pour quarante espèces d'oiseaux, ressort-il de la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), relayée par Natuurpunt. Dans nos contrées, la tourterelle des bois, le Vanneau huppé et l'huîtrier pie sont concernés. La tourterelle des bois a toujours été très présente durant la période estivale dans l'ouest de l'Europe, mais a décliné d'au moins 30% à travers le monde ces seize dernières années.
La Libre Belgique – 30 octobre 2015

Climat Pékin et Paris pour un accord "contraignant" La Chine et la France sont tombées d'accord lundi à Pékin pour "parvenir à un accord ambitieux et juridiquement contraignant" à la conférence de Paris sur le climat, accompagné d'une clause de révision tous les cinq ans des engagements pris par les Etats. L'accord a été annoncé dans une déclaration commune des présidents chinois et français, MM. Xi Jinping et François Hollande.
La Libre Belgique – 3 novembre 2015

Les pesticides de Monsanto sont toxiques Un tribunal français a condamné, en septembre dernier, la compagnie Monsanto à indemniser un agriculteur qui s'est gravement empoisonné avec le pesticide pour maïs Lasso. Depuis 11 ans, après avoir inhalé des vapeurs dégagées par son pulvérisateur, Paul François, céréaliculteur charentais, souffre de graves troubles neurologiques. En septembre dernier, il a fait confirmer par la cour d'appel de Lyon la condamnation de la multinationale pour défaut d'information sur la toxicité de ses produits. Le Lasso était commercialisé dans l'Hexagone par Monsanto sans aucun avertissement sanitaire, alors que la toxicité avérée de ce produit avait poussé le Canada à en interdire l'usage dès 1985 et la Belgique en 1992. C'est la première fois, selon l'avocat de Paul François, qu'un fabricant de pesticides est condamné à indemniser un agriculteur, ce qui pourrait entraîner une cascade de procès. Par ailleurs Monsanto, qui est vivement critiqué pour produire des plants génétiquement modifiés, accumule les difficultés. Le glyphosate, la molécule active de son désherbant Roundup, a été déclaré probablement cancérogène par l'Organisation mondiale de la santé, ce qui pourrait lui valoir d'autres procès à l'avenir. Par ailleurs, les ventes de semences transgéniques de maïs et de soja, sa principale source de revenus, sont en perte de vitesse. Bilan, l'action Monsanto a perdu un quart de sa valeur en bourse cette année. Et si polluer ne payait plus ?
Imagine – Novembre & Décembre 2015

mardi 23 juin 2015

Bulletin N° 81 - Juin 2015

Pollution 12.800 morts En Belgique, les sources de particules fines (PM25) sont l'industrie (36 % en 2011), le transport (31 %), l'agriculture (16 %) et le résidentiel (11 %). A Bruxelles, le transport routier représente 71 % des émissions directes de PM10, le chauffage résidentiel (22 %) et le chauffage tertiaire (5 %) complètent. Le transport est, en Belgique, responsable de 50 % des émissions d'oxydes d'azote (NOX). A Bruxelles, le secteur représente 64 %. En 2006, l'OMS estimait à 12.800 le nombre de décès dus à l'exposition aux particules fines en Belgique. Et considérait que 2.900 pourraient être évités grâce au respect de ses normes. L'espérance de vie des Bruxellois pourrait être prolongée de 7 mois si les recommandations de l'OMS (pour les PM25) étaient respectées. Le coût annuel de la pollution par les particules et l'ozone est de 10 à 30 milliards d'euros par an (problèmes de santé, absences au travail, invalidité...).
La Libre Belgique – 26 mars 2015

Santé Pesticides et infertilité Les niveaux de résidus de pesticides les plus élevés dans les fruits et légumes consommés sont associés à une moindre qualité du sperme, selon une étude publiée mardi dans la revue spécialisée "Human Reproduction". 338 recueils de sperme provenant de 155 hommes, âgés de 18 à 55 ans, fréquentant un centre de traitement de l'infertilité, ont été analysés entre 2007-2012. Selon l'étude, les hommes qui consomment le plus de fruits et légumes chargés en pesticides ont un nombre de spermatozoïdes inférieur de 49% par rapport aux hommes qui en consomment le moins, ainsi qu'un pourcentage de formes normales de spermatozoïdes inférieur de 32%.
La Libre Belgique – 1er avril 2015

Des abeilles et des fleurs Régulièrement, on nous rappelle que des populations d'abeilles sont en déclin. Des causes sont connues; elles tiennent à un parasite - le varroa - ou à l'usage de pesticides. Mais il en existe peut-être d'autres, au même titre qu'il existe d'autres abeilles que celles qui, en colonies, nous fabriquent ce miel qui nous enchante. Des entomologistes néerlandais ont voulu en savoir davantage à ce sujet et se sont mis à collecter les grains de pollens accrochés aux pattes de spécimens de 57 espèces, conservés dans les collections de musées. Ils ont déterminé l'espèce florale dont ces grains étaient issus, puis comparé la diversité spécifique des espèces végétales identifiées en prenant d'une part des insectes capturés avant les années 50 et d'autres, fraîchement prélevés dans la nature. Ils l'ont ensuite confrontée à la densité évaluée des populations de l'hyménoptère, pour chacune des 57 espèces concernées. Les résultats sont apparemment sans appel: si certaines d'entre elles sont en net déclin, c'est peut-être surtout en raison de la disparition progressive de certaines fleurs sauvages, victimes de l'intensification de l'agriculture. C'est particulièrement net, semble-t-il, pour les insectes les plus gros. Notre regard souvent peu avisé nous permet de constater qu'il reste pourtant des fleurs en suffisance dans les campagnes. Mais c'est oublier que les abeilles, autant que les humains, peuvent avoir des goûts et préférences qui leur sont propres.
Nature 2014; 516:10 Athena – Avril 2015

De la migration des tortues géantes vers les plages de sable de l'Amazone à la transition d'une espèce humaine à l'autre, en passant par l'utilité des fourmis pour la bonne santé d'un buisson puant... Tout est décidément une question d'adaptation ! La nature en est plus d'une fois témoin... Allez, c’est l’heure ! On est parfois surpris de voir avec quel parfait synchronisme des animaux entreprennent des actions collectives. Ce n'est le plus souvent pas le fait du hasard, mais bien celui d'une communication interindividuelle qu'il faut d'abord identifier. C'est par exemple le cas des tortues géantes d'Amérique du sud qui, avec une belle uniformité, sortent de l'Amazone (le fleuve) pour aller pondre leurs œufs sur, et même dans les plages de sable. Un peu plus tard, c'est au prix de la même belle uniformité que les jeunes, à peine éclos, regagnent en masse leur milieu de vie aquatique. Des chercheurs ont eu l'idée de déposer des enregistreurs dans l'eau et à proximité au cours de la période la plus pro¬bable de survenue de ces événements. Après avoir écouté et décrypté 220 heures d'enregistrements, ils en sont arrivés à identifier 6 vocalises particulières, courtes mais différentes qui semblent présider à ces actions collectives, qu'il s'agisse de celles des femelles ou des tout jeunes. C'est du genre «allez, les gars, on y va !»; un appel à l'action commune assez surprenant pour une espèce plutôt solitaire le reste du temps. L'intérêt est bien entendu évolutif. Si par exemple les jeunes sortaient l'un après l'autre de leur cachette de sable, les prédateurs potentiels n'auraient qu'à se poster à proximité pour saisir au passage et l'une après l'autre, ces délicatesses saisonnières. Quant aux femelles, il est clair qu'elles s'exposent sans abri de protection pendant toute la durée de la ponte. Le fait d'agir en groupe n'interdit évidemment pas la prédation, mais cela en réduit la portée. Et en fin de compte, davantage déjeunes atteignent l'eau trouble du fleuve où ils peuvent souffler un peu. Ce n'est pas encore gagné pour autant, mais au moins, le plus dur est fait !
Athena - Mai 2015

Climat Il faut dépenser trois fois plus dans la recherche « Il faudrait tripler le niveau actuel des dépenses publiques dans la recherche en technologies bas carbone si l'on veut respecter l'objectif de limiter le réchauffement du climat à 2 degrés », a averti lundi l'Agence internationale de l'énergie. « Le développement et le déploiement de technologies novatrices en matière d'énergie est un facteur clé de la lutte contre le réchauffement climatique, en parallèle du processus diplomatique qui doit aboutir à un accord à Paris en décembre, lors de la conférence mondiale sur le climat », plaide l'organisation dans un rapport.
La Libre Belgique – 5 mai 2015

Osez le covoiturage ! TRAFIROUTES.WALLONIE.BE Depuis ce 1er mai, une nouvelle campagne de sensibilisation s'affiche le long de nos autoroutes et routes régionales pour inciter les automobilistes à pratiquer le covoiturage. A l'heure actuelle, 8 Wallons sur 10 utilisent leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail et seulement 1/5 des véhicules comptent au moins 2 personnes à leur bord en heure de pointe or le covoiturage présente de nombreux avantages: - réduction des embouteillages ; - gain de temps lié à une circulation plus fluide ; - partage des frais de déplacements ; - moment convivial entre le travail et la maison ; - diminution de la pollution. De plus, des aires de stationnement identifiables grâce au panneau de signalisation Carpool permettent aux automobilistes de garer leur voiture et de monter dans un autre véhicule en toute sécurité.
Portail de la Wallonie - Actualités – 5 mai 2015

Projet "LaitHerbe": Une nouvelle filière laitière durable Comme espéré, le projet LAITHERBE, labellisé par le Plan Marshall 4.0 via le pôle WAGRALIM, mène à la mise en place d’une nouvelle filière laitière durable. Celle-ci porte le nom de "MARGUERITE HAPPY COW" et a été officiellement lancée ce 29 avril lors d'une conférence de presse chez Herve Société. Le but est de produire un lait de qualité différenciée offrant des débouchés à valeur ajoutée à chaque maillon de la filière. Elle regroupe des agriculteurs, un fabricant d'aliments pour bétail (la SCAR, partenaire du projet et membre du pôle), un collecteur de lait et une fromagerie (Herve société, coordinatrice du projet et également membre du pôle). Ses principaux engagements sont : une alimentation des vaches centrée sur l'herbe et le pâturage dans les prés, une alimentation des vaches locale et garantie non-OGM, une rémunération plus équitable et plus stable des agriculteurs. + d'info: www.wagralim.be
Portail de la Wallonie – Actualités - 12 mai 2015

La nature dans "un état préoccupant" en Europe Un rapport rendu public par la commission européenne demande une intensification des efforts pour freiner la perte de biodiversité dans l'Union Européenne. DEFAVORABLE. Selon l'état des lieux de la nature européenne sur 2007-2012, 32% des 240 espèces évaluées d'oiseaux restent "menacées ou quasi-menacées", dont des spécimens aussi communs que l'alouette ou la barge à queue noire. Les 1.200 espèces protégées au titre de la directive habitats (poissons, amphibiens ou plantes vasculaires) se portent encore moins bien, 60% étant jugées dans un état de conservation "défavorable". "L'état de ces espèces dans les prairies, les zones humides et les dunes est particulièrement préoccupant", met en avant la Commission dans un communiqué. Une conséquence de la détérioration des habitats, dont 77% sont dans un état de conservation "défavorables", en particulier les zones humides, tourbières et marais et les pâturages. Le rapport porte sur 231 biotopes recensés à travers l'UE.

Des pratiques agricoles visées "Les principales menaces recensées pour les habitats sont liées à certaines pratiques agricoles", dont le surpâturage, l'abandon des systèmes pastoraux et l'utilisation d'engrais et de pesticides, pointe le rapport. La tendance générale est que les espèces et habitats en bon état le restent ou sont améliorées, mais que ceux dans une situation précaire se détériorent. "Sauf amélioration majeure des tendances", les objectifs de protection de la biodiversité que s'est fixée l'UE avec ses directives oiseaux et habitats "ne pourront pas être atteints d'ici à 2020", mettent en garde les auteurs. Ce rapport "souligne l'ampleur des défis à affronter, qu’il est essentiel que nous relevions car la santé de notre nature est liée à celle de nos citoyens, ainsi qu'à notre économie", a commenté le commissaire chargé de l'Environnement, Karmenu Vella. GYPAETE. Il s'est toutefois félicité que le tableau ainsi dressé "démontre clairement que les mesures visant à régénérer des écosystèmes fragiles peuvent donner d'excellents résultats". Le rapport cite notamment le succès de mesures de conservation du gypaète barbu, un rapace, ou les "répercussions positives" du réseau de zones protégées Natura 2000, couvrant 18% du territoire de l'UE. L'intérêt de ce rapport est de montrer que "quand la nature est correctement protégée et gérée, elle peut se rétablir", a fait écho l'ONG environnementale WWF, appelant l'exécutif européen à prendre en compte ses conclusions dans le bilan qu'il mène actuellement sur l'efficacité des directives oiseaux et habitat.
Sciences et Avenir – 22 mai 2015

Une application pour identifier les plantes sauvages Vous n'arrivez pas à reconnaître les plantes ou les fleurs lors de vos balades dominicales ? Une application pour smartphone, Pl@ntNet, vous permet d'identifier ces dernières grâce à un système de reconnaissance d'images. L'application fonctionne comme un véritable Shazam botanique. Grâce à sa base de données de plus de 4100 références, elle permet de comparer la photo prise à partir de votre smartphone avec ses données afin d'identifier l'espèce photographiée.
Les plantes référencées sont des espèces sauvages de la flore française métropolitaine, presque similaire à celle présente chez nous. Le nombre d'espèces traitées, ainsi que le nombre d'images exploitées évolue avec les contributions des utilisateurs au projet. Malheureusement, l'application ne reconnaîtra pas l'orchidée de votre salon puisqu'elle ne permet pas l'identification des plantes ornementales ou à usage horticole. Les images soumises à l'appareil peuvent être centrées sur un organe ou une partie de la plante bien précis. Les photos de feuilles d'arbres sur fond uniforme offriront ainsi les résultats les plus satisfaisants. L'application est disponible gratuitement sur l'App Store ou sur Google Play.
Le Vif/L’Express – 1er juin 2015

Buvons l'eau du robinet! Résultats 2014 de la qualité de l'eau de distribution Pour l'année 2014, les résultats d'analyse concluent à un taux de conformité de l'eau du robinet de 98.2 % pour les paramètres impératifs (pesticides, plomb, entérocoques,...). En Wallonie, des analyses sont menées quotidiennement pour vérifier la qualité de notre eau de distribution. En 2014, 21.615 échantillons ont ainsi été prélevés pour donner lieu à quelques 90.000 analyses. L'eau du robinet est le produit alimentaire le plus contrôlé dans notre région.
Compte tenu de sa qualité, consommer l'eau de distribution s'inscrit dans une démarche de développement durable puisqu'elle n'engendre pas de déchets et est disponible en continu à domicile. En outre, elle est particulièrement économique, une bouteille de deux litres d'eau de distribution revenant à un centime d'euro. La SWDE propose à chaque wallon de découvrir la qualité de l'eau de sa rue. L'application permet, en introduisant le nom de sa rue, de connaître la composition de l'eau du robinet, sa provenance et la fréquence des analyses.
Portail de la Wallonie - Actualités - 2 juin 2015

Une nichée de faucons pélerins sur un site de la SWDE Pour la première fois, depuis leur réapparition dans notre région, un couple de faucons pélerins a installé son nid sur un site de la SWDE. C'est dans le Brabant wallon qu'un couple de faucons et quatre fauconneaux se sont installés sur la petite falaise de la carrière de Dongelberg dans un site où la SWDE capte annuellement quelques 350.000 m3 d'eau. Dans quelques semaines, les petits faucons devront quitter le nid pour trouver leur propre territoire dans un rayon de 250 km. Il est possible que le couple adulte revienne nidifier sur le site l'année prochaine. Le faucon pèlerin avait disparu de Belgique et de la plupart des régions d’Europe dans les années 1970. Il est de retour chez nous depuis 1994. Le faucon pèlerin est l’oiseau le plus rapide du monde, il peut piquer sur sa proie à près de 400 km/h. En 2014, 164 faucons ont été bagués dans le pays et une dizaine de nouveaux sites de nidification ont été découverts
Portail de la Wallonie - Actualités - 2 juin 2015

Environnement Protéger les océans est une activité rentable L'extension des aires marines protégées est rentable et pourrait générer jusqu'à 920 milliards de dollars de bénéfices d'ici 2050 et créer 180000 emplois, selon une étude publiée jeudi par le WWF, l'organisation mondiale de protection de la nature. "Chaque dollar investi pour créer des aires marines protégées permet des bénéfices trois fois supérieurs, grâce à la création d'emplois directs, la protection côtière ou la pêche", estime le Fonds mondial pour la nature. Le rapport est dévoilé en marge du Sommet mondial sur les océans organisé près de Lisbonne.
La Libre Belgique – 5 juin 2015

Gaz de Schiste La fracturation menace la qualité de l'eau La fracturation hydraulique aux Etats-Unis n'a pas d'impact sur les ressources en eau potable, mais présente d'importants risques pour le cycle et la qualité de l'eau, a estimé l'agence américaine de protection de l'environnement (EPA). Cette méthode controversée permet d'extraire du pétrole ou du gaz, notamment de schiste. Parmi les risques, l'EPA s'inquiète notamment de "fuites", ou encore du reversement d'eaux "usées" et de "fluides hydrauliques" dans des réserves d'eau potable. Mais ces risques, bien qu'inquiétants, sont « faibles comparés au grand nombre de chantiers de fracturation hydraulique à travers le pays »
La Libre Belgique – 7 juin 2015

Bulletin N° 80 - Mars 2015

Rhinocéros : une espèce se meurt Il ne reste désormais plus que cinq rhinocéros blancs du Nord sur toute la planète. En octobre dernier (Le Soir, 21/10), nous attirions déjà les regards sur cette espèce vouée à disparaître suite au décès de Suni, un mâle de 34 ans. Il ne restait alors plus que six spécimens dont seulement deux mâles trop vieux pour se reproduire. La mort vient de frapper l'un d'eux : Angalifu, 44 ans, qui vivait au zoo de San Diego (États-Unis). L'animal serait tout simplement mort de vieillesse. Les dés étaient jetés. Voilà qui est confirmé. Il est en effet illusoire de compter sur le dernier mâle en vie pour relancer toute l'espèce. Au jeu de l'amour, il a depuis longtemps déclaré forfait. En 1963, on comptait plus de 1.000 individus de cette espèce. Dans les années 70-80, ils n'étaient plus que 500. Ce chiffre est descendu jusqu'à 15 au début des années 90. C'est alors que des programmes ont été mis en place pour les préserver au mieux... de l'homme ! Qui les chasse pour l'ivoire de ses cornes. Le Soir – 17 décembre 2014 Déchets : un problème brûlant Si la Belgique, comme la plupart des pays industrialisés, produit une quantité importante de déchets, elle a aussi mis en place des dispositions pratiques pour trier et si possible, recycler. Ce qui ne peut l'être va à la décharge et s'accumule dans l'attente d'un enfouissement ou d'une hypothétique prise en charge. De nombreux autres États - notamment émergents - n'en sont pas là et faute d'un dispositif efficace de collecte, se contentent parfois de jeter le plus simplement du monde ce qui n'a plus d'usage ou de valeur. Dans un souci d'en réduire la taille, voire d'en atténuer quelques nuisances, d'aucuns y mettent le feu et si le volume de la décharge le permet, ce dernier couve lentement, mais longtemps. Outre qu'une telle combustion dégage des odeurs, elle génère aussi ce C02 dont on tente de réduire la production à la faveur de mesures diverses. Sauf que... il semble que les dégagements de gaz à effets de serre issus de la combustion des détritus ne soient pas pris en compte dans les inventaires officiels; sans doute parce que cette réalité est difficilement contrôlable d'une part, parce qu'elle n'est pas spécialement gratifiante ensuite. Donc on ignore. Ou on feint d'ignorer. Mais, rapportée à l'échelle du globe, cette combustion cachée se chiffrerait en milliers de... milliards de kilos de CO2 et représenterait même 5% (soit 1/20e) de l'ensemble des contributions anthropiques à l'émission de gaz à effets de serre (valeurs de 2010). On l'aura compris, ce n'est pas dans les pays occidentaux que cette réalité est la plus aiguë, mais bien dans ceux où le traitement des déchets ne semble pas constituer une priorité. Une étude menée par le Centre national pour la recherche atmosphérique de Boulder (Colorado), qui a émis les valeurs chiffrées reprises ci-dessus, n'a pas retrouvé la trace de ces émissions dans les déclarations de pays comme le Mali ou le Sri Lanka, où elles excéderaient en quantité celles qui sont officiellement rapportées. L'intention n'est pas ici de jeter un regard accusateur vers des pays qui manquent peut-être singulièrement de moyens pour mener des politiques efficaces en la matière. On peut tout de même se demander ce que pèsent en matière d'économie de CO2 les démarches d'un pays comme la Belgique, confetti sur la planisphère, quand d'autres contributeurs majeurs restent sourds ou inactifs dans ce registre. Athena – Décembre 2014 Consommation wallonne En Wallonie, la consommation d'énergie actuelle représente 196 TWh, 38 % pour le secteur industriel, 22 % pour le logement, 9 % pour le tertiaire et 30 % pour le transport. La facture énergétique est de l'ordre de 11, 8 milliards d'euros. Elle a augmenté de 144 % entre 1999 et 2011, alors que la consommation a baissé. Réactif – Décembre 2014 – Janvier & Février 2015 4% des terres C'est la part des terres agricoles cultivées dans le monde avec des plantes génétiquement modifiées, en 2013. Soit 170 mil¬lions d'hectares, dont 70 millions aux Etats-Unis, 40 millions au Brésil et 24 millions en Argentine. En Europe, seul le maïs MON810 est cultivé, pour l'essentiel en Espagne (132 000 ha) et au Portugal (8 500 ha). Les principales plantes transgéniques commercialisées sont le soja, le maïs, le coton et le colza, en majorité pour l'alimentation animale et la production de bio¬carburants. Le Monde – 23 janvier 2015 1718, le nouveau numéro vert de la Région Le numéro vert de la Région Wallonne (SPW) change. Fini le 0800 11 901. Enfin, presque : vous pourrez encore composer aussi ce numéro durant quelque temps. Mais d'ores et déjà, le nouveau numéro est accessible : désormais, vous devrez composer le 1718 (ou 1719 pour les germanophones). Vous souhaitez poser une question, obtenir un conseil avant d'entamer une démarche ou avoir les coordonnées précises d'un technicien? L'équipe du numéro vert vous fournira la réponse. Elle vous évitera ainsi des démarches multiples et inutiles, le numéro est dispo tous les jours ouvrables de 8 h 30 à 17 h. Le week-end, une boîte vocale vous permet de recevoir certaines informations ou de laisser vos coordonnées. L’Avenir – 04 février 2015 L’araignée "bourdonnante" est l'araignée de l’année L'"Anyphaena accentuata", aussi surnommée "buzzing spider" ou "araignée bourdonnante", a été désignée comme araignée européenne de l'année, indique la Société arachnologique de Belgique (Arabel). Elle a été choisie par 83 experts en la matière, issus de 26 pays européens. L'araignée bourdonnante doit son nom au fait que les mâles de cette espèce sont capables de produire du son. "Elles sont assez communes et vivent de préférence dans les buissons ou arbustes", indique KoenVan Keer (ARABEL). "Pendant la journée, elles se retirent dans une cachette faite de feuilles entrelacées ou d'une feuille roulée sur elle-même. L'accouplement et la ponte des oeufs se déroulent au même endroit. Pendant la nuit, elles s'activent et chassent de petits insectes". Les mâles ont un comportement assez inhabituel durant la parade amoureuse. "Ils tambourinent avec leurs pédipalpes (des sortes d'appendices buccaux, comme des mandibules, ndlr) et leur première paire de pattes sur l'abri de la femelle, et font en même temps vibrer leur abdomen. Cela produit un son bourdonnant", qui est audible pour l'homme, indique Koen Van Keer. Cette espèce d'araignées ne tisse pas de toile. En hiver, on la trouve surtout sous l'écorce des arbres, plus rarement à l'intérieur des habitations. Les mâles deviennent adultes en mai et juin et mesurent de 4 à 7 millimètres. Le Vif – 4 février 2015 Une farine mélodieuse pour que nos oiseaux continuent de chanter Natagora a mis l’aliment au point pour ralentir le déclin de certaines espèces. Les oiseaux exercent un fort pourvoir attractif sur l’humain. La preuve en est que 15.000 citoyens viennent de se prêter au jeu du recensement des volatiles sauvages fréquentant nos jardins, organisé par Natagora. Cet inventaire hivernal annuel a débuté en 2004, de quoi fournir à Jean-Sébastien Rousseau-Piot, son coordinateur, assez de données pour en dégager une tendance : la biodiversité chute tandis que les dix espèces les plus communes gagnent du terrain. « Parmi elles, on retrouve le merle noir et le pigeon ramier, qui sont stables, voire en légère progression. Par contre, environ trente espèces sont de moins en moins observées dans les jardins. » Celles qui sont le plus en déclin sont granivores. A certaines périodes de l’année, elles se nourrissent de graines dans les jardins, tandis qu’à d’autres, elles se rendent dans les champs. C’est le cas du moineau friquet. « Il est deux fois moins fréquent aujourd’hui qu’en 2004. Il souffre de l’intensification de l’agriculture et du changement des pratiques culturales, explique l’ornithologue. Jadis, après la récolte, les plants de blé restaient sur pied tout l’hiver, fournissant des graines aux oiseaux. Désormais, elles sont enfouies dans la terre car le sol est labouré sans attendre. De plus, la couverture hivernale, comme la moutarde, est dénuée d’intérêt nourricier pour les oiseaux. » Que faire pour ralentir leur déclin ? A l’échelle du consommateur, les outils sont rares. Natagora propose à la vente une « farine mélodieuse ». « Elle provient en grande partie d’un champ de blé bio situé en Hesbaye dont 10 % des épis, soit 30 ares, sont laissés sur pied en hiver, explique Sylviane Gilmont, responsable du projet. Nos 12 tonnes de farine s’écoulent rapidement et permettent de payer l’agriculteur pour son action. Cette première édition est un succès. Mais pour sauver les oiseaux, il est indispensable d’étendre l’action à d’autres champs en Belgique. » Et il y a urgence : le nombre de bruants proyers, l’oiseau granivore emblématique des zones agricoles wallonnes, a chuté de… 99 % en 30 ans. Il est à la limite de l’extinction. Quant au nom de la farine, il n’a pas été choisi au hasard. Il fait référence à la linotte mélodieuse. Ce petit passereau au poitrail teinté de rouge semble reconnaissant : « Au-dessus des bandes de blés laissés sur pied, on les a vus tourner par centaines, et puis s’abattre sur le sol pour venir manger les graines. » Le Soir - 16 février 2015 Des gaz à courte durée de vie altèrent la couche d’ozone Des scientifiques s’inquiètent d’une présence accrue dans l’atmosphère des gaz à très courte durée de vie qui attaquent la couche d’ozone. Les dégâts que ces substances causent à la couche d’ozone, située entre 20 et 50 km d’altitude, sont importants et vont sans doute s’aggraver, dans la mesure où la production par l’homme de gaz chlorés augmente, soulignent des chercheurs de l’Université de Leeds (Grande-Bretagne) dans une étude parue dans la revue Nature Geoscience. Les gaz à très courte durée de vie (very short-lived substances, VSLS) se dissipent habituellement en moins de six mois et ne sont pas réglementés par le Protocole de Montréal qui a interdit certains gaz chlorés à durée de vie plus longue. Les deux modèles informatiques utilisés « montrent que les VSLS sont responsables d’une part importante de la diminution de l’ozone dans la stratosphère », indique Ryan Hossaini, qui a dirigé l’étude. « Dans l’Antarctique, où un trou dans l’ozone se forme tous les ans et où les diminutions de l’ozone sont les plus spectaculaires, nous estimons que les VSLS sont responsables d’environ 12,5 % de la perte d’ozone totale », précise-t-il. « En moyenne mondiale, la perte d’ozone due aux VSLS dans la partie inférieure de la stratosphère pourrait atteindre jusqu’à 25 %, mais elle est bien inférieure à une altitude plus élevée ». Des substituts aux gaz nocifs interdits par le Protocole de Montréal. Environ 90 % des gaz à très courte durée de vie sont naturels. Ce sont des composés de brome produits par les algues et le phytoplancton des océans. Le reste est constitué de gaz chlorés produits par l’homme, dont la part dans l’ensemble des VSLS augmente rapidement. Le « trou » dans la couche d’ozone – en réalité un amincissement – est provoqué naturellement par un froid extrême. Mais ce bouclier est aussi abîmé par des composés chlorés fabriqués par l’homme, comme les gaz utilisés dans les climatiseurs et les réfrigérateurs, les mousses isolantes et les aérosols. Ironiquement, l’un des gaz cités dans l’étude, le dichlorométhane, est utilisé dans la fabrication de substituts aux gaz nocifs pour la couche d’ozone qui sont interdits par le Protocole de Montréal de 1987. Son impact est faible pour l’instant mais sa concentration dans l’atmosphère « a augmenté de manière spectaculaire ces dernières années », doublant à certains endroits depuis la fin des années 1990, souligne Ryan Hossaini. Le Soir - 17 février 2015 "Popup house" : une maison construite en quatre jours et entièrement recyclable Selon ses promoteurs, la "Pop-up House" présente de nombreux avantages. Cette maison contemporaine en bois présente un design assez épuré et peut-être construite de manière ultra rapide. En effet, quatre personnes suffisent pour la monter en à peine quatre jours. Elle présente un autre avantage majeur : elle est très économe en énergie. En effet, sa consommation d'énergie ne dépasse pas les 15kW par mètre carré et par an, selon l'AFP. Son coût est aussi relativement bas. Selon une estimation de revues spécialisées, elle coûterait 200 euros par mètre carré, ce à quoi il faut tout de même ajouter la plomberie, l'électricité et les finitions. La maison se veut également évolutive, modulable, démontable et entièrement recyclable. Selon Corentin Thiercelin, chef d'entreprise à l'origine du projet interviewé par AFP, "Il faut tout orienter sur la facilité de montage". Il ajoute : "L'essentiel aujourd'hui dans une maison c'est l'isolant. Donc, je suis parti d'un bloc d'isolant de 30 cm d'épaisseur et en ajoutant des lames de bois à chaque extrémité, on obtient la structure. C'est économique, rapide et passif". Un prototype a été construit fin 2013 à Aix-en-Provence et a fait l'objet d'une vidéo de démonstration du projet. Depuis la mise en ligne de la vidéo, de nombreuses personnes ont montré de l'intérêt pour cette maison témoin : des professionnels de la construction comme des particuliers. http://www.levif.be/actualite/environnement/popup-house-une-maison-construite-en-quatre-jours/article-normal-368113.html Le Vif – 23 février 2015 A Louvain-la-Neuve, les déchets ménagers feront pousser les champignons Un projet consistant à produire de manière optimisée des champignons à partir de déchets ménagers (marc de café) va voir le jour à Louvain-la-Neuve. Le but de ce projet, baptisé ChampiNeuve et imaginé par des chercheurs de l'UCL, est de mettre en place un circuit économique et social de proximité. Le marc sera récolté chez les consommateurs de café de la ville et utilisé comme substrat pour produire des champignons (des pleurotes, par exemple) qui seront ensuite consommés par les habitants. La Libre Belgique – 25 février 2015 La Belgique fera vérifier l’ivoire importé de France en cas d’exportation hors Europe La ministre fédérale de l’Environnement réfute les accusations présentant la Belgique comme une « plaque tournante du trafic d’ivoire ». La ministre fédérale de l’Environnement et du Développement Marie-Christine Marghem durable fera « bloquer » l’ivoire qui viendrait de France dans l’hypothèse d’une exportation en dehors de l’Union européenne, afin que les services belges d’inspection « vérifient la conformité des certificats CITES » (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), a-t-elle annoncé jeudi dans un communiqué. L’ONG française « Robin des Bois » a dénoncé mercredi, dans un communiqué, l’attitude de la Belgique qui s’apprêterait « à écouler sur le marché international des défenses d’ivoire brut importées de France » après leur vente samedi prochain par la maison de ventes Cannes Enchères. La Belgique a également été alertée par la ministre française de l’Ecologie Ségolène Royal alors que la France a décidé fin janvier de suspendre la délivrance de réexportation d’ivoire depuis son territoire. Pas question d’interdire l’exportation Une demi-tonne d’ivoire brut sera soumise aux enchères le samedi 7 mars par Cannes Enchères. Cet ivoire sera ensuite « transférable en Belgique sous le couvert de CIC (Certificat Intra-Communautaire), puis exporté vers la Chine grâce à des permis d’exportation délivrés par les autorités belges », a dénoncé l’association de protection de l’Homme et de l’Environnement. La ministre Marghem est « décidée à apporter son soutien à la mesure d’interdiction d’exportation récemment prise par la France dans le cadre de la vente d’ivoire organisée ce samedi 7 mars à Cannes », a-t-elle assuré. Il n’est cependant pas question pour la Belgique d’interdire l’exportation hors UE à ce stade. « Si la ministre Marie-Christine Marghem n’interdit pas pour l’instant l’exportation d’ivoire brut pré-convention hors UE, c’est parce qu’elle est convaincue que cela ne permettra pas de lutter de manière efficace contre le commerce illégal d’ivoire étant donné que la réexportation sera toujours possible depuis un autre pays de l’UE. C’est pourquoi elle plaide pour un accord européen sur cette question précise », a-t-elle fait valoir. Le Soir – 5 mars 2015

jeudi 15 janvier 2015

Bulletin N° 79 - Décembre 2014

OGM Le Vermont relève la tête contre Monsanto La marche mondiale contre Monsanto, qui a mobilisé des militants du monde entier le 24 mai dernier, a eu une saveur toute particulière pour les habitants du Vermont, petit Etat américain limitrophe du Québec. Ces derniers ont en effet réussi à faire passer une loi qui oblige l'étiquetage des produits OGM vendus à l'intérieur de leurs frontières. C'est une première aux Etats-Unis; le Maine et le Connecticut avaient déjà promulgué des lois similaires, mais elles ne pouvaient prendre effet qu'à condition que d'autres Etats américains s'engagent dans la même direction. Autant dire que la situation était bloquée, les gouvernements craignant de devoir affronter, à coups de liasses de billets, le puissant lobby agroalimentaire devant les tribunaux. Mais le Vermont, petit territoire montagneux et agricole peuplé d'amateurs de bons fromages et de produits naturels, a relevé la tête pour engager le combat. « Les habitants du Vermont considèrent avec sérieux la nourriture et la manière dont elle est produite, et nous croyons que nous avons le droit de savoir ce qu'il y a dans les produits que nous achetons », a déclaré le démocrate Peter Shumiin, gouverneur de l'Etat, en apposant sa signature sur le texte de loi le 8 mai dernier.
L'encre était à peine sèche quand la riposte a fusé. La Grocery Manufacturer Association, qui réunit de grosses multinationales comme Monsanto, Dow, Kellogg's et Coca-cola, a annoncé qu'elle poursuivrait le Vermont. Elle se plaint notamment que l'obligation d'étiquetage viole la liberté d'expression commerciale. Mais le Vermont, qui s'y attendait, a déjà préparé la contre-attaque en créant un fonds lui permettant de bien préparer sa défense et de faire face aux frais de justice. Il est actuellement en train de récolter des dons. IMAGINE - Août 2014

La planète Terre vit à crédit Les ressources s'épuisent A partir de ce 19 août, l'humanité entre en déficit éco-logique. La population mondiale a consommé la totalité des ressources naturelles que la Terre est capable de renouveler en l'espace d'une année. C'est un jour plus tôt qu'en 2013 et près d'un mois et demi plus tôt qu'en 2000, avertit le Fonds mondial pour la Nature (WWF) dans un communiqué. L'association appelle le futur gouvernement fédéral à inscrire la transition écologique à son agenda. Le « Earth Overshoot Day » est la date à laquelle l'empreinte de l'humanité dans une année donnée excède ce que la Terre peut régénérer durant cette même période. La date fatidique ne cesse d'avancer. Alors qu'en 1961, l'humanité n'utilisait que trois quarts de sa capacité régénératrice pour produire sa consommation annuelle, la croissance économique et démographique mondiale du début des années 70 a alourdi l'empreinte de l'humanité, avec pour conséquence le dépassement de ce plafond pour la première fois le 19 décembre 1987. A l'heure actuelle, 86 % de la population mondiale vit dans des pays qui demandent plus à la nature que ce que leur propre écosystème peut renouveler. Selon le Fonds, il faudrait une planète et demie pour produire les ressources écologiques renouvelables nécessaires au soutien de l'empreinte de l'humanité. La Belgique est également loin d'être une bonne élève en termes d'empreinte écologique. Dans le dernier rapport Planète vivante (2012), elle occupait la sixième place du classement mondial. «La surface bâtie dans notre pays est sept fois plus dense que la moyenne mondiale et l'isolation est loin d'être optimale », relève Stéphanie Laduron du WWF. Le Soir – 19 août 2014

Des pesticides au spectre accru Les néonicotinoïdes constituent la famille de pesticides la plus largement utilisée aujourd'hui pour protéger les cultures contre l'attaque des insectes parasites; leur production en Europe serait d'ailleurs toujours en hausse. Pourtant, plusieurs molécules de cette famille de puissants neurotoxiques ont été incriminées dans la diminution des populations d'abeilles. Outre le manque à gagner pour les apiculteurs, c'est tout l'écosystème qui est affecté puisque, ce n'est une révélation pour personne, les abeilles sont aussi butineuses. Moins d'abeilles, c'est donc aussi potentiellement moins de fruits. Les insectes en général sont-ils seuls à subir les effets de ces pesticides? Jusqu'il y a peu, on pensait que oui. Or, une étude néerlandaise tend à montrer qu'il existe un lien étroit entre la quantité de néonicotinoïdes utilisés et la taille des populations d'oiseaux. L'information est certes étayée par une étude scientifique, mais sur le fond, ce n'est pas réellement surprenant puisque nombre d'oiseaux sont insectivores. Leur potentiel nutritif diminue, du fait de l'action des pesticides; mais les insectes ingérés peuvent aussi être déjà contaminés par le produit toxique, lequel se retrouve accumulé chez le consommateur secondaire qu'est l'oiseau. D'autre part, on aurait montré qu'après un épandage, 85 à 98% du produit actif épandu passerait dans le sol - plutôt que dans les plantes traitées - où il suit une filière qui n'est pas nécessairement celle qui était attendue: lessivage vers les eaux profondes, écoulement dans celles de surface, volatilisation dans l'atmosphère en cas de sécheresse, etc. Bref, tout l'écosystème en profite. La demi-vie de ces produits étant de 3 ans en moyenne, une accumulation est donc prévisible, d'année en année. Face aux risques affectant les seules abeilles, la Commission européenne a décidé un moratoire de 2 ans pour l'usage des produits concernés. Sera-ce suffisant pour quantifier le risque environnemental que présente l'usage répété de ces pesticides? C'est du domaine du possible. Cela va-t-il mener à des mesures restrictives? Ça, c'est une tout autre histoire... ATHENA - Septembre 2014

Quand les plastiques deviennent des textiles Pour que, demain, la Terre reste viable, de nouveaux gestes du quotidien sont, dès aujourd'hui, souhaitables. Chaque semaine, on vous offre une bonne idée pour installer au cœur de votre vie le développement durable. L'an dernier, en Belgique, une seconde vie a été donnée à 62.903 tonnes de bouteilles et flacons en plastique. Parmi ceux-ci, 78 % sont des PET (polyéthylène téréphtalate), soit majoritairement des bouteilles transparentes de boissons, et 22 % des HDPE (polyéthylène à haute densité). Ces derniers se retrouvent dans les poubelles PMC sous forme de plastiques opaques contenant du lait, du shampoing, des produits de lessive ou du savon. Broyés en fines paillettes, les plastiques ménagers se muent en une matière première utilisée dans la fabrication d'articles à haute valeur ajoutée. Des fibres textiles de polyester sont conçues à partir de ce qui fut une bouteille d'eau minérale dans une autre vie. On estime qu'il en faudrait 27 unités pour concevoir un pull polaire. En effet, ces fibres seront finalement tissées en fleece, un tissu qui apporte douceur et chaleur aux vêtements polaires. « Elles entrent dans la composition de langes et de masques médicaux, explique Youri Sloutzky, responsable des relations publiques chez Post-Plus. Les bandes de cerclage qui entourent les colis, du moins si elles sont vertes, sont également faites à partir de fibres PET. » La filière comprend également une section « bottle-to-bottle », où les bouteilles usagées sont réduites en fins copeaux qui seront remodelés en une nouvelle bouteille. D'autres emballages, comme les barquettes transparentes pour les fruits et légumes, sont réalisés à partir de feuilles de PET. « Une autre application, pour le moins surprenante, concerne les revêtements de toit plat en gros rouleaux macadamisés. Inséré au cœur du matériau, un tissu de plastique tressé lui donne sa résistance et sa rigidité», ajoute Youri Sloutzky. Quid du recyclage des plastiques à haute densité? Ils trouvent une seconde vie sous la forme de tuyaux de drainage pour collecter les eaux usées ou protéger un ensemble de câbles, mais également de récipients rigides de couleur noire ou grisâtre. Le recyclage pourrait être encore plus efficace si l'effort de tri était plus homogène entre régions. Sur les 15 kg de PMC collectés annuellement par habitant en Wallonie et en Flandre, environ 6 kg seront des plastiques recyclés. Par contre, à Bruxelles, ce chiffre tombe à 3,3 kg/an/ habitant. Et pour cause, les sacs PMC y sont moins remplis (11 kg) et contiennent en outre 25 % de déchets inopportuns. Le Soir – 25 septembre 2014

Le FMI juge « utile » la taxe carbone Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé jeudi que l'instauration d'une taxe carbone pourrait être « utile » pour freiner le réchauffement climatique sans avoir d'effets «négatifs» sur la croissance économique. «La taxe carbone peut être efficace (...). C'est un des outils qui peut être utile pour contribuer à freiner le changement climatique sans avoir d'impact négatif sur la croissance », a déclaré le porte-parole du Fonds, Gerry Rice, lors d'une conférence de presse. Réunis à l'ONU mardi, les dirigeants mondiaux se sont engagés à New York à redoubler d'efforts pour lutter contre le ré¬chauffement climatique même si les résultats de ce sommet semblent maigres. En prélude à ce sommet, 73 pays et plus de 1.000 entreprises s'étaient déclarés favorables à un système per-mettant de faire payer la pollution au CO2 via une taxe carbone ou un système de quotas échangeables. S'agissant de la taxe carbone, le porte-parole du FMI a toutefois ajouté qu'elle ne serait efficace que si elle était «proprement conçue et mise en œuvre ». Fin 2013, le gouvernement français envisageait une contribution carbone trois ans après le rejet d'un précédent projet de taxe sur les émissions de C02. En juillet, l'Australie a aboli une taxe carbone vivement critiquée par les groupes miniers. Le Soir – 26 septembre 2014

Prix de l'environnement Le château-ferme de Baya récompensé Le prix InBev-Baillet Latour 2014, le plus important pour l'environnement en Belgique a été remis jeudi au couple de Quirini pour leur réhabilitation écologique du château-ferme de Baya à Goesnes (province de Namur). La plantation de haies, de 270 noyers greffés et de trente pommiers haute tige, le maraîchage en culture biologique, la création de deux étangs et sept mares, l'implantation de 8,5 hectares de taillis à courte rotation et une gestion agricole suivant une culture raisonnée font partie des aménagements entrepris ces douze dernières années. La Libre Belgique – 3 octobre 2014

Tchernobyl rend les rennes radioactifs 28 ans après l'accident nucléaire de Tchernobyl, des rennes de Norvège montrent une poussée de radioactivité qui les rend impropres à la consommation. La région concernée a été la plus touchée du pays par le nuage radioactif. Les rennes raffolent des champignons, plus nombreux cette année. Or, les champignons se nourrissent dans les couches du sol contaminées par les retombées radioactives. La Libre Belgique – 10 octobre 2014

France Vers une réduction du nucléaire Les députés français ont voté vendredi la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité du pays de 75 % à 50 % en 2025, avalisant une promesse phare du président socialiste François Hollande avant son élection en 2012. Ce vote, dans le cadre d'un ambitieux projet de loi sur la transition énergétique, s'est déroulé dans une atmosphère tendue au lendemain d'une reculade controversée du gouvernement sur un autre dossier écologique sensible, l'instauration abandonnée d'une taxe poids lourds. La Libre Belgique – 12 octobre 2014

Les fermes laitières se veulent durables En Belgique, l'ensemble de la filière laitière a lancé, en janvier 2014, un programme de monitoring de la durabilité. Huit mois plus tard, plus de 800 exploitations laitières de Wallonie ont été analysées; celles-ci réalisent en moyenne 10 initiatives en matière de durabilité. Le programme de monitoring, initié notamment par la Confédération belge de l'industrie laitière, propose à chaque producteur laitier une liste de 35 initiatives. Les plus courantes concernent la santé animale, le bien-être animal, l'environnement et l'alimentation des vaches. La Libre Belgique – 21 octobre 2014

1880 Début des relevés de température Septembre 2014 a été le mois de septembre le plus chaud du monde sur terre et à la surface des océans depuis le début des relevés de température en 1880, a annoncé lundi l'Agence américaine océanographique et atmosphérique. La Libre Belgique – 21 octobre 2014

Fin de l'extraction de sable au large de Coxyde Pour la première fois, une zone d'extraction de sable en mer du Nord sera fermée définitivement. Elle se situe sur le banc de sable du "Buiten Ratel" au large de Coxyde, où l'on a atteint la profondeur maximale d'exploitation de cinq mètres. L'extraction de sable marin est en croissance. En 2013, quatre millions de mètres cubes de sable ont été extraits dans la partie belge de la mer du Nord, ce qui constitue un record. Ce sable est principalement utilisé dans le secteur de la construction, mais également pour la protection du littoral. La Libre Belgique – 21 octobre 2014

Les Etats-Unis Le « miracle » du schiste Des cours du pétrole au-dessus de 100 dollars pendant des années: les Américains n'en demandaient pas tant. Ajoutés au progrès de la technologie de fracturation hydraulique des roches, ils ont permis à l'Oncle Sam de quasiment doubler sa production, s'appuyant pour une large part sur les pétroles de schiste. De 2009 à aujourd'hui, la production de brut américain est passée de 4,9 à 8,9 mb/j. Et cette croissance devrait se poursuivre au rythme annuel de 1,3 mb/j dans les années à venir. Si l'on ajoute à ce pétrole brut les autres liquides extraits des forages (condensats), les Etats-Unis sont même devenus, depuis le premier semestre 2014, le premier producteur d'hydrocarbures du monde. Certes, les Américains sont encore loin d'être indépendants énergétiquement, puisqu'ils consomment 19 mb/j rien qu'en pétrole. Mais pour celui-ci, Washington ne dépend déjà plus qu'à hauteur de 10 % des importations en provenance du Moyen-Orient (ses premiers fournisseurs sont le Canada et le Mexique). Dans ces conditions, la faiblesse actuelle des cours ne serait pas rédhibitoire pour les Etats-Unis. Tant qu'on reste au-dessus des 80 dollars le baril, la rentabilité de, leurs puits est protégée. Mais surtout, la baisse parallèle des prix à la pompe (15 % depuis juin) donne un coup de pouce bienvenu à la consommation intérieure, et donc à la croissance US. Enfin, les Etats-Unis ne verraient pas d'un mauvais œil les difficultés qu'un baril à 80 dollars fait naître pour les budgets russe et iranien. D'aucuns y voient d'ailleurs le fruit d'un complot ourdi entre Washington et Riyad, pourtant désormais féroces concurrents commerciaux sur le marché pétrolier, mais politiquement convergents sur ces deux dossiers. Le Soir – 22 octobre 2014

Japon Une première centrale nucléaire redémarre Une ville du japon a approuvé mardi le redémarrage d'une centrale nucléaire située sur son territoire, une première depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011. Le conseil municipal de Satsumasendai s'est prononcé à une large majorité en faveur de la remise en service des deux réacteurs de la centrale de Sendai, importante source de revenus et d'emplois pour cette ville située à un millier de kilomètres au sud-ouest de Tokyo. Le redémarrage de la centrale ne devrait toutefois pas intervenir avant l'année prochaine, son exploitant, la compagnie Kyushu Electric Power, devant au préalable la soumettre à des tests de sécurité. Le Japon a progressivement mis à l'arrêt ses 48 réacteurs nucléaires à la suite de la catastrophe de Fukushima. La Libre Belgique – 29 octobre 2014

La Chine dit non aux OGM La nouvelle est tombée à la fin du mois d'août: la Chine a refusé le renouvellement de leur licence à trois organismes génétiquement modifiés, à savoir deux variétés de riz et une de maïs. Dans un pays où le tout-à-la-technologie a longtemps été le leitmotiv, cette information est importante. Même si, dans la meilleure tradition de l'Empire du Milieu, elle n'a pas été publiquement motivée, une telle décision est en effet de nature à inquiéter les infatigables défenseurs de l'agriculture transgénique... D'autant plus qu'elle s'inscrit dans une série de mesures prises à la suite des scandales alimentaires qui ont secoué le pays ces dernières années. La population chinoise est de plus en plus revendicative sur les questions environnementales et alimentaires, ce qui laisse augurer de nouvelles victoires dans les années à venir. De quoi inspirer les décideurs européens, trop enclins à céder du terrain face aux offensives américaines dans le domaineIMAGINE - Décembre 2014

jeudi 31 juillet 2014

Bulletin N° 78 - Juin 2014

Malgré sa triste réputation, la tique vient maintenant au secours de notre santé grâce à sa salive contenant une molécule capable de prévenir la thrombose veineuse profonde, les embolies pulmonaires ainsi que les accidents cardiaques et vasculaires cérébraux. Une découverte due aux travaux du professeur Edmond Godfroid de l'Unité de Biologie Moléculaire des Eco-parasites de l'Université libre de Bruxelles (ULB). Découverte qui s'est aujourd'hui muée en succès économique avec la spin-off Bioxodes. Celle-ci vient de lever 2,6 millions d'euros pour mener son produit phare l'Ir-CPI au stade préclinique lors des prochains mois. Concrètement, les recherches ont été conduites sur Ixodes ricinus, une espèce de tique connue pour transmettre la maladie de Lyme et considérée comme capable de se nourrir sur une grande majorité de vertébrés en Europe. Dérivé de la salive de la tique, l'Ir-CPI est un anti-thrombotique capable d'inhiber la coagulation à des doses ne provoquant pas de saignement et qui pourrait devenir le premier anti-thrombotique injectable et utilisable par tous les patients. Une formule dont le marché annuel est estimé à plus d'un milliard de dollars! Récolté auprès d'un consortium de business angels et de fonds d'investissement belges, le montant de 2,6 millions d'euros comprend 1,6 million d'euros apporté par le Fonds européen de développement régional (FEDER) et la Wallonie dans le cadre du programme RETECH. http://www. bioxodes.com. ATHENA - Mars 2014

Les pesticides en point de mire! Dans le collimateur depuis des années déjà, l'étau se resserre autour des pesticides. De nombreux scientifiques ont prouvé que leurs solutions de synthèse présentaient des risques de contraction de pathologies cancéreuses ou neurodégénératives. De la réflexion à l'action, une trentaine de chercheurs se sont réunis autour de Pythobio, un programme organisé dans le cadre d'INTERREG 4 (Nord-Pas de Calais, Champagne-Ardenne, Wallonie et Flandre). Depuis 2010, Phytobio a identifié une famille de molécules efficace contre les maladies de plantes cultivées sur l'aire franco-belge, étudié leurs fonctions, développé une procédure industrielle de production et prouvé le bienfondé du fruit de ses travaux aux champs comme sous serres contre la fusariose du poireau, le botrytis de la vigne et le mildiou de la laitue. L'approche de la solution s'appuie sur une famille de biomolécules aptes à protéger les cultures: les lipopeptides, produites par les bactéries Bacillus subtilus. Comme prévu, le succès scientifique s'est mué en une jeune pousse: Lipo-fabrik, entreprise qui, selon sa raison sociale, s'attache à la production, à la purification, à la mise en composition et à la commercialisation de molécules d'origines biologiques, biodégradables et produites par bio-procédés au départ de ressources renouvelables. Soutenu par la Wallonie (DG06) pour près de 300 000 euros sur un total de 2 millions d'euros, l'engagement wallon est porté par l'Université de Gembloux Agro-Bio Tech. Les autres grands partenaires du projet sont l'Université de Gand, l'Université de Reims Champagne-Ardenne et l'Université de Lille 1 Science et Technologie. http://phytobio.univ-lille1; http://www.gembloux-ulg.ac.be et http://www.lipofabrik.com. ATHENA - Mars 2014

Importations douteuses S’ouvrir au marché mondial constitue aujourd'hui et pour de nombreux pays - en particulier émergents - une possibilité de gonfler l'économie et le PIB. Mais les échanges signifient aussi que les exportations ont en complément les importations qui, parfois, recèlent des désagréments dont on ne découvre l'importance qu'avec le temps. La Chine en particulier, en croissance constante depuis 2 à 3 décennies, importent beaucoup pour répondre à ses besoins alimentaires et de construction. Or, certaines des denrées admises sur le territoire ou certains des bois importés recèlent quelques pestes. Endémiques et sous contrôle dans leur pays d'origine, elles ont trouvé un nouveau terrain idéal d'expansion dans l'Empire du milieu. C'est en particulier le cas de la «mouche blanche» ou aleurode du tabac (Bernisia tabaci) qui a été à l'origine, en 2009, de dégâts dans 200 000 hectares de culture sur tout le territoire chinois, excepté au Tibet. Les légumes et le coton constituent les cibles principales, tant directement par l'affaiblissement de ces plantes, qu'indirectement par la transmission de virus. Un autre exemple d'hôte peu recommandable est un coléoptère xylophage (Dendroctonus valens) qui, en dépit d'une taille qui n'excède pas 5 mm, aurait eu raison de 10 millions de pins chinois. Ce «succès» d'un insecte venu des États-Unis tient à un champignon symbiotique qui aurait muté dès l'implantation du coléoptère sur le territoire asiatique. Il favoriserait une libération plus grande de 3-carène par les pins infectés, rendant ceux-ci plus attractifs aux ravageurs. Les Chinois n'en sont bien entendu pas restés à ce constat et développent depuis des années une lutte intégrée contre les 550 espèces accidentellement «importées» via des biens d'utilisations diverses. Coût estimé: 15 milliards de dollars... Il va de soi que ce pays n'est pas le seul à être confronté à la présence de parasites indésirables sur son territoire. La différence avec les autres pays, et en particulier le nôtre, tient à la taille des besoins à couvrir dans un temps relativement court, ce qui a, dans certains cas, fait passer la vigilance au second plan. Quelques décennies de dégâts plus loin, il faut donc en payer le prix. Mais l'information est utile: la Chine est aussi exportatrice; rien n'interdit que les indésirables gagnent ou regagnent à l'avenir tous les autres pays du globe... (Nature 2013; 503:450-451). ATHENA - Mars 2014

Le parlement interdit la culture d'OGM en plein air Le parlement bruxellois a adopté vendredi une ordonnance interdisant la culture des OGM en plein air en Région bruxelloise qui devient ainsi la première région "OGM free" d'Europe. La législation européenne interdit d'interdire la culture d'OGM dans les États membres mais elle autorise ceux-ci à prendre des mesures de protection pour éviter la contamination accidentelle des champs de culture non-OGM avoisinants. La Libre Belgique – 31 mars 2014

CO2 : les émissions wallonnes en chute libre Au championnat de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la Wallonie a bien plus qu'une longueur d'avance. Selon les chiffres officiels, les émissions flamandes ont diminué de 8 % entre 1990 et 2012 (elles ont augmenté entre 2011 et 2012). Dans le même temps, les émissions wallonnes se sont effondrées. Selon l'inventaire wallon bouclé ce mois-ci et que Le Soir a pu consulter, les émissions sudistes en 2012 étaient en retrait de 34,1 % par rapport à celles de 1990. Selon un accord interne belgo-belge, son objectif 1990-2012 est de -7,5 %. Cette évolution, précise l'administration wallonne, est surtout due à une chute des émissions industrielles. En 2012, la Région qui est responsable de 31 % des émissions annuelles de la Belgique a connu « la fermeture définitive de la phase à chaud en sidérurgie, le ralentissement des centrales électriques, la fermeture de deux lignes de verre et une diminution apparente en transport routier liée aux statistiques fédérales ». Si tous les secteurs sont en diminution (surtout industrie et production d'électricité), ce n'est pas le cas du tertiaire (bureaux, commerces, PME...) et du transport (+3 %) dont les émissions sont en hausse. C'est là que les futurs efforts devront porter. Le Soir - 25 avril 2014

Le papier recyclé est-il vraiment plus écologique? Quelle que soit sa qualité, oui, le papier recyclé a moins d’impact sur l’environnement que le papier classique. Le recyclage consiste en effet à extraire les fibres des vieux papiers et à en éliminer les contaminants (colle, agrafes…). Ses fibres sont ainsi récupérées, et elles pourront être réutilisées plusieurs fois. Ce procédé nécessite moins de bois, d’eau et d’énergie que la fabrication de pâte à papier traditionnelle et permet de valoriser un déchet qui, autrement, serait incinéré. Pour autant, certains papiers recyclés sont plus écologiques que d’autres. La différence se joue surtout au niveau du taux de fibres recyclées (de 50 à 100 %) et des traitements subis au cours du recyclage. Pour les journaux et magazines, l’encre doit être séparée des fibres, généralement à l’aide de solutions savonneuses. Or, cette étape peut entraîner un surcoût.
L’usage d’oxydants limité Pour obtenir un papier blanc, que le papier soit recyclé ou non, l’usage d’oxydants est nécessaire. Ces produits chimiques vont alors contaminer les eaux. Des normes européennes obligent donc les papetiers à limiter significativement leurs rejets. Même si l’épuration de ces eaux produit alors des déchets qu’il faudra éliminer, le bilan écologique reste en faveur du papier recyclé. La palme revenant au papier 100 % recyclé, non blanchi et non désencré (beige ou gris). Bien que de nombreux labels aient été mis en place, il est encore parfois difficile de s’y retrouver. Le premier type de label atteste du taux de fibres récupérées (APUR ou NAPM garantissent un taux de 50 à 100 %). D’autres attestent de la consommation énergétique et des impacts sur l’environnement (La Fleur, l’écolabel européen). Le plus exigeant combine les deux, c’est l’écolabel allemand l’Ange bleu. Sciences & Vie - 07/05/2014

Bulletin N° 77 - Mars 2014

Des toilettes sèches comme opportunité sanitaire Tirer la chasse... et utiliser jusqu'à 12 litres d'eau potable! Un tiers de notre consommation d'eau file en moyenne dans nos cuvettes. N'y aurait-il pas là comme un gâchis gigantesque? Par ailleurs, ces eaux - devenues « noires », contenant matières fécales, urines et papier toilette - vont être traitées par une station d'épuration, qui rejette des micropolluants, des agents pathogènes et des nutriments susceptibles de participer à l'eutrophisation de nos rivières. Et, particulièrement du côté de l'assainissement individuel, à la contamination des nappes d'eau souterraines par les nitrates. En plus, la valorisation agricole des boues de stations d'épuration n'est que très partielle. Or « selon l'OMS, explique Geoffroy Germeau, chargé du Réseau de l'assainissement durable au sein de l'asbl Exposant d, le contenu des lisiers humains en azote et en phosphore correspond respectivement à un tiers et à 22 % de la consommation mondiale d'engrais minéraux en azote et en phosphore. En réalité, théoriquement, un adulte excrète les nutriments nécessaires à la production de sa nourriture ». Consommation d'eau potable, gâchis d'engrais, investissements énormes dans des réseaux d'égouttage et stations d'épuration, le traitement de nos déchets intimes n'aurait-il pas un coût écologique et économique absurde? Serons-nous prêts à le remettre en question, en passant outre à nos appréhensions sociales? En rester au système actuel sous prétexte que les adultes ne parlent pas de « caca et de pipi » serait dommage. D'autant plus que des solutions existent : les toilettes sèches en font partie. Modernisées, elles peuvent souvent s'intégrer dans une maison ou un immeuble à appartements et le compost qu'elles produisent s'utiliser au jardin. « En Allemagne, environ 180 appartements sont équipés de toilettes sèches à gros volume, remarque Geoffroy Germeau. Ces habitations font partie de lotissements écologiques et sont installées dans des immeubles de 2 à 4 étages. En Suède, les toilettes sèches à séparation d'urine sont largement répandues : elles seraient 135 000. » Chez nous, elles peinent encore à sortir du circuit des festivals et des maisons de pionniers comme celles du professeur émérite Joseph Orszagh, des Amis de la Terre. Pourtant, si leur usage ne peut pas être généralisé immédiatement partout, vu nos investissements passés - nos stations d'épuration actuelles ayant besoin d'eaux noires pour fonctionner correctement -, il devra assurément se banaliser et s'étendre. Imagine - Novembre & Décembre 2013

Environnement Moins de particules fines Les normes européennes indiquent que la concentration journalière en particules fines PM10 ne peut dépasser le taux de 50 ug/m3 plus de 35 jours par an. La limite de concentration de particules fines a été dépassée pendant 58 jours à Haren, 47 jours à Roulers et à Engis, 41 à Evergem et 39 à Winkel-Sainte-Croix. Selon la Cellule interrégionale de l'environnement (CELINE), c'est, depuis le début des mesures en 1997, la première fois qu'aussi peu de sites ont dépassé les normes de mesure. "Cela montre que les efforts de lutte contre les particules fines portent leurs fruits", a commenté Frans Fierens, collaborateur scientifique chez CELINE, qui pointe les bonnes conditions météorologiques de 2013. La Libre Belgique – 2 janvier 2014

Santé Le cancer du sein, fléau belge Le nombre de femmes atteintes par le cancer du sein atteint son pic en Belgique, écrivait, mardi, "De Morgen" sur la base des chiffres de l'Organisation mondiale de la santé de l'Onu (OMS). L'année dernière, les médecins ont diagnostiqué une tumeur chez plus de 188 femmes sur 100000. Au total, 10337 diagnostics ont été posés et 2523 femmes sont décédées de la maladie. Ces chiffres élevés suscitent de l'inquiétude, commente le cancérologue Jacques De Grève (UZ Brussel). "Mais il faudra beaucoup d'efforts pour les faire baisser. Dans 15 à 25% des cas, il s'agit de cancers du sein héréditaires. Pour le reste, nous n'en connaissons pas la cause." On sait déjà que les poitrines des femmes contiennent plusieurs agents cancérigènes. Des indications claires prouvent également que la pollution atmosphérique a un impact sur le développement des tumeurs. Les experts montrent ainsi du doigt les émissions polluantes des voitures diesel. "Il est irresponsable qu'un produit nuisible comme le diesel soit meilleur marché que l'essence", ajoute le gynécologue Hendrik Cammu (Vrije Universiteit Brussel). "C'est en contradiction avec notre politique de santé." La Libre Belgique – 2 janvier 2014

Plus de fleurs wallonnes pour les abeilles Depuis la mise en place du plan Maya en 2011, les effets sur le terrain sont assez visibles. Ce plan vise à préserver la biodiversité et les abeilles.{…} Grâce à la distribution de sachets de semences aux particuliers, par le biais des cercles horticoles, près de 1000 parcelles de 10 m2 ont été ensemencées. Il s’agit de semences permettant la pousse d’herbes graminées et de plantes mellifères. Les particuliers s’engageaient aussi à ne plus utiliser de pesticides dans leur jardin. Fin décembre, 964 chartes signées par des particuliers avaient été renvoyées à la-direction des Espaces verts. Cette campagne aura permis de sensibiliser 5ooo foyers en Wallonie. {…} Le plan Maya a ainsi permis de soutenir les ruchers-écoles, d'inclure les communes dans la campagne.{…} Le plan Maya a également permis de créer des aménagements: l'ensemencement de 4 756 ares de prairies fleuries, la plantation de 3 964 arbres fruitiers, 8 161 arbres fruitiers et 118 154 plants de haies ou de massifs mellifères.{…} L’Avenir – 9 janvier 2014

Les pollinisateurs sauvages, indispensables à l'agriculture Les abeilles ne peuvent répondre aux besoins Le phénomène des pertes massives dans les colonies d'abeilles est bien connu. Sans doute multifactorielles, les causes font encore l'objet d'investigations. Et de polémique... Notamment sur le rôle joué par les pesticides. Pour la première fois, une équipe de chercheurs a tenté de calculer le déficit en abeilles par rapport aux besoins en pollinisation. Résultat : avec le cheptel actuel d'abeilles, deux-tiers seulement de ces besoins peuvent être couverts, indiquent les spécialistes de l'université de Reading (Royaume-Uni). Si l'Europe voulait garantir une pollinisation correcte, écrivent-ils, elle devrait disposer de 13,4 millions de colonies d'abeilles en plus. Soit pas moins de 7 milliards d'individus. Les insectes pollinisateurs occupent une place cruciale dans les écosystèmes et particulièrement dans le bon fonctionnement de notre agriculture. Ils sont essentiels pour permettre et faciliter 1'amélioratîon de la production de 75 % des cultures dans le monde. Ils contribuent à la valeur de la production agricole à hauteur de 153 milliards d'euros par an. L'abeille domes-tique est certes le plus emblématique et le mieux connu de ces insectes pollinisateurs, mais, indique l'article paru dans la revue Plos One, «des études récentes suggèrent que diverses communautés de pollinisateurs sau-vages fournissent souvent un niveau de service équivalent, voire supérieur aux abeilles domestiques ». Malheureusement, d'autres études ont démontré un déclin généralisé dans la diversité des pollinisateurs sauvages en Europe (bourdons, abeilles solitaires, lépidoptères...), «en raison de l'intensification agricole, de la dégradation des habitats, de l'extension des maladies et du changement climatique ». Cette situation se complique en raison de l'extension des cultures destinées à la production d'agrocarburants. Celles-ci ont fortement augmenté les besoins en pollinisation. Et accru la dépendance de l'agriculture à l'égard des pollinisateurs sauvages. Conclusion de la recherche: ces indispensables insectes doivent être mieux connus et mieux protégés. Leur assurer une grande diversité florale est essentiel. Un principe auquel contreviennent les monocultures pour agrocarburants. Le Soir – 10 janvier 2014

Ecotendance Don et gratuité ont le vent en poupe ! Seconde main Troc, magasins de seconde main, banques du temps, monnaies locales... Partout dans le monde, des alternatives à la consommation traditionnelle fleurissent. Elles favorisent le partage, la solidarité et le lien social mais aussi la réutilisation des ressources. Une tendance va encore plus loin : le don et la gratuité. La culture de donner sans rien attendre en retour a fait naître des centaines de projets, amplifiés par Internet et les réseaux sociaux. Ainsi, contre la surconsommation, le réseau mondial Freecycle, les sites recupe.net et donnons.org, les groupes Facebook "à récup" permettent de donner des objets encore utilisables. Il existe aussi les gratiferia (" brocantes" sans échanges d'argent ni réciprocité), les magasins gratuits, les "give box" (kiosques où on peut apporter des objets ou en emporter). Même les objets hors d'usage retrouvent une seconde vie avec les "Repair café" où l'on apprend à réparer ensemble et gratuitement. Côté alimentation, les "Discosoupes" luttent contre le gaspillage en offrant, dans les lieux publics, soupes et salades préparées avec les invendus des marchés. Les "Incroyables comestibles" inspirent de plus en plus les quartiers et villes, qui mettent en place des jardins collectifs et des vergers publics autogérés. Grâce aux réseaux sociaux, on a vu en moins d'un an l'initiative des "cafés suspendus" se répandre en Belgique. Le concept : on paye deux cafés au lieu d'un, le second est offert à qui le demandera. Il a, depuis, pris de multiples formes : couque, gaufre, baguette, frites, sandwich et même repas suspendus. Utopique ou non, la gratuité est en marche! Plus d'infos et coordonnées de ces initiatives dans le dossier d'écoconso sur "le gratuit" www.ecoconso.be. La Libre Belgique – 20 janvier 2014

2013, l'une des quatre années les plus chaudes dans le monde depuis 1880 L'année 2013 a été la quatrième plus chaude dans le monde depuis le début des relevés de température en 1880, confirmant la tendance au réchauffement à long terme de la planète, a annoncé mardi l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA). La température moyenne combinée sur les terres et sur les océans a été de 14,52 degrés Celsius, soit 0,62 degré de plus que la moyenne du XXe siècle (13,9 degrés), précise dans son rapport annuel la NOAA. La température moyenne du globe a grimpé de 0,06 degré par décennie de 1880 à 2013 et de 0,15 degré par décade au cours des 50 dernières années (1964-2013). 2013 a aussi marqué la 37e année d'affilée avec une température moyenne supérieure à la moyenne du XXe siècle, selon la NOAA. Toutes les années du XXIe siècle (2001-2013) comptent parmi les 15 plus chaudes dans le monde depuis 1880. Les trois années les plus chaudes dans les annales ont été 2010, 2005 et 1998, précise la NOAA. Alors que la plus grande partie du monde a connu l'an dernier des températures au-dessus de la moyenne, quelques régions dans le centre des Etats-Unis, de l'est du Pacifique et de l'Amérique du sud ont été plus froides que la moyenne. La Nasa a également publié mardi ses propres estimations de températures dans le monde en 2013, qui sont très légèrement différentes de celles de la NOAA. Ainsi l'année dernière a été selon les relevés de l'agence spatiale américaine le 7e plus chaude sur le globe depuis 1880 avec une température moyenne de 14,6 °C; 0,6 degré plus élevé que la moyenne du XXe siècle. La tendance générale d'un réchauffement de la Terre ne fait pas de doute, explique le principale climatologue de la Nasa, Gavin Schmidt. "Les tendances à long terme des températures à la surface de la Terre sont inhabituelles et l'année 2013 est venue conforter les indications d'un changement climatique en cours. Alors qu'une année ou une saison peut être affectée par des événements météorologiques, cette analyse montre la nécessité de continuer à surveiller l'évolution des températures sur le long terme", a-t-il souligné. Chaque nouvelle année ne va pas nécessairement être plus chaude que la précédente mais avec le niveau actuel des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, les scientifiques s'attendent à ce que chaque future décennie soit plus chaude que la précédente, indique le rapport de la Nasa. Le niveau de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère était de 285 parts par million en 1880 et dépassait les 400 ppm en 2013. Le Vif/L’Express - 22 janvier 2014

Le climat n'aide pas les manchots Le réchauffement menace les populations du pôle Sud II ne fait pas bon être manchot dans l'hémisphère sud. Et la situation ne risque pas de s'arranger. Deux études dans la revue Plos One confirment l'impact négatif du changement climatique pour deux espèces différentes de ces oiseaux. Le premier invité est le manchot de Magellan qui a établi une de ses bases principales à Punta Tombo, au sud de l'Argentine. Là, 200.000 couples viennent se reproduire. Depuis I960, notent les chercheurs, les schémas de précipitation et de tempête ont changé. Le nombre de jours de pluie supérieure à 20 mm s'est accru. Les précipitations surviennent plus tôt dans la saison. Cela a de sérieux impacts pour les populations de manchots. Jeunes, les animaux ne disposent pas encore de plumes imperméables. Mais ils sont rapidement trop gros pour être protégés par leurs parents. Résultat : les pluies accroissent considérablement la mortalité juvénile. Alors que le manque de nourriture était de loin la principale cause de décès, la pluie est responsable de près de la moitié de la mort de poussins. Pour corser le tout, des vagues de chaleur causent également des morts, les bébés manchots ne pouvant nager pour se rafraîchir. Cette situation devrait s'aggraver dans les prochaines an-nées et décennies, relèvent les chercheurs, les perturbations liées au changement climatique ne faisant que commencer. Plus au sud, sur le continent antarctique, d'autres chercheurs se font du mouron pour les manchots Adélie, cousins des premiers. Là, ce sont les modifications dans le régime des glaces qui privent les animaux de zones de repos et de terrain de chasse. En temps normal, les oiseaux dépendent de l'étendue de la glace de mer sous laquelle ils trouvent le krill dont ils se nourrissent. Ils peuvent, dans certaines circonstances s'adapter aux modifications de leur environnement. Mais une réduction drastique de la banquise risque de les mettre en difficulté, tandis que la multiplication des vêlages de gigantesques icebergs, sous l'effet de l'avancée de la calotte glaciaire, apporte une perturbation et une fragilisation supplémentaire. Or, disent les chercheurs français, le réchauffement des températures devrait multiplier ce type de phénomènes extrêmes. Le Soir – 31 janvier 2014

Changement climatique : le boycott comme outil de lutte Utiliser le boycott pour influencer la politique énergétique : telle est l'idée de Bill McKibben, un environnementaliste américain connu pour avoir écrit un des premiers livres grand public sur le changement climatique. Inspiré par une campagne menée dans les années 70 et 80 contre le régime d'apartheid en Afrique du Sud, il a lancé un mouvement international pour pousser au retrait des investissements dans les entreprises qui exploitent les énergies fossiles. Dans sa ligne de mire : les universités ainsi que les organisations publiques et religieuses qui possèdent parfois des milliards en banque, placés dans des fonds qui profitent à cette industrie polluante. « Les 200 plus grandes compagnies mondiales de charbon, pétrole et gaz ont dépensé 700 milliards de dollars ces derniers mois pour prospecter et exploiter de nouvelles réserves d'énergie fossile » souligne McKibben, qui juge leur business plan incompatible avec une planète vivable. « Plusieurs rapports scientifiques s'accordent pour dire qu'il serait préférable que ces ressources restent inexploitées si on veut éviter de réchauffer encore davantage l'atmosphère. » Les effets attendus de cette campagne sont surtout politiques; il s'agit de réveiller le débat sur le changement climatique et de mettre la pression sur ces entreprises en portant atteinte à leur réputation. Aux Etats-Unis, où la campagne a démarré il y a un an, ce sont surtout les étudiants qui se sont mobilisés, obligeant leurs institutions à se positionner publiquement sur la question. 370 universités et collèges se sont déjà engagés à retirer leurs billes de l'industrie fossile, ainsi que des villes comme Seattle, qui se prépare à une montée des eaux. En Europe, la campagne a été lancée cet automne, avec une « tournée sans fossile » qui a débuté à Berlin et s'est achevée à Londres le 1er novembre. Le mouvement possède des relais dynamiques aux Pays-Bas, en Suède et en Grande-Bretagne. Pour l'instant, il semble qu'il n'y en ait aucun en Belgique. En savoir + : gofossilfree.org/europe-tour/ Imagine – Janvier & Février 2014

Plantes invasives Alterias, tout en douceur ! Interdire, c'est bien. Sensibiliser, c'est parfois mieux encore. Telle est la philosophie d'Alterias, une initiative qui a pour ambition de freiner la progression des plantes invasives en Belgique. Pendant quatre ans, un déferlement d'informations en tout genre (brochures, informations sur le net, conférences dans les écoles spécialisées...) s'est abattu sur le secteur horticole. Objectif : faire connaître aux professionnels, semeurs et planteurs de tout poil l'impact ravageur sur la nature de certaines berces, balsamines, myriophylles et autres fausses renoncules. Qui, parfois, envahissent les territoires au point de compromettre la vitalité et la diversité des écosystèmes. Manifestement, la connaissance du code de conduite Alterias, élaboré par des scientifiques en concertation avec le secteur, progresse parmi les professionnels. Or, l'une de ses mesures phares consiste à bannir volontairement la vente et la plantation des espèces les plus problématiques. Une autre, à éviter de rejeter n'importe où les déchets végétaux qui agissent comme des facteurs de contamination fulgurante de l'environnement. Le code comptait, l'automne dernier, près de 1 000 signataires, dont 145 villes, communes et provinces. Bien sûr, cela ne fait jamais qu'un tiers des horticulteurs et des gestionnaires publics d'espaces verts. Et il séduit plus les horticulteurs flamands que wallons... Mais comparée à des réalisations de la même veine menées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, une telle initiative « douce », évitant toute interdiction venue du « haut », semble progresser plus rapidement dans nos contrées. Venus d'autres pays et réunis l'automne dernier à Gembloux, des professionnels du secteur ont applaudi l'initiative belge (l'unique projet européen Life axé strictement sur la sensibilisation, excusez du peu). Et pourraient s'en inspirer chez eux. Cerise sur le gâteau : lorsque de simples particuliers constatent que les pouvoirs publics privilégient des plantes pas ou peu invasives, ils les imitent! Encourageant. » En savoir + : www.alterias.be Imagine – Janvier & Février 2014

Un nouveau maïs OGM bientôt autorisé Y aura-t-il un jour un deuxième maïs transgénique cultivé en Europe? Pour une majorité des Etats de l'Union, c'est non. Mardi, 19 ont voté contre l'autorisation de culture du maïs TC1507 de Pioneer. Cinq pays l'ont approuvée : l'Espagne, le Royaume-Uni, la Suède, la Finlande et l'Estonie. Mais surtout quatre, dont l'Allemagne, se sont abstenus. La Belgique est parmi eux : l'abstention s'impose lorsqu'il y a dissension entre les niveaux de pouvoirs. Nette, l'opposition est insuffisante pour rejeter le TC1507. L'absence de majorité qualifiée au Conseil équivaut à donner le dernier mot à la Commission eu-ropéenne. Celle-ci donnera son feu vert au maïs incriminé. Il y a un mois, le parlement européen s'était aussi prononcé contre une éventuelle autorisation au maïs OGM. «Dossier absurde, s'emporte Marc Fichers, de Nature et Progrès. La demande date d'il y a 13 ans. Et l'herbicide auquel ce maïs est résistant sera sans doute interdit en 2017. Pour Pioneer, c'est surtout une manière de faire avancer la réflexion favorable aux OGM. » Le Soir – 12 février 2014

Biodiversité : les Flamands bientôt obligés d'aller en Ardenne pour observer la nature? Le recul de la biodiversité en Flandre dégrade les possibilités d’éducation à la nature, selon un communiqué du Bureau des Guides. De nombreuses espèces ont disparu et ne peuvent tout simplement plus être observées dans le nord du pays. Le Bureau des Guides, organisateur de stages, de classes vertes et d’excursion sur des thèmes liés à la nature, tire la sonnette d’alarme dans un communiqué. Le recul alarmant de la biodiversité en Région flamande atteint un tel point que certains stages nature ne présentent plus un grand intérêt. " Un stage sur les papillons de jour, en Flandre, avec un minimum de pratique, une identification d'espèces de papillons sur le terrain? Cela aura bientôt autant de sens qu'un stage sur les phoques à la Baraque Fraiture! ", affirme le Bureau des Guides. En Ardenne où se trouve 75 % des espèces de la faune belge, de nombreux stages nature seront donc organisés en néerlandais, annonce le communiqué. Le problème ne se limiterait pas à l’observation des papillons. " Pour un grand nombre de thèmes nature, en Région flamande, des stages avec activités sur le terrain ne peuvent plus reposer sur une base réelle ". Parmi les observations du Bureau sur la biodiversité en Flandre, on peut retenir que les castors ne construisent que peu de barrages, que les blaireaux, les cerfs, les batraciens et les reptiles sont devenus rares et que la faune papillon de jour est devenue très banale et avec très peu d’individus. À l’inverse en Ardenne, on observe que les castors construisent des barrages très spectaculaires, que les blaireaux et les cerfs sont présents en grand nombre et que la faune de papillons reste très riche et variée. Le Vif/L’Express - 21 février 2014

jeudi 9 janvier 2014

Bulletin N° 76 - Décembre 2013

Obama a un plan contre le réchauffement climatique Le président américain Barack Obama a proposé mardi un vaste plan de lutte contre le réchauffement climatique prévoyant notamment de réglementer les émissions de C02 des centrales électriques au charbon, principale source de pollution carbonique. Obama s'était engagé en 2009 à réduire les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis de 17 % au-dessous de leur niveau de 2005 d'ici 2020. Le Congrès avait rejeté en 2009 un ambitieux projet de loi sur l'énergie et le climat visant à atteindre cet objectif. Le plan propose aussi huit milliards de garantie de prêts pour encourager des investissements dans des technologies innovantes dans les énergies fossiles et l'efficacité énergétique. Obama demande aussi notamment que suffisamment de permis soient accordés pour des projets d'énergie renouvelable, solaire et éolienne, sur des terres fédérales pour produire assez d'électricité pour plus de six millions d'habitations d'ici 2020. Selon l'ONG Center for Climate and Energy Solution ce projet sur le climat "est très étendu mais est maigre en détails sur des sujets essentiels comme celui des émissions des centrales au charbon". "Ce sera très difficile de négocier de nouvelles normes limitant les émissions des centrales existantes... " car cela aura un coût. La Libre Belgique – 26 juin 2013

Abeilles : un pesticide de plus banni L'UE a décidé d'interdire l'usage à l'air libre du Fipronil, un insecticide mortel pour les abeilles, du groupe allemand BASF. Cette décision s'ajoute à la mise à l'index partielle de trois autres pesticides néonicotinoïdes. A compter du 31 décembre, son usage sera banni pour deux ans pour le traitement des semences de maïs et tournesols. Il ne pourra plus être utilisé que pour certaines cultures sous serre. Cette substance était critiquée de longue date par les apiculteurs, finalement rejoints par l'Autorité européenne de sécurité des aliments en mai dernier. La Libre Belgique – 17 juillet 2013


La menace des tiques est sous-estimée chez nous Les tiques seraient responsables d'un millier de cas de maladie de Lyme chaque année en Belgique, mais ces chiffres seraient sous-estimés, affirme la chercheuse Valérie Obsomer, chercheuse à l’UCL, mercredi dans "L'Avenir". Mme Obsomer plaide dès lors pour une meilleure étude du phénomène et une plus grande sensibilisation de la population. "On a pu mettre en évidence que les tiques vectrices de maladies se trouvaient un peu partout sur le territoire, même dans la zone côtière. Il existe aussi des zones où les tiques sont très abondantes. Et la troisième chose, c'est qu'on a trouvé dans les tiques en Belgique de nombreux autres pathogènes et pas seulement la maladie de Lyme". La chercheuse demande à la population d'indiquer, dès qu'elle le peut, le lieu où une personne a été mordue par une tique via www.tekentiques.be. La Libre Belgique – 25 juillet 2013

Davantage de renouvelable en Belgique dès 2017 Selon Elia, le gestionnaire du réseau électrique belge, les centrales nucléaires représentent 55% de notre production électrique lorsqu'elles tournent à plein régime, le gaz 39%, l'éolien 4% et le charbon 4,5%. En cas de pic de demande ou lorsque certaines centrales nucléaires sont à l'arrêt, comme ce fût le cas pour Doel 3 et Tihange 2, la production est complétée par des importations venues essentiellement des Pays-Bas, de France et d'Allemagne, dont il est impossible d'identifier la source. Quand on sait que près de 50% de l'électricité allemande est produite par du charbon et du lignite, cela vient certainement alourdir notre bilan énergétique. Il n'en reste pas moins que la quantité de charbon utilisée en Belgique reste relativement faible et que le plan Wathelet de sortie du nucléaire à l'horizon 2025 prévoit d'investir essentiellement dans un mix de gaz et de renouvelable. Pour Claude Adams, conseiller "Energie" pour le SPF Economie, "la part du renouvelable dans le mix énergétique devrait d'ailleurs croître de manière exponentielle à partir de 2017-2018 grâce au renforcement du réseau électrique qui permettra de rapatrier l'énergie produite par les parcs éoliens en mer du Nord et de raccorder les productions d'énergie décentralisées dont font partie l'éolien, le solaire et d'autres formes d'énergie renouvelable. Ce n'est pas encore possible pour l'instant. " Plusieurs projets belges ont par ailleurs bénéficié de financements de la BEI, principalement dans la construction de parcs éoliens en mer, et la Banque a récemment ouvert la possibilité de financer à hauteur de 300 millions d'euros un projet de construction et de rénovation d'écoles en Wallonie et à Bruxelles. "L'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments est très importante, mais cela prend énormément de temps et nécessite des investissements importants", ajoute Claude Adams. D'où l'importance, de pouvoir compter sur des fonds extérieurs. La Libre Belgique – 26 juillet 2013

Sécurité alimentaire Du Bisphénol A dans votre ticket de caisse L'EFSA, l'Autorité européenne pour la sécurité des aliments, a pointé jeudi les risques d'exposition au Bisphénol A (BPA) découlant de l'usage du papier thermique, notamment pour les tickets de caisse. Elle souligne que le papier thermique "représente la deuxième source la plus importante de BPA après l'alimentation, pouvant représenter jusqu'à 15% de l'exposition totale dans certains groupes de population". "Des incertitudes quant à la source d'exposition du papier thermique ont toutefois été soulevées et des données supplémentaires doivent être recueillies, en particulier sur l'absorption cutanée du BPA et les habitudes de manipulation des tickets de caisse." La Libre Belgique – 26 juillet 2013

Réduction de 80 à 95% des gaz à effet de serre La Région wallonne se dote d’une feuille de route pour diminuer les gaz à effet de serre de 80 à 95 % d’ici à 2050. Un décret climat coule ainsi les objectifs 2020 et 2050 en texte légal, peut-on lire mardi dans Le Soir. Ce décret prévoit une méthode de travail. Le gouvernement wallon fixera tous les cinq ans, des « budgets » carbone pour les principaux secteurs de la société (énergie, industrie, résidentiel, transport, agriculture, déchets). Il élaborera par ailleurs des « plans air-climat-énergie » à cinq ans chiffrant les budgets et précisant les mesures à prendre pour les respecter. Chaque année, le gouvernement devra rendre compte des progrès au parlement wallon. Un suivi sous la responsabilité de l’administration sera par ailleurs instauré. La Libre Belgique – 31 juillet 2013

France Plantes modifiées pour tolérer les herbicides Dix organisations de défense de l'environnement ont dénoncé la culture en France de "colzas et tournesols tolérants aux herbicides" qu'ils considèrent comme des "OGM cachés". "A l'instar de la plupart des OGM, ces plantes ont été génétiquement manipulées pour pouvoir survivre, tout en étant traitées avec des herbicides. Mais ce sont des OGM cachés, car elles ont été arbitrairement exclues du champ d'application de la réglementation sur les OGM", assurent ces organisations dans une lettre ouverte au ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll. La Libre Belgique – 31 juillet 2013

Inde Des pesticides tuent 23 écoliers L'Organisation des Nations unies pour l'Agriculture et l'Alimentation réclame l'élimination des pesticides dangereux dans les pays en développement, après la mort de 23 écoliers intoxiqués. « La tragédie de Bihar, où 23 écoliers sont morts après avoir mangé à la cantine un repas contenant du monocrotophos, rappelle l'urgence d'accélérer le retrait des pesticides hautement toxiques des marchés des pays en développement. Le monocrotophos est un insecticide organophosphoré jugé particulièrement dangereux par la PAO et l'Organisation mondiale de la santé » a déclaré la FAO, qui déplore que de telles substances soient toujours distribuées notamment aux petits agriculteurs, alors qu'elles sont « hautement toxiques" » et « mettent souvent en péril la santé publique et l'environnement ». De nombreux gouvernements ont déjà interdit ce produit. La Libre Belgique – 31 juillet 2013

Comment repérer et éviter les plantes invasives ? Les plantes invasives sont des plantes exotiques introduites par l'homme, volontairement ou non, et qui deviennent envahissantes. Elles s'échappent des jardins et des parcs, et s'étendent rapidement dans l'environnement au détriment des espèces locales. La berce du Caucase, la renouée asiatique ou la balsamine de l'Himalaya sont quelques exemples bien connus. Elles contribuent à la dégradation des écosystèmes, au déclin de la biodiversité et peuvent poser des problèmes de santé publique. La sève de la berce du Caucase, par exemple, provoque de graves brûlures. La lutte contre ces nuisances a un coût très important pour la société. La prévention, plus efficace, revêt donc une importance cruciale. En effet, la plupart des invasives sont des plantes horticoles. La majorité d'entre elles sont toujours en vente dans les jardineries et chez les pépiniéristes, sans aucune information sur leur caractère envahissant. Afin de réduire leur introduction dans les jardins et de mieux faire connaître cette problématique et la liste des cinquante-sept plantes concernées, le projet national AlterIAS a développé un code de conduite approuvé par les professionnels du secteur. Les vendeurs participants s'engagent à informer les particuliers et à proposer des alternatives à ces plantes. Ce code peut également être signé par les particuliers s'engageant à s'informer, éviter les plantes invasives, ne pas les disséminer dans la nature, via leurs déchets verts, et sensibiliser leur entourage. La liste des plantes posant problème (avec photos et infos), le répertoire des professionnels ayant signé le code, et des informations pour venir à bout des invasives déjà présentes dans votre jardin sur www.alterias.be. Pas d'accès à Internet? "écoconso" peut vous renseigner par téléphone : 081/730 730 (www.ecoeonso.be). La Libre Belgique – 12 août 2013

Découverte d'un canyon géant sous les glaces du Groenland Un canyon d'au moins 750 km de long et 800 mètres de profondeur par endroits a été découvert sous les glaces du Groenland grâce à des observations satellitaires, ont indiqué jeudi des chercheurs. Cette formation géologique comparable en partie au Grand Canyon du fleuve Colorado, dans l'ouest américain, existait probablement avant que les glaces ne recouvrent le Groenland au cours des derniers millions d'années. "Notre découverte montre qu'il reste encore beaucoup de choses à découvrir sur notre planète", a commenté le professeur Jonathan Bamber, de l'Université de Bristol, principal auteur de cette recherche. Selon les chercheurs, ce canyon joue un rôle important pour transporter des eaux subglaciales de l'intérieur de la calotte glaciaire jusqu'à l'océan. Même avant la présence de la glace au Groenland il y a au moins quatre millions d'années, tout indique que ce canyon formait un important système fluvial transportant l'eau de l'intérieur de l'île à la côte. La Libre Belgique – 1er septembre 2013

Les grues apprennent à migrer grâce à leurs aînées Les grues américaines apprennent à naviguer pour leur migration annuelle avec les plus âgées de leur groupe, révèle une étude publiée jeudi qui lève le voile sur le mystère de ces mouvements migratoires. Des chercheurs de l'Université du Maryland, ont montré que ces oiseaux -les plus grands d'Amérique du nord- qui vivent plus de 30 ans, acquéraient ce savoir de leurs anciens et s'amélioraient avec les années. Des groupes de grues américaines qui comptaient un membre adulte âgé de sept ans déviait 38 % moins de leur route migratoire en ligne droite entre le Wisconsin où ils se reproduisent et la Floride, leur résidence d'hiver, montre cette étude parue dans la revue américaine. La Libre Belgique – 1er septembre 2013

Méthane bovin Modifier l'alimentation pour moins d'émissions La principale piste étudiée pour diminuer l'émission de méthane chez les bovins est l'alimentation. Une expérience menée à l'Institut des sciences de la vie de l'UCL a permis de réduire de 15 % les émissions de méthane chez des vaches laitières en ajoutant un complément de graines de lin extradées dans leur ration alimentaire. Au Centre wallon de recherches agronomiques, une expérience similaire a été menée durant toute la phase de production de taurillons blanc-bleu-belge. Là, avec une croissance similaire aux animaux témoins, ceux nourris avec un complément de lin ont vu leurs émissions de méthane baisser de 12 à 20 %. L’Avenir – 27 septembre 2013

Climat Niveau record des mers en 2013 Selon les chiffres provisoires diffusés par l'Organisation météorologique mondiale, 2013 est en passe de devenir l'une des dix années les plus chaudes depuis le début des relevés modernes en 1850. "Le niveau moyen de la mer a atteint un nouveau record en mars 2013", indiquent les experts. "Ce niveau s'est élevé à un rythme moyen de 3,2 millimètres par an [...], ce qui est proche du rythme d'environ 3 mm/an observé pendant la décennie 2001-2010 et correspond au double de celui enregistré au XXe siècle, qui est de 1,6 mm/an", avertissent-ils. Les neuf premiers mois de l'année se situent, à égalité avec 2003, au septième rang des plus chauds à ce jour. La Libre Belgique – 14 novembre 2013

Gaz de schiste : la fête est finie Ecologistes et tenants du « peak oil » pavoisent déjà : la révolution du gaz de schiste touche à sa fin, tuée par un effondrement des prix lié à la surproduction. Depuis plus d’un an, ils constatent un « plateau » dans les volumes extraits de la roche mère de cet hydrocarbure qui a inondé le marché américain ces cinq dernières années et modifié en profondeur les flux énergétiques mondiaux. Les grandes compagnies pétrolières (ExxonMobil, BP, Total, Shell, ENI…), qui ont succombé trop vite à l’appât du gain, y ont englouti des sommes folles avant de réduire la voilure et de réorienter investissements et appareils de forage (rigs) vers les régions où l’on a découvert des condensats (gaz liquides) et du pétrole de schiste – bien mieux valorisés sur le marché. Le Monde – 29 novembre 2013

Reforestation La revanche des forêts ? La planète perd, chaque année, une surface forestière équivalente à une fois et demie la Belgique, a calculé l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation (PAO). Mais le mouvement est en train de s'enrayer. Il était temps. Les forêts regagnent du terrain dans les pays du Nord, ainsi qu'en Chine et en Inde. En Chine précisément, elles ont doublé de superficie depuis 1949, selon la PAO. « La Chine a connu plusieurs inondations dramatiques, note Patrick Meyfroidt, géographe à l'UCL. Ce qui a poussé le pays à replanter les flancs de montagne et les terres dégradées. Mais attention, une forêt replantée ne rend pas les mêmes services écologiques qu'une forêt ancienne. Une plantation d'eucalyptus, ou d'épicéas chez nous, ne laisse passer aucune lumière, ce qui empêche le développement d'un sous-bois qui servira de sanctuaire à la biodiversité. Le bilan déforestation-reforestation n'est donc pas égal. En Chine, même si l'on replante, les forêts primaires continuent à reculer.» Le Brésil, pays le plus touché par la déforestation, affiche également des résultats spectaculaires. Le pays perdait, selon Greenpeace, l'équivalent d'un terrain de football toute les huit secondes. Ce n'est plus vrai. « L'année dernière, la forêt brésilienne s'est même légèrement étendue, poursuit Patrick Meyfroidt. Il est un peu tôt pour dire que la courbe s'est définitivement inversée, mais il y a un vrai mouvement de fond.» La cause de cette évolution? Les pressions des organisations environnementales, la volonté politique du gouvernement brésilien qui a placé sa forêt sous surveillance satellite et interdit l'arrachage des arbres sous peine de sanction. Et une régulation par les acteurs du marché eux-mêmes. Les courtiers refusent désormais d'acheter une production agricole plantée sur une terre déboisée après 2006. En Asie, le président indonésien, dont le pays voit ses forêts céder la place à des plantations de palmier à huile, a émis un moratoire sur l'attribution de nouvelles concessions forestières. Une mesure prolongée encore cette année. Pour le meilleur des mondes? Pas si vite. Un moratoire n'est pas une interdiction formelle. Et les concessions déjà attribuées ne sont pas suspendues et continuent à tailler dans les forêts… Imagine – Novembre & Décembre 2013

lundi 22 juillet 2013

Bulletin N° 75 - Juin 2013

Pollution de l'air La Belgique encore dans le rouge De moins en moins de pays de l'UE dépassent les seuils d'émission de polluants atmosphériques autorisés, avec huit en 2011 contre 12 l'année précédente, a indiqué l'Agence européenne pour l'environnement (AEE). Selon les données préliminaires de l'AEE, le Danemark, Malte, les Pays-Bas et la Suède sont passés sous ces limites en 2011. L'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Irlande et le Luxembourg sont restés au-dessus de ces limites, qui concernent le dioxyde de soufre, les oxydes d'azote, les composés organiques volatils non méthaniques et l'ammoniac. Des infractions peuvent théoriquement amener la justice européenne à prononcer des amendes. Paris, Marseille, Turin, Milan, Rome et plusieurs villes tchèques, polonaises et bulgares affichent les niveaux de pollution aux particules les plus inquiétants.
La Libre Belgique – 20 mars 2013

Découverte d'une mygale de 20 cm ! Une nouvelle espèce de mygale a été découverte au Sri Lanka. Elle mesure 20 cm, soit la taille d'un visage humain! Elle appartient au genre Poecilotheria et est surnommée «araignée tigre». On la retrouve dans les arbres en Inde et au Sri Lanka. Elle a toutefois également été trouvée dans un hôpital désaffecté du nord du Sri Lanka. Cette présence hors des forêts s'explique par la déforestation à l'œuvre dans la région. Cette mygale se distingue des autres espèces du genre par une bande rosé clair sous son abdomen et par des taches de couleurs sous ses pattes.
Le Soir – 9 avril 2013

Le réchauffement passe par les océans Quelle pause climatique? L'argument est classique. C'est une antienne sous la plume des climatosceptiques : le réchauffement des températures s'est arrêté depuis 15 ans. Mieux : la Terre se refroidit. Sur un point, la réponse des scientifiques n'a pas varié : on ne peut isoler une dizaine d'années pour déduire une tendance.
L'évolution du climat se calcule sur des périodes beaucoup plus longues. «La tendance globale bien visible sur 40 ans est construite d'une succession de paliers de plusieurs années », indique Jean-Louis Tison, glaciologue à L'ULB. C'est ce que les experts appellent la différence entre « le bruit à court terme et le signal à long terme ». Néanmoins : pourquoi un apparent ralentissement du réchauffement, malgré une hausse des émissions de CO2? Des chercheurs français et espagnols avancent une explication dans Nature Climate Change. Selon eux, une bonne partie de l'élévation de température, depuis les années 2000, a été absorbée par les océans. Pour l'essentiel dans les couches « superficielles », jusqu'à 700 m de profondeur. L'absorption de l'énergie pourrait être accélérée par le refroidissement des eaux de surface provoqué par des épisodes La Nina dans le Pacifique. Inversement, le retour d'El Nino pourrait avoir l'effet opposé en provoquant un relâchement dans l'atmosphère de la température accumulée dans l'océan. La « pause » pourrait donc n'être que passagère. Et pour apprécier toute la complexité du changement climatique, il faudra non seulement scruter l'atmosphère, mais aussi les mers, les terres, les glaces...
Le Soir – 9 avril 2013

Greenpeace veut préserver l'Arctique Greenpeace Belgium a organisé samedi des actions à Gand et Libramont dans le cadre de la campagne "Save the Arctic", qui avait lieu toute la journée dans 35 pays. L'organisation de protection de l'environnement souhaite, à terme, convaincre les Nations unies de conférer à l'Arctique le statut de zone protégée. Lors des actions belges, des citoyens se sont réunis pour former une bannière humaine symbolisant un cœur qui bat pour l'Arctique. L'idée était d'exprimer le souhait que cet espace encore intact soit protégé des forages pétroliers, de la pêche industrielle ou des opérations militaires. Au cours des 30 dernières années, la banquise a perdu un tiers de sa surface. D'ici à 2030, elle pourrait même complètement disparaître en été, selon Greenpeace.
La Libre Belgique – 22 avril 2013

CO2 : les émissions européennes chutent La Belgique réduit fortement ses rejets de dioxyde de carbone Le bulletin de l'Union européenne en matière de gaz à effet de serre continue de s'améliorer. Selon les premières estimations d'Eurostat, l'Office européen de statistiques, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) provenant de la combustion de combustibles fossiles pour la production d'énergie ont diminué de 2,1 % dans l'Union des 27 en 2012 par rapport à l'année précédente. Or, 2011 avait déjà enregistré une baisse de 4,1 % par rapport à 2010. Selon l'Agence européenne de l'Environnement, les émissions européennes étaient alors de 18.4 % sous leur niveau de 1990. Les émissions sont en baisse dans 23 Etats sur 27, constate-t-on. L'Allemagne et le Royaume-Uni, deux des principaux émetteurs, figurent parmi les pays dont les émissions augmentent. Les émissions françaises ne fléchissent que d'un maigre 0,8 %. En revanche, les baisses les plus marquées ont quant à elles été observées en Belgique et en Finlande (-11,8 % chacun), en Suède (-10,1 %), au Danemark (-9,4%). A quoi attribuer ces baisses? En matière d'énergie, elles sont surtout influencées par des facteurs tels que les conditions climatiques et la croissance économique. L'hiver 2011 a été relativement clément et le ralentissement de la croissance économique a fortement fait chuter le CO2.
Le Soir - 30 mai 2013

jeudi 11 avril 2013

Bulletin N° 74 - Mars 2013

Le réchauffement de la couverture glaciaire s'accélère La couverture de glace de l'Antarctique occidental, énorme masse d'une épaisseur pouvant atteindre 4 kilomètres, se réchauffe deux fois plus vite que ce qu'on pensait, indique une étude américaine publiée dans la revue "Nature Geoscience". Cette partie de l'Antarctique est l'une des régions se réchauffant le plus rapidement sur Terre, écrivent les chercheurs américains. La hausse de la température y atteint 2,4 degrés depuis 1958, ont-ils calculé après avoir revu et complété des relevés de températures portant sur la période 1957-2011. Les scientifiques estiment actuellement que l'écoulement des glaces vers l'océan est responsable de 10% environ de la hausse globale des mers liée au changement climatique, une menace majeure pour de nombreuses villes côtières dans les décennies à venir.
La Libre Belgique – 27 décembre 2012

Climat : les experts américains sonnent l'alarme II s'agit, pour les Etats-Unis, du plus important rapport sur le changement climatique. Le document final de l’« United States Global Change Research Program » - 13 agences fédérales et 200 scientifiques qui, tous les quatre ans, produisent un rapport à l'attention du congrès et du président, excusez du peu - ne sera rendu public, mais ses conclusions sont déjà parvenues aux oreilles des observateurs spécialisés.
Ses constats : « Le changement climatique affecte déjà aujourd'hui le peuple américain. Certains événements météorologiques extrêmes sont devenus plus fréquents et/ou intenses (vagues de chaleur, précipitations exceptionnelles, et, dans certaines régions, des inondations et des sécheresses). Le niveau de la mer s'élève, les océans s'acidifient, les glaciers et la banquise arctique fondent. Ces évolutions sont des marques du changement climatique global qui est essentiellement provoqué par l'activité humaine ». L'avenir n'est pas rose, poursuivent les meilleurs experts américains. Tout en reconnaissant que certaines conséquences peuvent être posi¬tives, « beaucoup de changements perturberont la société parce que nos institutions et infrastructures ont été dessi¬nées en fonction du climat relativement stable du passé et pas celui, changeant, du futur ». Ces évolutions continueront à affecter les populations « la santé, l'approvisionnement en eau, l'agriculture, les transports, l'énergie et bien d'autres aspects de la société ». Notons-en un : les rendements des principales cultures américaines sont appelés à décliner.
Le Soir – 14 janvier 2013

Les records de température dans le monde ont été multipliés par cinq, indique une étude du Potsdam Institute for Climate Impact Research et de l'Université Complutense de Madrid. « Dans certaines parties de l'Europe, d'Afrique et d'Asie du Sud, le nombre de mois record a même été multiplié par dix », souligne les auteurs, concluant que « 80 % des records de température mensuels enregistrés n'auraient pas eu lieu sans l'influence de l'homme sur le climat ». Les chercheurs ont analysé 131 années de relevés mensuels de température sur plus de 12.000 endroits. Selon des chercheurs allemands et britanniques, les dizaines de millions de personnes pourraient échapper à des inondations ou à la sé¬cheresse d'ici à 2050 si les émissions mondiales de gaz à effet de serre commençaient à diminuer en 2016 plutôt qu'en 2030.
Le Soir – 15 janvier 2013

OGM : gel des autorisations La Commission européenne a gelé le processus d'autorisation de mise en culture des OGM dans l'Union afin de relancer la recherche d'une solution négociée avec les Etats membres. «La Commission, si elle le veut, peut lancer le processus pour autoriser la culture d'un soja et de six maïs OGM, dont le MON810, mais elle ne le fera pas», a assuré mardi le porte-parole du commissaire à la Santé Tonio Borg, en charge du dossier... «Le processus d'examen des demandes d'autorisation de culture se poursuit», a-t-il toutefois insisté. Mais «dans l'immédiat, la Commission ne va pas soumettre de demande d'autorisation de culture aux Etats», a-t-il indiqué.
Le Soir – 23 janvier 2013

Antarctique - la couche d'ozone serait en train de se recréer Le trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique est le plus petit enregistré ces dix dernières années selon les mesures effectuées par le satellite européen MetOp, a indiqué l'Agence spatiale européenne (ESA) vendredi. Depuis le début des années '80 un trou se forme dans la couche d'ozone au-dessus du Pôle Sud entre les mois de septembre et novembre. La quantité d'ozone, qui nous protège des rayons UV du soleil, un phénomène beaucoup plus accentué que celui qui se produit au Pôle Nord. Mais grâce aux accords internationaux sur la protection de la couche d'ozone, la concentration de chlorofluorocarbones (CFC - gaz notamment présent dans les aérosols, ndlr), qui détruisent la couche d'ozone, a diminué de manière drastique à partir du milieu des années '80. Des observations menées sur le long terme semblent indiquer que grâce à ces accords, la couche d'ozone est en train de se recréer. L'Agence spatiale européenne avertit toutefois qu'il faudra encore attendre 2050 pour que l'on revienne aux conditions atmosphériques qui existaient dans les années '60.
La Libre Belgique – 8 février 2013

Manger 2 X moins de viande : indispensable! Et simple... Que l’on prenne le problème par le biais du carbone (réchauffement climatique) ou par celui des nutriments (azote et phosphore par exemple), le résultat est le même : il faut diminuer la consommation de viande d’au moins 50% ! Pour notre santé surtout ! Et surtout aussi pour l’environnement! Nous avons, il y a peu, démontré que manger trop de viande nuit gravement au climat. Nous venons par ailleurs de montrer, à l’occasion de la crise des "lasagnes au cheval" que dans la viande surconsommée, il y en a un certain pourcentage qui relève plus de la m... que de la viande. Un nouveau rapport sortit, ce n’est probablement pas un hasard, cette semaine et rédigé dans le cadre du Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) analyse la situation par le biais des nutriments et plus particulièrement de l’azote et en vient à recommander de diminuer de moitié notre consommation de viande. D’après ce rapport du PNUE, 80 % des composés azotés utilisés comme engrais servent à fertiliser les champs pour le bétail. Les fertilisants utilisés pour l’agriculture directement consommée par l’Homme ne comptent que pour 20 %. Finalement, la consommation de viande est le processus qui engendre le plus d’émissions d’oxyde d’azote. Plus on ajoute d’étapes dans la chaîne alimentaire, plus il y a d’émissions d’éléments nutritifs dans l’atmosphère ; de l’engrais à la plante, de la plante à l’animal et de l’animal à l’Homme. En supprimant l’étape de l’animal vers l’Homme, les émissions seraient considérablement moindres. Réduire la consommation personnelle de viande fait partie des dix actions clés suggérées dans le rapport. Si une personne qui se nourrit quotidiennement de viande divise par deux sa consommation, elle amoindrira de la même manière son impact sur l’environnement. Rappelons que les résultats de la première Évaluation européenne pour l’azote (ENA), publiés en 2011, étaient pour le moins déconcertants. Selon l’étude, le coût de l’azote en matière d’impacts pour l’environnement et la santé humaine représente plus du double des bénéfices pour l’agriculture européenne. Donc : s’il n’est pas nécessaire de devenir végétarien, il est indispensable de réduire sa consommation de viande. En rappelant une fois de plus que dans la viande, le problème c’est l’élevage intensif... Donc vous diminuez votre consommation par deux mais vous conservez votre budget "viande" actuel, ce qui vous permet d’acheter une viande de qualité (de bêtes élevées et nourries "proprement", dans votre région et abattues avec respect) en rémunérant correctement le producteur...
IEW - 23 février 2013

Tihange: une bombe découverte sur le site de la centrale nucléaire Des ouvriers occupés à creuser des tranchées sur le site de la centrale nucléaire de Tihange ont fait la découverte d'un obus allemand de la première guerre mondiale. Les démineurs ont fait exploser l'engin dans une carrière toute proche.
L’Avenir - 27 février 2013

La compagnie aérienne KLM vole à la graisse de friture Des premiers vols «bios» entre Amsterdam et New-York ont été entamés par la compagnie néerlandaise KLM. L’avion utilise des graisses de friture traitée comme carburant. La compagnie aérienne néerlandaise a entamé vendredi ses premiers vols bios entre Amsterdam et New York. Le carburant présent dans l’avion est élaboré à partir de graisse de friture traitée. Un « vol à la frite » KL642 à destination de l’aéroport de Schiphol sera effectué chaque jeudi par un Boeing 777, annonce la compagnie. KLM précise avoir l’intention d’utiliser des biocarburants à plus large échelle. La dépendance aux carburants fossiles et les émissions CO2 sont ainsi réduites.
Le Soir - 8 Mars 2013

lundi 14 janvier 2013

Bulletin N° 73 - Décembre 2012

Les centrales à charbon, une "menace" pour l'eau Les nouvelles centrales thermiques à charbon que compte construire d'ici 2015 la Chine vont causer de graves pénuries d'eau dans des régions déjà menacées par les carences hydriques, selon Greenpeace. Le cycle de production d'énergie à partir du charbon, en particulier l'extraction du combustible, est très consommateur d'eau. "Seize nouvelles centrales thermiques consommeront en 2015 au moins 10 milliards de mètres cubes d'eau - l'équivalent d'un sixième du débit annuel du fleuve Jaune." L'organisation de défense de l'environnement alerte donc contre de "graves crises de l'eau dans le nord-ouest du pays, très aride". La Chine tire 70% de son énergie de la combustion du charbon, ce qui en fait le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre. Certaines régions de la Chine sont confrontées à des pénuries d'eau récurrentes, aggravées par l'avancée du désert et le réchauffement climatique.
La Libre Belgique – 16 août 2012

11 595 espèces introduites en Europe Près de 12 000 espèces animales et végétales ont été introduites - volontairement ou non - par l'homme en Europe. Les plantes terrestres représentent plus de la moitié de ce chiffre avec 6 652 représen¬tants. Viennent ensuite les animaux invertébrés (2 415), les organismes marins (987) et les champignons et moisissures (724). Les espèces fluviales et les vertébrés ferment la marche. Environ 10 à 15 % de ce total sont considérées comme des espèces envahissantes ou potentiellement nuisibles et sont particulièrement surveillées par les autorités.
La Libre Belgique – 5 septembre 2012

Les émissions polluantes ont diminué malgré la croissance économique. La quantité de polluants atmosphériques émis par l'industrie et les consommateurs a diminué en Belgique entre 1995 et 2008 malgré la hausse de l'activité économique, a indiqué jeudi le Bureau fédéral du Plan. Ce dernier a analysé l'évolution des émissions de C02, mais aussi celles des gaz acidifiants et des agents précurseurs d'ozone troposphérique entre 1995 et 2008. L'analyse a permis de mettre en lumière divers facteurs qui ont influencé ces émissions à la baisse. Premièrement, l'intensité en énergie a diminué de 20% chez les producteurs. Ce qui signifie que la quantité d'énergie consommée par unité de valeur ajoutée a diminué. Les baisses les plus importantes sont à mettre à l'actif des secteurs de l'énergie, du transport et de l'industrie métallurgique de base. Deuxièmement, le mix énergétique a changé. Ainsi, les combustibles solides tel le charbon ont été remplacés par le gaz naturel, moins polluant. Enfin, il y a le changement intervenu dans la structure de l'économie belge avec la progression du secteur des services, relativement peu polluant, selon le Bureau du Plan. Cette amélioration de l'efficacité énergétique va de pair avec une légère hausse de la pression fiscale sur l'énergie, laquelle a augmenté de 3% entre 1997 et 2007. Ce qui ne signifie pas pour autant que la fiscalité belge soit devenue plus verte: la part des taxes environnementales dans les prélèvements totaux est passée de 8,4% à 6,6%.
La Libre Belgique – 14 septembre 2012

Les poissons fondent Le réchauffement global que subit la planète (et ses océans) a aussi un impact sur les poissons. Daniel Pauly, du centre des pêcheries de l'Université de Colombie-Britannique (Canada), estime, après avoir étudié quelque 600 espèces de poissons, que d'ici 2050, ils verront tous leur taille diminuer de l'ordre de 14 à 20 %. «Les poissons ont besoin d'oxygène pour grandir. Or une eau plus chaude signifie aussi moins d'oxygène dissous », explique-t-il dans Nature Climate Change. « Si les températures continuent à monter, la taille des poissons ne peut que diminuer».
Le Soir – 2 octobre 2012

Australie La Grande Barrière de corail en triste état La Grande Barrière de corail a perdu plus de la moitié de ses prairies coralliennes entre 1985 et 2012 sous l'effet des tempêtes, de la prolifération d'une étoile de mer invasive (dopée par les rejets de nitrates agricoles) et du blanchiment lié au réchauffement climatique, a révélé mardi une étude publiée dans la revue américaine "Proceedings of the National Academy of Sciences". Le contrôle du réchauffement mondial et de l'acidification des océans est primordial pour l'avenir de la Grande Barrière, soulignent les scientifiques, qui notent que les deux tiers des pertes coralliennes ont été observées depuis 1998 et que le phénomène s'accélère.
La Libre Belgique – 3 octobre 2012

Le cétacé qui « parlait » Les bélougas peuvent imiter la voix humaine Epoustouflant! Le chant de certaines baleines ressemble à s'y méprendre à la voix humaine. Bien sûr, il n'est pas question de mots ni de phrases intelligibles, mais bien de mélodies qui rappellent, par leur tonalité, leur fréquence et leur débit, un extrait de conversation. C'est la revue scientifique Current Biology qui rapporte dans son édition d'aujourd'hui cette étrange découverte. «Nous sommes ici devant un cas de mimétisme animal-homme, indiquent les chercheurs de la Fondation nationale pour les mammifères marins, à San Diego, Californie. Un mimétisme qui dénote à leurs yeux une volonté du cétacé, un bélouga en l'occurrence, de communiquer avec ses maîtres au point de modifier sa manière de produire des sons. Les baleines n'ont pas de cordes vocales! La baleine en question, baptisée Noc, est malheureusement décédée. Mais pendant des années, la voix de l'animal a été enregistrée à plusieurs reprises. Selon la Fondation américaine pour les mammifères marins, le bélouga a dû faire des efforts considérables pour imiter la voix humaine. Ce qui attesterait de sa volonté de communication.
Le Soir – 2 octobre 2012

Valoriser des friches industrielles Chargée de réhabiliter les décharges et les friches industrielles wallonnes, la Spaque mène depuis 2009 un test pilote d'implantation de miscanthus sur certains sites dont elle a la charge. "Quelque 20 000 rhizomes d'herbe à éléphant ont été plantés sur un total d'environ un hectare réparti sur les sites Carcoke à Tertre, Vieille Montagne à Grâce-Hollogne et l'ancienne décharge de Bois Saint-Jean à Seraing", précise Daphné Wislez, collaboratrice scientifique à la Spaque. "Le miscanthus a la réputation de pousser partout, y compris sur des sols marginaux", enchaîne Vincent Vandenheede, manager du département des études de faisabilité et des énergies renouvelables. "Par cette expérience, nous voulons voir quel est son rendement, comment les polluants s'accumulent dans la plante pour analyser l'impact de leur présence sur les filières d'utilisation de la biomasse, et approfondir les connaissances concernant les pratiques culturales à mettre en œuvre." Le but n'est pas de dépolluer les sols, mais de valoriser des surfaces bloquées à moyen ou long terme et d'utiliser les tiges des graminées, par exemple, comme combustible pour des installations de chauffage ou de production d'électricité. La biomasse produite sur ces surfaces pourrait être commercialisée ou utilisée dans les propres installations de la Spaque. En tout cas, les premiers résultats sont concluants et l'expérience a été étendue sur deux hectares supplémentaires. Le bilan définitif devrait être connu prochainement, mais "le miscanthus a un gros potentiel", juge M. Vandenheede.
La Libre Belgique – 10 octobre 2012

Le champignon de Paris mis à nu Le génome de l'agaric a été décrypté Le champignon de Paris porte bien son nom ! « Sur les 1,4 million de tonnes produites chaque année dans le monde, 100.000 viennent de France », rappellent les chercheurs de l’Inra, l'Institut scientifique (français) de recherche agronomique. Avec leurs collègues des universités de Lorraine et de Marseille, ils sont à l'origine du décryptage du génome du fameux champignon de couche (Agaricus bisporus). Leurs travaux ouvrent la voie à la sélection de nouvelles souches pour la filière agroalimentaire. C'est que ce petit champignon blanc, bien que produit en champignonnières depuis plus de 300 ans, gardait quelques secrets. Par exemple en ce qui concerne sa fructification. C'est dans le cadre d'un vaste projet de séquençage d'une trentaine de génomes de champignons saprophytes (qui se développent sur les feuilles et les bois morts, les cadavres...) que Francis Martin (de l'Institut national de la recherche agronomique de Nancy) et ses collègues ont analysé deux variétés d'agarics, très proches génétiquement : l'une poussant dans un désert californien et l'autre utilisée en culture. Ils ont ainsi pu identifier les « mécanismes génétiques en jeu dans la formation de ce champignon et ses capacités d'adaptation au milieu dans lequel il vit », souligne l'Inra. Les chercheurs ont en particulier identifié un certain nombre de facteurs génétiques qui contrôlent la croissance et la formation du champignon de Paris, ouvrant la voie à de nouvelles améliorations génétiques de l'espèce. Ces travaux devraient ainsi conduire à la sélection de nouvelles souches pour la filière alimentaire. Ils devraient aussi permettre d'en apprendre davantage sur le rôle joué par ces familles de champignons xylophages sur la capture du carbone dans l'environnement. L'étude révèle ainsi l'existence, chez le champignon de Paris, de 24 formes de peroxydase, une enzyme particulièrement efficace dans la dégradation des acides humiques : des composés organiques qui s'accumulent dans l'humus des litières forestières ou le compost des champignonnières et qui laissent le champ libre au petit agaric. Les champignons xylophages par contre n'en présentent qu'une seule.
Le Soir – 12 octobre 2012

Energies renouvelables L'Europe doit viser haut D'ici 2050, la part de l'énergie renouvelable en Europe pourrait atteindre plus de 90% de l'approvisionnement énergétique. Selon une étude de l'organisation Greenpeace et de l’« European Renewable Energy Coundl » (Erec), une politique efficace en matière d'énergie en Europe pourrait permettre la création, d'ici 2020, d'un demi-million de nouveaux emplois dans le secteur énergétique. A l'heure actuelle, 12,5% de l'énergie européenne est renouvelable. L'étude prévoit que cette part pourrait grimper jusqu'à 40% d'ici 2030 et 90% d'ici 2050. Celle-ci plaide pour une vision politique rationnelle à plus long terme afin de ne pas freiner la croissance du secteur de l'énergie verte.
La Libre Belgique – 25 octobre 2012

Un coup de bambou pour les pandas? Déjà en danger en raison de la destruction rapide de leur habitat et d'un faible taux de reproduction, les pandas géants de Chine risquent aussi de se voir priver de leur nourriture de base, le bambou, menacé par le changement climatique, selon une étude publiée dimanche dans la revue "Nature Climate Change" par des chercheurs de l'Université d'Etat du Michigan (Etats-Unis) et de l'Académie chinoise des sciences.
"Même les scénarios les plus optimistes montrent que la disparition des bambous devrait rendre l'habitat naturel des pandas inhospitalier d'ici à la fin du XXIe siècle", indiquent les scientifiques. Ceux-ci ont étudié plusieurs scénarios climatiques et leurs conséquences pour les trois espèces principales de bambous dont se nourrissent les pandas, dans les monts Qinling, dans la province du Shaanxi. La région abriterait 270 pandas géants, soit près d'un cinquième de la population mondiale de cette espèce emblématique. Le bambou constitue la quasi-intégralité du régime alimentaire de l'animal, qui peut en avaler jusqu'à 38 kg chaque jour. Les espèces de bambous concernées ayant elles-mêmes un taux de reproduction faible (seulement tous les trente à trente-cinq ans), elles ne s'adaptent que très lentement aux évolutions du climat. Tous les scénarios examinés dans l'étude concluent à une disparition progressive des habitats des pandas dans la région, dans un délai plus ou moins court selon le rythme de réchauffement. En raison de la déforestation, la moitié des espèces de bambous est déjà considérée comme menacée à travers le monde.
La Libre Belgique – 13 novembre 2012

Souci d'émissions Bulletin contrasté pour notre pays en matière d'émissions de C02 entre 1990 et 2009. On constate une baisse des rejets de 40 % pour l'industrie et de 8 % pour l'énergie. Mais une croissance de 30 % pour le transport routier et de 40 % des bâtiments commerciaux.
Le Soir – 14 novembre 2012

Une nouvelle chauve-souris identifiée à Bruxelles C'est quatrième espèce de pipistrelle identifiée dans notre pays. Celle-ci répond au doux nom de pipistrelle de Kuhl. Elle a été identifiée le 18 août dans la cour de l'abbaye du Rouge-Cloître à Auderghem. Signalons que ce sont les « tjou tjou » de la nouvelle venue qui ont permis aux experts du groupe Plecotus de Natagora de la distinguer de ses cousines aux «kro-kro... kro-kro... kro-kro» graves et rythmés. Considérée comme «méridionale» - comme le vespertilion d'Alcathoé repéré en Wallonie en 2011 et la grande noctule détectée en Flandre au printemps dernier -, la pipistrelle de Kuhl est plutôt une habituée des milieux urbains.
Le Soir – 16 novembre 2012

Environnement 42 % des eaux européennes en bon état Seulement 42 % des eaux communautaires sont en bon état écologique, selon un rapport de l'Agence européenne de l'environnement (AEE), publié mardi 13 novembre. Selon l'AEE, 52 % seulement des eaux de surface pourraient atteindre une bonne qualité en 2015, date à laquelle la directive sur l'eau impose d'avoir retrouvé un bon état des masses d'eau.
Le Monde – 16 novembre 2012

Des oiseaux inhabituels dans l'Arctique Une expédition de scientifiques russes qui a passé trois mois à explorer les îles de l'archipel François-Joseph dans l'Arctique, a constaté que le réchauffement climatique amenait, outre la réduction de la banquise, l'apparition d'espèces d'oiseaux inhabituelles. "Sur une vingtaine d'espèces d'oiseaux que nous avons répertoriées, quatre sont inhabituelles pour l'archipel", a indiqué la scientifique Maria Gavrilo, citant en exemple les mouettes à queue fourchue et les canards plongeurs marins. "Les colonies de ces oiseaux sont généralement rencontrées plus au sud et c'est sans doute le réchauffement climatique qui les a emmenés jusqu'en Arctique. "
La Libre Belgique – 23 novembre 2012

La biosurveillance confirme la contamination de l'organisme par divers polluants environnementaux Inter-Environnement Wallonie demande un renforcement rapide de la législation Le Secrétaire d'Etat Melchior Wathelet a présenté ce matin les résultats belges de Démocophes, un projet pilote de biosurveillance au niveau européen. Ces résultats confirment la corrélation entre les comportements de consommation et les niveaux de contamination mesurés dans l'organisme. Pour Inter-Environnement Wallonie, cette démonstration impose l'adoption d'une législation renforcée. Pour cette étude, 120 enfants belges et leurs mères ont fourni des échantillons d'urine et de cheveux mais aussi répondu à des questions portant sur leurs modes de vie. Les laboratoires ont mesuré les niveaux de contamination de ces échantillons par le mercure, le cadmium, la cotinine, les phtalates, le BPA et le triclosan. Ils ont ensuite rapportés les divers résultats aux habitudes quotidiennes des participants et étudiés les rapports de causes à effets existant (ou non) entre les uns et les autres. Il en ressort une corrélation évidente entre certains comportements et les niveaux de contamination des organismes. Les personnes qui mangent plus fréquemment du poisson présentent des niveaux de mercure plus élevés. Celles dont le domicile comporte des revêtements de sol en vinyl sont plus contaminées par certains phtalates. Les mamans qui utilisent beaucoup de soins corporels affichent quant à elles des taux plus élevés de triclosan. Ces résultats se situant en dessous des « valeurs guides européennes », ils ne sont pas considérés comme inquiétants en termes d'impacts sur la santé humaine. Ils n'en restent pas moins préoccupants car, comme l'ont souligné plusieurs intervenants et le Secrétaire d'Etat dans son discours de conclusion, ces valeurs seuils mériteraient d'être revues tout comme devraient être (enfin !) considérées à leur juste importance les problématiques de l'effet cocktail, de l'exposition in utero et des effets à faibles doses des perturbateurs endocriniens. Pour Inter-Environnement Wallonie, un travail de biomonitoring tel que Démocophes qui permet de mesurer les niveaux de substances chimiques de l'environnement se retrouvant dans le corps humain doivent permettre de réelles avancées en matière de protection de la santé humaine. Il importe que l'on en tire pleinement les enseignements. En l'occurrence, les résultats collectés attestent de la nécessité d'adopter, tant au niveau européen qu'au niveau belge, des mesures normatives renforcées afin de réduire l'exposition de la population aux polluants environnementaux. Contacts : Pierre Titeux, Attaché de presse : 081.390.787 - 0479.497.656 Valérie Xhonneux, Chargée de mission Normes de produits : 0472.476.419
IEW – 28 novembre 2012

En Arctique, la glace plie mais elle se rompt aussi Mauvaise année pour la banquise arctique dont l'étendue a atteint un record historique. Celui-ci a été atteint le 16 septembre dernier avec une étendue de glace de mer réduite à 3,41 millions de km2. Une superficie inférieure de 18 % à ce qu'elle atteignait lors du précédent record, le 18 septembre 2007. Entre mars et septembre 2012, une surface corres¬pondant à trois fois le territoire de l'Inde a fondu dans la mer. Ces constats avaient déjà été posés plus tôt dans la saison par les données publiées en sep-tembre par le Centre national américain de la neige et de la glace (NSIDC). « Le rythme alarmant de fonte de la glace de mer dans l'Arctique souligne les changements profonds qui se déroulent dans les océans et dans la biosphère », insiste le patron de l'Organisation météorologique mondiale, qui dit souhaiter qu'au sommet climatique de Doha, ces données inspirent les négociateurs.
Le Soir – 29 novembre 2012